Skip to main content

Full text of "Delaage Guillaume Le Choix Atlante"

See other formats


r 



' ..7V ? " 



D ans des éléments 
enfouis, « cachés » 
— et donc dits « secrets » — de 
l'Histoire des Atlantes réside, 
pour l'humanité du XXI e siècle, 
non pas un intérêt intellectuel 
mais un véritable « plan de 
survie »... C'est avec une 
grande érudition et une 
simplicité percutante que 
Guillaume DELAAGE révèle les 
enjeux actuels dus à « ce Mal 
Planétaire » qui enserre, tel le 
serpent néfaste des mytholo- 
gies, notre monde. 

Ce « mal ancien », inoculé 
sur Terre aux temps de 
l'Atlantide et « venu de 
l'espace » pour nous détruire, 
est magistralement expliqué 
dans cet ouvrage. Il se mani- 
feste, depuis des millénaires et 
de façon plus intense ces 
dernières décennies, par 
l'intention volontaire de 
soumettre les êtres à un 
esclavage irrémédiable en leur 
supprimant les ressources 
financières, en valorisant des 
instincts les plus violents et 
destructeurs et en favorisant un 
abêtissement graduel qui 
permet de ne plus penser et 
donc de rester passif face à ce 
système aliénant menant, à 
terme, à la perte de notre 
humanité, c'est-à-dire de notre 
Âme. C'est ce but auquel 
tendent ceux qui le servent et 
que l'on nomme « les Fils de 
Bélial »... 

Il s'agit bien de la survie de 
notre dignité humaine et 
spirituelle. Nous sommes, par 
conséquent, tous concernés. 



Guillaume Delaage 


Le Choix Atlante 


Les Origines Secrètes 
du Mal Planétaire actuel 


2013 

Alexandre Moryason, éditeur 



ISBN : 2-35280-011-0 — EAN : 9782352800118 

© Copyright 2013 - Alexandre Moryason Éditeur 
Boîte Postale 175 - 92406 Courbevoie Cedex - France 
Site internet : www.moryason.com 

Tous droits réservés y compris la copie photomécanique et la 
reproduction en abrégés ou par extraits 

La Loi du 11 mars 1957 n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’Article 41, 
d’une part « que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du 
copiste et non destinées à une utilisation collective » et précisant d’autre part « que 
les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’utilisation, toute 
représentation ou reproductions intégrale ou partielle, faites sans le consentement de 
l’auteur ou de ses ayant-droits ou ayant-causes, sont illicites » (alinéa 1 de l’Article 40), 
toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait 
donc une contrefaçon sanctionnée par les Articles 425 et suivants du Code Pénal. 



Ge [ivre est cfécfié 


[71 Tfelena [Petrovna J3[avats7p 
vers qui vont toute ma reconnaissance 
et mon admiration , 

[71 ux JKaîtres cfe Sagesse Qui \ 
par [Amour cfe f humanité \ 
œuvrent sans cesse pour répandre 
fa JSumiére sur notre monde 
et éveiller nos consciences . 



Remerciements 


Je tiens à exprimer toute mon amitié et 
mon affection à Jean-François MESSAGER, mon 
Frère dans les liens de la Doctrine Fiermétique. 
Qu’il soit remercié pour son aide constante et 
pour son bienveillant soutien dans la rédaction 
de cet ouvrage. 

Mes remerciements tout particuliers vont 
à Alexandre MORYASON qui, par son œuvre, 
permet à de nombreux chercheurs d’expéri- 
menter la Voie Théurgique de purification. 
Qu’il soit aussi félicité et encore remercié pour 
cette belle Maison d’Éditions dont il est le fon- 
dateur et par laquelle il m’honore du privilège 
d’être un de ses auteurs. Grâce à lui, ce modeste 
ouvrage a pu voir le jour. 



PREFACE 


« Je ferais mieux de vous donner un peu plus 
de détails sur V Atlantide puisqu'elle est grande- 
ment liée au mat 1 sinon à son origine . ». 

Mahatma Kout Houmi 2 


E N QUOI, en ce début du XXI e siècle — époque 
que nous considérons comme la plus accomplie 
en matière de science et de technologie — offrir 
un ouvrage sur l’Atlantide est-il susceptible d’intéresser le 
public ? « Un de plus ! » pensera-t-on, tant une multitude 
d’écrits ont suivi, au cours des siècles, la célèbre révélation 
de Platon 3 dans Le Critias et Le Tintée. 

En effet, les auteurs antiques 4 furent nombreux et pro- 
lixes sur ce sujet car la disparition du continent atlante 
n’allait pas à l’encontre d’une Théologie quelconque de- 
vant, pour s’imposer, dresser des remparts de mensonges. 

Ce fut, toutefois, à partir de la naissance du christia- 
nisme en tant que religion d’État 5 que l’Église érigea en 
« mythe et légende » ce qui n’était qu’« Histoire très an- 

1. Mot souligné par le Maître. 

2. Lettre XXIIIb-4. Lettres des Mahatmas M. et K.H. - Éd. Adyar. 

3. [N.d.É.] Le philosophe grec, Aristote (384-322 avant J.-C.), disciple de Pla- 
ton, fut le seul dans l'Antiquité à mettre en doute l'existence du continent 
disparu : attitude négative qui lui fut dictée par la jalousie du fait que son 
Maître, Platon, légua l'Académie à son neveu et non à lui. Manœuvre à la 
fois mesquine et contradictoire puisqu'il n'hésita pas à citer, dans ses 
écrits, une île située au milieu de l'Atlantique et baptisée A t/an tilia par les 
Carthaginois. 

4. [N.d.É.] Outre les écrits de Platon, d'autres auteurs parlèrent « du continent 
de la mer extérieure » : Hérodote, au V e siècle avant notre ère, Diodore de 
Sicile (I er s.), Tertullien (180-240), l'historien Marcellinus (330-395), le 
néo-platonicien Proclus (410-485), Pline l'Ancien, au livre VI de son His- 
toire naturelle et bien d'autres... 

5. [N.d.É.] L'Empereur romain, Constantin 1 er , par l'Édit de Milan, proclama la 
liberté des cultes de l'Empire, ce fut un Édit de Tolérance. En 380, l'Empe- 
reur Théodose 1 er proclama le christianisme « religion d'État » avec l'intolé- 
rance de toute autre religion. 


9 



PRÉFACE 


cienne » pour les hommes qui la précédèrent ; elle s’ingénia 
à répandre la négation de l’existence de l’Atlantide pour 
consolider la fable biblique 6 selon laquelle l’humanité 
n’était apparue sur Terre que vers environ 5 000 avant J.-C. 

De ce fait, au cours des siècles qui suivirent, tous les 
penseurs, philosophes et autres chercheurs se virent inter- 
dire l’approche du « mystère des Origines »... Un vent de 
liberté porta la pensée au XVIII e siècle et favorisa ensuite 
des recherches plus intenses. Dans la première moitié du 
XX e siècle, ces investigations s’étoffèrent puis, étrange- 
ment, après la Seconde Guerre Mondiale, un lourd silence 
intellectuel s’abattit sur ce thème tabou... Il ne fallait pas 
bouleverser les diktats religieux qui avaient fondé la Socié- 
té Occidentale depuis près de deux millénaires. 

En conséquence, que ce soit PÉgyptologie, la Paléonto- 
logie, l’Océanographie, la Préhistoire, toute science qui a 
trait aux Origines de l’homme ne doit pas découvrir ce qui 
serait susceptible d’éradiquer ces fondements. C’est ce que 
l’écrivain Robert Charroux appela « la conspiration », 
celle-là même qui refuse encore aujourd’hui les crédits de- 
vant soutenir ce type de recherche. 

Beaucoup d’encre s’écoula donc sur l’Atlantide et nom- 
breux furent ceux qui la cherchèrent 7 . 

Plus récemment, et grâce nos moyens d’investigation 
d’ordre scientifique, des découvertes sous marines 8 et des 
études aussi bien linguistiques, architecturales que préhis- 
toriques soulèvent un peu le voile — toujours en heurt, 
néanmoins, à la « pensée officielle » — sur ce que la Tradi- 
tion Ésotérique n’a jamais cessé, quant à elle, de clamer, à 
savoir que : 

6. [N.d.É.] « Fable » car des faits réels furent narrés sous forme symbolique et 
allégorique. 

7. [N.d.É.] Nous songeons notamment au XIV e siècle, à Bory de Saint-Vincent, 
XVII e siècle, à Rudbeck, au Père Kirsher et à Francis Bacon ; plus près de 
nous, l'excellente recherche d'Ignatius Loyola Donnelly (1831-1901) (au- 
teur du célèbre « At/antis , an antedi/uvian world »), à C. Brasseur de Bour- 
bourg, à A. Le Plongeon, à Paul Le Cour, à R. Dévigne, à M. Manzi, à R. M. 
Gattefossé, à W.S. Elliot (cf. bibliographie en fin d'ouvrage) au plus récent 
livre de Pierre Carnac : « L'Histoire commence à Bimini ». 

8. [N.d.É.] Voir en fin d'ouvrage Présentations de l'Éditeur - L'Atlantide se 
montre... 


10 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


■ Un immense continent s’étendait dans l’Océan Atlan- 
tique il y a des millions d’années alors que l’Europe et 
les deux Amériques étaient encore sous les eaux ; 

■ Ce continent vit éclore plusieurs civilisations, les 
unes plus magnifiques que les autres, ayant des 
connaissances scientifiques, technologiques mais 
aussi métaphysiques — et donc spirituelles — non 
encore égalées ; 

■ Les habitants de ce continent, experts en guerre et ai- 
dés par des armes technologiquement très puissan- 
tes, conquirent — sur le cours des millénaires — de 
nombreux territoires, une fois ceux-ci émergés ; 9 

■ Ce continent subit, au cours de ces temps immémo- 
riaux, de nombreux cataclysmes (desquels émergèrent 
progressivement l’Europe et les Amériques) qui le dis- 
loquèrent à chaque fois de sorte qu’il ne restât qu’une 
immense île, dénommée Poséidonis par les Grecs ; 

■ La civilisation et l’engloutissement de cette « der- 
nière Atlantide » furent rapportés par Platon mais 
aussi par les Manuscrits amérindiens. 

Tout ceci explique donc la similitude trouvée entre les 
civilisations qui virent le jour de part et d’autre de l’Océan 
Atlantique 10 . 

9. [N.d.É.] L'Afrique du Nord (notamment l'Atlas), les côtes atlantiques de 
l'Europe, notamment ce qui est le pays basque actuel, les côtes Ouest de la 
France actuelle et la Scandinavie ; pénétrant cette « mer intérieure » dite 
longtemps après eux « Méditerranée », les Atlantes conquirent l'Égypte, 
une partie de la côte Ouest de la botte italienne (l'Étrurie), la Grèce, la Crète 
et plusieurs îles des Cyclades. Ce fut de cette guerre entre Hellènes et 
Atlantes, survenue avant -9564 (donc une ou plusieurs années avant l'en- 
gloutissement de Poséidonis) que le prêtre de Sais parla à Solon dont le ré- 
cit fut donné plus tard par Critias (Le Timée et Le Critias de Platon - Éd. 
Belles Lettres). 

10. [N.d.É.] On connaît la similitude : 

■ Des constructions en Égypte, au Pérou, au Guatemala et au Mexique 
(Pyramides et autres monuments) ; 

■ Linguistique entre les langues amérindiennes et le Guanche ainsi que le 
Basque ; 

■ Des signes scripturaux entre les écritures amérindiennes, les Tablettes 
de Glozel en France ; 

■ Des parements royaux et sacerdotaux entre ceux des populations amé- 
rindiennes et ceux de l'Égypte ; 

■ Des symboles métaphysiques dits « religieux » entre ceux des popula- 
tions amérindiennes et ceux des peuples méditerranéens. 

Voir en fin d'ouvrage l'exposé de l'Éditeur sur les Manuscrits Mayas. 


11 



PRÉFACE 


Toutefois, si nos investigations relatives à ce continent de- 
vaient s’arrêter à cette simple information sur l’antique exis- 
tence de ce dernier et les capacités de ses habitants, le présent 
ouvrage ne serait d’aucun intérêt pour le grand public. 

C’est dans des éléments enfouis, « cachés » — et donc 
dits « secrets », d’une certaine façon — de /’ Histoire des 
Atlantes que réside pour l’humanité du XXI e siècle non 
pas un intérêt intellectuel mais un véritable « plan de 
survie »... 

En effet, les Atlantes possédaient — outre les connais- 
sances scientifiques et technologiques précédemment évo- 
quées — un immense savoir lié aux « sciences occultes » 
ayant trait à l’Univers et aux Mondes « invisibles » pour 
nous, ainsi qu’à l’anatomie subtile de l’être humain (les 
énergies, les circuits ou canaux, etc.). 

Ils connurent, au long de leur très longue Histoire, en 
raison de toutes ces connaissances, de multiples apogées, 
mais aussi et malheureusement une lente et perverse déca- 
dence laquelle les entraîna vers une lie d’horreurs et d’abo- 
minations. L’amour idolâtrique de la matière — de la 
beauté du corps, des biens et des jouissances physiques — 
conforté par un égoïsme extrême accaparant les richesses, 
par un pouvoir totalitaire sur les masses devant assouvir 
leurs passions et enfin par des agissements d’une cruauté 
innommable, fut l’épée qui trancha, chez nombreux 
d’entre eux, le fil d’or reliant leur conscience humaine à 
leur Âme ; cet amour fut aussi la cause de leur totale des- 
truction. 

Au temps où ils pouvaient encore « choisir » entre la 
Vie de l’Esprit et l’Immersion, à terme, dans la Conscience 
Universelle et l’enlisement sournois dans la matérialité 
menant, elle aussi à terme, à la perte de la Flamme Divine 
en chaque être, les Atlantes préférèrent l’immédiateté de la 
jouissance et des accaparements. 

L’humanité qui vint après ce naufrage de la conscience 
paya chèrement, en d’innombrables souffrances, cette al- 
liance à la matérialité. Un regard jeté sur le déroulement 
des millénaires qui nous précèdent nous fait comprendre 
l’ampleur et la gravité de notre « Karma ». 


12 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÈTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Nous voici revenus à présent à une échéance impor- 
tante relative à ce « choix » auquel les Forces de l’Évolu- 
tion inexorable vers l’Esprit nous soumettent : 

■ mettre fin à la rapacité, aux égoïsmes de toutes sor- 
tes, aux fanatismes tortionnaires et à la soif d’asser- 
vir autrui en occultant délibérément le passé histo- 
rique et spirituel de l’humanité 11 ; 

■ pour — au contraire — donner, partager, aimer et 
permettre que chaque être, quels que soient son 
sexe, son âge, sa religion, ses capacités intellectuelles 
et sa position sociale, puisse accéder à l’instruction 
et à la culture, puisse vivre dans la dignité, dans le 
confort 12 et dans le respect de ses croyances, de sa li- 
berté et de son épanouissement. 

Le présent ouvrage pose nettement et brillamment ce 
« choix ». Ce dernier est d’autant plus facile aujourd’hui 
que de nombreuses connaissances dites, encore il n’y a pas 
si longtemps, « occultes », sont largement diffusées depuis 
le dernier quart du XIX e siècle : 

■ La Tradition Ésotérique Occidentale avec son trésor 
kabbalistique ainsi que les pratiques magiques 
d’Évolution Spirituelle, que celles-ci soient d’ordre 
méditatif ou rituel ; 

■ La Tradition Ésotérique Orientale : l’Hindouisme et 
surtout le Bouddhisme, dans ses aspects les plus pro- 
fonds, dont le rayonnement s’étend sur toute la 
Terre, en accomplissement de la prophétie du Grand 
Padmasambbava faite au VIII e siècle . 13 

Ayant à présent à notre disposition ces Spiritualités, 
autrefois voilées en Occident, nous pouvons comprendre 
— voire ressentir — que les Forces de Lumière, dans une 
« descente conquérante », sont actuellement d’une intensi- 

11. [N.d.É.] Par le verrouillage officiel des recherches préhistoriques, paléon- 
tologiques et métaphysiques. 

12. [N.d.É.] Offert à tous grâce aux moyens technologiques que nous possé- 
dons et à une gestion juste des richesses et de l'environnement. 

13. [N.d.É.] « Lorsque l'oiseau de métal volera et que les chevaux iront sur 
des roues , le peuple tibétain sera dispersé comme des fourmis sur ia 
Terre mais alors le Dharma viendra dans le pays de l'homme rouge. » 
— « Le pays de l'homme rouge » signifie les races de l'Ouest. Il est vrai 
que depuis 1959, le Dharma s'étend sur toute la Terre. 


13 



PRÉFACE 


té extrême et que non seulement deux chemins d’offrent à 
nous, mais aussi l’urgence de ce « choix »... 

De fait, l’issue salvatrice est bien là, mais l’humanité est 
tellement enlisée dans la densité de ce monde qu’il lui est 
très difficile de percevoir la Lumière. 

Pourtant, c’est MAINTENANT que ce CHOIX doit se 
faire et chacun doit savoir pour quel camp il se bat afin 
d’éviter de commettre l’irréparable : l’engagement sur le 
chemin qui mène à la perte de son Âme. 

Alexandre Moryason 


14 




« Ô AZTL, AZTL, Aztlandaonou... 

Tu fus la protégée de l'Étoile du Matin, 
Vénus ton Instructrice, et tu sombras, ivre 
non pas tant de tes eaux que de tes crimes, 
de tes ignominies et de ta perdition, qui fu- 
rent une insulte jamais égalée faite à la 
face du Ciel. » 14 


14. [N.d.É.] Alexandre Moryason. 




... je me trouvais accompagné d’un guide qui, à la lumière d’une 
torche, me conduisait vers une grotte, à proximité de la mer. 

GURU GURI DHAR — [Lumen Coeli - Lumière des deux] 

Détrempe sur toile de Nicholas Roerich (1931) — Musée d’état d’Art Oriental, Moscou 




PROLOGUE 


« Je parlerai de l’Atlantide avec des mots à 
moi... parce quelle me fut connue et quelle me 
reste chère , comme le sont toutes les étrangetés 
que l’on apporte avec soi en naissant... » 

Christia Sylf lj 


J E ME SOUVIENS, ÉTANT TRÈS JEUNE, d’un rêve 
dans lequel je me trouvais accompagné d’un 
guide qui, à la lumière d’une torche, me condui- 
sait vers une grotte, à proximité de la mer. Lorsque nous 
fûmes à l’intérieur de l’excavation, il me montra les vesti- 
ges d’un temple sur lesquels étaient peintes des fresques 
aux couleurs vives qui représentaient une ville dont les 
personnages effrayés fuyaient d’énormes vagues qui al- 
laient s’abattre sur eux. L’ensemble laissait ressortir une 
très forte intensité dramatique qui semblait presque réelle. 
L’homme me dit que ce que je voyais représentait les ulti- 
mes instants qui précédèrent l’effondrement de l’Atlan- 
tide. Il me racontait comment cette merveilleuse terre 
s’était engloutie de façon rapide et brutale au sein de 
l’océan Atlantique. Chacune de ses paroles rendait les 
images vivantes et j’étais saisi par leur réalité. 

Il me fit revivre le fracas et la hauteur gigantesque des 
vagues qui allaient en un instant éteindre toute vie. Je ne 
jouais là qu’un rôle de spectateur mais l’homme voulait 
me montrer la violence du choc durant ces terribles et dou- 
loureux instants. Plus il s’arrêtait sur l’explication des scè- 
nes picturales, plus je ressentais profondément l’effroi de 
chaque personne en particulier. Il me fit remarquer que 
j’avais vécu sur ce continent et me montrait ce à quoi 
1 5. Christia Sylf : « Markosamo le Sage - Chronique d'At/antis » - Éd. Moryason. 


17 



PROLOGUE 


j’avais échappé. Tout au long de ma conversation avec lui, 
mon attention fut attirée par un curieux détail. En effet, je 
remarquais que de petites vagues clapotaient, en un rapide 
flux et reflux, sur le plafond de la grotte. J’étais intrigué et 
gêné par cette incohérence qui provoquait un phénomène 
plus étrange encore, celui de me sentir écrasé par une 
masse invisible. 

C’est plus tard, beaucoup plus tard, que la réponse s’im- 
posa naturellement à moi, sans aucune réflexion préalable. 
Je compris que les eaux qui roulaient sur le plafond de la 
grotte étaient l’allégorie du changement d’axe de la Terre 
après le cataclysme. Tout était donc sens dessus dessous. 

Ce rêve revient, encore aujourd’hui, à ma mémoire et il 
est toujours aussi intense dans mon souvenir, comme si le 
temps s’était arrêté, malgré toutes les années qui ont passé. 
Il ne vieillit pas, il reste immobile, net, présent, vivant. De- 
puis cet épisode nocturne, j’ai vu l’Atlantide comme une 
réalité profonde qui m’a permis de créer des connexions in- 
térieures entre ce continent fabuleux et l’Égypte, la terre 
presque aussi rouge que fut celle des habitants gigantesques 
qui dominèrent le monde par leur finesse et leur beauté. 

De nombreuses années ont passé et l’Atlantide s’est, de- 
puis, imposée à moi comme une réalité, non comme un 
mythe. Elle est la terre perdue que chacun porte en soi, le 
continent où tout s’est produit, avec le bon et le mauvais, la 
joie et la peine, le merveilleux et l’horreur. Cette dualité 
n’est pas le fait d’une formule littéraire mais d’une caracté- 
ristique fondamentale de cette terre atlante et des habitants 
qui y vivaient. Tout au long de cet ouvrage, cette notion de 
dualité ponctuera, d’une manière quelquefois redondante, 
les différents chapitres. Ce mal nécessaire fut incompris des 
Atlantes et aujourd’hui encore nous subissons les effets de 
cet atavisme. En d'autres termes, on pourrait dire que 
notre monde est la conséquence même de cette lointaine ci- 
vilisation. C’est cette démonstration que je tenterai d’expo- 
ser au fil de ce voyage en terre atlante. 

Les impressions oniriques énoncées ci-dessus peuvent 
surprendre le lecteur tant elles semblent incohérentes du 
point de vue de la raison. C’est parce que notre monde a 


18 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÈTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


tellement valorisé l’intellect et le rationalisme depuis des 
siècles que nous avons oublié d’utiliser d’autres capacités 
intérieures sans lesquelles nous ne pouvons exprimer tota- 
lement notre nature réelle. Ainsi, et sans artifice, pour- 
rait-on dire que le degré de conscience d’un individu est 
proportionnel à l’utilisation de tous les aspects de sa na- 
ture profonde car cette conscience même ne peut s’expri- 
mer complètement qu’avec les diverses possibilités qui 
sont en lui. Nous n’entrerons pas dans ce débat, mais 
avant d’aller plus loin, il faudrait considérer le handicap 
spirituel humain qui confine la majorité d’entre nous à se 
cantonner dans des préalables, ou horizons mentaux, qui 
sont le fondement même du monde d’illusion dans lequel 
nous vivons. 

Ce livre est écrit pour dénoncer cette illusion grâce à la 
Sagesse qui existe au-dessus de toute sagesse , Celle qui 
fut transmise par des Adeptes de Lumière, des Maîtres 
auxquels il sera rendu hommage dans cet ouvrage . Une de 
leurs disciples, Helena Petrovna Blavatsky, eut une tâche 
immense à assumer et les difficultés qu’elle rencontra fu- 
rent à la hauteur de son sacrifice personnel. Elle fut l’objet 
de toutes les trahisons, de tous les complots et s’opposa à 
la méchanceté, à la laideur morale et à l’ignorance de ses 
contradicteurs et ennemis. 

Durant toute sa vie elle dut affronter de nombreuses 
souffrances personnelles, tout autant que des attaques 
sans nom. Elle fut méprisée et traînée dans la boue. Pour- 
tant, après un peu plus d’un siècle, les analyses minutieu- 
ses de ces « dossiers à charge » ont démontré l’inanité des 
attaques tout autant que les mensonges colportés par ceux 
qui les ont fomentés. 

C’est grâce à cette « Vieille Dame » que nous pouvons 
aujourd’hui ouvrir les yeux sur des Enseignements qui 
étaient inconnus jusqu’à la fin du XIX e siècle et que les 
Maîtres de Sagesse lui ont demandé de transmettre. C’est 
vers elle que sont allées toutes mes pensées en écrivant ce 
livre. Des pensées de reconnaissance et d’affection pour 
son travail, pour son abnégation et pour son dévouement 
indéfectible à Ceux qui l’ont enseignée. 


19 



PROLOGUE 


Aujourd’hui, l’Âme qui abrita le corps d’Helena Pe- 
trovna Blavatsky continue certainement d’œuvrer au bien 
de l’humanité mais avant ces temps présents elle se réin- 
carna en Hongrie 16 — en 1 894 — trois ans après sa mort 17 . 
Ce livre, dans sa plus grande partie, n’a pu être écrit que 
grâce à ce que les Maîtres ont transmis par l’intermédiaire 
de « la Dame russe » mais aussi par d’autres disciples qui 
se sont manifestés après elle. 

Il semble qu’en ce début du XXI e siècle les informations 
transmises par les Adeptes sont d’une criante vérité. De 
plus, devant le désarroi d’un grand nombre de personnes, 
leurs Enseignements sont, à plus d’un titre, une véritable 
nourriture pour l’Âme tout autant qu’un formidable outil 
de progression spirituelle. Aujourd’hui, le New Âge s’est 
imposé dans le monde. Cette pseudo-tradition a repris un 
vocable donné par le Maître Djwhal Khul pour désigner un 
monde futur dont les bases seraient l’authentique Doctrine 
Hermétique, au profit d’une humanité disposée à suivre les 
Lois Universelles. Comme chacun peut le constater, nous en 
sommes loin, et de ce fait le terme « New Âge » s'est immis- 
cé dans le vocabulaire moderne de manière déformée par 
des individus qui n'ont pas compris sa portée . Bref, il est à 
l’image de ce monde désaxé dans lequel nous vivons et qui 
cherche une bouée dans la tempête. 

Le New Âge a faussé les cartes et certains se lancent et 
s’engouffrent dans cette « nouvelle spiritualité » où ré- 
gnent mirages et illusions chaotiques. Notre monde est 
ainsi fait et chacun, face à sa propre angoisse, va recher- 
cher à des milliers de kilomètres une terre dans laquelle il 
pourra enraciner ses fantasmes. La spiritualité vue sous cet 
angle devient une cuisine personnelle dans laquelle chacun 
y va de ses intuitions définitives. C’est le côté facile de la 
chose, on prend un peu ici ou là pour faire une soupe indi- 

16. « H.P. Blavatsky était le véritable maillon Hiérarchique » [...] « Notre 
grande compatriote, cependant, à cause de ses efforts ardents, se réin- 
carna presque immédiatement après sa mort — en Hongrie — et il y a 
maintenant dix années qu'elle est arrivée dans son corps physique à la 
Citadelle Principale et y travaille pour le salut de /' humanité sous le nom 
de Frère X ». Lettre 31 du 8 septembre 1934 d'Elena Roerich - vol.1 - Éd. 
du III e Millénaire (Sherbrooke-Canada). 

17. Survenue le 8 mai 1891. 


20 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÈTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


geste qui est bien loin de l’authenticité traditionnelle. C’est 
le New-Âge dans toute sa faconde qui, ainsi, contribue au 
piège sans fond de l’illusion. 

La Doctrine Hermétique a toujours été la référence et le 
point d’appui pour la connaissance de soi et de l’Univers. 
Même en toute bonne foi, le chercheur peut se tromper dans 
le but qu’il poursuit. La déréliction de nos sociétés contem- 
poraines ne doit pas être prétexte à l’ouverture de la boîte de 
Pandore. Ce livre tente d'offrir au lecteur l'alternative de 
l'Enseignement multimillénaire de l'Hermétisme . 

Dans ce monde où tout se sait, tout se véhicule et 
s’échange, le chercheur peut se trouver désemparé car de 
nombreuses « chapelles » font tinter leurs cloches pour les 
attirer à eux. Il y a, bien sûr, des Mouvements dits « tradi- 
tionnels » mais dans ce siècle beaucoup d’idées et de com- 
portements vont changer. Ceux que l’on est tenté d’appe- 
ler « les Ordres Initiatiques » ne répondent plus vraiment 
aux exigences de leurs membres. Ils n’ont, pour la plupart, 
qu’un enseignement parcellaire, quoiqu’efficace. Mais des 
interrogations subsistent. 

Dans l’ère qui arrive, celle du Verseau, l’homme n’ap- 
partiendra plus à une « famille » mais devra trouver en 
lui-même les réponses à ses questions fondamentales. De- 
puis des milliers d’années, nous sommes passés de l’appar- 
tenance du peuple à la cité (ère du Taureau) puis à celle de 
la tribu (ère du Bélier) après à celle de la famille (ère des 
Poissons) pour en venir à l’individualité (ère du Verseau). 
Nous sommes au début de cette période, au cours de la- 
quelle chacun devra trouver sa propre Unité ou tout au 
moins faire l’effort de comprendre qu’il possède en 
lui-même toutes les possibilités. 

Est-ce à dire qu’il faille absolument tourner le dos à 
tout Enseignement et se contenter de puiser dans notre 
seule personnalité toutes les richesses de l’Univers ? Cer- 
tainement pas, si l’on considère cette recherche du seul 
point de vue de notre ego ou bien encore de notre psy- 
chisme illusoire, avec ses tourbillons de fantasmes. Pas 
plus, également, au travers de notre mental inférieur, che- 
val fou, que chevauchent chaque instant, nos pensées com- 


21 



PROLOGUE 


pulsives. Nul n’a besoin de maîtres en dehors de soi-même 
car nous possédons tout l’Univers et les mondes au plus 
profond de notre Être. 

Pourtant, en lisant cette phrase, le lecteur sera surpris 
de voir que tout au long de ces pages il est, et sera fait réfé- 
rence, aux Maîtres de Sagesse. Y-a-t-il une contradiction 
ou encore deux discours ? Pas le moins du monde. Les 
Maîtres ou Adeptes, dont il sera question, ont un rôle de 
transmission — entre autres — de la Doctrine Hermé- 
tique, depuis de longs millénaires. S'ils sont appelés Maî- 
tres ce n'est pas en raison d'une suprématie qu'ils exerce- 
raient sur les êtres humains que nous sommes mais parce 
qu'ils sont arrivés à un point d'évolution telle qu'ils sont 
quasiment parfaits à nos yeux . 

Ils ne font aucune publicité pour rechercher des disci- 
ples, Ils n’ouvrent aucune école et restent discrets, voire in- 
visibles, ne demandant aucune faveur ni la moindre dévo- 
tion. Les seules apparitions « publiques » qu’ils peuvent 
faire sont pour des disciples avancés (et il y en a si peu au 
regard de l’humanité tout entière), proches de l’Adeptat. 
Ce sont ces Maîtres qui transmettent un Enseignement 
pour tous, comme ce fut le cas avec H.P. Blavatsky. C’est 
grâce à Eux que, depuis plus d’un siècle maintenant, un 
Enseignement colossal a été donné à l’ensemble de l’huma- 
nité. Libre à chacun de suivre ou de rejeter ce qu’ils ont of- 
fert mais plus personne ne pourra dire : je ne savais pas. 

Depuis l’effondrement de l’Atlantide, beaucoup de 
choses se sont passées sur Terre et cette catastrophe (avec 
d’autres événements) a produit un grand nombre de per- 
turbations au sein de notre planète mais aussi pour l’être 
humain en général. Tout a recommencé et nous avons éga- 
ré le fil d’Ariane qui nous rattachait à nos racines. De fait, 
dans notre civilisation hyper rationaliste, nous avons per- 
du tout souvenir et toute notion d’existence antérieure. 
Cet ouvrage va tenter de retisser ce fil afin de donner une 
clé de lecture du passé de la Terre pour mieux comprendre 
notre présent et notre futur. 

Dire que les temps sont difficiles n’est plus un secret 
pour personne. Mais chacun doit maintenant se position- 


22 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÈTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


ner dans l’action. Dans ce monde, le mot d’ordre quoti- 
dien est d’obtenir tout rapidement et facilement. C’est ain- 
si que se dresse une barrière qui commence à devenir une 
seconde nature pour certains, ouvrant un piège terrible sur 
le chemin de la progression de soi. La découverte de l’uni- 
vers intérieur se fait sur des myriades de vies, par l’effort, 
la souffrance, la rigueur et, par voie de conséquence, la 
prise de conscience. 

Beaucoup d’individus refusent cela et sont tellement 
hypnotisés par l’éphémère et la facilité qu’ils en arrivent à 
refuser tout effort sur le lent et périlleux Sentier qui, à 
terme, conduit à l’ouverture intérieure. Pour eux, si la Voie 
existe, alors elle doit être facile à franchir. Cet état d’esprit 
est la conséquence d’une mauvaise compréhension de la 
souffrance et surtout d’un trop grand attachement à l’ego. 
Ce dernier, enfoncé au maximum de la matérialité et des 
séductions permanentes qu’il subit, réclame avidement 
une contrepartie de bien-être et cela induit la croyance 
qu’a fortiori il doit en être de même sur le Chemin Spiri- 
tuel. C’est, une fois de plus, l’illusion qui produit ce genre 
de comportement, conduisant à l’apathie et à l’abandon 
de la spiritualité. 

De fait, pour ouvrir la porte qui conduit à l’Homme 
Divin en nous, chacun doit faire preuve de courage, de vo- 
lonté et de persévérance, donc d’études et de pratique in- 
cessantes. Il faut convenir que notre monde est de moins 
en moins préparé à cela. C’est pourquoi la vitrine des 
pseudo-gourous qui ont pignon sur rue et qui jouent sur le 
rêve et la facilité, en faisant commerce de la crédulité des 
gens, est de plus en plus fréquente. Qui est prêt à se lancer 
réellement sur la Voie spirituelle en sachant que plus il 
avance, plus la douleur sera aiguë, tant il est vrai que l’ego 
doive être laminé et exsangue, si l’on veut que l’Homme 
Divin apparaisse ? Peu en vérité ; mais quelle victoire et 
quelle délivrance pour ceux qui y parviennent ! 

Est-ce une apologie de la souffrance ? Nullement. C’est 
plutôt la vision claire de la rectitude du Chemin Initia- 
tique. Nul n’y échappe et cette Libération se fait de vie en 
vie, douloureusement, jusqu’au stade final, car le « bon- 


23 



PROLOGUE 


heur » ici-bas n’est qu’une autre illusion fardée de men- 
songes. Ce n’est donc que par le travail incessant que nous 
pourrons nous extraire de ce monde et désormais nous 
possédons tous les outils nécessaires pour y parvenir. 

U Atlantide a beaucoup à nous enseigner et les lignes 
qui vont suivre tenteront de présenter une vision globale 
de cette histoire oubliée qui rejoint curieusement la nôtre . 
Si ce continent disparu fascine autant, c’est que notre mé- 
moire collective renferme le souvenir de cette terre perdue 
et grandiose, pervertie par la folie des hommes. C’est aus- 
si, peut-être, par la résonance cyclique d’un éternel retour 
qui frappe à notre porte. 


24 



PREMIÈRE PARTIE 

LA TRADITION ÉSOTÉRIQUE 
ET LA PRÉHISTOIRE 



LA MÈRE DU MONDE 

1937 - Nicha Lu Roerich Muséum, New York 

Des Bouddhas irradiants marquent dans le Ciel les constellations 
d’Orion (à gauche ), de la Grande Ourse (à droite ) et au milieu, 
l’Étoile d’Or, Vénus, qui illumine le firmament. 

« La Terre, par ailleurs, est en relation directe avec des mondes super-évolués comme 
les Pléiades, Orion, la Grande Ourse, Vénus... Mais ces contacts ne s’établissent 
qu’avec la Hiérarchie de la Grande Loge Blanche. » (Cf. Page 145) 



Chapitre i 


IL N’Y A PAS DE RELIGION 
SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 

SÂTYAT nâsti paro dharmah 


« Si cette Doctrine est fausse , elle mourra et 

s* effondrera d'elle-même , mais si elle est vraie, 

alors jamais elle ne périra. » , lie 

' y Gamaliel 18 

Religions, Mouvement Ésotériques 
et Doctrine Hermétique 


Parcours historique et géographique 
de la Tradition Hermétique 

C OMMENT FUT TRANSMISE la Tradition Her- 
métique ? Des historiens spécialisés dans l’Éso- 
térisme pourraient tracer une chronologie et 
suivre à travers les peuples et les civilisations la manière 
dont nos prédécesseurs eurent accès à un Enseignement di- 
vin ou si secret qu’il leur était interdit d’en divulguer quoi 
que se soit, sans rompre le serment qu’ils avaient prêté. 

Le parcours de ce qu’il est convenu d’appeler la Tradi- 
tion Primordiale 19 ou Doctrine Hermétique peut être suivi 
tout au long des siècles à travers des Écoles, des Courants, 
des Loges, des Ordres, jusqu’en ce début du XXI e siècle 20 . 
Bien entendu, dans cette évocation il ne faut pas oublier 
l’importance des religions ou des doctrines qui ont eu un 
rôle particulier à jouer. Certaines ont aujourd’hui disparu 

18. Kabbaliste et Maître de Saül lequel devint l'Apôtre Paul. 

19. Voir « Thot-Hermès, /es origines secrètes de /' humanité » de Guillaume 
Delaage - Éd. Moryason 2007. 

20. Voir le tableau synoptique du parcours de cette Connaissance sacrée, 
dans l'ouvrage d'Alexandre Moryason : « La Lumière sur le Royaume », 
p. 61 - Éd. Moryason. 


27 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


de la mémoire du temps, alors que d’autres continuent à 
rassembler leurs fidèles sur tous les continents. 

Mouvements Ésotériques ou religions, chacun est per- 
suadé d’être le détenteur de la Vérité en défendant bec et 
ongles sa foi. À y regarder de plus près, et compte tenu de 
l’évolution du monde et des progrès scientifiques et cultu- 
rels, on peut se demander ce qui pourrait déclencher une 
prise de conscience mondiale pour que se dissipassent les 
ténèbres mentales qui poussent l’humanité à se déchirer et 
se perdre, au point de croire qu’un « dieu » peut être supé- 
rieur ou inférieur à un autre. C’est là une question fonda- 
mentale à laquelle nous devrons répondre tôt ou tard. 
Sommes-nous suffisamment mûrs spirituellement pour 
nous engager sur cette voie ? 

Notre Terre est un petit vaisseau spatial perdu dans l’Uni- 
vers et un jour ses habitants devront comprendre à quel 
point les batailles sont vaines et combien il est ridicule de 
penser que tel ou tel culte est prépondérant. Le problème des 
religions, comme des doctrines sectaires et des Mouvements 
Initiatiques en règle générale, est qu’elles ne détiennent que 
des bribes exotériques ou ésotériques, de ce qu’il convient 
d’appeler la VÉRITÉ. Ce mot, bien sûr, peut prêter à confu- 
sion et des esprits forts diront que nul ne peut la détenir. 
Cette assertion est tout à fait logique si l’on se place dans 
l’optique de la culture humaine proprement dite mais elle est 
toute autre si on la considère d’un point de vue spirituel. 

Depuis des millénaires, des cultes et des religions nais- 
sent, croissent et meurent. Certains — très anciens par- 
fois — subsistent encore aujourd’hui. À la base, existent 
un dieu ou des dieux qui représentent le pouvoir suprême, 
surtout dans le cadre des religions monothéistes. Selon cel- 
les-ci, « Dieu » a transmis Sa Parole et cette dernière est 
sainte et irréfutable. En ce qui concerne ces religions (dites 
aussi « du Livre » ou « judéo-chrétiennes »), rien n’est plus 
sujet à caution que cette affirmation car aucun des fonda- 
teurs n’a laissé de traces écrites de son enseignement. Que 
ce soit Moïse, Jésus ou Mahomet, aucun d’eux n’a deman- 
dé à ses disciples de créer une religion. Ce furent principa- 
lement les continuateurs qui prirent cette décision. 


28 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


■ Pour les Juifs, ce fut Moïse qui écrivit le Penta- 
teuque, et pourtant Moïse décrit lui-même sa propre 
mort. Erreur chronologique ? Anachronisme ? Re- 
transcription mal comprise de traductions et d’écrits 
plus anciens 21 ? Que sait-on véritablement du mes- 
sage et du personnage de Moïse ? 

■ Pour ce qui est du christianisme les choses sont en- 
core différentes. Jésus, lui non plus, n’a jamais laissé 
d’écrits relatant Sa mission et n’a jamais construit la 
hiérarchie ecclésiastique ni les dogmes de quelque 
Église que ce soit. 

■ En ce qui concerne l’Islam, nous faisons le même cons- 
tat car aucun document original contemporain du 
prophète Mahomet ne nous est parvenu. On nous dit 
que ses disciples écrivaient ses paroles sur des tessons 
de poteries ou sur des peaux de chameau, lorsqu’il 
avait ses visions. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Comme 
pour les autres religions, il n’y a aucune trace du Coran 
d’origine. Celui-ci n’a été rédigé qu’au X e siècle, après 
bien des remaniements et des tribulations... 

Monothéisme et Tradition Hermétique 

En somme, nous découvrons qu’aucun des trois inspi- 
rateurs du monothéisme n’a transmis un quelconque texte 
de son enseignement. Que doit-on conclure de cet inven- 
taire ? Peut-être que ces personnages ne sont pas à l’image 
de ce qui nous est inculqué depuis des siècles et que ces 
« vérités » ne sont que des vérités partielles qui, à bien des 
égards, se rejoignent en beaucoup de points mais diffèrent 
énormément sur la forme. 

Si ce ne sont pas les prophètes qui ont bâti les religions, 
alors ce sont leurs fidèles et l’Histoire est là pour démon- 
trer combien d’exactions ont été commises en leur nom et 
au nom de ce « Dieu » anthropomorphe que chacun s’ap- 
proprie et qui est loin, très loin de la Réalité. 

21 . On sait maintenant grâce aux travaux de Jean Bottero et Samuel N. Kramer 
que l'histoire de Moïse est inspirée de la vie du roi Sargon, fondateur de 
l'empire d'Akkad (env. 2334-2279 av. J.-C.) qui, enfant, fut abandonné sur le 
Tigre dans un berceau d'osier et trouvé ainsi par sa famille adoptive. 


29 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


Les faits sont similaires en ce qui concerne la plupart des 
doctrines et Mouvements Initiatiques, quoiqu’avec un com- 
portement beaucoup moins agressif. Mais force est de cons- 
tater que chaque Ordre Ésotérique est persuadé de détenir 
sa part de vérité. En un sens cela n’est pas faux mais alors 
pourquoi ne pas se diriger vers un œcuménisme ésotérique ? 
Cette proposition n’est qu’une fantaisie car il est bien connu 
que chaque groupement conserve sa propre personnalité et 
dans des temps plus anciens, sa propre mission. 

Pour comprendre la raison de cette confusion, il faut 
tout d’abord envisager l’Histoire du monde comme une 
trame incluse dans un plan précis et non pas comme le 
fruit d’un hasard. Pour saisir ces notions, il nous faudrait 
suivre une piste assez encombrée dans le contexte histo- 
rique de l’humanité, accompagné d’un guide fiable et com- 
pétent. Cette métaphore cache en fait tout le problème de 
l’humanité dans la mesure où les êtres humains errent dans 
un brouillard d’illusions depuis des milliers d’années. Le 
guide auquel je fais référence est, bien sûr, le Collège de 
Ceux qui président à l’évolution de la planète vers le Bien 
Suprême 22 mais nous y reviendrons plus loin. Sur cette hy- 
pothèse, nous voyons que toute l’Histoire de notre huma- 
nité est jalonnée de faits qui peuvent paraître inexplicables 
ou incompréhensibles mais qui sont en fait le résultat de 
Plans 23 judicieusement conçus. 

En relation avec ce qui vient d’être énoncé au sujet des 
religions, on peut se poser les questions suivantes : 

■ Pourquoi trois religions monothéistes issues du même 
« Dieu » ? 

■ Pourquoi ce « Dieu » a-t-il changé de plan au fil du 
temps et pourquoi de si grandes incohérences dans le 
message ? 

■ Pourquoi un « Dieu Infini » a-t-il un comportement 
si humain, avec des colères, des défauts, etc. 

22. Et non vers l'asservissement de l'humanité comme certains le pensent 
confusément, mêlant les Ordres Initiatiques — œuvrant en vue du Bien 
Commun et guidant les êtres vers la victoire de l'Esprit sur la Matière — 
aux groupes agissant dans l'ombre pour anéantir l'humanité. 

23. Plans œuvrant pour le Bien de tous, répétons-le ! 


30 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Je n’ai pas la prétention de répondre ici à ces questions 
fondamentales mais il semble qu’on peut, tout au moins, 
apporter quelques éclaircissements. 

Parallèlement à l’Histoire officielle existe une autre 
Histoire beaucoup plus « secrète » dans laquelle des Êtres 
extraordinaires essaient, sans violer les consciences et le 
libre arbitre de l’homme, de mener une Mission salvatrice 
pour l’humanité. Ainsi, les religions, sont-elles créées pour 
nous aider à passer des caps précis sur la lente évolution 
qui mène à la liberté intérieure. Quand un message impor- 
tant est ouvertement transmis, il germe dans les esprits et 
fait son chemin dans l’espoir qu’une plus ample prise de 
conscience va naître à grande échelle. 

C’est ainsi qu’apparaissent les religions, apportant cha- 
cune un message qui s’adapte au temps mais qui est très vite 
détourné au profit d’un pouvoir quelconque ; il en va de 
même des doctrines, des Mouvements Initiatiques, des cou- 
rants de pensée... Tout est conçu pour favoriser la germina- 
tion d’idées nouvelles pour l’évolution de la conscience. 

Cela peut nous paraître difficile à comprendre car nous 
sommes partie prenante et par conséquent aveuglés par 
notre perception séquentielle des évènements. À chaque pé- 
riode critique, des Êtres de Lumière interviennent pour ap- 
porter une vision nouvelle au détriment des vieilles idées. 
Mais il existe des ombres au tableau et une fois de plus 
l’homme est placé au cœur du problème. 

En effet, lorsque les « prophètes » viennent transmettre 
leurs messages, ils sèment dans l’humanité des idées-force 
qui vont se développer et permettre aux fidèles d’appré- 
hender d’autres horizons mentaux. Tout pourrait être aus- 
si naturel et simple si l’homme n’intervenait pas pour 
brouiller les pistes en créant des structures contraignantes 
et hiérarchisées qui, au fil du temps, privent lesdits messa- 
ges de leurs substances originelles. 

La suite ? Tout le monde la connaît : des religions confi- 
nées dans leurs dogmes, défendant un « dieu » extra-cos- 
mique qui crée un peuple élu pour les uns, ou bien une 
Église « en dehors de laquelle il riy a point de salut » pour 
les autres, ou enfin des fidèles qui se reconnaissent comme 


31 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


les seuls détenteurs d’une foi qui réclame l’imposition de la 
loi et le sacrifice pour « Dieu ». 

La « séparativité » 

Ces notions impliquent une des plus terribles concep- 
tions du mental humain qui nous poursuit depuis des mil- 
lénaires : la dualité 24 . Dans son questionnement spirituel, 
l’humanité cherche des réponses et fonctionne, par peur et 
par ignorance, dans le domaine qu’elle connaît le mieux, le 
matérialisme. De fait, tout est agencé à travers ce prisme, y 
compris dans la perception de la spiritualité. Si Dieu existe 
alors il est ailleurs et l’homme se situe en dehors de Lui ; 
c’est la notion de séparativité. 

L’homme a aussi deux fonctions, celle d’être un indivi- 
du inclus dans ce monde, mais aussi un esprit qui tente de 
se rapprocher du Divin. Il est un corps et une Âme qui se 
cherchent en restant chacun, comme distants d’un monde 
parallèle qui les sépare (dualité). Dans ce cas, la vision glo- 
bale d’un sujet est soumise à ces handicaps et, au lieu d’ac- 
cepter un message, de le faire vivre et fructifier en soi, on le 
confine à des règles, des structures et des lois humaines qui 
finissent par travestir et étouffer le sens initial. C’est une 
des raisons pour lesquelles les religions semblent si diffé- 
rentes et pourquoi elles apportent des messages en appa- 
rence si contradictoires. 

Mais qu’il s’agisse des doctrines, des religions ou des 
Mouvements Ésotériques, chacun a apporté sa part d’élé- 
vation mais aussi de misère à l’humanité et dans ce pano- 
rama il ne faut pas non plus négliger les intentions de cer- 
tains groupes sombres qui n’ont de cesse, depuis toujours, 
de contrecarrer l’évolution humaine. Il faut alors faire 
preuve de beaucoup de discernement pour avancer correc- 

24. La dualité se manifeste dès que le Principe divin ou Âme humaine s'in- 
carne dans l'homme animal équipé d'un corps astral et d'un mental infé- 
rieur. On dit alors qu'elle tombe « dans les phénomènes », c'est-à-dire 
dans ce monde illusoire que nous connaissons et que l'on accapare 
comme une réalité. La perception de ces phénomènes devient si forte 
qu'on les croit existants comme faisant partie de notre nature profonde, 
en faisant donc la distinction entre soi et l'autre, le bon et le mauvais, le 
beau et le laid, etc. 


32 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


tement dans ce tourbillon fumeux, tant les éléments d’évo- 
lution sont déformés, souvent obscurs, voire inaccessibles. 
De ce qui est inconnu naissent le doute, la méfiance, la 
peur et la violence, par voie de conséquence. Mais au fil 
des siècles, beaucoup de clefs furent offertes à l’humanité, 
plongée dans le bourbier de ce monde. 

Nous venons, très brièvement, de voir qu’à certaines pé- 
riodes, dans le long écoulement des siècles, des informations 
sont données dans le but d’accéder à une nouvelle expansion 
de conscience. Cependant, tout le monde n’en a pas la même 
perception et il en est de l’humanité en général comme d’une 
famille, certains de ses membres sont plus âgés, d’autres plus 
jeunes dans le cadre de l’évolution personnelle. 

Ainsi, toute vérité n’est-elle pas perçue de la même ma- 
nière. C’est pourquoi il est nécessaire d’apporter à chacun 
une réponse aux questions essentielles qu’il se pose, soit par 
une voie exotérique soit par une voie ésotérique. L’une et 
l’autre dépendent de la capacité personnelle d’un individu à 
rechercher, plus ou moins profondément, le sens de sa vie 
ici-bas. Cela n’est pas un jugement de valeur, toute personne 
sur cette Terre se situe à un point différent de progression 
mais nous ne devons surtout pas oublier que nous dépen- 
dons les uns des autres et que nous sommes liés d’une ma- 
nière indéfectible pour l’éternité. Cette idée unitaire peut 
sembler inconcevable, voire troublante, mais elle est inhé- 
rente à la conception même de la Doctrine Hermétique. 

L’être humain est relié, sur tous les Plans de son expres- 
sion, à tous les autres êtres humains et à tous les êtres vi- 
vants dans l’Univers. Cette notion mal comprise peut pa- 
raître invraisemblable. Pourtant, elle devrait être le ciment 
qui structure les fondements de notre démarche spirituelle 
car rien ne peut se bâtir à titre exclusivement personnel 
sans se heurter au principe de destruction. La vie est cohé- 
sion et don, c’est dans cette perspective que nous devons 
embrasser la notion de spiritualité. Sans cette vision glo- 
bale d’échange, de partage, de service et de fraternité, rien 
de stable et d’harmonieux ne peut être édifié et nous allons 
voir tout au long de ce livre que cette idée constituera la 
trame, en filigrane, de ce qui sera exposé. 


33 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


La Loi du Karma et la dette karmique de l’humanité 

En ouvrant la porte sur le paysage de l’Histoire de l’hu- 
manité et pour mieux comprendre cette difficulté à expri- 
mer des idées religieuses ou philosophiques et à chaque 
fois lutter pour que la Lumière émerge et s’installe, il est 
nécessaire d’assimiler une autre notion capitale, celle de la 
Rétribution. En effet, l’humanité fait son possible, depuis 
des milliers d’années, pour sortir de sa condition misé- 
rable 25 et bien que les Êtres de Lumière que j’ai mention- 
nés au long de ces pages interviennent à certaines périodes 
pour nous aider à avancer dans tous les domaines 26 , nous 
devons tous faire face à la Loi du Karma ou Loi de Cause 
et d’ Effet. Que se soit à titre collectif ou personnel, nous 
subissons ou bénéficions des conséquences de nos actes 
positifs ou négatifs y compris de nos émotions et de nos 
pensées 27 . 

Il y a donc une manifestation de cette Loi sur le plan in- 
dividuel, comme il y a aussi un Karma familial, de groupe, 
de nation, ainsi qu’un Karma qui touche l’humanité dans 
sa globalité. C’est surtout de ce dernier point qu’il sera 
question dans cet ouvrage car la misère qui vient d’être 
évoquée est directement liée à une lourde dette karmique 
globale, en partie réglée, mais qui doit être définitivement 
acquittée dans ce siècle en ce qui concerne l’Atlantide. 
Pour être plus précis, les actes irrémissibles commis sur cet 

25. L'humanité est conditionnée depuis des millénaires par la souffrance phy- 
sique et morale. Il suffit d'analyser les différentes périodes de l'Histoire 
pour comprendre que la cruauté, l'injustice et l'inégalité entre les êtres a 
fait, et fait encore, des dégâts considérables. Cette misère humaine est 
ignorée par la plupart des grands vecteurs financiers mondiaux, enfermés 
dans un égoïsme aveugle, mais est subie par ceux qui sont forcés de vivre 
dans d'effroyables conditions, au mépris de toute dignité humaine. Cela a 
existé jadis et existe encore aujourd'hui sous des formes différentes. Mais 
la plus grande misère à laquelle nous devons tous faire face, sans le savoir, 
ou en le sachant, sont les ténèbres de la conscience qui nous incitent à être 
satisfaits de ce monde de souffrance et d'illusions, monde qui fait partie 
des « Six Mondes de souffrance », appelés par les Bouddhistes le Samsara 
et duquel nous devons, coûte que coûte, nous extraire. 

26. Voir à ce sujet les articles : « Les Maîtres de Sagesse - La Fraternité de Lu- 
mière » sur le site moryason.com ; « Les Maîtres de Sagesse et les se- 
crets de l'Histoire » sur le site : guillaume-delaage.com 

27. Voir à ce sujet l'article « La Loi du Karma et la maîtrise de ta vie » sur le 
site : guillaume-delaage.com 


34 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


ancien continent sont une entrave pour l’évolution de l’hu- 
manité et, compte tenu du cycle évolutif vers lequel s’en- 
gage notre civilisation, il est impératif qu’une purification 
intervienne. C’est donc Karma qui va, comme toujours, 
réajuster par rétribution les erreurs commises. Nous envi- 
sagerons ce point dans d’autres chapitres. 

Cette esquisse de la condition humaine à la recherche 
de la spiritualité nous conduit inévitablement à la question 
suivante : pourquoi la souffrance est-elle le seul vecteur 
pour nous délivrer des épreuves ? Et pourquoi des « mé- 
thodes » ne sont-elles pas envisagées pour nous permettre 
d’évoluer vers plus de Lumière, donc de conscience ? Il 
faudrait reprendre les différentes étapes de l’Histoire pour 
apporter quelques éléments de réponse. Ce travail sera 
peut-être présenté dans un futur ouvrage. Mais il faut sa- 
voir que, d’ores et déjà, l’humanité a bénéficié de toute la 
Connaissance Authentique qu’il lui était possible d’assimi- 
ler depuis une antiquité lointaine. Des Êtres, d’une grande 
sagesse, furent les dispensateurs et les Initiateurs de cette 
Vérité. L’humanité, grâce à Eux, connut un Âge d’Or et 
tout être humain pouvait alors bénéficier des Connaissan- 
ces les plus élevées. Mais le « mal » s’infiltra sur notre pla- 
nète et peu à peu cette Connaissance s’occulta. Chacun su- 
bit alors les conséquences de cette obscurité dans les replis 
de sa conscience. 

Pourtant, malgré cette nuit spirituelle due à des évène- 
ments dont nous aurons à traiter, des chercheurs de Lu- 
mière s’accrochèrent à la Réalité de leur Être profond en 
refusant de baisser les bras face aux assauts de l’ignorance. 
C’est grâce à eux que nous avons pu bénéficier, et que nous 
bénéficions aujourd’hui encore, de cette Sagesse, car ils fu- 
rent les disciples des Gardiens de la Tradition Primordiale. 


O 


35 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


« La Sagesse Divine » ou « Théosophia » 


Helena Petrovna Blavatsky et Henry Steel Olcott 

Depuis que la Terre accueillit le premier homme (ceci est 
à considérer comme une allégorie), des Initiateurs étaient là 
pour transmettre la Connaissance qui englobe les univers, 
celle qui permet à un atome de conscience de devenir un 
jour une Entité puissante qui génère des mondes. Cette Sa- 
gesse se situe partout sur chaque planète suffisamment 
évoluée pour l’accepter, comme sur des systèmes stellaires 
d’une évolution inimaginable à notre entendement humain. 
Il n’y a donc qu’une Vérité qui est supérieure à toutes les re- 
ligions 28 , à toutes les conceptions humaines, car Elle est in- 
finie et éternelle, Elle est la Sagesse Divine ( Theo-Sophia ) la 
Sagesse des Dieux. Le mot « Théos » signifie « un Dieu » en 
Grec, c’est-à-dire un Être Divin et non pas Dieu, dans l’ac- 
ception que nous lui donnons religieusement. Cette Sagesse 
(« Sophia ») Divine est donc dispensée par les Dieux. 

Mais qui sont ces Dieux ? Ce sont des Êtres qui, parve- 
nus à un stade d’évolution tel (après des cycles de temps in- 
commensurables pour notre conception humaine), qu’ils 
engendrent des Mondes et sont les Gardiens de cette Sa- 
gesse Divine, de cette Theo-Sophia. Il faut savoir que cette 
Connaissance est inimaginable et ne peut être définie ou 
envisagée par nos limites mentales. Seul, un infime corpus 
fut proposé à l’humanité et même si nous avions la possi- 
bilité d’accéder à une partie légèrement supérieure (donc 
minime) à celle qui nous fut offerte à l’origine, elle serait 
incompréhensible. Ni notre conscience spirituelle, ni notre 
cerveau ne pourraient l’assimiler ni même la formuler. 

C’est pourquoi il faut évoluer au stade le plus élevé 
dans le cadre de notre périmètre terrestre et solaire, puis de 
monde en monde, de cycle en cycle pour, à chaque fois, 
gravir en conscience, une nouvelle étape. 

28. Sâtyat nâsti PARO dharmah. « Il n'y a pas de religion plus élevée que la 
Vérité ». Devise des Mahârâjahs de Bénarès, adoptée par la Société Théo- 
sophique. 


36 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Nous voyons donc que l’infime partie de cette Sagesse 
Divine issue des Dieux (et nous mettrons ici un « D » majus- 
cule pour insister sur la dimension spirituelle de ces Êtres) à 
une lointaine époque fut pour nous, à notre stade d’évolu- 
tion, une globalité d’une puissance colossale. Il n’a pas 
échappé au lecteur que le mot Théo Sophia est plusieurs fois 
employé ici et que ce mot porte en lui une consonance fami- 
lière, Théo Sophia , soit en Français, Théosophie. 

La Théosophie est donc la Sagesse Divine mais est-ce à 
dire que pour suivre cette Sagesse il faille impérativement 
être « membre actif » de la Société Théosophique créée par 
Helena Petrovna Blavatsky et Henry Steel Olcott en 1875 ? 
Non, certainement pas. H.P. Blavatsky, en fondant ce Mou- 
vement, savait très bien à quoi elle était reliée. Elle fut une 
disciple avancée sous la conduite des Grands Maîtres de Sa- 
gesse 29 . Sa mission principale fut de divulguer la Théosophie 
à un moment où — fin du XIX e siècle — l’humanité devait se 
préparer à affronter, de manière encore plus violente et totale 
qu’auparavant, les affres de son Karma : les deux grandes 
Guerres Mondiales du XX e siècle et surtout le terrible bras 
de fer qu'elle doit tenir avec les forces obscures agissant ac- 
tuellement par l'intermédiaire d'hommes avides et incons- 
cients pour l'asservir et lui faire perdre son « Ame ». 

Pour être plus clair dans ce domaine, il nous faut main- 
tenant aller plus loin afin d’éviter toute confusion. Il vient 
donc d’être précisé que cette Vérité ou Théo Sophia 30 
(Théosophie) est universelle, dans le sens où elle fut trans- 
mise par les Dieux à l’origine de nos civilisations. Je n’ou- 
vrirai pas, dans le présent ouvrage, le chapitre « extrater- 
restre » de cette Transmission qui nécessiterait à lui seul, 
une large information. 

L’Atlantide, dit-on, fut le berceau des civilisations. 
Dans un sens, cela est vrai, mais la Lémurie 31 , bien avant 

29. Ce qualificatif désigne des Mahatmas ou Adeptes, terme sanskrit qui si- 
gnifie « Grande Âme ». En fait, ce sont des Êtres qui, après des cycles très 
longs d'évolution, sont parvenus à une quasi-perfection spirituelle compa- 
ré à l'évolution de la quasi-totalité des êtres humains, selon nos critères 
d'appréciation et nos limites de conscience. À ce sujet, lire les excellents 
articles d'Alexandre Moryason : « Les Maîtres de Sagesse - La Fraternité 
de Lumière » et « Le programme des Adeptes » sur : moryason.com 

30. 0eooo(pîa. 


37 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


elle, accéda à un savoir colossal dont héritèrent les Atlan- 
tes. Nous voyons donc que la Transmission fut toujours la 
même au cours des millénaires qui nous ont précédés. 
Quel que soit le nom qu’on Lui ait donné dans les différen- 
tes périodes historiques, Elle reste identique à Elle-même, 
tant il est vrai qu’on ne peut rien ajouter ni soustraire à ce 
qui est considéré comme la révélation des Lois de l’Univers. 


Cet héritage, pour rester très schématique, passa donc 
de la Lémurie à l’Atlantide et de l’Atlantide à l’Inde et 
l’Égypte (principaux lieux d’élection des Sages atlantes). La 
Grèce via l’Inde et l’Égypte reçut aussi cette Sagesse Divine. 
Des Initiés de haut rang,, comme Pythagore et Platon, en fu- 
rent les principaux divulgateurs. Il existait alors, dans cer- 
taines villes d’Égypte et de Grèce, des temples dans lesquels 
cette Connaissance était dispensée à tous les disciples dû- 
ment choisis. À cette époque, compte tenu des évènements 
passés 32 , le voile du secret recouvrait ces connaissances mais 
celui ou celle qui désirait s’engager sur ce Chemin était ac- 
cueilli au sein des temples dans lesquels la transmission nor- 
male de Maître à disciple s’effectuait. 

31. La Lémurie occupait non seulement une vaste zone de l'Océan Pacifique 
et l'Océan Indien mais encore s'étendait, en forme de fer à cheval, au-delà 
de Madagascar, contournait « l'Afrique du Sud » (qui n'était alors qu'un 
simple fragment en voie de formation) et atteignait la Norvège à travers 
l'Océan Atlantique. Elle abrita, pendant des millénaires, une civilisation 
grandiose inspirée par les Dieux. Le continent s'effondra en raison d'im- 
menses rejets de feux souterrains et s'abîma. 

32. Il faut considérer qu'en ces temps — antiques pour nous, mais relative- 
ment tardifs par rapport à la disparition de l'Atlantide — cette Sagesse Di- 
vine était occultée et accessible seulement aux disciples qui avaient 
passé des épreuves rigoureuses et s'étaient montrés dignes de La rece- 
voir. Même dans l'ancienne Égypte, et plus tard en Grèce, les Écoles de 
Mystères étaient très secrètes afin de protéger les Enseignements. 

On peut voir trois raisons à cela : 

1°-Tous les esprits n'étaient pas suffisamment ouverts pour assimiler 
cette Science sacrée et l'égoïsme humain, hier comme aujourd'hui, 
conduit à l'abandon des valeurs profondes de l'être ainsi qu'à l'oubli 
de la solidarité. 

2° - Une protection était nécessaire contre les assauts des Loges noires 
qui avaient, et ont toujours, pour but la destruction de tout signe 
d'élévation vers la Lumière. 

3° - Le Karma de l'humanité ne permettait pas, à ces époques antiques, 
de bénéficier globalement de l'Enseignement sacré. Celui-ci devait 
être strictement préservé, par crainte de Le voir disparaître et galvau- 
dé. Les Adeptes, ou Maîtres de Sagesse, étaient donc particulière- 
ment vigilants à cet égard. 


38 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Ammonios Saccas - Alexandrie ( ? - 245) 

Dans une histoire plus « moderne » au III e siècle de notre 
ère, c’est dans la fameuse et magnifique École d’Alexandrie 
que l’on retrouve ce Corpus , tant et tant de fois enseigné au 
cours des millénaires, grâce au groupe des Philaléthéens 
(« Amoureux de la Vérité » 33 ). Dans ce fabuleux foisonne- 
ment d’idées, de savoir, d’échanges, de commerce maritime 
et terrestre, Alexandrie était une des villes les plus remar- 
quables de l’époque. Les plus grands savants, les esprits les 
plus doués, s’y retrouvaient. Ce fut en son sein que naquit 
un personnage d’exception, puisqu’il allait faire à la fois of- 
fice de réformateur mais surtout de divulgateur : Ammo- 
nios Saccas. Ce fut lui qui donna un nom intelligible à cette 
Sagesse multimillénaire en établissant l’Éclectisme comme 
philosophie et qui, en tant qu’ Adepte missionné, donna le 
nom de Théosophie à cette Connaissance enseignée depuis 
toujours dans les Écoles de Mystères. 

En fait, Ammonios fut le fondateur du Néoplatonisme 
dans toute sa grandeur et sa richesse. À cette époque, le 
christianisme commençait à s’installer de manière sectaire 
dans tout le Bassin Méditerranéen et bien qu’il fût né chré- 
tien, dès son enfance, il fut révolté par le dogmatisme 
étroit de cette doctrine. Inspiré par les Sages du passé, il 
devint Néo-platonicien. Il lui semblait que le Message de 
Jésus avait été défiguré dans la mesure où le but de Celui-ci 
était de restaurer la Sagesse Divine et non pas de créer une 
secte de plus, vidée du sens premier. Ammonios offrait 
donc un enseignement qui permettait de revenir à la 
source, en réconciliant toutes les religions. 

Notons qu’à cette époque, à Alexandrie, vivaient des 
Juifs très prosélytes, ardents défenseurs de la loi hébraïque 
réformée. Mais c’était surtout les chrétiens, rompus à la 
foi nouvelle, qui étaient les plus actifs et les plus acharnés, 
ainsi que d’autres groupes gnostiques. Face à cette disper- 
sion des connaissances et au durcissement moral des fidè- 
les, Ammonios se donna pour tâche de proposer une op- 
tion qui correspondrait à l’attente profonde exprimée par 

33. Du Grec « Philos » ■=> « ami » et « aletheia » ■=> « la vérité » (cpîA.oç - aXi^Geia). 


39 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


certains 34 . Son système n’avait en fait rien de nouveau, 
dans le fond, puisqu’il suivait, comme toujours, le même 
Plan d’évolution si cher aux Maîtres de Sagesse. En re- 
vanche, l’originalité du Néoplatonisme s’avérait dans la 
volonté de réconcilier les religions en montrant la conver- 
gence de leurs origines. 

D’autre part, en tant qu’initié aux Mystères, Ammonios 
Saccas mettait en avant des notions oubliées au fil du temps 
telle la croyance en Un Absolu Inconnaissable à jamais , en 
l’Esprit Immortel de l’homme, Rayon de l’Âme Universelle, 
et en la Théurgie ou Œuvre Divine. Il présentait donc, sous 
forme d’un langage accessible, la possibilité de sortir d’une 
confusion dans laquelle était plongé un nombre de plus en 
plus grand de ses contemporains. Il leur offrait une Renais- 
sance de la Tradition Primordiale à travers des notions tota- 
lement inédites et qui pourtant n’étaient que la présentation 
de cette Sagesse Divine acquise par l’homme dès l’origine. 

Comme toute structure traditionnelle, son École, ainsi 
que celles de ses illustres prédécesseurs, Pythagore et Pla- 
ton, comportait une section exotérique et une autre ésoté- 
rique. La Théosophie se propagea donc très vite et l’on 
compara Ammonios à Pythagore, en raison de la pureté de 
ses principes de vie et de son si vaste savoir. Ce fut ainsi qu’il 
attira de plus en plus de personnages importants autour de 
lui parmi lesquels des Pères de l’Église naissante comme 
Clément d’Alexandrie. Plotin et d’autres se joignirent au 
Néoplatonisme et devinrent, par conséquent, Théosophes. 

Ammonios était respecté et considéré comme un sage 
authentique. Il fonda plusieurs Écoles dont une à Rome, et 

34. Alexandrie, à cette époque, était un vivier dans lequel naissaient des 
idées et où s'exprimaient les philosophies les plus diverses. Ce foisonne- 
ment intellectuel et spirituel avait toutefois un revers, celui d'amener la 
confusion dans l'esprit de certains, et de n'apporter que des réponses 
parcellaires aux questions fondamentales. Ces contradictions étaient de 
plus en plus évidentes et des sectes comme le christianisme naissant 
(d'autres sectes gnostiques également) devenaient radicales et s'oppo- 
saient à d'autres mouvements tout aussi radicaux. La Sagesse Divine en- 
seignée jadis dans les temples était occultée face à la profusion d'idées 
nouvelles qui exprimaient une philosophie chaotique, fondée de plus en 
plus sur la séparativité. Ce fut à ce moment qu'intervient Ammonios Sac- 
cas en proposant le Néoplatonisme ou Théosophie qui visait non seule- 
ment à concilier les systèmes mais à apporter une vision cohérente de la 
spiritualité telle qu'elle fut toujours enseignée. 


40 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


sa réputation traversa les frontières. Ce que nous savons 
de ce grand réformateur nous est conté par ses disciples di- 
rects, Origène, Longin et Plotin. Ce dernier eut pour élève 
le célèbre Porphyre qui écrivit 35 : 

« À vingt-huit ans , il [Plotin] s'adonna à la 
Philosophie ; on le mit en relation avec les célé- 
brités d'alors à Alexandrie ; mais il sortait de 
leurs leçons plein de découragement et de cha- 
grin. Il raconta ses impressions à un ami ; cet 
ami comprit le souhait de son âme et l'amena 
chez Ammonius qu'il ne connaissait pas encore. 

Dès qu'il fut entré et qu'il l'eut écouté, il dit à 
son ami : VOILÀ L’HOMME QUE JE CHERCHAIS ! 

De ce jour, il fréquenta assidûment Ammonius 
[...] Pendant fort longtemps, Plotin continua de 
ne rien écrire ; il faisait des leçons d'après l'en- 
seignement d' Ammonius. Ainsi fit-il pendant 
dix ans entiers. » 

Ammonios Saccas devait avoir une stature spirituelle 
impressionnante pour que l’auteur des Ennéades fût à ce 
point fasciné par lui. Ce fut donc grâce à ce Maître, dans la 
droite lignée des Grands Initiés comme Apollonius de 
Tyane et d’autres moins connus mais tout aussi impor- 
tants, que la véritable Théosophie éclaira de sa Lumière le 
Monde Antique. 

Hypatie d’Alexandrie (vers 370-415) 

D’autres Écoles s’ouvrirent comme la non moins cé- 
lèbre École d'Athènes mais ce fut au V e siècle que sonna le 
glas de la Lumière de l’Esprit. En effet, deux siècles après 
la montée du courant théosophique, c’était toujours à 
Alexandrie qu’une autre Initiée, Hypatie, et son père le 
mathématicien Théon , dirigèrent le Musée — ou Universi- 
té d’alors — et enseignèrent la Théosophie avec un de ses 
grands arcanes, la Théurgie ou Magie Divine. 

Mais au V e siècle, le christianisme s’était renforcé et un 
de ses plus influents, mais aussi de ses plus pervers repré- 
35. Voir : « Vie de Plotin » par Porphyre. 


41 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


sentants, l’évêque Cyrille, monta un complot pour dé- 
truire cette École de Sagesse. Ce fut dans le sang, comme 
un ultime sacrifice de la Sagesse, que la Lumière disparut 
avec la mort atroce de la radieuse Hypatie 36 . 

Dès lors, l’Occident et le Bassin Méditerranéen furent 
privés de toute possibilité d’accès à cette Connaissance. 
Quelques rares Initiés recevaient l’Enseignement en secret, 
tant il est vrai que le pouvoir de l’Église naissante allait en 
s’accroissant, annihilant ainsi toute approche de la Théo- 
sophie. Certains groupes traditionnels s’éteignirent. D’au- 
tres, sous des noms divers, continuèrent d’exister discrète- 
ment. Mais les temps obscurs de l’âge venant ne laissaient 
guère d’opportunité à l’ouverture d’esprit. Tout semblait 
muet comme si les Dieux avaient abandonné la Terre . 


Loges Secrètes et Enseignement parcellisé 

À l’abri des vaines considérations humaines, les Maîtres 
de Sagesse travaillaient toujours dans le sens du Grand Des- 
sein. Des tentatives de résurgence s’amorcèrent avec succès, 
mais à un niveau inférieur à celui qui fit la gloire de l’École 
d’Alexandrie. 

La Théosophie, ou Doctrine Hermétique, était désormais 
l’apanage des Loges secrètes implantées dans le monde et ac- 
cessibles aux seuls disciples avancés. Ici et là, des Fraternités 
enseignaient un savoir authentique mais incomplet. Chacun 
avait une part de vérité. Certains même proposaient une pra- 

36. « Hypatie , dans les cours publics qu'elle donnait et que fréquentaient les 
esprits les plus brillants de cette époque , "dissipait, avec trop de succès, 
les voiles qui obscurcissaient les 'mystères' religieux inventés par les Pè- 
res [de l'Église] pour que ceux-ci ne la considérassent pas comme dange- 
reuse". («/sis dévoilée » de H. R Blavatsky, vol. 2, p.283. Éd. Adyar). Ce fut 
pourquoi, un jour, pendant le Carême de l'année 415, alors que du Musée 
elle se rendait chez elle, elle fut arrachée de son char par une populace fa- 
natique qui, excitée par l'Évêque et menée par Pierre le Lecteur, se saisit 
d'elle. Ce fut alors la folie. Des gourdins s'abattirent sur elle et, dans ce 
cortège de violence, elle fut traînée dans son sang jusqu'à l'Église du Cæ- 
sareum, près des marches du sanctuaire. Ses vêtements arrachés, des 
dizaines de mains sauvages se mirent à la déchiqueter avec des coquilles 
d'huîtres. On alla même jusqu'à racler les os. L'amas sanglant fut ensuite 
porté en un Heu appelé "Cinaron" et brûlé. » 

Extrait du Prologue d'A. Moryason dans le livre de N. Richard-Nafarre : 

« Helena P. Blavatsky ou la réponse du Sphinx », Éd. Moryason - 1991 . 


42 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


tique théurgique effective que Ton retrouvait également dans 
des Cercles rabbiniques ou autres Mouvements à caractère 
magique. Des bribes de Connaissance circulaient. 

La globalité de la Doctrine Hermétique s'était com- 
plètement occultée et il fallut attendre que Karma permît 
d'accéder à cette Science Divine tant attendue . 


Le Comte de Saint-Germain 
et Alexandre de Cagliostro 

Ce ne fut qu’après un long écoulement de siècles, après 
que les Maîtres de Sagesse eurent à maintes reprises tenté 
d’apporter de nouvelles ouvertures au monde que le Plan 
s’élabora. C’est avec le Grand Adepte connu sous le nom 
de Comte de Saint-Germain que s’amorça la régénération 
spirituelle tant attendue. 

En effet, durant des siècles, les chercheurs qui étaient 
en quête de vérité s’appuyaient, comme je l’ai précisé, sur 
quelques Ordres Initiatiques dont l’Enseignement, bien 
que valable, était sommaire. Avec l’aide de son disciple 
Alexandre de Cagliostro, Il eut pour Mission de mettre en 
place le Programme de la Grande Loge Blanche Transhi- 
malayenne pour l’Occident, sujet sur lequel je reviendrai 
dans un autre chapitre. En quoi consistait-il ? Il s’agissait 
d’abord d’un Enseignement qui devait 37 : 

■ Réunir ; dans un premier temps, toutes les Confréries 
Initiatiques en un consensus d'évidence : unification 
des Rites et retour à la source, l'Égypte. En effet les 
Loges Maçonniques vénéraient plus la « lettre » que 
« l'esprit » de ce qui fondait leurs Rites et Traditions. 
Sur quoi reposait, en fait, la Maçonnerie introduite en 
France par les Anglais au début du XVIII e siècle ? Les 
élites qui se firent accepter en son sein, croyant y trou- 
ver des merveilles et des étrangetés, furent longtemps 
déçues. Aussi, une Conférence Maçonnique Française 
invita-t-elle le 10 mai 1785 à Paris, Alexandre de Ca- 

37. Appendice II intitulé « Le Programme des Adeptes » du livre « La Lumière 
sur te Royaume » d'Alexandre Moryason. Éd. Moryason. 


43 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


gliostro dont la Connaissance effective « des Mystè- 
res » était connue et vantée ... En fait , si ce « plan » 
avait réussi , il se serait agi de largement diffuser ; mais 
aux seuls Ordres Initiatiques ( ouverts aux deux sexes), 
après études sérieuses et épreuves dûment accomplies, 
ce qui était appelé au XVIII e siècle « l'Arcana Arcano- 
rum » (connaissance détenue par Saint-Germain et 
Althotas et transmise à Cagliostro, d'Aquin, et quel- 
ques autres, relative aux Rites de Haute Théurgie Évo- 
catoire d'une part, à l'essence de l'Enseignement Alchi- 
mique, d'autre part et enfin aux Techniques 
« rapides » de développement spirituel, basées sur la 
Théurgie, semblables — mais sous une symbolique 
différente — à celles du Mahamudra de l'Orient). 

■ Ouvrir, dans un deuxième temps, progressivement à 
toutes et à tous la Connaissance dite « Hermétique » 
mais qui traitait simplement des Lois Universelles et 
de leur modalité d'utilisation par l'humanité... 

■ Cette diffusion se devait d'être suivie d'une mise en 
place d'Écoles qui se serait faite au cours du XIX e siècle. 

■ L'ensemble de ces mesures constituait l'accès au « Sen- 
tier de la Sagesse » conduisant à une transmutation de 
la conscience de l'Humanité et abolissant, à terme, la 
nécessité d'apprendre sur Terre par la souffrance. 

■ Dans ce « Programme » gisait une véritable Révolu- 
tion, le danger le plus redoutable pour les Sectes 
Noires et pour l'Eglise Catholique et Romaine, qui 
fût, dès le IV e siècle après J.-C ., un des principaux 
instruments de celles-ci en Occident... 

» Et c'est en cela, dans ce « Programme » magnifique, 
que résidait le « Secret » de Cagliostro qui a fait cou- 
ler tant d'encre ; en cela et non dans les documents, 
saisis par l'Inquisition ou ceux qu'ont pu recueillir 
ses disciples, car ces papiers ne contenaient rien, 
malgré les amorces de révélations, qui puisse per- 
mettre aux humains, aussi sincères eussent-ils pu 
sembler, de mésuser de la Science Hermétique ... 

■ Cette mise en place de l'accession de tous les hom- 
mes et toutes les femmes à l'Initiation, c'est-à-dire à 


44 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


la connaissance des Mystères relatifs aux Origines 
de l'Humanité et au but que celle-ci poursuit , sans le 
savoir ; selon un Plan Divin mathématiquement dé- 
terminé, échoua donc à la fin du XVIII e siècle. 

• Mais il semble que la patience et la ténacité relèvent du 
caractère des Adeptes car, un siècle plus tard. Ils offri- 
rent à l'Humanité par la plume d'H.P. Blavatsky la 
meme Connaissance ( théorique ), présentée cette fois-ci 
sous une phraséologie orientale : « La Doctrine Se- 
crète ». En ce qui concerne la pratique, Ils veillèrent 
sur les travaux théurgiques que présida pendant quel- 
ques années le père de George Bulwer-Lytton à Lon- 
dres puis , plus tard, à la fin du XIX e siècle, sur 
« l'Ordre Hermétique de la Golden Dawn » dont Ils 
exigèrent très vite la fermeture en raison des abus et 
déviations de certains de ses membres... 

■ Initiés, Adeptes, Émissaires de Lumière, Frères de la 
Rose-Croix, envoyés des Mahatmas, des Maîtres de 
Sagesse... combien furent éclaboussés par le doute, 
les sarcasmes et la calomnie de cette Humanité 
même qu'ils ont voulu secourir ? Chacun d'eux, 
dans une lassitude bien compréhensible, aurait pu 
être l'auteur de ce que Cagliostro a exprimé : « Je 
passe, faisant autour de moi le plus de bien pos- 
sible... mais je ne fais que passer... » 

Les Adeptes ou Maîtres de Sagesse et la Théosophie 

Ceux qu’en Occident on appelle « les Maîtres de Sa- 
gesse » ou « Adeptes » et encore en Orient « Bouddha et 
Boddhisattvas » sont passés par tous les stades humains et 
les Six Initiations planétaires, summum de notre évolu- 
tion 38 . Ce sont des Êtres : 

■ qui se sont libérés, par une évolution telle que celle 
que nous poursuivons, du Karma car Ils ne sont plus 
soumis à la souffrance ni à l’influence des Plans infé- 
rieurs (matériel, psychique et mental) comme nous le 
sommes ; 

38. Voir « Initiation humaine et Solaire » d'Alice A. Bailey - Lucis Trust (Suisse). 


45 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


■ à la Compassion et l’Amour immenses envers l’hu- 
manité ; 

■ de Lumière dont la grandeur n’a d’égale que leur hu- 
milité ; 

■ dont la Confrérie, invisible à l’ensemble de l’huma- 
nité, est connue sous le nom de Grande Loge 
Blanche et constitue la Hiérarchie Planétaire qui est 
aidée par des Êtres d’évolution encore plus grande. 

Ce fut ainsi que reprit forme, à l’initiative des Maîtres 
de Sagesse et particulièrement de deux d’entre Eux, Kout 
Houmi et Morya , la Théosophie animée au III e siècle par 
Ammonios Saccas mais qui se vit, en réalité, complétée et 
explicitée par des révélations jamais faites à l’humanité sur 
le Savoir antédiluvien, celui que gardait précieusement les 
Lamaseries tibétaines, pour être livré à tous, lorsque les 
temps seraient venus. 

Ce fut par l’intermédiaire d ’Helena Petrovna Blavats- 
ky que cette résurgence s’opéra. Depuis des siècles la Con- 
naissance avait été cachée et voilà qu’elle revenait vivante 
et porteuse de nombreuses promesses tant attendues. 
Comme j’ai tenté de l’expliquer, la Théosophie n’est pas 
un Mouvement sorti ex abrupto de l’esprit de Madame 
Blavatsky à la fin du XIX e siècle. 

La Théosophie — est-il besoin de le répéter ? — est la 
Sagesse Divine, transmise aux hommes il y a des millions 
d’années et préservée ainsi de siècles en siècles. Une partie 
théorique fut donnée par « La Doctrine secrète » 39 . 

D’autres textes inspirés furent écrits par la suite dans le 
courant théosophique, mais peu après, et dès 1920, ce fut 
Alice Ann Bailey qui fut chargée de rédiger sous l’autorité 
du Maître Djwhal Khul, une autre partie de l’Enseigne- 
ment. Ce Travail, principalement théorique, matérialisait 
tout ce qui pouvait être transmis en fonction de ce que 
Karma autorisait, compte tenu de l’évolution de l’humani- 
té ou du moins de ceux parmi les chercheurs qui étaient 
aptes à recevoir cette richesse. Ce fut plus tard que la 
Partie pratique tant attendue, vers la fin des années 1950, 
fut diffusée grâce aux trois livres fondamentaux du Grand 
Adepte Franz Bardon 40 . 

39. « La Doctrine Secrète » en 6 volumes d'Helena Petrovna Blavatsky - Éd. Adyar. 


46 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Être Théosophe aujourd’hui 

Ces deux aspects de la Théosophie (théorique et pra- 
tique) sont maintenant mis à disposition de toute personne 
désireuse de progresser sur le Chemin spirituel. Comme 
nous l’avons vu, la Théosophie est une Sagesse qui ne doit 
pas être confondue avec la Société Théosophique qui 
— bien que respectable — ne fut qu’un viatique tempo- 
raire pour diffuser des informations et un Enseignement 
des plus importants. Être théosophe n’implique donc pas 
le fait d’adhérer à ce Mouvement mais d’étudier assidû- 
ment les Enseignements qui viennent d’être mentionnés. 

C’est aujourd’hui que cette Doctrine doit être mise en 
exergue car elle peut apporter des réponses sûres aux ques- 
tions douloureuses que le monde moderne se pose. 

Non, la Théosophie n’est pas l’image erronée que cer- 
tains se plaisent encore à véhiculer, celle d’un concept 
poussiéreux sur lequel on dissertait dans les salons anglais 
du XIX e siècle. Ce temps est révolu et il faut maintenant 
que l’essence de la Théosophie vive en chaque chercheur 
qui désire l’appliquer dans sa propre vie. Tout est au- 
jourd’hui à disposition, sans qu’il faille pour cela apparte- 
nir à un groupe ou une Loge. Chacun est libre d’étudier 
comme il l’entend et à titre personnel. Les outils sont dis- 
ponibles et répondent aux interrogations. 

Il faut savoir que de nombreux scientifiques, artistes, 
écrivains tels que le Panchen Lama, seconde autorité reli- 
gieuse du Tibet, le Lama K. D. Samdup, membre du Con- 
seil du Dalaï-Lama, reconnurent que H. P. Blavatsky avait : 

« ... incontestablement reçu un enseignement 
Lamaïque élevé ainsi quelle le prétendait ». 

D. T. Suzuki, dont les œuvres font autorité sur le 
Bouddhisme, confirme cette appréciation sans équivoque : 

« Il ne fait aucun doute que Mme Blavatsky 
a été initiée, d'une manière ou d'une autre, à 
l'aspect le plus profond des enseignements du 

40. « Le Chemin de ta Véritable Initiation Magique », « La Pratique de la 
Magie Évocatoire » et « La Clé de la Véritable Kabbale » - Éd. Moryason. 


47 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


Mahâyâna et qu'elle a ensuite révélé ce qu'elle a 
jugé sage de donner au monde occidental sous 
le nom de Théosophie ... ». 

Son inspiration sera reconnue par les écrivains Yeats, 
Russel, Joyce, D. H. Lawrence, Eliot, H. Miller, les pein- 
tres Mondrian, Klee, Kandinsky... Des savants comme 
Flammarion, Maspero, Edison, Crookes, deviendront ses 
amis ou ses disciples. Albert Einstein, selon le témoignage 
d’une de ses nièces, avait toujours sur sa table de travail un 
exemplaire de son œuvre : « La Doctrine Secrète ». 

Mais ce que l’on sait moins est que cet Enseignement 
inspira de nombreux auteurs d’Ésotérisme qui puisèrent 
dans ces richesses sans jamais citer H. P. Blavatsky, pous- 
sant même le comble jusqu’à la critiquer. 

La Théosophie est, nous l’avons dit, la Sagesse Divine 
et au risque de le répéter, nul besoin d’être membre de la 
Société Théosophique pour être Théosophe, c’est-à-dire 
pour étudier et mettre en pratique les différentes branches 
qui la composent. À l’époque, la « Vieille Dame » s’inter- 
rogeait sur l’avenir de la Société Théosophique et pensait, 
à juste titre, que la faiblesse de ses membres conduirait le 
Mouvement à son extinction. Elle disait elle-même 41 : 

« Tous les mouvements du genre de la Socié- 
té Théosophique ont, jusqu'à présent, abouti à 
l'insuccès, parce que, tôt ou tard, ils ont dégéné- 
ré en sectes ayant leurs dogmes particuliers, ce 
qui leur a fait perdre graduellement cette vitali- 
té que la Vérité seule peut répandre . Il ne faut 
pas oublier que tous nos membres ont été élevés 
dans une croyance ou une religion quelconque, 
que tous appartiennent plus ou moins à leur gé- 
nération, physiquement et mentalement ; et que 
par conséquent leur jugement n'a que trop de 
chances d'être influencé de l'une ou de l'autre 
façon. Donc, s'ils ne peuvent pas s'affranchir de 
ces tendances innées ou s'ils ne peuvent pas au 
moins apprendre à éviter de se laisser entraîner 
par elles, ils conduiront la Société sur l'un ou 
41. « La dé de la Théosophie » - Éd. Adyar, p. 82. 


48 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Vautre écueil de la pensée et elle y échouera 
pour y mourir ». 

Elle disait encore dans le même ouvrage : 

« La Théosophie, enfin , est le Soleil fixe et 
éternel et sa Société la comète fugitive qui 
cherche à se fixer une orbite , afin de devenir 
planète et qui tourne toujours dans Vattraction 
du Soleil de vérité. C'est pour montrer aux 
hommes que la Théosophie existe et pour les ai- 
der à s'élever vers elle par l'étude et V assimila- 
tion de ses vérités éternelles que la Société 
Théosophique a été organisée. » 

Elle avait raison, sachant aussi que la Théosophie ne 
pourrait jamais disparaître et que d’autres Amis de la Vé- 
rité continueraient la tâche en faisant vivre en eux l’étude 
des Principes sacrés. C’est aussi, dans cet esprit, que de 
nombreuses personnes dans le monde pratiquent au- 
jourd’hui la Magie Divine telle qu’elle est aujourd’hui pro- 
posée en Occident 42 . 

Shamballa, Cité réelle mais invisible 

Le sujet de la transmission de la Sagesse Divine ou 
Theosophia nécessitait un bref exposé afin d’examiner la 
manière dont Elle fut révélée au cours des millénaires pas- 
sés par l’intermédiaire des Mahatmas, ces Adeptes 43 par- 
venus à un niveau d’évolution très élevé. Gardiens de 
notre monde depuis l’origine, Ils sont nos véritables Frères 
de Lumière et forment la Grande Loge Transh imalayenne 
ou Hiérarchie Planétaire, située dans la ville sacrée de 
Shamballa. 

Je me permets de faire ici une légère digression car 
écrire ce qui suit en « note » pourrait échapper au lecteur. 

42. Voir Franz Bardon et Alexandre Moryason. 

43. État d'un être humain, homme ou femme, qui a atteint un développement 
intérieur tel, qu'il exprime la totalité de Sa Conscience spirituelle, et maî- 
trise parfaitement Sa nature humaine qui n'est plus qu'un support à Son 
Expression divine. Ce résultat est obtenu par un travail rigoureux, et par 
une évolution lente et progressive effectuée sur d'innombrables vies 
d'apprentissage et de souffrance. 


49 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


En effet, il convient de ne pas sombrer dans un mons- 
trueux amalgame entre le mouvement nazi fondé en 1920 
par Adolph Hitler (dont Dietrich Eckart, à l’origine des ses 
théories, fut le mentor 44 ), l'Ordre des Frères de la Lur 
mière 45 , et l’appellation « Frères de Lumière » qui a tou- 
jours été attribuée aux Adeptes et Maîtres de Sagesse, œu- 
vrant depuis la nuit des temps pour le bien de tous les 
êtres, quels que soient leur race, leur sexe et leur croyance. 
Jacques Bergier dans le Matin des Magiciens et Trevor Ra- 
venscroft dans la Lance du Destin , rapportent que les 
membres de Thulé considéraient le Théosophe 46 et ses dis- 
ciples comme leurs pires ennemis... Ceci en dit long sur 
l’antinomie fondamentale séparant les deux idéologies. 

Fermons cette parenthèse qui nous paraît importante 
pour revenir à Shamballa. 

Cette Cité est souvent mentionnée comme symbolique, 
voire mythique. C’est pour cette raison que de nombreux 
chercheurs ont affirmé qu’elle n’existe pas et qu’elle fait 
partie des allégories bouddhistes dans la mesure où ils 
n’ont rien trouvé dans le désert de Gobi, point géogra- 
phique de sa situation. Les textes bouddhistes désignent 
par de nombreux symboles la splendeur de Shamballa et la 

44. [N.d.É.] Avant de mourir, Eckart aurait dit : « Suivez Hitler. Il dansera, mais 
c'est moi qui ai écrit la musique. Nous lui avons donné les moyens de 
communiquer avec Eux. Ne me regrettez pas : j'aurai influencé l'histoire 
plus qu'un autre Allemand ». « Eux »?.... Ce sont ces Forces de l'Ombre et 
ceux — des êtres humains — appartenant aux Groupes Noirs qui leur 
étaient assujettis... 

45. L'Ordre des Frères de la Lumière devint plus tard la Société du Vril qui 
collabora avec la Société de Thulé. Celle-ci fut créée en 1918 par le faux 
Baron Rudolf von Sebottendorf et peaufinait l'idéologie nazie. Le titre 
pompeux de « Frères de Lumière » que les Nazis s'attribuèrent tient au fait 
que ceux-ci affirmaient vouloir chasser définitivement le mal de la Terre... 
et ce mal c'était tous les êtres humains excepté ceux qui appartenaient à 
la race germanique... 

46. [N.d.É.] Rudolf Steiner (1861-1925) : philosophe et occultiste autrichien. 
À l'âge de 25 ans, en 1886, il entendit parler pour la première fois 
d'H.R Blavatsky. Il écrivit à la Comtesse Wachtmeister en 1892 lorsque 
celle-ci s'apprêtait à écrire son témoignage dans l'ouvrage qu'on lui 
connaît : « La Doctrine Secrète et Madame Blavatsky » afin d'apporter lui 
aussi son propre témoignage de l'expérience « subtile » qu'il eut avec 
l'Initiée Russe. En 1903 il devint membre de la Société Théosophique et 
Secrétaire Général pour l'Allemagne. Suite à des différends avec la Prési- 
dente de cette Société, Annie Besant, il s'en écarta en 1 91 1 et fonda la So- 
ciété Anthroposophique. Ennemi acharné des nazis qui ne cessaient de le 
poursuivre, il se dit empoisonné le 1 er janvier 1924 ; sa santé commença 
alorsàchancelerfortementetil mourut le 30 mars 1925 à l'âge de 64ans. 


50 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


majesté divine de son Régent, Rigden-Jyepo, détenteur de 
l’Enseignement ésotérique du Kalachakra. 

En fait, cette ville n’est pas un mythe car elle existe en 
dépit des rumeurs et des légendes qui la cachent. Actuelle- 
ment, elle est inaccessible à toute personne qui chercherait 
à y pénétrer sans autorisation. Des forces naturelles en em- 
pêchent l’accès à quiconque n’est pas parvenu à un certain 
stade d’initiation. Personne n’a jamais pu raconter en dé- 
tail ce que cette ville sacrée peut renfermer. Les Adeptes 
qui y vivent n’ont pas vraiment dévoilé grand-chose en rai- 
son du silence posé sur cette partie du monde. 

De plus, Shamballa ne peut être perçue par des yeux 
humains et c’est ce qui fait son mystère. En effet, par le 
pouvoir spirituel qu’elle renferme, tout autant que par la 
puissance des Êtres qui y vivent, elle se situe sur un Plan 
éthérique élevé, ce qui la rend invisible aux regards des 
profanes. Shamballa est en fait le Centre de Lumière spiri- 
tuelle de notre planète, en contact permanent avec d’au- 
tres secteurs de l’espace tout aussi Lumineux. Elle vibre 
sur des octaves très subtiles mais pourtant bien réelles. 
Voilà, entre autres, pourquoi elle est toujours considérée 
comme une ville mythique. 


« La Doctrine Secrète » : 

révélation des Annales planétaires — notre passé... 

Ce qui va être dit maintenant n’est que le fruit de cet 
Enseignement qu’un de leurs grands disciples, H. P. Bla- 
vatsky, eut la charge de diffuser 47 . 

C’est cette même Doctrine qui était l’apanage des prê- 
tres initiés de l’Égypte et de la Grèce antiques dont certains 
d’entre eux avaient relaté par écrit des faits historiques re- 
montant à un passé lointain. Mais par respect pour le ser- 
ment de silence qu’ils avaient prononcé, ils n’étaient pas 
en mesure de divulguer de manière explicite l’intégralité de 
leur savoir. 

C’est pourquoi, par exemple, l’Initié que fut Platon res- 
ta très évasif sur les documents que Solon reçut des prêtres 


51 



IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 


de Saïs. Après vingt ans d’études de la Sagesse Divine en 
Égypte, il en savait beaucoup plus qu’il n’était autorisé à 
dire. Néanmoins, pour ceux qui connaissent la véritable 
Histoire de l’Atlantide, le récit de Platon est tout à fait 
conforme à ce qui nous vient des Maîtres de Sagesse. Pour 
confirmer — s’il en était besoin — les connaissances de 
l’Initié grec en matière de Science Traditionnelle, la lecture 
de son ouvrage « Le Banquet » suffit à elle seule à démon- 
trer combien l’histoire des Étapes d’évolution ou Races de 
l’humanité lui étaient familières. 

On notera, toutefois, comme chez bien d’autres au- 
teurs initiés, qu’un langage allégorique se mélange au ré- 
cit. Mais au fond, tout est dit. En faisant référence à cette 
antique Sagesse, nous allons maintenant nous plonger 
dans une histoire perdue dans la nuit des temps et dont il 
ne subsiste que peu ou pas de traces 48 physiques nous per- 
mettant d’accréditer quelque théorie que se soit. Une fois 
de plus, le lecteur se verra conduit à faire un choix, celui 
d’accepter ou de réfuter. Les Annales Secrètes que détien- 
nent les Grand Adeptes, nous mènent à des époques très 

47. Helena Petrovna Blavatsky fut, de son vivant et même encore aujourd'hui, 
la cible de toutes les calomnies. Compte tenu de l'originalité de l'Enseigne- 
ment qu'elle transmit par l'intermédiaire des Maîtres de Sagesse, avec qui 
elle était en relation permanente, mais aussi par les pouvoirs psychiques 
qu'elle possédait. Elle attira jalousies et convoitises. Les arguments qu'elle 
apportait sur l'origine de l'humanité, mettaient en difficulté certaines théo- 
ries scientifiques et dérangeaient considérablement l'Église catholique. 

Ce fut principalement le Rapport Hodgson de l'Académie des Sciences 
Londoniennes qui la discrédita en fabriquant des « preuves » qui ont été 
démenties à ce jour par cette même Académie, qui reconnaît enfin, la 
malversation d'Hodgson. H. RB. fut aussi l'objet d'attaques sournoises, y 
compris de personnes qu'elle avait accueillies comme domestiques dans 
sa propre maison. Elle les aida, avec amitié, et malgré sa générosité, elles 
colportèrent de faux témoignages en disant que les pouvoirs de leur maî- 
tresse n'étaient autres que des machinations dont ils étaient les compli- 
ces. Ils se rétractèrent ensuite, mais le mal était fait... 

Elle gênait, et les attaques répétées dont elle fut la victime (en particulier 
celles infondées et fallacieuses de René Guénon), ternirent son image 
malgré un travail considérable et une probité sans faille. Mais que n'a-t-on 
dit même après sa mort ! 

Certains auteurs mal intentionnés, n'ayant même pas lu son œuvre, se 
sont permis d'affirmer qu'elle fut l'inspiratrice du nazisme sous prétexte 
qu'elle utilisait le Svastika dans le sens négatif et matérialisant (sinistro- 
gyre) alors qu'elle le présentait dans son sens positif-spiritualisant (dex- 
trogyre) usité par la Race Aryenne. 

48. Hormis certains objets insolites, constructions inexplicables, empreintes 
de pas humains, il ne subsiste rien aujourd'hui de ce lointain passé. 


52 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


lointaines de l’Histoire de l’humanité. Peu de choses ont 
été divulguées sur ces continents qui demeurent à jamais 
enfouis dans les abysses des océans. 

La fin de notre civilisation 

Mais, bien que des efforts considérables soient entre- 
pris par les Maîtres de Sagesse pour que l’humanité puisse 
bénéficier des outils nécessaires à l’ouverture de la cons- 
cience, il n’en demeure pas moins que notre civilisation 
touche peu à peu à sa fin. Les derniers soubresauts des sys- 
tèmes sociaux économiques, politiques et religieux nous 
rivent de manière plus sournoise au matérialisme forcené. 
Ce système ne peut durer encore longtemps et, sans faire 
de catastrophisme, la raison simple nous indique que l’hu- 
manité doit changer radicalement son comportement et 
ses structures sociales. 

Nous arrivons à un point de non-retour où la vieille 
dette karmique atlante doit être liquidée . 


53 



Chapitre 2 


IL Y A 5 MILLIONS D’ANNÉES... 


« Nos pères ne sont pas nés ici. Ils sont venus d’une 
terre lointaine nommée Aztlan où s’élevaient une 
haute montagne et un jardin habité par les dieux... » 
Montézuma 49 à Hernando Cortès . 50 

L’évolution de notre Terre 
et ses sept Grandes Races 

La Loi du Septénaire, 
fondement de l’Univers « manifesté » 

L ’enseignement occulte nous apprend que 
tout, dans PUnivers visible ou invisible, est basé 
sur la Loi du Septénaire , impliquant donc des 
subdivisions septénaires. Sept Plans vibratoires, sept ni- 
veaux dans l’être humain, sept Éléments, mais aussi un 
système de sept Races-mères 51 comportant chacune égale- 

49. [N.d É.] Motecuhzoma Xocoyotzin (1502-1520) dit « Montézuma » (Le 
jeune Seigneur en nahuatl) : IX e « Huey T/atoani Aztecatl » qui a subi la 
conquête espagnole contre l'Empire Aztèque et laissa sa vie dans ce com- 
bat. (Voir en fin d'ouvrage : Présentations de l'Éditeur, 11-3). 

50. [N.d É.] Fernando Cortès Monroy Pizarro Altamirano ou Hernando Cortès 
(parfois écrit Cortez) - (1485-1547) : Conquistador espagnol qui s'est em- 
paré de l'Empire Aztèque pour le compte de Charles Quint, Roi de Castille 
et Empereur romain germanique. Cette conquête est l'acte fondateur de 
la Nouvelle-Espagne et marque le début de la colonisation espagnole des 
Amériques au XVI e siècle. 

51. Le mot « race » ne doit pas être compris ici comme une différenciation gé- 
nétique discriminative ou comme la supériorité d'une ethnie ou d'un 
peuple sur un autre. En matière d'histoire traditionnelle, le terme de Race 
implique l'ensemble de l'humanité considérée sur une évolution de plu- 
sieurs millions d'années. Ainsi la Race atlante, ou Quatrième Race, vécut 
avec le développement de ses « races ou branches mineures », durant 
des milliers d'années. Il faut entendre ici l'expression « races mineures » 
non comme un jugement de valeur par rapport à tel ou tel groupe d'indivi- 
dus mais comme une « branche » des « sous-branches ou rameaux », une 
« famille » qui descend de la Race-mère principale et qui, par conséquent, 
n'est ni supérieure ni inférieure génétiquement à quelque élément d'une 
quelconque Race que ce soit. Ces mots présentent un schéma qui ne défi- 
nit aucune supériorité de « sang » mais qui explique les subdivisions de 
sociétés historiques, à l'échelle de l'humanité tout entière. 


54 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


ment sept familles ou branches mineures, soit au total qua- 
rante-neuf rameaux mineurs. 


Les Races-Racines et leurs familles raciales 


Ces sept Races forment ce que l’on appelle un Globe 
qui, uni à sept autres Globes, forment une Ronde, etc. 

Bien que cela semble compliqué, en apparence, la vi- 
sion d’ensemble est très facile à comprendre. Nous envisa- 
gerons cela dans un futur ouvrage mais contentons-nous, 
pour l’instant, de mémoriser que sept Races fondamenta- 
les forment un Globe (comme un camembert 52 coupé en 
sept portions) et que chaque portion est subdivisée en sept 
branches, lesquelles produisent des rameaux mineurs. 
Ainsi avons-nous : 

■ Les deux premières Races Primordiales, appelées res- 
pectivement « polaire » et « hyperboréenne » (que 
nous n’aborderons pas, dans ce livre) 

■ La Troisième Race-mère appelée « Lémurienne » (du 
continent dénommé à tort Mû). Nous ne l’étudie- 
rons pas ici. 

■ La Quatrième Race-Mère, l’Atlantide, qui sera en 
fait le point de départ de notre exposé. 

■ La Cinquième Race-Mère, notre Race, appelée 
« Race-Aryenne » ; elle est telle depuis 1 million 
d’années et le sera pendant plusieurs milliers d’an- 
nées encore 53 . 

52. [N.d.É.] Camembert : diagramme circulaire, découpé par des rayons, per- 
mettant de représenter des proportions ou des pourcentages. 

53. Le terme de « Race Aryenne » doit être envisagé dans son acception origi- 
nelle, à savoir la Race dont les Brahmanes se disaient les descendants, 
c'est-à-dire les peuples qui formèrent la nouvelle humanité qui se répan- 
dit sur Terre après le dernier engloutissement de l'Atlantide. Elle ne doit 
pas être confondue avec une quelconque idéologie raciste établie par 
l'Ordre Noir nazi au milieu du siècle dernier. Chaque nouvelle humanité 
remplace la précédente après un cataclysme planétaire plus ou moins im- 
portant et germe comme une nouvelle fleur sur une même plante. La Doc- 
trine Hermétique donne donc une appellation significative à chaque 
l'humanité qui prend naissance pour un nouveau cycle. Après la Race 
Atlantéenne vient notre race, la Cinquième ou Race aryenne qui s'est ré- 
pandue principalement en Europe, dans le Bassin méditerranéen jus- 
qu'en Iran ainsi qu'en Amérique du Nord. [...] 


55 



IL YA5 MILLIONS D’ANNÉES... 


Comme pour toute Race naissante dans un cycle nou- 
veau (une « race » — rappelons-le — évolue dans un cycle 
de plusieurs millions d’années ; elle est composée de sept 
sous-branches mineures et ces dernières divisées chacune 
en sept rameaux, soit au total quarante-neuf rameaux mi- 
neurs), des groupes ethniques survivants de la vieille Lé- 
murie vivaient sur des bastions de terre disloquée. 


La Race Atlantéenne et les Terres Atlantes 

Après l’effroyable catastrophe, ces rescapés survécurent 
et se fondirent dans le nouveau peuple Atlante qui, désor- 
mais, régnait sur la Terre. Ce furent ces Lémuro-atlantéens 
de la partie septentrionale. Ce fut à partir d’eux que se déve- 
loppa la Quatrième Race dite « Atlantéenne ». 

Pour plus de précisions, il faut dire qu’une Race ne dé- 
bute pas à la fin de la précédente comme on pourrait l’ima- 
giner. La Race Atlante commença plusieurs milliers d’an- 
nées avant la chute de la Lémurie sur les terres éparses de 
ce continent. C’est pourquoi nous pouvons parler de Lé- 
muro-atlantes, peuple d’une grande évolution. 

De même, notre Race dite Aryenne, est composée de 
sept branches mineures. Elle naquit en Atlantide il y a en- 
viron un million d’années et fut, plus tard, contemporaine 
de la destruction de Poséïdonis. Comme on peut le consta- 
ter, il n’y a pas de frontière exactement marquée entre une 
Race et une autre et même entre leurs différentes subdivi- 
sions. Nous pouvons dire qu’il y a, aujourd’hui encore, 
des peuples Atlanto-aryens ainsi que des « germes » de la 
Sixième Race majeure qui s’établira sur notre planète dans 
quelque mille ans. 

[...] L'Ordre de Thulé, guidé par des Forces noires influentes, s'empara de 
ces notions traditionnelles en les interprétants à sa façon. Ils firent de la 
Race Aryenne une question de particularité ethnique fondée sur le « sang 
pur ». Cette idée vient en partie du fait que la mythologie nordique, par l'in- 
termédiaire des textes de YEdda principalement et du Ka/eva/a, présente 
de hauts faits héroïques où l'on voit les géants nordiques vaincre des êtres 
plus grossiers, voire monstrueux. C'est sur cette fausse interprétation, et 
d'autres tout aussi odieuses, que fut bâtie la suprématie de la Race 
Aryenne en utilisant des symboles authentiques à des fins négatives. 


56 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Pour en revenir à l’Atlantide, la Doctrine Hermétique 
nous dit que ce continent fut formé par la réunion de nom- 
breuses îles et péninsules qui s’élevèrent au-dessus des 
eaux et finirent par constituer la demeure des grands 
Atlantes. 


m 


L’Atlantide et son engloutissement 

Grande Atlantide et Poséidonis 

C’est l’Atlantide, continent de la Quatrième 
Race-Mère, qui sera notre point de départ. Notre Race, 
depuis 1 million d’années, et pendant quelque mille ans 
encore, est appelée la Cinquième Race-Mère ou Race 
Aryenne. Il faut savoir que les noms de Lémurie, d’Atlan- 
tide et de Poséïdonis sont des noms modernes et ne sont 
donc pas ceux qui étaient connus alors et qui définissaient 
ces continents. 

Lorsqu’on évoque l’Atlantide, le continent qui vit 
éclore la Quatrième Race-racine, on y attache invariable- 
ment le récit de Platon dans lequel l’auteur décrit l’englou- 
tissement de Poséïdonis, dernier bastion de la grande 
Atlantide, il y a environ 12 000 ans. 

Pourtant, cet épisode ne représente qu’un cataclysme 
mineur si l’on se réfère aux différents effondrements sur- 
venus durant de nombreux millions d’années mais aussi 
aux feux souterrains et autres phénomènes naturels em- 
portant avec eux d’extraordinaires civilisations. 

L’Atlantide de Platon ne présente pas un grand intérêt 
dans l’Histoire de notre monde car cette terre ancrée au 
milieu de l’Océan Atlantique n’était plus que le pâle reflet 
de la grande civilisation atlante qui commença son cycle 
après la destruction du continent lémurien. Soit, pour être 
plus précis, il y a environ cinq millions d’années. 


57 



IL YA5 MILLIONS D’ANNÉES... 


La Grande Atlantide avant Poséidonis 

L’Atlantide était un continent gigantesque si l’on en 
juge par le récit des Stances de Dzyan , manuscrit antique 
écrit en langue sacrée, le Sen-zar , transmis par les Maîtres 
de Sagesse. Plus tard, cet immence continent se fragmenta 
et se divisa en sept grandes péninsules ou îles dans les ré- 
gions de l’Atlantique Nord mais aussi, plus au Sud, dans le 
Pacifique (où subsistaient encore certains fragments de 
l’ancienne Lémurie). Cela est dit dans tous les textes anti- 
ques, aussi bien dans les Pûranas indiennes que dans les 
œuvres des auteurs grecs. 

Il serait hors de propos de comparer ici les théories 
scientifiques actuelles avec ce que nous enseigne la Doc- 
trine Hermétique. L’examen serait long et fastidieux et, au 
fond, ne résoudrait aucun problème. Cet ouvrage, comme 
je l’ai dit, se fonde sur la transmission que les Grands 
Adeptes confièrent à leurs disciples les plus élevés. À 
l’époque où ces informations furent diffusées (fin du XIX e 
et début du XX e siècle), la Science n’avait pas effectué les 
importantes découvertes que l’on connaît aujourd’hui. 

La Science face aux engloutissements 

Des théories en vigueur comme « la Tectonique des pla- 
ques » de l’Allemand Alfred Wegener sont le modèle de ré- 
férence actuel au sujet du fonctionnement interne de la 
Terre. Elle expose que les mouvements des continents en 
surface sont la résultante du déplacement de matière qui se 
déroule dans le manteau terrestre. Ces déplacements des 
masses terrestres qui glissent et s’entrechoquent provo- 
quent, à des périodes cycliques de l’Histoire, des affaisse- 
ments gigantesques dus à la cassure ou effondrements de 
certaines plaques, changeant ainsi l’aspect de notre globe. 

Mais cette théorie ne peut tout expliquer concernant 
l’Atlantide, même pour la période la plus récente, celle de 
Poséidonis. En effet, les découvertes de Pierre Termier 
(1859-1930) sont assez déroutantes. Ce géologue spécia- 
liste de la tectonique révéla que lors de la pose d’un câble 
sous-marin reliant Brest au Cap Cod en 1908, le grappin 


58 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


ramena au Nord des Açores, par 47° de latitude Nord et 
19°40 de longitude Ouest, à 500 milles 54 environ des îles, 
de petites esquilles minérales ayant l’aspect d’éclats récem- 
ment brisés. Il s’exprima ainsi dans une conférence du 30 
novembre 1912, à l’Institut Océanographique de Paris : 

« Les esquilles ainsi arrachées à des affleure- 
ments rocheux du fond de l'Atlantique sont 
d'une lave vitreuse ... Une telle lave , entièrement 
vitreuse , n'a pu se consolider à cet état que sous 
la pression atmosphérique . Mieux encore , brus- 
quement et à une période relativement récente, 
ces sommets se sont effondrés ; sans cela, l'éro- 
sion atmosphérique et l'abrasion marine au- 
raient nivelé toute la surface. » 

Ces découvertes confirment que ce sont les feux volca- 
niques qui détruisirent le continent comme le mentionne la 
Tradition. Par ailleurs, les pans de lave immergés des côtes 
des Açores conservent des restes d’animaux et de végétaux 
fossilisés qui ne peuvent vivre qu’au grand air, comme le 
mentionne Ignacius Donnelly dans son livre L’Atlantide, 
monde antédiluvien, paru en 1882. 

m 


Les cataclysmes cycliques 


Les différents engloutissements 55 

Mais, de ces continents anciens, nulle trace, dans la 
mesure où les mouvements tectoniques et les glissements 
terrestres qui s’en suivirent ont tout effacé. Cette théorie 
ne nous dit pas que par le jeu de la Tectonique des plaques 
ces continents s’effondrent et ressurgissent sans cesse du- 

54. [N.d.É.] Le mille marin international, équivalant à 1 852 mètres, est utilisé 
en navigation maritime ou aérienne. 500 milles = ±926 km 

55. Pour rappel, voici la série des effondrements du continent atlantéen : 

1 ère tragédie : 869 000 ans av. J-C. ^ Continent amoindri ; 

2 e tragédie : 200 000 ans av. J-C. Ne restent que Routa et Daitya ; 

3 e tragédie : 80 000 ans av. J-C. •=> Ne reste que Poséidonis ; 

4 e tragédie : 9 564 ans av. J-C. «=> Engloutissement final de 

Poséidonis en une nuit. 


59 



IL YA5 MILLIONS D’ANNÉES... 


rant des millions d’années. C’est pourtant le point de vue 
du Maître de Sagesse Koot Humi qui, dans une lettre 
adressée à A. P Sinnet, lui dit 56 : 

« Pourquoi ne pas admettre que nos conti- 
nents actuels , comme la Lémurie et l’Atlantide, 
ont été plusieurs fois déjà submergés et ont eu le 
temps de réapparaître et de porter leurs nou- 
veaux groupements d'humanité et leur civilisa- 
tion ; et que, lors du premier grand soulèvement 
géologique, au prochain cataclysme (dans la 
série des cataclysmes périodiques qui survien- 
nent, du commencement à la fin de chaque 
Globe), nos continents dont l'autopsie a déjà 
été faite, s'enfonceront et les Lémuries et Atlan- 
tides remonteront à la surface . » 

« Pensez aux futurs géologues des Sixième et 
Septième Races. Imaginez-les creusant profondé- 
ment dans les entrailles de ce qui fut Ceylan et 
Simla et découvrant des instruments des Veddahs 
ou du lointain ancêtre du Pahari civilisé 57 (tous 
les objets appartenant aux parties civilisées de 
l'humanité qui habitèrent ces régions ayant été 
pulvérisés par les masses énormes des glaciers en 
marche durant la prochaine période glaciaire), 
imaginez-les ne découvrant que des outils gros- 
siers comme on en trouve aujourd'hui parmi ces 
tribus sauvages et déclarant aussitôt qu'à cette pé- 
riode l'homme primitif grimpait aux arbres, y 
dormait et suçait la moelle des os des animaux 
après les avoir brisés (ce que les Européens civili- 
sés, tout comme les Veddahs, font tout aussi sou- 
vent), concluant hâtivement qu'en l'année 1882 
de l'ère chrétienne l'humanité était composée 
d' “animaux semblables aux hommes”, à la face 

56. « Les lettres des Mahatmas » - p. 178 - Lettre N° XXIII b. Éd. Adyar. 

57. [N.d.É.] Vedda ou Veddah : peuple autochtone du Sri Lanka (ancienne- 
ment Ceylan) relié ethniquement aux Australoïdes. Ces chasseurs-cueil- 
leurs sont actuellement en voie de disparition. 

Pahari : peuple indo-aryen vivant aujourd'hui principalement au Népal. 
Historiquement anciens, les Paharis apparaissent dans le Mahâbhârata 
qui relate des faits se déroulants plus de 2000 ans avant l'ère chrétienne. 


60 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


noire et à favoris, “aux grandes dents canines 
saillantes, allongées et pointues”. Il est vrai qu'un 
Grant Allen de la Sixième Race pourrait n'être 
pas très éloigné des faits et de la réalité en suppo- 
sant que durant la “période de Simla”, ces dents 
étaient employées dans les combats de “mâles” se 
disputant les femmes dont les maris sont absents. 

Mais le fait est que la métaphore n'a rien à faire 
avec l'Anthropologie et la Géologie. » 

« Telle est votre Science. Retournons à vos 
questions. Naturellement, la Quatrième Race a 
eu ses périodes de civilisation la plus haute. Les 
civilisations grecque et romaine et même la civili- 
sation égyptienne ne sont rien, comparées aux ci- 
vilisations qui commencèrent avec la Troisième 
Race. Les hommes de la Seconde n'étaient pas des 
sauvages mais ne pouvaient être dits civilisés. » 

Tout, ou presque, a aujourd’hui disparu de ces Anciens 
Mondes. La Lémurie d’il y a 1 8 millions d’années et l’Atlan- 
tide qui parvint à son apogée il y a un peu plus d’un million 
d’années dorment au fond des océans, enfouies sous d’énor- 
mes masses de concrétions marines. Que pourrait-on bien 
trouver de ces civilisations, sinon du limon et des fonds va- 
seux ? Les archéologues des temps futurs, dans plusieurs 
millénaires, n’exhumeront que de vagues traces, lorsque ces 
continents reviendront à la surface, selon le changement cy- 
clique et inexorable du temps. La physionomie de la Terre 
change régulièrement. Dans notre courte vie d’hommes, 
nous pouvons déjà remarquer les transformations minimes 
du paysage, des bords de mer qui s’effondrent, de l’eau qui 
avance sur les côtes, de petites îles qui apparaissent et d’au- 
tres qui s’évanouissent. Cela est certes insignifiant car c’est 
à l’échelle d’une vie, mais imaginons ce que peut faire la 
Terre durant des millions d’années. 

Notre globe a connu plusieurs cataclysmes mineurs, 
comme l’engloutissement de Poséïdonis il y a près de 
12 000 ans, puis des cataclysmes plus importants dans le 
Nord de l’Atlantide il y a près de 800 000 ans. Mais il y a 
aussi des effondrements majeurs comme ceux qui se pro- 
duisent lors du passage d’une Race-racine à une autre. Ce 


61 



IL YA5 MILLIONS D’ANNÉES... 


fut le cas avec la disparition de la Lémurie et, plus tard, la 
formation des futures terres atlantes dont le processus 
dura des milliers d’années... 

Notre sort à venir 

L’histoire antédiluvienne, mise ainsi en perspective, 
nous permet d’obtenir une vision globale et de nous inter- 
roger sur notre devenir. Un jour viendra, dans un avenir 
très lointain, où la Terre s’éteindra et se transformera en 
une planète morte. Avant cela, les êtres humains connaî- 
tront toutes sortes de cataclysmes allant du plus petit au 
plus grand. Les tremblements de terre, les raz de marée et 
autres phénomènes volcaniques ne sont que de brefs mou- 
vements terrestres, même si l’on peut déplorer de tragiques 
pertes humaines à chacune de ces perturbations géologi- 
ques. Mais l’humanité subira, tôt ou tard, des assauts plus 
violents selon des lois cycliques par lesquelles intervien- 
nent des mouvements tectoniques naturels mais aussi des 
implications karmiques. 

Ces bouleversements cataclysmiques sont récurrents et 
les hommes devront encore affronter de telles tragédies, 
dignes des films hollywoodiens les plus dramatiques. 
L’homme est un animal insignifiant sur cette planète. Seule 
sa Conscience Intérieure fait de lui un être divin. La peur 
atavique de la fin du monde, cette peur collective, n’est 
qu’une référence à ces catastrophes qui se sont déjà pro- 
duites par le passé et qui se reproduiront encore. Nous 
gardons cette angoisse en nous car elle se réfère à une véri- 
té géophysique, enfouie dans notre mémoire cellulaire. 

En l’état actuel de la Science, rien ne permet d’accrédi- 
ter ce que révèle la Doctrine Hermétique à propos des civi- 
lisations qui nous ont précédés. Bien que la technologie ait 
évolué, la Géologie n’est pas en mesure de vérifier les don- 
nées apportées par le Courant traditionnel. De plus, les 
scientifiques, par leur éducation et leur cursus, ne peuvent 
adhérer à de pareilles théories. Pour eux, ce sont des consi- 
dérations oiseuses, dénuées de bon sens. Pourtant, la 
Science a fini par admettre nombre d’exposés hermétiques 
après avoir démontré l’existence de lois et de principes vé- 


62 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


rifiables. Inévitablement, et encore pour très longtemps, le 
système scientifique suivra une voie parallèle à celle de la 
Doctrine Hermétique. Pourtant, la concordance pourrait 
être établie. L’opposition existe dans la mesure où la 
Science envisage le monde microscopique et macrocos- 
mique (l’homme y compris) comme étant essentiellement 
tributaires de la raison, des émotions et de l’intellect, en re- 
fusant la dimension spirituelle, alors que la Doctrine Her- 
métique EST la Science, vue d’une manière holistique. Il 
faudra beaucoup de temps pour que l’osmose s’opère. 

Les continents ont été bouleversés et ils le seront en- 
core. Cela n’est pas une prophétie mais une réalité qui 
s’inscrit dans l’ordre des choses. La Lémurie a connu une 
naissance, un Âge d’Or et une décadence. L’Atlantide est 
passée par les mêmes stades. Notre Race, la Cinquième, va 
connaître le même sort avec, entre temps, des cataclysmes 
mineurs. Et l’humanité repartira ensuite vers un cycle nou- 
veau, celui de la Sixième Race-racine, dans environ mille 
ans. Ce tableau peut paraître préoccupant, voire ef- 
frayant, mais il est naturel et fait partie intégrante de l’His- 
toire de l’Homme sur cette planète. 

Jusque-là, seuls ceux qui font la démarche de s’ouvrir à 
certaines perceptions, dans le cadre de l’évolution de la 
Conscience Intérieure, peuvent bénéficier de l’apport 
considérable offert par l’Enseignement sacré. En l’occur- 
rence, chacun possède son libre arbitre. Il est donc inutile 
de convaincre ou de forcer car ce serait aller à l’encontre 
des Lois qui prévalent au partage et au service. Chacun 
saura, au moment opportun, dans le long déroulement de 
ses multiples vies, suivre le Chemin proposé par la Doc- 
trine Hermétique qui offre les Sept Clefs fondamentales à 
l’évolution humaine. 

Pour mieux saisir les propos qui vont suivre tout au 
long de cet ouvrage et comprendre l’enjeu actuel de notre 
monde et la condition de l’humanité, il nous faut mainte- 
nant partir pour un long voyage à travers le temps, à une 
époque presque inimaginable. 


m 


63 



IL YA5 MILLIONS D’ANNÉES... 


La Race Atlantéenne : les Atlantes 

Il y a quatre millions d’années, au centre même de l’em- 
placement actuel de l’Océan Atlantique et bien au-delà 
dans le Nord (voir carte) s’étendait un gigantesque conti- 
nent qui abritait une civilisation remarquable, l’Atlantide ! 
Elle faisait suite à celle de la Troisième Race-racine, la civili- 
sation de la Lémurie qui, après avoir été florissante, pen- 
dant des millions d’années, s’était effondrée au cours d’un 
cataclysme titanesque de feux souterrains et de lave. 

Leur environnement 

Les forêts étaient gigantesques et peuplées d’essences 
rares qui nous sont aujourd’hui inconnues. La faune était 
autre, elle aussi, quoique certaines espèces soient au- 
jourd’hui semblables à celles d’alors, mais de taille infé- 
rieure. Quelques rares grands sauriens habitaient encore 
les forêts épaisses de ces territoires et les Atlantes savaient 
domestiquer certains d’entre eux. 

Leur taille 

Les Atlantes étaient grands ; ils l’étaient assurément, 
quoique plus petits que les Lémuriens de la Troisième Race 
qui étaient des géants à l’allure et aux traits simiesques. La 
taille des Atlantes d’origine variait entre 5 m et 6 m de 
haut. C’était, à nos yeux, des géants robustes au corps ma- 
gnifique. Hésiode, dans son ouvrage Les travaux et les 
jours fait référence à ces êtres que — dit-il - : 

« Jupiter avait taillés dans du bois de frêne et 
qui avaient des cœurs plus durs que le diamant . 
Revêtus de bronze de la tête aux pieds , ils pas- 
saient leur vie à combattre. D'une taille mons- 
trueuse, doués d'une force terrible, avec des 
bras et des mains invincibles que tenaient de 
larges épaules . » 

Tels étaient les géants de ce pays, dotés d’une force et 
d’une beauté extraordinaires. Les différentes mythologies 


64 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


que nous connaissons aujourd’hui parlent de ces êtres fa- 
buleux aux pouvoirs prodigieux. 

Leur conscience 

Compte tenu de ce qui vient d’être dit au sujet de la for- 
mation d’une Race dans la chaîne cyclique d’évolution, 
beaucoup d’Atlantes, pendant les millions d’années qui 
suivirent, avaient encore la conscience lémurienne. Il nous 
faut, à ce sujet, préciser un point : quand un nouveau cycle 
(Race) naît, de nouvelles caractéristiques apparaissent. 
Celles-ci sont des atouts supplémentaires pour ouvrir des 
canaux 58 en vue d’élargir le champ de conscience supé- 
rieur et de progresser vers des étapes plus importantes. 
Cette opportunité est saisie en fonction de l’évolution inté- 
rieure de l’individu, donc de son expérience spirituelle. 

Il en est de même aujourd’hui. Beaucoup de personnes, 
au sein de notre humanité (Race aryenne), expriment encore 
la conscience atlantéenne, c’est-à-dire la prépondérance du 
corps astral, car elles sont victimes de leurs émotions les plus 
basses. Cela révèle à un autre problème plus important qui 
est la prison du mirage de ce monde 59 . Ce problème, lié à la 
souffrance, doit être vaincu, comme doit être maîtrisé le 
mental, au sein de la Cinquième Race, la nôtre. 

Leur santé 

À l’époque atlante le continent avec ses sept grandes îles, 
offrait aux peuples la douceur d’une sorte d’Âge d’Or. Non 
pas que les habitants de ces magnifiques contrées fussent 
exempts de toute souillure, mais parce qu’un changement 
radical dans la société de l’époque ne s’était pas encore pro- 
duit. Les Atlantes, qui vivaient beaucoup plus longtemps 

58. Ils sont appelés nadis, terme sanskrit qui désigne un canal énergétique 
qui remonte le long des chakras majeurs, à proximité de la colonne verté- 
brale. Le corps éthérique se compose de millions de lignes d'énergie. 
Trois d'entre elles, les nadis majeurs, véhiculent chacune une force dé- 
signée comme masculine, féminine et neutre, qui ont respectivement 
pour nom : ida, pingala et sushumna. Ce sont elles qui contribuent à 
l'éveil de la kundalini en apportant la lumière dans la conscience de l'étu- 
diant. Ils véhiculent, via le système nerveux, la qualité d'énergie de la 
zone de conscience qui s'exprime selon le degré d'évolution spirituelle 
de la personne. 

59. Voir : «Mirage et problème mondial » de A.A. Bailey - Éditions Lucis Trust. 


65 



IL YA5 MILLIONS D’ANNÉES... 


que nous, ne connaissaient pratiquement pas la maladie et 
entretenaient une relation quasi fusionnelle avec la Nature. 
Cette civilisation, comme du reste celle de la Lémurie, 
n’avait rien de similaire à ce que nous connaissons. 

La qualité de leur santé était proportionnelle à l’har- 
monie qu’ils créaient avec leur environnement terrestre et à 
la subtilité élémentale de leur corps éthérique et psychique. 
La maladie telle que nous la connaissons, par l’intermé- 
diaire des virus et autres microbes, était quasi inexistante. 
Cela était dû à leur milieu ambiant, mais aussi au respect 
qu’ils accordaient aux Lois Universelles lesquelles étaient le 
fondement de leur existence. 

C’est en partie l’oubli de cette notion qui engendre au- 
jourd’hui notre déséquilibre. 


La grandeur de leur civilisation 

Le monde des Atlantes et leur mode de vie étaient bien 
différents des nôtres. 

Sans parler de développement technologique, la Doc- 
trine Hermétique nous dit que, comparées aux époques les 
plus lointaines de la Lémurie, nos civilisations égyptien- 
nes, grecques et romaines feraient pâle figure devant elles. 
Ni l’Afrique, ni les Amériques, ni même l’Europe, n’exis- 
taient en ces temps mythologiques. 

Pour brosser un rapide tableau de l’Atlantide, en tant que 
civilisation, basons-nous sur ce que décrivent les textes tradi- 
tionnels. Ceux-ci nous disent qu’elle était marquée par une 
architecture aux formes gigantesques et massives. On peut 
dire que, parmi les nombreuses disciplines qu’utilisaient les 
Atlantes, ils excellèrent dans celle de la construction d’édifi- 
ces grandioses qui paraîtraient démesurés à notre perception 
mais qui, pourtant, rivalisaient d’harmonie. 

Dans le domaine économique, ils n’accordaient pas la 
même valeur que nous à l’or et à l’argent puisqu’ils pou- 
vaient aisément fabriquer ces métaux dont ils se servaient 
principalement pour la décoration. 


66 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


En matière d’éducation 60 , les principales matières 
scientifiques que nous connaissons aujourd’hui étaient en- 
seignées dès le plus jeune âge mais à la différence de notre 
XXI e siècle rationaliste, leurs écoles inculquaient la 
Science du magnétisme, le développement des facultés psy- 
chiques, le secret des plantes et la connaissance des forces 
de la Nature. On peut dire que c’était la marque particu- 
lière de l’enseignement atlante. Il serait inconcevable au- 
jourd’hui de penser que de tels cours pussent être dispen- 
sés dans nos écoles et facultés. 

À l’époque, si lointaine à nos yeux, de ce fabuleux 
continent, le monde n’était pas la proie de forces malsai- 
nes ou, du moins, pas avec l’amplitude féroce que nous 
connaissons aujourd’hui. Aussi, chacun vivait dans un en- 
vironnement psychique terrestre, beaucoup plus pur, car 
l’aura de la Terre n’était pas saturée par des énergies erra- 
tiques qui perturbent considérablement l’ordre des choses 
et le comportement des êtres humains. 

La violence, l’agressivité, le « mal » en d’autres termes, 
n’avaient pas atteint la puissance et la contagion actuelles. 
Certes, les Atlantes de cette époque n’étaient pas des saints 
non plus et ils devaient avoir à faire au Karma de leur 
peuple tout autant qu’à leur Karma individuel. Mais la 
brèche qui ouvrit, par la suite, les portes de la demeure du 
mal n’était pas encore béante, quoique certaines forces né- 
gatives grondassent dans l’ombre. 

Actuellement, l’humanité est comme bloquée et ne 
peut accéder à la connaissance de certaines Lois et Princi- 
pes fondamentaux en raison d’une lourde dette karmique. 
Les Maîtres de Sagesse et la Hiérarchie planétaire ont ren- 
du impossible cet accès, compte tenu des actions inquali- 
fiables qui ont été commises à la fin de la 5 e sous-race ou 5 e 
branche atlante par une frange importante d’individus. Ce 
frein ne doit pas être vu comme une punition mais plutôt 
comme une protection, sans quoi la Terre finirait dans le 

60. Le terme « Éducation » est à prendre avec mesure en ce qui concerne 
l'Atlantide de cette époque et même après. En effet, les Atlantes ne béné- 
ficiaient pas du « terrain mental complet » (intellect, raison) que nous pos- 
sédons et qui est un trait significatif de notre Cinquième Race. Les 
Atlantes étaient plus intuitifs que rationnels. Ainsi, leur système d'éduca- 
tion ne s'appuyait pas sur les mêmes critères que les nôtres. 


67 



IL Y A 5 MILLIONS D’ANNÉES... 


chaos. Nous reviendrons plus loin sur cet aspect qui est en 
fait la trame de cet ouvrage. 


Leurs capacités psychiques 

Les Atlantes de cette époque avaient des capacités psy- 
chiques extraordinaires que l’on retrouve mentionnées, 
entre autres, dans le Popol vuh 61 des Mayas. Ils avaient 
une certaine pureté d’être et, sans les idéaliser, nous pou- 
vons dire qu’ils menaient une vie plus harmonieuse que la 
nôtre. La raison principale de tout cela est qu’ils n’étaient 
pas, comme nous le sommes, aussi enlisés dans la matière. 
Celle-ci, comme chacun le sait, est à la base de l’esprit de 
dualité. C’est donc dans une évidente liberté d’action 
qu’ils utilisaient des forces qui nous sont aujourd’hui inex- 
ploitables, voire inconnues, pour les raisons précitées. 


La Force du Vril 

Ils désignaient l’une d’entre elles par le terme 
MASH-MAK (comme le rapportent les Textes), plus connue 
sous le nom inexact de Vril. C’est Bulwer-Lytton dans son 
livre The Corning Race qui en parla pour la première fois. 
Ce livre était une fiction mais la Force en question était 
bien réelle. C’est une puissance terrible que l’Américain 
Keely découvrit au XIX e siècle sans pouvoir vraiment la 
maîtriser. Par la suite ce fut Nicolas Tesla qui tenta de la 
produire mais ses travaux échouèrent aussi, bien qu’il 
s’approchât de la mise en action d’un appareil qui aurait 
permis d’utiliser cette puissante énergie 62 . Une fois de plus, 
les Maîtres de Sagesse empêchèrent l’utilisation du Vril en 

61. Le Popol-Vuh ou Pop Wuh (littéralement Livre du Conseil ou Livre de la 
Communauté), est le document le plus important dont nous disposons 
sur les Mythes de la Civilisation Maya. Il est écrit en Quiché, langue d'une 
des nombreuses ethnies maya. Le manuscrit, rédigé par un religieux 
maya entre 1554 et 1558, fut découvert au début du XVIII e siècle et est à 
présent conservé à la Newberry Library de Chicago (U.S.A.). Le contenu, 
remontant à la période précolombienne, relate l'origine du monde et offre 
des ressemblances avec le récit de la Bible ; il y est notamment fait men- 
tion d'un Déluge Universel que les Dieux déclenchèrent sur Terre pour 
punir les hommes de leurs crimes. 

62. Lire article : «Le vril» de Guillaume Delaage sur : guillaume-delaage.com 


68 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


raison des conséquences désastreuses que celle-ci aurait pu 
avoir au sein même de Phumanité. 

En effet, cette Force colossale dirigée vers une armée, 
du haut d’un « véhicule de feu volant » tel qu’il est décrit 
dans le Ramayana et d’autres ouvrages de l’Inde pouvait 
tuer 10 000 hommes et éléphants à la fois. Si elle était 
connue de nos jours, elle pourrait même être utilisée par 
des individus isolés, si tant est que ceux-ci aient la possibi- 
lité de manifester leurs facultés psychiques. C’est en fait ce 
qui manqua à tous ceux qui cherchèrent à développer le 
Vril, sauf pour Keely qui détenait naturellement certains 
dons lui permettant de diriger cette énergie à partir de 
lui-même, grâce à un appareil de son invention. 

Si le monde était capable de maîtriser ce « Feu du ciel », 
notre civilisation aurait peu de chance de survivre dans la 
mesure où, contrairement à une bombe atomique, la pra- 
tique en serait aisée. Pourtant, les Atlantes des premiers 
temps y avaient accès et les enfants même ne se privaient 
pas de jouer avec elle. En Atlantide, le Vril était à la dispo- 
sition de tous et ne servait nullement à des fins négatives, 
bien au contraire. Cette Force était connue de tous les Ma- 
ges de l’Antiquité et H. P Blavatsky nous dit dans son ou- 
vrage Isis Dévoilée p. 194 : 

« Le Chaos des Anciens, le feu sacré de Zo- 
roastre, l'Antusbyrum des Parsis, le feu d'Her- 
mès, le feu de Saint-Elme des anciens Germains, 
l'éclair de Cybèle, la torche d'Apollon, la 
flamme sur l'autel de Pan, l'inextinguible feu du 
temple de l'Acropole et celui de Vesta, la 
flamme du casque de Pluton, les étincelles bril- 
lantes de la coiffure des Dioscures, celles de la 
tête de Gorgone, le casque de Pallas et le Ca- 
ducée de Mercure, le Phta ou Ra Égyptien, le 
Zeus Cataibatès (celui qui descend) des Grecs, 
les langues de feu de la Pentecôte, le buisson ar- 
dent de Moïse, la colonne de feu de l'Exode, et 
la “lampe allumée" d' Abraham, le feu éternel 
du “puits sans fond", les vapeurs de l'oracle de 
Delphes, la lumière Sidérale des Rose+Croix, 


69 



IL Y A 5 MILLIONS D’ANNÉES... 


VAKASA des Adeptes hindous , la Lumière 
Astrale d’Eliphas Lévi, Laura nerveuse et in- 
finie dans les noms désignant une seule , le fluide 
des magnétiseurs , Vod de Reichenbach, le globe 
de feu ou chat météorique de Babinet, le Psy- 
chode et la force ecténique de Thury, la force 
psychique de Sergeant Cox et de Crookes, le 
Magnétisme atmosphérique de quelques natu- 
ralistes , le galvanisme et, enfin, V Électricité, 
sont, simplement, des noms divers s'appliquant 
à des manifestations différentes ou effets de la 
même cause mystérieuse qui pénètre tout, 
PArcheus des Grecs. » 

Les Théurges ont toujours manipulé cette Force univer- 
selle dans la sagesse et le respect des Lois. L’Histoire nous 
offre certains exemples de Mages comme Apollonius de 
Tyane qui l’utilisaient facilement. Elle pourra être mise entre 
toutes les mains lorsque le monde aura évolué et que l’être 
humain agira dans le sens d’une plus grande notion de ser- 
vice et de partage, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. 


Leur splendeur 

« aux temps où la terre était encore bénie ... » 

Cette « première Atlantide », si nous pouvions la dé- 
couvrir avec nos yeux d’êtres humains du XXI e siècle, 
nous apparaîtrait comme un monde quasi idyllique. Les 
adjectifs que nous emploierions seraient ceux qui décri- 
raient une terre d’une incroyable beauté, propre, pure. 
C’est surtout cette harmonie qui se dégageait alors de ce 
continent béni des Dieux. 

En raison de la « pollution » de notre mental et de la no- 
civité ambiante que nous connaissons, nous vivons comme 
à travers un écran de fumée, encombré par des salissures de 
toutes sortes. À cette époque, la Terre était exempte de tou- 
tes les souillures psychiques et mentales qui diminuent au- 
jourd’hui notre capacité de percevoir la beauté de ce qui 
nous entoure. 


70 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Les Atlantes vivaient dans une quasi « innocence » 
avec une ouverture spirituelle plus grande que celle que 
nous connaissons car le monde présentait une finesse sub- 
tile qui s’accordait au rythme des Lois naturelles. S’il fal- 
lait résumer par une phrase poétique ce parfait accord, on 
pourrait citer ce vers de Charles Baudelaire : Les couleurs, 
les parfums et les sons se répondent. C’est un peu sous cet 
angle que l’Atlantide de cette lointaine époque pourrait 
trouver son expression. Nous pourrions encore ressentir 
cette douceur de vivre et cette paix qui faisaient la gran- 
deur du continent car : 

« En ces temps atlantes, la Fraternité de Lu- 
mière était le guide des hommes et elle était ac- 
cessible à tous en tant que telle. Ceci signifie 
que l'état « divin » de ses Membres était recon- 
nu par tous et que tous suivaient, sous cette sage 
houlette, les Lois Divines et cheminaient har- 
monieusement dans leur Cycle dévolution. 

Ainsi chacun pouvait-il approcher ces Êtres, 
suivre leur Enseignements — qui concernaient 
aussi bien la Philosophie Occulte, que V Agro- 
nomie, la Médecine, V Astronomie, P Astrologie, 
etc. — et développer ses qualités propres. 
C'était aux temps où la Terre « était encore 
bénie » 63 ... 

Il n’existait donc aucune barrière entre les hommes et 
les Adeptes qui représentaient l’expression vivante de la 
Divinité. Ils dirigeaient les affaires de l’humanité, toujours 
en relation avec le libre arbitre de chacun. Notre percep- 
tion du monde est faussée car nous manquons au- 
jourd’hui, de certains attributs pour réellement appréhen- 
der cette société multimillénaire qui résonne en nous 
comme un Paradis perdu. 

À cause de cela, le lecteur aura peut-être une certaine 
peine à imaginer cette terre enfouie au tréfonds de la mé- 
moire de l’Histoire. Mais en faisant appel à son intuition, il 
pourra percevoir comme un écho lointain qui ne trompe pas. 

63. Alexandre Moryason - extrait des pages sur la Fraternité de Lumière écri- 
tes pour le site www.moryason.com 


71 



IL YA5 MILLIONS D’ANNÉES... 


On peut encore imaginer la qualité de vie qui y régnait 
par le fait que notre planète était imprégnée de l’Essence 
directe de l’Ecole Royale de Sirius qui agissait via Vénus 
puis via la Hiérarchie Planétaire. On y enseignait la Con- 
naissance Unique et cela révèle, de ce fait, l’importance des 
Enseignements qui étaient prodigués sur tout le continent. 
Tous les mythes du passé, si on les considère à travers le 
prisme des exemples qui viennent d’être donnés, ne font 
que retracer une histoire bien réelle. Mais notre perception 
limitée nous conduit à les classer au rang de fables et de 
contes pour enfants. Ce jugement, à la gloire de la raison, 
n’est que l’expression d’une attitude qui vise à obstruer ce 
que l’homme à de plus puisant en lui : la Lumière de son 
Ame. À cette époque, si étrange à nos yeux, le monde 
n’était donc pas la proie de forces malsaines. Ce voile 
d’ombre s’immisça peu à peu au cours des millénaires qui 
suivirent cet Âge d’Or de l’Atlantide. 


m 


L’Atlantide face à nos sociétés 

CONTEMPORAINES : UN ENJEU 

Ainsi, à l’inverse des Atlantes, nous sommes beaucoup 
plus limités qu’eux sur le plan psychique car notre raison 
et notre intellect ont posé un voile sur notre conscience. Ce 
jeu évolutif semble nous faire marcher à reculons mais ce 
n’est qu’une apparence car la conscience ne peut s’affiner 
qu’à travers le Mental supérieur ou Manas qui ne pro- 
gresse qu’à l’aide d’un outil précieux, le mental inférieur 
(raison, intelligence). Ce dernier lui apporte, par l’expé- 
rience de la vie, un grand nombre d’informations nécessai- 
res à son évolution. 

Ce processus prendra encore des millions d’années 
mais le principe nous montre pourquoi les Atlantes des 
premiers temps, dépourvus d’une raison et d’un intellect 
foncièrement matérialiste, ne pouvaient percevoir le 


72 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


monde tel que nous le concevons. Ce manque cruel d’ou- 
verture vers l’Esprit qui caractérise notre civilisation nous 
a conduits à tout miser sur la raison au point d’oublier 
notre nature profonde. C’est pourquoi notre société s’est 
peu à peu solidifiée depuis ces temps anciens, au point de 
ne compter que sur l’intellect et le mental inférieur. En 
d’autres termes, sur notre ego limité et sur toutes les solli- 
citations extérieures auxquelles il est soumis. 

Cela est particulièrement marqué depuis l’adhésion de 
notre civilisation à la philosophie aristotélicienne qui nous a 
conduits, peu à peu, à valoriser la raison pour parvenir plus 
tard, à la vision cartésienne du monde que nous connais- 
sons 64 . Ce parcours chaotique au nom du « dieu matière » 
arrive maintenant à son paroxysme. La société actuelle doit 
donc faire peau neuve afin que l’humanité puisse trouver une 
voie salutaire pour un développement harmonieux. 

Le combat pour chacun se situait donc dans l’affronte- 
ment entre l’ego qui manifeste son attirance sensuelle pour la 
matière et la recherche de la Divinité sous un aspect émotion- 
nel supérieur. Nous retrouvons aujourd’hui cette même lutte 
dans notre humanité (et ce n’est pas un hasard), à la diffé- 
rence près que le corps astral, siège des émotions, est mieux 
maîtrisé. En méditant sur cette notion, on comprendra aisé- 
ment que toute l’Histoire et le malheur de l’humanité sont 
basés sur cette mauvaise interprétation des Lois Universelles. 
C’est à partir de là que l’Histoire commence vraiment... 


64. De nos jours, nous employons le terme « cartésien » pour définir générale- 
ment une pensée rationaliste. René Descartes (XVII e siècle) était un Initié 
Frère de la Rose+Croix ; c'est à tort, et par incompréhension de son œuvre 
philosophique, qu'on lui attribua ce qui s'appela plus tard le « scientisme », 
esprit étriqué dont le raisonnement ne se fonde que sur la matière. 


73 



Chapitre 3 


L’ATLANTIDE AU TEMPS 
DE SA GLOIRE 

A VANT D’ABORDER LE DERNIER ÉPISODE tragique 
de l’Histoire Atlante, il nous faut apporter quel- 
ques précisions au sujet des premières Races. 
Comme je l’ai dit plus haut un Globe est formé de sept 
grandes Races (dont chacune dure plusieurs millions d’an- 
nées) qui se subdivisent en sept branches mineures. Le to- 
tal nous donne donc quarante-neuf rameaux dans l’en- 
semble des Sept Races majeures. Rappelons qu’une Race 
représente, grosso modo , la durée d’une humanité dans 
son ensemble, à un cycle précis de l’Histoire. 

Dans un temps très lointain, au début de ce Globe, 
l’humanité s’est développée durant trois Races, avant la 
Race Atlantéenne, sur des continents très différents. La 
Doctrine Hermétique les définit comme suit : 

1 - La Race polaire 
2 - La Race hyperboréenne 
3 - La Race lémurienne 
4 - La Race atlantéenne 
5 - La Race aryenne (la nôtre) 

6 - La sixième Race (à venir) 

7 - La septième Race (à venir) 

L’humanité est actuellement dans la cinquième branche 
ou famille de la Cinquième Race racine. Nous ne traite- 
rons pas ici de l’Histoire de l’humanité depuis l’origine ; 
cela fera peut-être l’objet d’un prochain ouvrage. Mais 
pour rendre l’Histoire Atlante plus compréhensible, il faut 
apporter quelques précisions et revenir très sommaire- 
ment sur l’Histoire de la Lémurie. 


n 


74 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Les Lémuriens 

Les Dynasties Divines et le don du « mental » 

Tout a commencé réellement sur ce vaste territoire, il y 
a exactement 18 millions d’années. C’est après un antécé- 
dent historique très long (plusieurs millions d’années pour 
la Race Polaire et pour la Race hyperboréenne) que, pour 
la première fois, l’humanité dans son ensemble acquit un 
bien inestimable : le Manas ou Mental 65 . Des Êtres Divins 
venus de la Sphère de Vénus 66 (appelés souvent « les 
Dieux »), aidèrent l’humanité à traverser le Cycle d’évolu- 
tion avec cet outil supérieur qui nous distingue de l’animal 
et qui nous permet de progresser en conscience : 

■ Ils s’installèrent sur Terre, dans une région située au 
cœur de l’actuel désert de Gobi et instituèrent une 
Hiérarchie pour aider l’homme animal lémurien de 
l’époque à devenir un homme divin. 

■ Ils permirent à tout être humain d’obtenir la flamme 
mentale qui permet l’éclosion de la conscience et de 
se découvrir lui-même à travers des possibilités in- 
soupçonnées. Ce fut par Eux que s’installèrent sur 
Terre les dynasties des Rois-divins que l’on retrouve- 
ra même jusqu’en Atlantide et que l’Égypte essaiera 
maladroitement de copier. Dans leur immense sa- 
gesse, Ils offrirent à notre planète des produits nou- 
veaux comme le blé et sans doute le maïs. 

■ Ce fut Eux aussi qui implantèrent la si précieuse 
abeille dans notre environnement naturel et bien 
d’autres choses encore. 

■ Mais ces Rois-experts offrirent plus que cela dans la me- 
sure où ils furent les Instructeurs de toutes les sciences. 

Ce fut à partir de cette époque que l’humanité fut digne 
de ce nom. 

65. Manas (sanskrit). Littéralement, « le mental », la faculté intellectuelle qui 
fait de l'homme un être intelligent et moral et le distingue du simple ani- 
mal. Ésotériquement, cependant, il signifie, lorsqu'il ne possède aucun 
qualificatif, l'Êgo Supérieur ou le Principe conscient qui se réincarne dans 
l'homme. (« Glossaire théosophique »-Éd. Adyar). 

66. Voir << Thot-Hermès - Les origines secrètes de l'humanité » de Guillaume 
Delaage - Éd. Moryason. 


75 



L’ATLANTIDE AU TEMPS DE SA GLOIRE 


Les « dépourvus du mental » 

Il y eut cependant, et pour de multiples raisons que 
nous n’aborderons pas ici, des formes humaines qui ne bé- 
néficièrent pas du mental et qui restèrent dans une condi- 
tion animale. Elles furent appelées les « Sans-mental 67 ». 

La bestialité de ces races primordiales les avait 
conduits à donner naissance à d’énormes monstres d’ap- 
parence humaine, fruits de parents humains et animaux. 
C’étaient des êtres humains certes mais ils étaient très dif- 
férents tant physiquement que psychologiquement des ra- 
ces plus parfaites qui s’étaient développées auparavant. 

Plus tard, les descendants de ces créatures s’adaptèrent 
aux nouvelles conditions. Leur taille diminua et ils devin- 
rent les singes inférieurs de la période Miocène. Des mil- 
liers d’années passèrent après cette histoire et les Lois Na- 
turelles n’avaient pas été modifiées en devenant ce qu’elles 
sont aujourd’hui, à savoir que l’humain ne peut donner 
naissance à un quelconque rejeton, en s’accouplant avec 
un animal. Cette incompatibilité génétique n’existait pas à 
cette époque reculée où les accouplements monstrueux 
étaient possibles. Tout changea par la suite et la Doctrine 
Hermétique nous enseigne que ce n’est qu’à l’apparition 
de la Race Atlantéenne que le monde animal se reprodui- 
sit, suivant les genres et les espèces. 

Le retrait des « Dieux » 

Les Dieux, dans leur grande majorité, se retirèrent de la 
Terre et laissèrent l’homme évoluer selon la Loi du Karma, 
en toute connaissance du Bien et du Mal. C’est la fameuse 
histoire de la Genèse où l’on voit « Dieu » qui chasse 
Adam et Ève du Paradis pour avoir mangé le fruit de 
l’Arbre de la Connaissance. Ce fruit, le lecteur l’aura com- 

67. Moralement irresponsables, ces « hommes » de la Troisième Race, par 
des relations contre nature avec des animaux d'une espèce inférieure à 
eux, créèrent le chaînon manquant qui devint, dans les âges suivants 
(dans la période Tertiaire seulement), l'ancêtre lointain du véritable singe, 
tel que nous le trouvons maintenant dans la famille pithécoïde. (H. R Bla- 
vatsky - La Doctrine secrète - Éd. Adyar). 


76 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


pris, est le mental qui permet d’acquérir la Sagesse Divine 
en découvrant le Dieu Intérieur. Le premier homme et la 
première femme (c’est-à-dire les lémuriens doués de men- 
tal) se virent « nus », ou en d’autres termes, prirent cons- 
cience d’eux-mêmes. 


m 


Les Lémuro-Atlantes : l’ère des géants 

Avec le mental, les dernières races lémuriennes se dotè- 
rent de conscience. Livrés à eux-mêmes, ces géants s’assi- 
milèrent avec ceux de la Quatrième Race naissante, les 
Atlantes. C’étaient les Lémuro-atlantéens. 

Ces êtres extraordinaires étaient capables de tenir en 
respect les monstres gigantesques qui peuplaient alors les 
forêts. Ils construisirent de nombreuses villes à l’échelle de 
leur taille colossale. Ces villes pourraient paraître très ori- 
ginales, à nos yeux, en raison de leurs particularités archi- 
tecturales. 

L’emplacement actuel de Madagascar abrita quel- 
ques-unes de leurs cités glorieuses. D’autres rares vestiges 
subsistent toutefois et l’un d’entre eux est un petit roc perdu 
dans l’Océan Pacifique, l’île de Pâques. Les statues Moaï 
que l’on y trouve ont été (malgré toutes les théories qui 
cherchent à prouver leur construction récente) conçues par 
les Lémuro-atlantes. Leur stature et leur visage sont très ty- 
piques de cette race qui précéda la grande Atlantide. 

Avant les derniers effondrements du continent lému- 
rien, les habitants devaient apprendre à gérer leur monde 
mais, à cause des grands sauriens qui vivaient alors, une 
partie de cette humanité peu nombreuse disparut, dévorée 
par ces bêtes féroces. 

Pourtant, cette race gigantesque (bien plus grande en 
stature que les futurs Atlantes) était très évoluée, nous dit la 
Tradition. Ce furent eux qui virent que « les filles des hom- 
mes étaient belles » selon le texte de la Genèse et qui s’uni- 
rent à elles. 


77 



L’ATLANTIDE AU TEMPS DE SA GLOIRE 


En fait, cette allégorie nous présente les dernières races 
Lémuro-atlantes qui eurent une descendance avec la race 
des « Sans-mental » ou race des humains qui n’avaient pas 
bénéficié de la transmission des Rois-divins. Cette espèce 
(ou race) d’animaux « beaux à voir », est décrite par la 
Doctrine Hermétique comme des bipèdes ayant une forme 
humaine mais dont les extrémités inférieures, de la taille 
jusqu’au bas, étaient couvertes de poils. Cela fait bien sûr 
penser aux satyres et l’on peut imaginer que de nombreu- 
ses races hybrides similaires existaient en ces temps là. 

Ce ne fut qu’à partir du moment où la Race Atlan- 
téenne s’implanta vraiment que l’accouplement ne se fit 
plus qu’entre êtres humains. Ce fut encore ces races « Sans 
mental », certaines géantes et d’autres naines, qui se sépa- 
rèrent peu à peu du groupe principal et qui commencèrent 
à vivre dans des jungles retirées ainsi que dans des caver- 
nes. C’est sur ce chemin qu’il faudrait, entre autres, re- 
chercher l’origine des hominidés et des fameux hommes 
préhistoriques. 


8 


La Quatrième Race, la Race Atlantéenne 

Ses sept branches ou familles 

Les débuts de l’Atlantide furent marqués par de nom- 
breux conflits avec les derniers Lémuriens qui furent dé- 
possédés peu à peu de leurs territoires. Les Atlantes ré- 
gnaient sur les sept îles qui formaient leur continent, alors 
que la Lémurie n’avait pas complètement disparu. 

Ce fut pourtant sur ces terres que la première branche 
atlante, les Rmoahals , se développa. 

Une Race-Mère, nous l’avons vu, peut rassembler plu- 
sieurs ethnies en son sein et définit une période cyclique 
d’Histoire durant des millions d’années. Ainsi, la Race 


78 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


atlante (comme les six autres Races majeures) était-elle di- 
visée en sept branches, définies comme suit 68 : 

1 - Les Rmoahals 

2 - Les Tlavatlis 

3 - Les Toltèques 

4 - Les Touraniens 

5 - Les Sémites primitifs 

6 - Les Akkadiens 

7 - Les Mongols 

Ces sept branches constituèrent pendant des millions 
d’années, la totalité de la Race Atlantéenne. Les légendes et 
les mythes nous disent qu’Atlas était le héros qui portait le 
monde. Il est le symbole de l’Atlantide et ses sept filles (les 
Atlantides) représentent les sept branches raciales énoncées 
ci-dessus. Nous avons là une illustration typique des vérités 
historiques, cachées et transformées par les mythes. Préci- 
sons également que le mont Atlas avait alors trois fois la hau- 
teur qu’il a aujourd’hui mais que deux affaissements consé- 
cutifs au cours des millénaires passés réduisirent sa taille. 

Tous ces noms ont une similitude avec les véritables 
noms originaux, mais ne correspondent pas à la réalité, 
tout comme ceux de la Lémurie et de l’Atlantide 69 qui 
étaient aussi très différents. 

Les trois premières sous-races atlantéennes 

Les trois premières branches atlantes ( Rmoahals , Tla- 
vatlis et Toltèques) furent les trois branches dites « rou- 
ges » qui n’eurent aucun métissage entre elles ni avec les 
autres branches qui suivirent. 

■ Les Rmoahals, (l ère branche) quant à eux, apparurent 
il y a environ 5 millions d’années. Ce fut à cette époque 
qu’un Être exceptionnel, le Manou 70 , joua à la fois le 
rôle de Créateur et Responsable de la Race naissante. 

68. Voir « Histoire de l'Atlantide et de la Lémurie perdue » de Scott Elliot - Éd. 
Moryason. 

69. Alexandre Moryason précise que le nom primitif de l'Atlantide, était 
Azt/andaonou. 


79 



L’ATLANTIDE AU TEMPS DE SA GLOIRE 


Il s’était incarné dans un corps atlante et dirigeait, en 
Roi empli de Sagesse. Lorsqu’il devait prendre certai- 
nes décisions, des Adeptes ou Instructeurs Divins 
étaient envoyés par Lui pour effectuer des missions im- 
portantes. L’humanité était dans son enfance et aucun 
Initié n’avait encore eu la possibilité d’atteindre l’état 
d’Adepte ou de Maître de Sagesse. En conséquence, 
ceux qui gouvernaient avec le Manou étaient des Êtres 
venus d’autres systèmes planétaires qui s’étaient incar- 
nés dans des corps d’Atlantes tout en préparant l’ins- 
truction des futurs Initiés qui prendraient un jour leur 
place. Par leur immense sagesse, Ils guidaient mais 
n’imposaient rien, conformément aux Lois Divines. 
Toutefois, nous dit la Doctrine Hermétique par la pa- 
role d’un Maître 71 : 

« Vers le milieu de la quatrième Race-mère , 
l'atlantéenne, un événement survint qui nécessi- 
ta un changement ou une innovation dans la 
méthode hiérarchique. Certains de ses membres 
furent appelés à une tâche supérieure quelque 
part dans le système solaire ; ceci nécessita l'ad- 
mission, dans la Hiérarchie, d'un certain 
nombre d'unités hautement évoluées de la fa- 
mille humaine. Four permettre à d'autres de 
prendre Leur place, tous les membres moins 
élevés de la Hiérarchie furent élevés d'un degré, 

70. Manou est le nom qualifiant un Grand Être qui est le Gouverneur, l'ancêtre 
primitif et le chef de la race humaine. Un nouveau Manou dirige chaque 
Race nouvelle. Le Manou actuel réside dans les montagnes de /'Hima- 
laya et a rassemblé certains de Ceux qui s'occupent des affaires aryennes 
aux Indes, en Europe et en Amérique ainsi que Ceux qui devront s'occu- 
per plus tard de la Sixième Race Mère à venir. Les plans sont élaborés des 
milliers d'années en avance et tout se meut en cycles ordonnés, selon la 
Règle et la Loi, dans le cadre des exigences karmiques. Son travail 
s'oriente principalement sur la politique planétaire ainsi que sur la fonda- 
tion, la direction et la dissolution des types et des formes de la Race dont 
Il a la charge. Son travail consiste à exécuter la volonté du Logos Plané- 
taire (Être Divin Qui dirige le cycle de la Terre). C'est au Manou qu'in- 
combe la tâche d'élever et d'abaisser les continents, d'influencer partout 
les esprits des hommes d'État dans la mesure du libre arbitre de chacun ; 
en raison de ce principe, les hommes politiques sont donc libres de « dé- 
vier » et d'œuvrer, volontairement ou sans trop se poser de questions, 
contre le bien-être de l'humanité. 

71. Voir : « Initiation humaine et solaire » de Alice A. Bailey (Éd. Lucis Trust) 
qui présenta l'Enseignement du Maître Djwal Kool. 


80 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


créant ainsi des places vacantes dans les postes 
mineurs. » 

On peut imaginer ce que fut cette époque où les Dieux 
marchaient parmi les hommes 72 . 

■ Les Tlavitlis. Ils furent la 2 e branche atlante. Plu- 
sieurs milliers d’années après, on peut observer des 
signes de progrès dans l’art de gouverner. Des rois 
tutélaires, toujours sous la conduite de la Hiérarchie 
de Lumière, gouvernèrent et commencèrent à admi- 
nistrer le territoire en tentant de suivre l’exemple des 
Adeptes. La croyance en l’Être Unique ou l’Un dont 
le symbole était le Soleil, s’instaura en un culte à 
l’astre du jour comme puissance spirituelle. De là 
prit naissance l’érection de monuments mégalithi- 
ques dans les montagnes pour célébrer les solstices 
d’été et d’hiver mais en aucune façon on n’y distin- 
guait une quelconque soumission idolâtre, dirigée 
vers un dieu anthropomorphe. 

■ Les Toltèques furent la 3 e branche atlante qui mar- 
qua, il y a trois millions d’années, l’Histoire de cette 
civilisation. Le chapitre suivant leur est consacré 
tant leur importance fut grande au sein de cette 
Grande Race Atlantéenne. 


72. Depuis ses débuts, il y a 5 millions d'années, le continent atlante subit de 
nombreuses transformations. Des terres furent englouties, d'autres émer- 
gèrent avec une violence relative, jusqu'à l'époque de la civilisation de Routa 
et Daitya, qui furent les dernières grandes îles-continent qui s'effondrèrent 
en partie il y a 869 000 ans, lors du grand Déluge, et définitivement il y a 80 
000 ans, pour ne laisser finalement que Poséïdonis, qui fut engloutie à son 
tour, il y a exactement 1 1 577 ans (jusqu'à la date actuelle 2013). 


81 



Chapitre 4 


L’ATLANTIDE DE L’ÂGE D’OR 


Tlavatlis et Toltèques 73 

Leur magnificence 

L ES TOLTÈQUES, tout comme les Tlavatlis, 
avaient le teint rouge brun mais les traits plus 
fins que leurs prédécesseurs ; ils étaient de 
grande taille (environ 3 mètres), quoique inférieure à celle 
des premiers Lémuro-atlantes. Les rejetons lointains « di- 
minués » de cette race splendide furent les Toltèques que 
l’Histoire connaît aujourd’hui comme les bâtisseurs de 
certains monuments du Mexique. Mais même ces Toltè- 
ques récents précédèrent les Aztèques et les Incas, que 
nous connaissons, de plusieurs milliers d’années. 

La branche atlante toltèque gouverna durant une pé- 
riode considérable. Au fil du temps, une ère de prospérité 
se développa, basée sur le modèle de société organisé par 
les Rois-divins qui se succédèrent sur le trône et desquels 
ils tenaient la langue sacrée Sen-zar parlée par la Troisième 
Race des Mânoushis (Lémuriens). Ces derniers l’avaient 
eux-mêmes apprise directement des Dévas de la Seconde et 
de la Première race, comme le souligne H.P. Blavatsky 
dans son ouvrage « La Doctrine Secrète ». 

Ces Rois étaient des Adeptes, en lien direct avec la Hié- 
rarchie de Lumière. Ils régnaient de père en fils, en raison 
des qualités spirituelles inhérentes à leur propre nature qui 
leur octroyaient cette fonction. Ils avaient reçu leur Ensei- 
gnement dans les Écoles de Sagesse par de Hauts Initiés. Ils 
gouvernaient donc d’une manière verticale, c’est-à-dire en 
fonction de leur haute intuition due à leur état d’Adepte, 
conformément aux Lois universelles et aux décisions de la 

73. Pour rappel : deuxième et troisième « sous-race », « branche » ou « famille » 
de la Race-Mère Atlantéenne. 


82 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Hiérarchie de Lumière. La branche toltèque fut réellement 
la plus belle famille atlante dans le sens du progrès et des 
réalisations sociales et spirituelles. C’était un peuple ma- 
gnifique qui maîtrisait des sciences et des forces inconnues 
de nos jours, comme celle de la gravitation. Ceci leur per- 
mettait de soulever aisément des blocs et des objets énor- 
mes avec la plus grande facilité. 

Dans tous les domaines, nous dit la Doctrine Hermé- 
tique, l’Atlantide de cette période avait atteint son Âge 
d’Or qui avait duré environ 100 000 ans. Pour parachever 
ce tableau, il faut tout de même insister sur un point que 
nous n’avons fait qu’évoquer, celui de la spiritualité et de 
la conscience des Atlantes. 

Comme nous l’avons vu, c’est avec les Tlavitlis, mais 
surtout grâce aux Toltèques que l’Atlantide atteignit son 
Âge d’Or. Celui-ci se manifesta, bien sûr, dans tous les do- 
maines de cette société qui ne fit qu’évoluer durant de 
nombreux millénaires. Jamais une quelconque civilisation 
n’avait atteint cette effervescence culturelle, scientifique, 
artistique et spirituelle que vécurent les Atlantes toltèques 
de cette époque. Cette société dépassait, de très loin, celle 
de notre XXI e siècle. Chaque branche du savoir était maî- 
trisée à tel point qu’elle en serait quasi parfaite à nos yeux. 

En matière architecturale, les formes (très différentes 
de celles que nous connaissons) dégageaient une harmonie 
sensible que chacun pouvait goûter. L’essor des techniques 
scientifiques, aidé par les Maîtres de Sagesse, permettait 
d’utiliser des énergies inconnues de nos jours et qui sur- 
prendraient plus d’un chercheur contemporain. Oui, le 
monde était différent, avec un atout particulier, celui de 
l’harmonie naturelle qui se dégageait de toute la planète. 

L’Âge d’Or, c’était surtout cette cohérence en toute 
chose, avec une perception spirituelle du monde qui 
n’existe plus aujourd’hui. Cela était d’autant plus percep- 
tible qu’aucune influence pernicieuse ne venait perturber 
cette fulgurante société atlante. 

L’harmonie régnait et la Terre était pure et exempte de 
toute souillure. Comme chacun peut l’imaginer, cette 
« ambiance » favorisait considérablement les échanges hu- 
mains tout autant que la libre circulation des énergies cos- 


83 



L’ATLANTIDE DE L’ÂGE D’OR 


miques. En tout état de cause, cet Ancien Monde valorisait 
de hauts principes humains. Le « Mal », si tant est que ce 
mot ait une quelconque signification dans l’absolu et tel 
qu’il prévaut depuis les récents millénaires, n’existait pas. 


Leur Spiritualité et leur état de conscience 

La religion était tout à fait différente de ce que nous 
connaissons depuis lors et il ne faut pas imaginer les Atlan- 
tes de ces trois premières branches raciales comme nous 
sommes aujourd’hui. D’une certaine façon, ils pourraient 
passer, à nos yeux, pour des êtres naïfs. Mais j’irai encore 
plus loin en disant qu’ils étaient des enfants gâtés. Tout 
d’abord, la Nature les avait dotés d’une constitution ma- 
gnifique et solide. Ils ne connaissaient que peu la maladie 
et leur corps gigantesque était aussi harmonieux qu’une 
statue de Phidias. De plus, leur spiritualité se fondait sur 
une aspiration vers l’Au-Delà et vers une idéalisation de la 
beauté émotionnelle. 

Il faut noter qu’aujourd’hui encore de nombreuses per- 
sonnes manifestent, au regard de la spiritualité, cet élan 
émotionnel qui peut aller jusqu’aux larmes et l’on peut 
dire qu’elles conservent de fait, une part de nature atlante 
dans leur structure personnelle. Le but était donc de par- 
venir à une acmé émotionnelle dans la spiritualité. La 
pensée n’était pas de mise en pareille circonstance et seul 
un sentiment profond d’accomplissement transportait les 
personnes pieuses de cette époque. 


Leurs pouvoirs psychiques 

À cette époque, toute l’humanité possédait de grands 
pouvoirs psychiques qui garantissaient l’ouverture de cer- 
tains centres subtils dans l’homme, appelés « chakras » 
dans la Tradition hindoue. En ce sens, les Atlantes étaient 
beaucoup plus doués que nous en ce qui concerne les fa- 
cultés dites aujourd’hui « paranormales ». Pour eux, tout 
cela était foncièrement naturel et le voile n’était pas encore 
complètement tombé sur leur conscience. Ils pouvaient 


84 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


donc utiliser des Lois universelles dont l’accès nous est au- 
jourd’hui interdit. C’est aussi par un mauvais usage de ces 
Lois que le mal atlante prit en partie racine 74 . 

Nous avons vu que l’aspect sensitif et sensuel était la 
pierre d’achoppement des Atlantes, comme l’est, pour 
nous, la maîtrise du mental. Il faut donc bien saisir cette 
idée fondamentale car elle est l’identité même de cette 
puissante Race. De nos jours, parce que l’être humain 
passe à un stade supérieur de son évolution, il se définit 
par la raison, l’entendement, l’intellect et la pensée. Ainsi, 
peut-on dire que la perception d’une partie de l’humanité 
actuelle est-elle entièrement basée sur ces facultés ; et pour 
être plus précis, disons que 2 /5 e d’entre elle fonctionnent 
avec le mental 3 /5 e avec les émotions. 

Chez les Atlantes, ces notions étaient très peu utilisées 
et leurs outils étaient l’intuition et la perception psychique 
émotionnelle. 

Chaque Race doit donc développer de nouveaux méca- 
nismes intérieurs pour avancer un peu plus sur le Chemin 
de l’Évolution. 


Leurs réalisations 


Les Grands Adeptes, avec l’aide de la Hiérarchie de Lu- 
mière, intervenaient à des périodes particulières pour leur 
offrir diverses innovations. Celles-ci leur permirent de bâtir 
des cités colossales dont quelques rares vestiges subsistent 
encore aujourd’hui (notamment en Amérique Centrale et 
Latine, dans des pays comme le Mexique, le Honduras, la 
Bolivie et le Pérou. Mais ces ruines ne sont en fait que des 
exemples tardifs par rapport à l’Âge d’Or toltèque). 

74. « Le Négatif est appelé en Occultisme "Bien Négatif" car il est program- 
mé par la Divinité pour détruire ce qui entrave la Vie et la Conscience. 
Lorsque cette Force est utilisée pour détruire la Vie et la Conscience, elle 
devient, par le fait des hommes qui la détournent de son cours primor- 
dial, le "mal". Mais les Lois Universelles n'ont aucunement programmé le 
"mal" tel que nous l'entendons. "Dois-je répéter encore que les Meilleurs 
Adeptes ont fouillé l'Univers pendant des millénaires et n'ont trouvé nulle 
part la trace d'un tel faiseur de plans machiavélique"... a précisé le Maître 
Kout Houmi. » (Note n° 4 d'Alexandre Moryason, extraite de la Pratique 
de la Magie évocatoire de Franz Bardon p. 25). 


85 



L’ATLANTIDE DE L’ÂGE D’OR 


Ce que l’homme moderne découvre au prix de durs ef- 
forts était jadis le don des Adeptes qui permettaient ainsi à 
l’humanité de faire des bonds prodigieux. En fait, tout ce 
que nous connaissons aujourd’hui était connu — en 
mieux — à ces époques lointaines. Les hommes ne fai- 
saient pas l’effort de découvrir, ils obtenaient leur confort 
matériel des Adeptes Eux-mêmes et c’est en cela que l’on 
peut les considérer comme des enfants gâtés. Ce qualifica- 
tif n’est pas irrévérencieux, comme n’est pas irrévéren- 
cieux pour un père de donner un jouet électronique à son 
enfant sans que ce dernier en comprît la structure. Le plus 
important est d’avoir la satisfaction de l’utiliser. 

C’est donc dans cet état d’esprit que vivaient les Atlantes, 
jouissant de ce que la nature et la vie pouvaient leur offrir. 

De plus, ils avaient accès, comme il est dit plus haut, à 
des facultés psychiques que les hommes actuels ignorent 
totalement. Dans cette évocation, nous devons bien assi- 
miler que, pour comprendre ces grandes civilisations qui 
ont été à l’origine de l’ Atlantide, il faut se placer dans leur 
contexte et ne pas analyser leur monde par le prisme de 
notre mentalité du XXI e siècle. 

B 


La matière ou l’esprit : la prise de conscience 

Les polarités opposées ; la dualité 

C’est vers le milieu de la Race Atlante que la Hiérarchie 
planétaire prit une décision capitale. Les Grands Adeptes 
décidèrent de créer une démarcation très nette entre la ma- 
tière et l’esprit 75 afin de permettre à l’homme d’apprendre 

75. Matière et esprit sont les deux pôles d'une seule et même énergie, la pre- 
mière étant vibratoirement plus élevée que la seconde. Comme exemple 
nous pouvons dire qu'il n'y a aucune différence entre la vapeur d'eau et la 
glace, si ce n'est une différence de vibrations. En fait, cette dualité entre la 
matière et l'esprit ne sert que de graduation, comme une sorte de maître 
étalon, pour passer d'un état à un autre, de l'épais au subtil, pour em- 
ployer une formule alchimique. 


86 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


à se détacher de l’entrave de la personnalité et du monde 
dense pour accéder au règne spirituel 76 . 

Pour cela, il fallait assimiler de nouveaux concepts et 
découvrir la dualité afin de mieux se rapprocher de l'Uni- 
té. Cette notion ne pouvait être perçue que par la décou- 
verte des paires d’opposés dans la nature, le bien et le mal, 
le vrai et le faux, etc. 


La Libération : aller vers l’Esprit 

Cette prise de conscience de la dualité avait pour but 
d’amener l’humanité à saisir la nécessité d’une libération 
de l’Esprit. C’est là une des plus grandes leçons qui fut 
donnée à cette époque. Comprendre l’existence de la dua- 
lité, c’est aussi et surtout apprendre l’expérience de la 
souffrance et la façon de s’en libérer. 

La dualité fait partie de notre monde et seule la focalisa- 
tion vers l’Esprit qui est en nous permet de parvenir à la li- 
berté spirituelle. C’est lorsque celle-ci est acquise et vécue 
que la conscience peut embrasser d’un seul coup la Réalité et 
comprendre que tout est Unité. Ce fut cette leçon que les 
Atlantes devaient expérimenter et tenter d’appliquer en 
eux-mêmes, comme nous devons le faire dans notre Cin- 
quième race. Peu à peu, l’esprit de séparativité devint de plus 
en plus grand et les hommes d’alors approfondirent d’autres 
notions liées au désir, à la satisfaction de soi et à l’égoïsme. 

Cette décision de la Hiérarchie concernant la révéla- 
tion des paires d’opposés fut la pierre d’achoppement de la 
civilisation atlante qui atteignit son paroxysme au mo- 
ment du grand cataclysme. L’« apprentissage » des paires 
d’opposés mit en évidence avec plus d’acuité l’antago- 
nisme entre la Lumière et les Ténèbres. 

76. Cinq règnes sont définis par la nature : le règne minéral, le règne végétal, 
le règne animal, le règne humain et le règne spirituel. D'autres règnes 
existent sur d'autres Plans. L'humanité d'aujourd'hui, comme autrefois en 
Atlantide, se situe dans le règne humain et le but de l'Initiation est de 
transcender notre être, afin de sortir de l'idée de dualité et d'accéder ainsi 
à un monde nouveau, le cinquième règne ou règne spirituel. On peut ima- 
giner ce que peut représenter cet État, en comparant notre règne, le qua- 
trième, à celui des animaux qui vivent dans le troisième règne. 


87 



L’ATLANTIDE DE L’ÂGE D’OR 


Cela était prévu par les Maîtres de Sagesse car l’assimi- 
lation de la notion de dualité faisait partie de l’ordre des 
choses dans le cadre de l’évolution. Si tout était resté dans 
ce cadre, l’humanité aurait harmonieusement progressé. 
Mais un facteur inattendu allait compliquer les plans. 
C’est ce que nous allons voir dans les pages qui suivent. 


m 


La falsification de l’Histoire de l’humanité 77 

Si l’Histoire n’avait pas été transformée, cachée ou fal- 
sifiée, si les Initiés — par nécessité — n’avaient pas dû imagi- 
ner les fables pour transmettre certaines vérités, nous pour- 
rions aujourd’hui voir plus clair dans les récits mythologiques 
et plus clair encore dans la nature première des religions. Ain- 
si, la Grèce essaya-t-elle de conserver l’Histoire originelle de 
l’humanité par l’intermédiaire des mythes divins. 

Au regard de la Doctrine Hermétique, tous les Dieux 
Égyptiens, Grecs ou Phéniciens, ceux de l’Edda ou ceux de 
l’Inde, les personnages de la Bible ainsi que ceux de l’his- 
toire racontée dans le Popol-Vuh des Mayas, nous disons 
bien « toute » l’Histoire du monde, dans quelque peuple 
ou peuplade qui soit, retrace, complètement ou en partie, 
la chronique des dernières branches de la Lémurie. Les au- 
tres « thèmes » historiques (comme le Mahâbhârata et le 
Ramayana) traitent de la fin de l’Atlantide. 

Ainsi donc l’Occident se nourrit-il depuis des millénai- 
res de mythes et de fables qui racontent notre véritable 
Histoire, bien qu’altérée par d’innombrables mensonges. 

De fait, la Tradition Grecque nous présente-t-elle : 

■ La querelle entre Latone et Niobé. Cette dernière 
avait sept filles et sept fils que la Doctrine Hermé- 
tique peut vérifier comme un fait historique. Latone 

77. Voir à ce sujet les ouvrages de Robert Charroux, malheureusement disparus, 

non édités depuis des décennies, et récemment réédités par les Éd. Moryason. 


88 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


est donc la Lémurie et Niobé l’Atlantide avec ses 
sept filles et sept fils qui représentent les sept bran- 
ches atlantes et leurs sept rameaux. 

■ Les trois Cyclopes à l’œil unique, présentés par Hé- 
siode, ne sont en fait que les trois dernières branches 
lémuriennes qui bénéficiaient des pouvoirs de « l’œil 
de sagesse » au milieu du front. Ceci leur permettait 
d’avoir une très grande perception spirituelle et psy- 
chique. Le lecteur pourrait, s’il le souhaitait, re- 
prendre avec cette clé d’interprétation, les grands 
thèmes mythologiques. 

■ L’histoire d’Ulysse, le roi d’Ithaque qui, par ruse, tua 
le cyclope Polyphème en lui enfonçant un pieu brû- 
lant dans son œil unique, nous raconte la décadence 
de ces races spirituelles. En effet, Ulysse évoque le 
peuple Atlante qui s’attachait de plus en plus à la 
sensualité et à la matérialité, alors que le Cyclope 
évoque les races antérieures douées de plus de capa- 
cités spirituelles et de « l’œil qui voit tout ». L’allé- 
gorie montrant l’aveuglement causé par Ulysse re- 
late l’atrophie et la dégradation des pouvoirs divins 
au profit des sens. 

Lorsque les Rois-divins quittèrent la Terre pour re- 
joindre leur planète, les hommes furent donc livrés à 
eux-mêmes. L’Age d’Or prenait fin et le monde harmo- 
nieux crée par ces Êtres d’exception laissait place à celui 
que les hommes devaient engendrer. 

Beaucoup d’entre eux suivirent les traces de leurs 
Instructeurs Divins et l’on peut dire qu’à la fin de la famille 
toltèque cette harmonie était toujours présente, à ceci 
près, qu’une partie de l’humanité — peu nombreuse à cette 
époque il est vrai — se laissait attirer par la sensualité. 


89 



Chapitre 5 


L’ATLANTIDE AVANT LA 
CATASTROPHE ULTIME 

Le mal germe en terre atlante : 

Naissance des « deux chemins »... 78 

L ES ANCIENS LÉMURIENS s’opposèrent ferme- 
ment aux Atlantes des premiers temps et de ter- 
ribles combats eurent lieu entre ces deux peuples 
en raison du désir des premiers de vivre sur des terres plus 
hospitalières, compte tenu des changements climatiques. 

Depuis que les « Dieux » — les Êtres divins venus d’au- 
tres systèmes stellaires — avaient quitté la Terre, seuls des 
« Demi-dieux 79 » les représentaient. Ces groupes d’indivi- 
dus avaient été formés à la Sagesse par les illustres Rois-di- 
vins mais n’étaient pas pour autant des Adeptes : 

■ C’étaient des Lémuriens dont la majeure partie sui- 
vait scrupuleusement l’Enseignement qui leur avait 
été confié. 

■ Mais d’autres, tenaillés par leur nature humaine, 
n’étaient pas toujours très bons. La Tradition nous 
rapporte qu’un de leurs Rois, Tbevetat , faisait partie 
de ceux qui ne l’étaient pas. Il détournait les Lois 
Universelles à des fins égoïstes et ce fut sous son in- 
fluence que des groupes prirent fait et cause pour lui, 
à l’aide d’une magie dévoyée qui occasionna la 
perte, plus tard, de la Race Atlante. 

Nous allons maintenant tenter d’apporter de nouvelles 
explications. 

78. Voir en fin d'ouvrage les Présentations de l'Éditeur : Une lecture indispen- 
sable : Mai Cosmique et mai planétaire. 

79. Le sens qu'ont ici les mots « Dieux » et « Demi-Dieux » n'est pas celui qui 
est attribué par le Bouddhisme aux deux classes supérieures d'êtres parmi 
les six formant, ensemble, le Samsara. Ils n'ont pas non plus le sens donné 
en Égypte (« Grand Être canalisant un Principe Universel » <=> « leNéther». 


90 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Lorsque les Atlantes régnaient sur les sept îles, il y a de 
cela plus de 4 millions d’années, une cassure s’était déjà 
amorcée au sein même de l’humanité. On pouvait distin- 
guer deux groupes ou deux forces antagonistes. 

Comme cela a été exposé, le mal s’était insinué déjà dans 
la société atlante du fait qu’en évoluant dans tous les do- 
maines des sciences, cette société était de plus en plus sé- 
duite par l’aspect matériel de la vie et plus particulièrement 
par la découverte voluptueuse de la forme. Les Atlantes 
étaient donc des sensitifs-sensuels, à la recherche du plaisir 
et de l’émotion. Certains savaient qu’il fallait dépasser cet 
aspect de la nature humaine qui enchaîne aux passions mais 
d’autres se jetaient littéralement dans la sensualité qui, 
poussée à l’extrême, peut conduire à la perversion. 

En fait, il s’agissait du processus logique d’évolution 
que les Maîtres de Sagesse connaissent. Pour évoluer il 
nous faut « tomber dans la densité », faire l’expérience de 
l’égo animal pour ensuite se diriger vers les hauteurs de ce 
qu’il est convenu d’appeler l’Égo Divin, l’Individualité, ou 
le Dieu intérieur. 

Certains Atlantes avaient depuis longtemps suivi le 
Chemin de la Lumière et s’efforçaient de rester dans la 
ligne prévue par les Divins Instructeurs. C’était des hom- 
mes pieux qui pratiquaient l’Enseignement et qui privilé- 
giaient leur dimension spirituelle. 

m 


Les Touraniens 

Les Atlantes Toltèques arrivaient au point culminant 
de leur civilisation et leur Race allait doucement s’éteindre 
comme le veut la Loi d’Évolution qui régit tout l’Univers. 
Au cours des milliers d’années qui suivirent la naissance de 
la Race Atlante, les conditions de vie avaient considérable- 
ment changé. Une Race ne naît pas immédiatement à la fin 
du cycle de la précédente mais au cours de celle-ci. 


91 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 



Les Touraniens succédèrent aux Toltèques et l’on peut 
dire qu’ils sonnèrent le glas de la gloire atlante dont ils for- 
mèrent la 4 e branche (ou sous-race ou encore « famille »). 
Ils avaient la peau plus jaune et étaient originaires de la 
côte orientale du continent au Sud des terres montagneu- 
ses habitées par le peuple Tlavatli. La Doctrine Hermé- 
tique nous dit qu’un grand nombre d’entre eux s’installè- 
rent dans le Sud de l’Atlantide. 

Avec eux, le système de gouvernement qui était alors en 
vigueur se transforma peu à peu en système arbitraire dans 
la mesure où chaque chef était maître absolu sur son propre 
territoire. Le fait est que, dès le début, ils se caractérisèrent 
par une certaine violence, ce qui n’était nullement l’apanage 
des Toltèques qui avaient brillé par leur culture et la lumière 
de leur civilisation. 

Cette particularité des Touraniens peut surprendre, car 
elle ne concorde nullement avec l’intention pacifique de 
leurs prédécesseurs qui, rappelons-le, vivaient un Age 
d’Or dans de nombreux domaines et plus spécifiquement 
sur le plan spirituel. 

De fait, le sommet atteint par les Toltèques, 3 e famille 
atlante, s’était considérablement dégradé par la cruauté 
des Touraniens, 4 e famille atlante, et ce, dès leur appari- 
tion. En ce sens, ils chutèrent véritablement. Ce brusque 
changement d’orientation spirituelle, culturelle, politique 
et sociale, était, d’une certaine façon, la conséquence de la 
manifestation de la dualité mais pas seulement : il corres- 
pondait à une terrible incidence cosmique que nous allons 
voir maintenant. 


b 


92 


LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Résurgence d’un « Mal ancien » 

Le mal venant de l’espace 

L’humanité devait vivre cette expérience pour avancer 
plus rapidement dans le cadre de son évolution. Mais 
l’être humain exprima de plus en plus un sentiment de vio- 
lence insoupçonné et c’est à ce moment-là qu’un vieux 
mal, dont l’origine était plus lointaine encore que l’aube 
de notre planète, refit surface dans notre système solaire. 

Ce Mal vint sournoisement s’attacher à l’homme, tel un 
virus. On en trouve la racine, dit la Doctrine Hermétique : 

■ Dans la Chaîne lunaire , c’est-à-dire un monde pré- 
cédant le monde terrestre. À ce sujet, il est nécessaire 
ici d’apporter certaines explications. Tout dans 
l’Univers est basé, avons-nous dit, sur la Loi du Sep- 
ténaire. Pour mieux comprendre ce qu’est l’Évolu- 
tion, nous synthétiserons ce que la Doctrine Hermé- 
tique, ou Grande Tradition, explique au sujet d’une 
Chaîne planétaire : 

> Une Chaîne planétaire (de la Terre ou de la Lune, 
à considérer comme une planète à cette époque 
lointaine) reçoit l’évolution des êtres qui lui sont 
impartis. Une Chaîne a Sept grandes phases 
d’évolution (six éthérées, subtiles et une dense, 
physique). Une phase est appelée « Globe ». U ne 
Chaîne se compose donc de Sept Globes (de A à 
G sur le schéma ). 

> Les êtres poursuivent leur évolution en parcou- 
rant chacun des Sept Globes, du plus éthéré (du 
Globe A) au plus dense (Globe D 80 ) pour revenir 
au plus éthéré (Globe G), Ce parcours des Sept 
Globes est appelé « Ronde » (et les Êtres accom- 
plissent ce parcours Sept fois). 

80. L'âge de notre Terre (Globe D) est — pour 2013 — de 1 milliard, 955 mil- 
lions, 884 mille et 813 années (1 955 884 813 ans). (Cf. La Doctrine Se- 
crète, M ol ll-p. 72-73). 


93 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


> La période au cours 
de laquelle les êtres 
évoluent ou séjour- 
nent sur un Globe est 
appelée « Période 
Mondiale » ; ce séjour 
s'accomplit en Sept 
phases aussi appelées 
« Races-Mères » ou 
« Races-Racines ». 

> Chaque Race-Mère 
se subdivise* 1 , 
comme nous l'avons 
vu, en Sept familles 
(sept sous-races ou 
branches raciales). 

La Parcelle Divine en 
chaque individu évolue donc de Race en Race, de Globe en 
Globe, de Ronde en Ronde, jusqu’à la fin de la Chaîne. Ce 
cycle septénaire complet permet aux Monades (ou Parcelle 
Divine en chaque individu) d’évoluer en conscience. Ainsi, 
lorsqu’une Chaîne est « conquise », l’humanité tout en- 
tière passe dans une nouvelle Chaîne afin de poursuivre 
son évolution. Lorsque ce passage est sur le point de se 
faire d’une planète à une autre, intervient une obscuration 
ou Pralaya 82 , afin d’aborder le nouveau cycle. 

Ainsi, avant d’être incluse dans la Chaîne Terrestre, 
l’humanité évoluait sur la Chaîne Lunaire, dont la manifes- 
tation dense est la Lune 83 . Celle-ci était beaucoup plus 
grande qu’elle ne l’est aujourd’hui, avant qu’une énorme 
partie d’elle-même ne se détachât pour former notre Terre, 

81. Dans la Chaîne de la Terre, notre espace d'évolution, notre humanité sé- 
journe sur le Globe D (le plus dense) ; elle a parcouru trois fois et demi les 
Globes de la Chaîne (moitié de la 4 e Ronde) et, de ce séjour sur le Globe D 
(terre dense) elle en est à la 5 e famille raciale de la Cinquième Race Racine 
(les autres familles appartenant aux 3 e et 4 e Races Racines cohabitant et 
se mélangeant sur notre planète). 

82. Un Pralaya constitue une période d'obscuration ou de repos planétaire, 
cosmique ou universel. À l'inverse, un Manvantara est une période de 
manifestation dans laquelle s'exprime toute une humanité à travers diffé- 
rentes Races et Cycles. 

83. Voir article « De la Lune à la Terre » sur le site : guillaume-delaage.com 



Les Êtres poursuivent leur évolution en 
parcourant chacun des Sept Globes, du plus 
éthéré (du Globe A) au plus dense (Globe D) 
pour revenir au plus éthéré (Globe G). 

Ce parcours des Sept Globes est appelé 
Ronde (et les Êtres accomplissent ce parcours 
Sept fois) 


94 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


non sans avoir transféré préalablement ses Principes de Vie 
et d’énergie. La première classe de Monades, en tant que 
nouvelle humanité, après la période d’obscuration ou som- 
meil, s’incarna sur le premier Globe (Globe A) de la Chaîne 
Terrestre en formation. Les Hiérarchies Solaires (Pitris so- 
laires) ordonnèrent alors aux Hiérarchies Lunaires qui leur 
étaient inférieures (Pitris lunaires), d’effectuer le travail 
d’agencement de la nouvelle planète, et ainsi de suite. 

La Lune, aujourd’hui, a donc diminué de taille et n’est 
plus qu’un cadavre, comparée à la période précédente. Le 
passage des Monades sur notre planète actuelle apporta 
une « empreinte lunaire » à caractère négatif qui nous in- 
fluence encore aujourd’hui. Plus de détails seront donnés 
sur ce sujet dans un futur ouvrage. 

■ Dans l’évolution du Cycle de la planète Mars. En ef- 
fet, c’est à l’époque atlante — et sous les Toura- 
niens — lorsque les hommes durent apprendre la no- 
tion de dualité que des Forces sombres 
« s’introduisirent dans la brèche » créée par cette 
nouvelle expérimentation du Bien et du Mal que de- 
vait assimiler l’être humain. Ce fut à ce moment-là 
que de la planète Mars des « résidus » ou « qli- 
phots 84 » vinrent vampiriser notre monde 85 . C’était 
les restes d’une civilisation martienne qui a échoué 
dans son évolution, des millions d’années avant que 
l’homme n’apparût sur Terre. 

Ces « résidus » n’avaient plus 86 et n’ont plus 87 
d’Âme et sont, en fait, des « vampires » qui ont be- 
soin de nous pour vivre, car ils se nourrissent de 
l’énergie mentale que nous produisons, tout autant 

84. En hébreu « qliphot » signifie « prostituées » (au pluriel) et désigne les déchets. 

85. Mars est en état d'obscuration, son humanité ayant achevé son parcours 
évolutif (et poursuit celui-ci sur une autre Chaîne) ; ce qui explique les 
« résidus » (les évolutions échouées), « le mal » venu sur Terre. Quant à la 
Chaîne planétaire qui représente pour notre Chaîne le « Bien » et de la- 
quelle tout « secours » est attendu est Vénus dont l'humanité parachève 
sa 7 e Ronde (sur le Globe G de la Chaîne vénusienne, donc invisible pour 
les astronomes). (Cf. La Doctrine Secrète, Vol I -188). 

86. On peut même dire « N'ont plus », au temps présent, car ils vivent cachés 
sur Terre. 

87. Détachés de leur Trinité Divine ou Principe Spirituel (Atma-Bouddhi-Haut 
Manas), ils sont voués à terme à la destruction. 


95 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


que de nos pensées. Mais cela n’est pas tout. Ils se re- 
paissent également des émotions (bonnes ou mau- 
vaises), de l’énergie contenue dans le sang et dans la 
semence humaine. Nous y reviendrons plus loin. 

C'est donc à l'époque atlante que ces forces sont en- 
trées sur notre planète car l'humanité était en mesure de 
leur fournir l'énergie vitale dont ils voulaient se sustenter. 

L’implacable dégradation spirituelle des très cruels 
Touraniens avait, en quelque sorte, attiré les forces mar- 
tiennes dont la brèche s’était ouverte. Ils étaient en fait, les 
jouets de cette cruauté naissante qui avait trouvé un pas- 
sage pour infester notre planète. Le fait de comprendre et 
d’expérimenter, avec plus d’acuité, le principe de dualité a 
ouvert, dans la conscience atlante, une intention, une at- 
traction encore plus importante pour la matière. Mais ce 
« Mal » martien n’était pas du tout prévu sur notre planète 
et il parvint jusqu’à nous pour déstabiliser un monde qui 
se serait bien passé de cette gangrène. 


Matérialité et cruauté 

C’est cet attachement à l’ego, à la satisfaction person- 
nelle, à l’égoïsme, qui a appelé ces « résidus » à se manifes- 
ter plus fortement. L’homme était maintenant livré à 
lui-même, empêtré dans la densité, donc plus vulnérable 
par la séduction qu’exerçait sur lui ce monde. 

Dès lors, l’Atlantide entra dans une phase d’évolution 
différente : 

■ Il y avait ceux qui œuvraient dans le sens des Maîtres 
de Sagesse, 

■ et ceux qui préféraient se laisser illusionner par l’at- 
trait du monde. Les « restes » de la civilisation mar- 
tienne qui avaient échoué trouvaient là un terrain fa- 
vorable à leurs actions maléfiques. Un vivier 
inespéré s’offrait à eux. 

Dès lors, ils ne cessent d’agir dans l’ombre, en un 
combat terrible sur lequel nous allons nous arrêter. 


96 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Ce fut donc en Atlantide que ce « Mal » martien qui de- 
vint terrestre se dévoila totalement et que ceux qu’il est 
convenu d’appeler les « Fils de Bélial » cherchèrent à 
prendre le contrôle sur les « Fils de l’Un 88 ». 

Aujourd'hui encore , et plus que jamais } ils sont pré- 
sents et agissent de manière virulente . Certaines person- 
nes ont même pu voir leur matérialisation . 

En présentant les différentes branches atlantes qui se 
succédèrent, et parfois même cohabitèrent sur le conti- 
nent, on pourrait croire que leur histoire se résume au ta- 
bleau sommaire qui vient d’être présenté. Une précision 
doit alors être faite. Ce qui est exposé dans ce livre n’est 
qu’une vague approche, une sorte de tableau synoptique, 
de ce qui fut la longue Histoire Atlante. Pour mesurer la 
distance qui la sépare de nous, imaginons rapidement une 
période que nous connaissons mieux, celle de Sumer. Six 
mille ans se sont écoulés entre cette civilisation du Tigre et 
de l’Euphrate et notre XXI e siècle ! Cela peut paraître im- 
pressionnant, si l’on se figure mentalement les différentes 
civilisations qui se sont succédées depuis : Égypte, Grèce, 
Rome, le Moyen-Age, etc. Ces faits nous paraissent telle- 
ment lointains... Pourtant, que le lecteur veuille bien es- 
sayer d’imaginer, la distance temporelle du million d’an- 
nées qui nous sépare de la dernière grande époque de 
l’Atlantide ! L’imagination se perd alors dans un inconce- 
vable labyrinthe. 

Fort heureusement, la Doctrine Hermétique a conser- 
vé, dans ses Annales, cette fabuleuse histoire. Les biblio- 
thèques sacrées de Shamballa, soigneusement gardées par 
les Maîtres de Sagesse, détiennent de fabuleux secrets que 
beaucoup de personnes convoitent mais qui restent évi- 
demment inaccessibles. Ils en transmirent à l’humanité 
une petite partie par l’intermédiaire de H. P. Blavatsky. 
C’est sur ces éléments, et d’autres, que ce modeste ouvrage 
se base. 

88. — « Fils de Bélial » ceux qui servent la matière en s'assujettissant au 
pouvoir de ces « résidus » martiens.. 

— « Fils de l'Un » ceux qui œuvrent pour le retour vers l'Esprit (une dé- 
densification aussi bien de leur être que de leur environnement). 


97 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


Après avoir brossé un petit pan d’une histoire engloutie 
dans les eaux atlantiques, nous allons maintenant aborder 
le passage le plus dramatique de cette civilisation qui 
croissait en magnificence et en gloire. Il était nécessaire de 
montrer les différentes étapes d’évolution qui jalonnèrent 
cette fabuleuse croissance pour comprendre ce qui a 
conduit les hommes de ces temps antédiluviens à com- 
mettre une erreur fatale. 


Les premiers Sémites 

Tout d’abord, il faut préciser qu’il ne s’agit pas ici des 
peuples utilisant ou ayant utilisé la langue sémitique que 
nous connaissons aujourd’hui, bien que certains rappro- 
chements puissent être faits. La 5 e branche atlante sémite, 
dont il est question ici, était originaire de la région monta- 
gneuse formant la partie méridionale des deux presqu’îles 
du Nord, représentée aujourd’hui par l’Écosse et l’Irlande. 

C’était une civilisation querelleuse, continuellement en 
guerre avec ses voisins et principalement avec la 6 e 
branche atlante alors grandissante, les Akkadiens. Ils for- 
mèrent un empire très important durant des millénaires. 
Ils étaient commerçants et marins mais toujours agressifs 
dans leur esprit de conquête. Ils s’étaient, au cours des siè- 
cles, déplacés d’Est en Ouest, vers l’actuelle Amérique. 
Certains Indiens de ce continent sont, du reste, descen- 
dants de ces peuples lointains. 

Cette 5 e branche sémite était héritière des Touraniens 
sur beaucoup de points. La vie matérielle, riche et intense, 
fut une caractéristique de leur civilisation. Ils bénéficiaient 
de millénaires de progrès technologiques et leurs sociétés 
étaient même bien plus évoluées que la nôtre. Cet impact 
de l’aspect matériel fut très important pour eux et, à ce 
moment-là, la séparation entre magiciens blancs et magi- 
ciens noirs était déjà très nette. 


98 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Ce fut à cette période que les rituels liés au sang furent 
pratiqués de la manière la plus terrible et jamais égalée. Ce 
fut de là que vinrent, des milliers d’années plus tard, les 
horribles rites des Aztèques et des Mayas, issus des derniè- 
res familles lémuriennes venues ultérieurement du Nord 
vers le Yucatan. Aztèques et Mayas se mêlèrent aux resca- 
pés de l’Atlantide, lesquels leur transmirent ces terribles 
pratiques dont les derniers représentants surprirent les ar- 
mées de Conquistadores espagnols. Ce sang versé est la 
marque martienne dont nous avons parlé dans le précé- 
dent paragraphe 89 . 

Toutefois, selon la Loi des Nombres gouvernant les cy- 
cles raciaux, c’était de cette 5 e famille, celle des Sémites, 
que devait naître la Cinquième Grande Race, dite « Race 
Aryenne ». Nous avons rapidement examiné la fracture 
entre ceux qui optèrent pour le « retour vers l’Esprit — qui 
est le Plan Divin — et ceux qui se laissèrent glisser dans la 
matérialité. C’était du groupe de ceux qui suivaient la 
« Bonne Loi » qu’allait émerger la nouvelle Grande Race. 

m 


Naissance de la Cinquième Race 
ou Race Aryenne 

Huit cent mille ans av. J.-C., la Cinquième Race ou 
Race Aryenne prit donc naissance dans le Nord du conti- 
nent. Les Atlantes de ce temps étaient toujours ces géants 
d’une magnifique beauté, robustes, craignant peu la ma- 

89. En effet, Mars est la planète rouge car elle contient beaucoup de fer. Ce- 
lui-ci est un métal qui capte le magnétisme par un effet d'aimantation. On 
peut donc, par logique, dire que les anciens habitants de cette planète dé- 
pendaient fondamentalement de cette loi physique. Lorsque la civilisa- 
tion martienne échoua, les résidus de ces entités durent trouver un 
« aliment » pour leur permettre de subsister. ils le trouvèrent sur notre 
planète et particulièrement dans le sang des êtres humains, chargé en 
fer et en essence subtile akashique. Le fer, comme il vient d'être dit capte 
la magnétisme donc les échanges et effluves humains par les émotions. 
On comprend alors plus aisément pourquoi le pouvoir du sang et les pac- 
tes de sang sont si importants pour ces résidus. Mars «=> fer <=> sang. 


99 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


ladie et dont la durée de vie était beaucoup plus longue 
que la nôtre. Leur société, depuis la venue de la branche 
toltèque, avait notablement évoluée dans tous les domai- 
nes. Leur monde n’était certes pas idyllique mais on y sa- 
vourait une grande joie de vivre, d’autant que, dans tous 
les domaines de la science, les progrès rendaient leur exis- 
tence plus facile. 

Toutefois, le lecteur aura compris que ce monde, quoi- 
qu’extraordinaire à nos yeux, avait dorénavant maille à 
partir avec ce mal endémique qui opposait les magiciens 
blancs et les sorciers noirs. Même si cette lutte ne faisait 
que sourdre au sein de ces sociétés, elle n’en était pas 
moins présente et active. 

On ne peut comparer notre civilisation et celle de ces 
êtres colossaux. Tout d’abord, en raison de nos modes de 
vie différents, de la culture en général, de la science et de 
l’art car rien ne peut être analogue, dans aucun de ces do- 
maines. Mais leur évolution matérielle était incontestable- 
ment, et de loin, supérieure à celle d’aujourd’hui. 

La Doctrine Hermétique nous dit que les Atlantes de 
cette époque sémite conservaient d’anciennes archives, 
tracées sur des peaux tannées de gigantesques monstres 
antédiluviens. Ces documents devaient certainement venir 
des temps immémoriaux des Lémuro-atlantes qui vivaient 
parmi les plésiosaures et autres dinosaures. Pourquoi 
avoir écrit sur ces peaux ? La Tradition ne le rapporte pas. 

Ainsi que nous l’avons dit, les Atlantes, dans le par- 
cours de leur évolution, devaient assimiler le principe de la 
dualité qui marquait de plus en plus leur société, au cours 
des millénaires. Les Demi-Dieux d’antan avaient laissé la 
place à des êtres devenus belliqueux, de plus en plus agres- 
sifs et égoïstes. La matière et ses illusions avaient pris une 
place presque aussi importante qu’elle peut l’être pour 
l’humanité de notre temps. 


m 


100 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Une dégradation inévitable 

À cette époque déjà, les individus se séparèrent de l’an- 
cienne civilisation. Ils se divisaient entre ceux qui recon- 
naissaient l’existence de l’Esprit Unique et invisible de la 
Nature (entendons ici la Présence Universelle à la base de 
toute chose), et ceux qui vouaient un culte indéfectible aux 
esprits de la Terre, ces forces anthropomorphiques aux- 
quelles ils s’étaient inféodés et avec lesquelles ils avaient 
fait alliance. En fait, ils ne faisaient en ce sens que re- 
prendre les croyances des Lémuriens, à ceci près, par rap- 
port à eux, qu’ils sombraient plus volontiers dans le culte 
de la personnalité, de l’ego. 

Ces Atlantes furent les premiers géants dont parle le 
chapitre 6 de la Genèse, les Kabiri des Égyptiens, les Raks- 
hasas dans les textes de l’Inde ou les Titans des Grecs, que 
l’on retrouve aussi chez les peuples nordiques. C'est sur ce 
tronc commun que toutes les religions fondent leur origine 
et si l’on s’amuse à les comparer, on s’apercevra très vite 
qu’elles présentent des similitudes qui ont toujours surpris 
beaucoup d’historiens. 

Les Atlantes suivaient, pour la majeure partie d’entre 
eux, la Voie qui conduit à l’expression de la Divinité en 
l’homme 90 ; ils utilisaient aussi les Forces naturelles et parti- 
culièrement celles des Éléments (Éther, Feu, Eau, Air, Terre), 
sans les déifier mais plutôt comme des matériaux d’évolu- 
tion. L’autre partie se laissa séduire par les Forces naturelles 
en s’attachant à la forme, à l’ego et en « sacrifiant » au dieu 
matière. Avec le temps, ces dispositions sensuelles inclinè- 
rent une grande partie de l’humanité vers la dévotion aux 
cultes phalliques, à la semence virile qui est à la base de 
toute génération. Plus près de nous, ces croyances se trans- 
formèrent en religions du « Père », tout aussi matérialistes. 

Cet antagonisme entre ceux qui suivaient l’ancienne 
Loi des Dieux ou Fils de Dieu, et ceux qui suivaient la Loi 
de la Matière ne fit que s’accroître durant la dernière 
partie de l’Histoire Atlante, avec les bons et les mauvais 

90. La Trinité ou Dieu vivant en nous : Atma-Buddhi-Manas ou bien encore 
Père-Fils-Saint-Esprit selon la tradition chrétienne. C'est cette Trinité qui 
est en fait notre véritable Personnalité divine. 


101 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


magiciens. Si l'on comprend bien cet aspect , on saisira 
mieux l'origine du mal sur Terre . En effet, les Fils de la 
Bonne Loi, de par leur rapprochement à la Sagesse ap- 
portée par les Dieux 91 , suivaient l’évolution intérieure. 
Ceux qui déviaient de la Loi en se dirigeant vers le chaos se 
rangeaient sous la protection tutélaire de grands Élémen- 
taux qui privilégiaient le culte de la matière, avec tous les 
avantages inhérents à ce monde. 

Ainsi, l’humanité de l’époque commençait-elle à for- 
mer deux camps distincts, bien que non établis. Une partie 
des habitants du continent s’attachaient à découvrir la Di- 
vinité en eux-mêmes, l’Être véritable, alors que les autres 
se liaient à la forme, ne croyant qu’à l’expression sensuelle 
de la vie sous l’impulsion des Esprits de la Terre. Cela peut 
paraître très manichéen mais il faut savoir qu’à cette 
époque, le cycle d’évolution était marqué par la maîtrise 
du corps astral. L’homme était polarisé sur son corps phy- 
sique (corps de sensation) et il apprenait à contrôler son 
désir (corps de l’émotion). Il vivait généralement pour sa 
nature physique et ne présentait pas un grand intérêt pour 
quoi que ce soit de supérieur. Mais cela est aussi vrai pour 
la majeure partie des individus de notre époque. 

Ce fut à ce moment-là que la Race-Mère Aryenne, se- 
lon les rythmes cycliques de la vie, commença sa crois- 
sance. Durant les quelques milliers d’années suivantes, le 
processus de déclin atlante devint plus rapide. L’humanité 

91. Il s'agit des Dieux Initiateurs, venus sur le continent de la Lémurie il y a 18 
millions d'années, pourdonnerà l'homme animal, le Manasou Mentalsu- 
périeur, faisant ainsi d'un « automate », un Dieu conscient de lui-même. 
Grâce à ces Êtres divins, le germe était semé et l'homme devint l'égal de 
ses Créateurs. Mais ce Dieu caché dans la forme (le corps) devait suivre le 
lent chemin d'évolution vers la Lumière. C'est l'allégorie de la Chute des 
Anges (l'Esprit qui tombe dans la matière) mal compris par les religions 
monothéistes. Ces prétendus « Anges déchus » étant l'humanité 
elle-même, enfermée dans un corps de matière dense - comme le voulait 
la Loi Divine - mais qui devint prisonnière de l'orgueil, de la luxure, de 
l'égoïsme, de la rébellion qu'elle créa de toutes pièces, dès lors qu'elle 
s'identifia à l'ego. C'est ce qui a permis à l'aspect inférieur (l'homme ani- 
mal) de contaminer son cœur. C'est aussi l'autre allégorie, celle de Lucifer 
(l'Esprit de Lumière ou Manas, le Porteur de Lumière) qui chute et se 
laisse séduire par « Satan » le démon de la matière, qui l'enferme et le re- 
tient captif. De là toute une incompréhension s'est installée, et l'Église a 
fait de Lucifer le Prince des ténèbres. C'est enfin l'explication de l'erreur 
commise par une partie des Lémuriens qui glorifièrent la forme en vou- 
lant glorifier l'Ange à l'intérieur de la forme. Cette erreur se déplaça en- 
suite en Atlantide et l'on peut dire, même jusqu'à nous. 


102 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


d’alors s’attacha irrésistiblement à des valeurs de confort, 
avec tous les plaisirs inhérents à la possession matérielle. 
Et, inévitablement, en cherchant la possession, l’égoïsme 
s’amplifia. Tout, dans ce monde finissant, se développait à 
outrance, aussi bien dans la vie urbaine que dans tous les 
domaines relatifs aux plaisirs. 

Le sentiment d’appartenance devenait, lui aussi, plus 
impérieux et cela se retrouvait dans les relations de couple. 
La sexualité était incroyablement présente et débridée , en 
raison de l'hyperstimulation des émotions : 

« L'Homme Divin habitait dans l'animal et, 
par suite, lorsque la séparation physiologique 
eut lieu au cours naturel de l'évolution — lors- 
qu' aussi “ toute la création animale fut dé- 
chaînée et que les mâles furent attirés vers les fe- 
melles" — cette race tomba ... ». 92 

« La Première Guerre dont la Terre fut le 
théâtre, le premier sang humain répandu, fut le 
résultat de la mise en activité des yeux et des 
sens des hommes, ce qui leur permit de consta- 
ter que les filles de leurs frères étaient plus belles 
que les leurs — et leurs épouses aussi . Des viols 
furent commis avant l'enlèvement des Sabines 
et il y eut des Ménélas à qui furent enlevées des 
Hélènes avant le commencement de la Cin- 
quième Race. Les Titans ou Géants étaient les 
plus forts ; leurs adversaires les plus sages. Cela 
se passa durant la Quatrième Race — celle des 
Géants ». 93 

Les familles étaient souvent nombreuses et la popula- 
tion très importante au cœur des grandes villes. Le système 
politique était toujours basé sur l’autorité des Prêtres-rois 
et c’était des Adeptes qui gouvernaient, comme à l’origine, 
l’ensemble de ces civilisations. 

Mais, ainsi que nous l’avons dit, à l’époque toura- 
nienne, le principe de la dualité qui avait été introduit par 
les Maîtres de Sagesse dans un but d’évolution avait crée un 
clivage important au sein même de cette humanité. En effet, 

92. La Doctrine Secrète d'H.R Blavatsky - Vol. III - page 344- (Éd. Adyar). 

93. La Doctrine Secrète d'H.R Blavatsky - Vol. III - page 345 - (Éd. Adyar). 


103 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


pour les raisons que nous avons exposées, les forces du ma- 
térialisme avaient pris un tel essor qu’un fossé séparait ceux 
qui allaient dans le sens de la Lumière et ceux qui se jetaient 
littéralement dans l’attrait du monde de la forme. 

Dès cet instant, deux groupes s’organisèrent de façon 
naturelle. Et malgré les appels à la prudence des Maîtres 
de Sagesse et Leurs conseils répétés, l’humanité dans sa 
grande majorité s’enfermait frénétiquement dans la satis- 
faction de l’ego. Le lecteur comprendra mieux cette posi- 
tion dans la mesure où les Atlantes n’avaient pas un sys- 
tème mental aussi structuré que le nôtre. Par conséquent, 
tout pour eux se jouait sur le plan émotionnel avec les ex- 
cès que cela pouvait comporter. 

De même, dans leur spiritualité, la base était la sensibi- 
lité. Les influences subtiles émanant des règnes invisibles, 
leur relation étroite avec la Nature et toute la gamme des 
émotions, ne laissaient pas de place à un réel raisonne- 
ment 94 . Ce sens de l’adoration excessive, voire fanatique, 
doit être aujourd’hui dépassé car la situation de notre 
monde moderne n’est pas étrangère au problème atlante. 
Pour plus de précision, il est à noter que les Maîtres de Sa- 
gesse travaillaient, en ces temps là, à dégager le grand mi- 
rage 95 généré par les hommes sur le Plan astral, en raison 
de l’activité émotionnelle excessive de ceux-ci. 

S’ils ne l’avaient pas fait, notre condition serait beau- 
coup moins favorable qu’elle ne l’est aujourd’hui. Le mi- 
rage, qui prit naissance à l’époque atlante, est donc un des 
problèmes les plus douloureux auquel doit faire face notre 
monde. C’est cette vallée des mirages qui est le piège du- 

94. Les nouvelles formes de ce que l'on appelle à tort, le New Âge, et toutes 
ces spiritualités dans lesquelles s'exalte la sensibilité exacerbée ne sont, 
dans notre monde moderne, qu'un héritage de cette spiritualité atlante. 
Ce qui était nécessaire à l'époque ne l'est plus aujourd'hui. Cette spiritua- 
lité « astrale » conduit inévitablement à une illusion, un mirage, qui réduit 
la spiritualité de la personne qui vit cette croyance à des perceptions fluc- 
tuant sur divers plans astraux. Le New Âge, avec ses excès et son détour- 
nement d'une certaine forme de spiritualité, est bien loin de 
l'Enseignement des Maîtres de Sagesse. Pourtant, c'est un Maître, Djawal 
Khul, qui introduisit pour la première fois ce terme dans la littérature, par 
l'intermédiaire d'Alice A. Bailey dans les années 1930. Mais la Notion de 
« New Âge » qu'il présentait n'a aucun point commun avec les errances 
que l'on peut voir aujourd'hui et qui génèrent un « bouillon » ésotérique et 
spirituel malsain. Cela ne correspond, en aucune façon, au Dessein des 
Maîtres de Sagesse. 

95. « Mirage » quand il s'agit de l'astral, et « illusion » quand il s'agit du mental. 


104 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


quel il nous faut sortir, car la nouvelle étape à franchir est 
la maîtrise du mental (et là aussi, nous devons, et devrons, 
en affronter les illusions). 

Les Maîtres de Sagesse avaient, depuis longtemps, ap- 
porté une connaissance considérable aux Atlantes. Ainsi 
que je l’ai dit, ces derniers bénéficiaient d’un ensemble de 
procédés qui permettait d’appliquer les lois naturelles 
dans leur vie quotidienne. Par le contrôle des Éléments, 
des prouesses scientifiques — quasi magiques pour 
nous — étaient réalisables. Les Dieux marchaient encore 
parmi les hommes mais l’humanité ne savait pas profiter, 
avec mesure, de ces merveilles. 

Ce fut pourquoi les Adeptes se firent de plus en plus si- 
lencieux, voyant que l’excès prenait le pas sur l’équilibre. 
Pourtant, comme il a été déjà précisé, cette société bénéfi- 
ciait des meilleures techniques. L’architecture était monu- 
mentale et se voyait dans des villes hérissées de temples et 
de bâtiments, devant lesquels nos gratte-ciel feraient pâle 
figure. L’hygiène, la salubrité publique, les moyens de 
transport et les engins volants existaient et bénéficiaient 
d’une technologie plus avancée que nos avions modernes. 
En somme, ce n’était pas le même monde, c’était ressem- 
blant, mais tout à fait différent. 

m 


Création du « noyau » aryen 

Ce fut à cette époque que les Atlanto- Aryens entrèrent 
en scène. Dans l’extrême Nord naquit d’abord et se déve- 
loppa cette nouvelle Race gigantesque, peut-être la der- 
nière à être aussi grande et hautement civilisée. Le noyau 
prit souche avec la 5 e famille atlante, les Sémites 96 d’où, 
des centaines de millénaires plus tard, sortirent les ra- 
meaux raciaux des Arabes et des Juifs. Mais dès la nais- 
sance de la Race Aryenne, des migrations s’étendirent 
dans la plupart des continents de l’époque. 

96. La branche sémitique, dite rouge, donna donc naissance à la Race-mère 
aryenne il y a près d'un million d'années, date de ces faits. 


105 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


Nous avons vu combien l’expérimentation de la duali- 
té s’était enracinée dans la nature atlante au point de créer 
une véritable division entre ceux qui suivaient la Loi en- 
seignée par les Adeptes, ou Bonne Loi, à des fins d’évolu- 
tion et ceux qui suivaient la déviation, celle qui consistait à 
utiliser les forces naturelles et les pouvoirs psychiques à 
des fins égoïstes et essentiellement matérielles. Cette sépa- 
ration mit des millénaires à devenir vraiment effective. 
Mais, à l’époque où la Race aryenne se développait, cette 
cassure prit des proportions inattendues. 

Les Atlantes pouvaient donc facilement utiliser des 
énergies qui nous sont inconnues aujourd’hui 97 . Ces possi- 
bilités étaient innées chez eux, fruit d’une longue évolution 
mais leur niveau de conscience n’était pas proportionnel à 
leurs capacités psychiques. Néanmoins, la Magie, dans 
son sens le plus noble, était pratiquée par tous, à des de- 
grés divers. Et ceux qui conduisaient le peuple étaient de 
Grands Mages qui parvenaient à réaliser des prodiges. 

Les Deux Sentiers 

Les Maîtres de Sagesse faisaient partie de ces derniers 
pour le plus grand bénéfice de l’humanité. 

Mais nous avons vu que, depuis le moment où le prin- 
cipe de dualité fut réellement perçu, les Forces de l’Ombre 
s’étaient sournoisement infiltrées au sein de cette frange 
belliqueuse et matérialiste de la Race Atlante afin de la dé- 
tourner de la Bonne Loi que les Adeptes prônaient pour 
l’évolution de tous. Les Magiciens noirs s’étaient, depuis 
longtemps, constitués en alliance, reliés aux « résidus » 
martiens. 

Le peuple était déjà séparé, depuis longtemps, en deux 
groupes. Tout d’abord ceux qui suivaient les Maîtres de 
Sagesse et Leur Enseignement et les Atlantes « rebelles » : 

■ Le premier groupe se constituait d’ Atlantes (de Sé- 
mites , bien sûr , d'hommes et de femmes appartenant 
à des familles antérieures : Toltèques, Tlavatlis et 

97. Aujourd'hui, nous n'avons plus accès à ces énergies, à l'exception des 
disciples avancés qui, par leur travail au cours de nombreuses vies, sont 
parvenus à réaliser l'équilibre des Éléments en eux-mêmes. Voir « Le Che- 
min de ta véritable Initiation magique » de Franz Bardon - Éd. Moryason. 


106 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Rmoahals 9S ) et aussi de premiers Aryens, hommes 
pieux et méditatifs qui vivaient dans la partie Nord 
du continent. Ils étaient en relation avec les Adeptes 
et suivaient la Loi de L’Un , de la Divinité. Les Magi- 
ciens blancs les guidaient sur le Chemin de l’Évolu- 
tion et, à cette époque encore, les rapports avec des 
Membres de la Hiérarchie planétaire étaient possi- 
bles en certaines occasions. 

Cette partie boréale de l’Atlantide était un lieu choisi. 
Ceux qui se regroupaient autour d’Eux bénéficiaient 
de cet Enseignement précieux dont nous ne possé- 
dons qu’une partie aujourd’hui. C’est l’homme, par 
ses exactions, qui a fermé la porte à tous ces trésors 
spirituels. Il est vrai que la densité naturelle (dans le 
cadre du cycle évolutif) du monde dans lequel nous 
nous trouvons n’a pas facilité les choses. 

Mais, en fait, nous devrions nous servir de nos man- 
ques ou de nos faiblesses, comme autant de forces et 
d’atouts. En effet, notre capacité mentale est supé- 
rieure à celle des Atlantes, nous bénéficions donc 
d’une conscience accrue. Mais au lieu de placer 
celle-ci sur l’objectivité du monde (via le prisme de la 
raison et de l’intellect), nous devrions tenter d’être 
plus proches de notre Etre intérieur. Ainsi, un équi- 
libre pourrait-il s’établir dans une autre réalité dans 
laquelle les outils de perception seraient différents. 

■ Le deuxième groupe d Atlantes, les Atlantes « rebel- 
les » se composait d’une bonne partie de l’humanité 
appartenant à la Quatrième Race. Ils étaient devenus 
belliqueux en raison de leur dépendance au matéria- 
lisme et leur attachement a l’ego. Alors que les pre- 
miers (ceux qui s’étaient rapprochés de la Loi de l’Un) 
recherchaient, avec volonté, le chemin menant à leur 
Être Véritable (« Dieu » en l’être humain ou indivi- 
dualité intérieure »), les seconds se laissaient leurrer 
par la forme ou apparence matérielle" (la « person- 

98. Tout comme de nos jours, alors que nous sommes encore dans le cycle 
de la Cinquième Race, la Race dite « Aryenne », cohabitent sur Terre aussi 
bien des hommes de la 1ère famille — ou branche — raciale (les Indiens 
de la péninsule Indienne, les Afghans du Nord et les Iraniens) que de la 6e 
famille (les anglos-saxons). 

99. Forme ayant une triple structure : physique, psychique (ou astrale) et mentale. 


107 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


nalité inférieure ») qu’emprunte l’Être Véritable pour 
évoluer en Conscience. De plus, les groupes noirs les 
incitaient à recourir aux forces brutes de la Nature en 
s’inféodant à certains Élémentals. 

Ils dégénéraient rapidement et devenaient des sor- 
ciers, plus que des Magiciens. Leur terre d’élection 
était le Sud du continent mais on les trouvait aussi 
dans d’autres contrées. C’était des êtres instinctifs, 
guidés par des pulsions irrépressibles. Ils étaient sou- 
mis — sans toujours le savoir — à ces « résidus » qui 
les téléguidaient et les manipulaient. 

Les Magiciens noirs savaient très bien qu’en entraî- 
nant le peuple dans cette direction, ils allaient provo- 
quer une chute sans précédent, tant il est vrai qu’à 
force de contrevenir aux Lois Universelles, à force de 
renier notre Nature Divine, on peut irréversiblement 
perdre son Âme. C’était un des buts, des plans, de 
cette cohorte noire : attirer le plus possible les êtres 
dans le néant de leur monde pour que ceux-ci se per- 
dissent à eux-mêmes, tout en perdant leur conscience. 


La Grande Guerre 100 

La scission devint de plus en plus évidente, si bien que 
cela prit d’abord la forme d’une opposition occulte avant 
de devenir le combat des Fils de l’Un ou Sentier de la Main 
Droite contre les Fils de Bélial 101 ou Sentier de la Main 
Gauche . Ce sont ces derniers qui étaient craints et redou- 
tés en raison d’une puissance peu commune. La Doctrine 
Hermétique rapporte, entre autres, qu’ils avaient une ca- 
pacité étrange à résister au fer, notamment dans les com- 

100. « Grande Guerre » car elle n'est point encore terminée de nos jours ; au 
contraire, on assiste à présent au quasi dernier combat... 

101. Les Fils de Bélial. Ce sont les êtres les plus matérialistes qui soient, lisse 
complaisent dans le mal et la méchanceté, obéissant indirectement à 
Bélial ! Celui-ci n'a droit ni au titre de dieu, ni à celui de diable. Le terme 
Bélial, signifie, d'après les dictionnaires hébreux, un ravage destructeur, 
une inutilité. (« /sis dévoilée » de H. R Blavatsky - Éd. Adyar). Ce sont 
donc bien ces êtres humains, dégénérés, qui forment les Ordres Noirs 
de la planète, ceux-là mêmes qui manipulent les êtres peu scrupuleux 
qui leur obéissent et d'autres qui les servent sans le savoir Nous y re- 
viendrons dans un prochain chapitre. 


108 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


bats. Pour cela, ils utilisaient certaines lois occultes afin de 
rendre leurs hommes « invulnérables » aux armes. 

Cette faculté d’être insensibles à des coups, qui eussent 
été mortels pour d’autres, leur assurait une réputation re- 
doutable. Dans le respect de la Loi des Paires opposées, le 
Sentier de la Main Droite entra donc réellement en conflit 
avec le Sentier de la Main Gauche. Cette manifestation, de 
plus en plus aiguë, des paires d’opposées permit à l’humani- 
té avancée de cette époque de progresser considérablement. 

L’affrontement entrait dans l’ordre des choses, car ce qui 
est en Bas est comme ce qui est en Haut, selon l’adage her- 
métique. Toutefois, en chacun, l’homme intérieur (le Soi 
spirituel) eut de plus en plus de difficultés à se manifester 
dans la mesure où le voile de la matière devint trop dense et 
difficilement pénétrable. L’homme extérieur (ou animal) 
prit donc de plus en plus d’importance. Aujourd’hui en- 
core, nous subissons cette fracture avec plus d’intensité. 

Le combat prit d’abord un aspect occulte et, comme 
nous l’avons vu, le Mal devenait de plus en plus puissant. 
Les sorciers de la Main Gauche obéissaient au plan sor- 
dide de ces « résidus » de la civilisation martienne dégé- 
nérée. Cette manipulation commençait à agir sur le peuple 
qui, en règle générale, ne soupçonnait pas l’impact de ces 
sombres projets. Cette pieuvre invisible faisait son œuvre. 

m 


Le retrait des Maîtres de Sagesse 
Un retrait progressif 

Comme nous allons le voir dans les chapitres qui sui- 
vent, le Collège des Adeptes de la Grande Loge Blanche dé- 
cida d’appliquer de nouvelles mesures, face à une situation 
qui se délitait. Il est bien évident que Leurs actions sont tou- 
jours en adéquation parfaite avec les Lois Universelles et la 
Hiérarchie planétaire reliée au système de Sirius. 

Ce fut donc bien avant ces évènements qui étaient prévus 
et ressentis par les Maîtres de Sagesse, qu’un retrait des « af- 


109 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


faires » humaines s’opéra. Cela se passa donc vers 
850 000 av. J.-C., mais se poursuivit bien après. Il faut préci- 
ser que même si ces Adeptes se firent discrets, Ils n’en demeu- 
rèrent pas moins très impliqués dans notre évolution. Seuls 
changeaient les rapports qu’ils entretenaient avec les êtres 
humains. Ils s’éloignaient désormais de ce fracas tonitruant 
que fait l’homme en affichant la suprématie de son ego. 

Il y eut, au cours des milliers d’années qui suivirent, un 
retrait progressif de ces Êtres qui sont toujours les Gar- 
diens de l’humanité. La Tradition rapporte que certains 
d’entre Eux vécurent quasiment terrés jusqu’aux derniers 
jours de Poséidonis en 9564 av. J.-C. 102 , date à laquelle la 
dernière île atlante fut engloutie à jamais. 

La Loi du Karma 

En raison de cette Guerre, les Maîtres tentèrent, à 
maintes reprises, d’avertir les masses en incitant celles-ci à 
la vigilance et à la mesure. Mais les oreilles restèrent sour- 
des aux alertes. N’étant que peu écoutés, les Prêtres-rois 
qui régnaient sur l’Atlantide se firent de plus en plus dis- 
crets, conformément à la Loi de non-ingérence dans le 
Karma individuel et collectif. Il en a toujours été ainsi, car 

depuis que le Mental fait partie 
de l’homme conscient ou Divin, 
la notion de libre arbitre ne peut 
être violée. 

Ainsi, les Maîtres de Sagesse 
n’imposent-Ils jamais quoi que ce 
soit. Et l’homme, individuelle- 
ment et collectivement, est res- 
ponsable de ses actes et des consé- 
quences de ces dernières. Ainsi, 
lorsque Karma agit, chacun doit-il 
s’interroger sur la nature de ses 
actions. Nul « Dieu », nul Adepte 
ne punit. Seul l’homme, dans son 
inconscience ou sa folie, se punit lui-même. Il doit alors ra- 



Seul l’homme, 

dans son inconscience ou sa folie, 
se punit lui-même. 


102. Et très longtemps après.... 


110 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


cheter ses erreurs par une conduite meilleure, c’est-à-dire 
plus proche de la Vérité, donc des Lois universelles qui œu- 
vrent pour l’équilibre sur tous les Plans. 

C’est la Loi du Karma qui stabilise chaque être, de vie 
en vie. 


La Connaissance Occulte fut ôtée à l’humanité 

Face à cette déstabilisation, la Hiérarchie Planétaire 
continua donc à œuvrer dans le silence. Les Adeptes 
s’étaient peu à peu éloignés du pouvoir, laissant celui-ci à 
des êtres matérialistes et cupides. Ce fut durant cette pé- 
riode que les Magiciens noirs se servirent des Élémentaux 
inférieurs pour agir sur leurs ennemis, tout en poursuivant 
leurs ambitions perverses. Ils cherchaient de plus en plus la 
manipulation des Lois Universelles pour réaliser leurs pro- 
jets sur le monde matériel. 

Le danger était devenu important et la Grande Loge 
Planétaire — nous dit la Doctrine Hermétique — retira de 
la conscience humaine la connaissance des formules et des 
Mots, jusqu’au moment où la raison serait quelque peu 
développée et que l’intelligence spirituelle montrerait des 
signes d’éveil 103 . 

Le mal était déjà fait dans la mesure où les Magiciens 
noirs avaient conçu des plans habiles et odieux. Leurs ac- 
tions se portèrent plus précisément sur les Élémentaux du 
Feu qui sont parmi les plus dangereux et les plus puissants 
s’ils sont mal sollicités. Ils utilisaient aussi des Mantras par- 
ticuliers pour les appeler et les congédier, en d’autres termes 
pour remplir de sordides besognes. Cette Magie de contact, 
d’invocation des entités élémentaires, était pratiquée com- 
munément chez les Atlantes, à des fins positives. 

Mais les mages noirs trouvèrent vite le moyen de 
contourner la Loi. Face à la menace qui découlait de cette 
pratique dévoyée et de peur que la contagion ne se répan- 
dît à tous et perturbât l’équilibre de l’ensemble du système 
solaire, la Hiérarchie décida que cette connaissance ma- 
gique fût retirée 104 . Ce fut d’ailleurs aussi, par ces prati- 
103. Voir : « Lettres sur la méditation occulte» d'Alice A. Bailey-Éd. Lucis Trust. 


111 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


ques déséquilibrées touchant aux Élémentaux que des ca- 
taclysmes ultérieurs allaient se produire 105 . La Tradition 
ne dit pas que c’est seulement à cause du comportement 
des Atlantes que la catastrophe allait survenir mais aussi 
du fait de causes naturelles, comme cela arrive régulière- 
ment, à des époques cycliques de l’histoire de la planète. 


Division de l’humanité en « deux camps » 

Les Forces de l’Ombre profitèrent de la confusion 
qu’elles avaient créée pour accentuer encore plus le clivage 
avec le camp adverse (comme c’est le cas aujourd’hui), ce- 
lui des Écoles de Vie dispensant la Bonne Loi. Leur but 
était de séduire et d’amener vers eux plus de partisans. 
L’humanité se divisa alors réellement en deux, et une crise 
jamais atteinte vit le jour. 

L’Atlantide formait alors deux terres gigantesques, 
Routa au Nord, et Daitya au Sud. Ainsi ces deux 
îles-continents immenses, marquèrent également l’opposi- 
tion physique entre les Magiciens Blancs de Routa et les 
Magiciens noirs de Daitya, et tous les habitants qui les 
peuplaient 106 . 

104. En raison de l'application de la Loi Karmique, la Connaissance fut peu à 
peu retirée du public et au plus les hommes affirmaient leur opposition à 
la Loi, au plus les Enseignements devenaient difficiles à obtenir. C'est ain- 
si qu'avec la chute — plus tard — de Poséidonis lors de l'engloutissement 
final, toute cette Connaissance disparut, par la volonté des Adeptes et se- 
lon l'application du Karma. Avec ce dernier engloutissement se ferma la 
porte donnant accès au libre apprentissage de la Doctrine Hermétique. 

105. En effet, lors de la catastrophe planétaire qui engloutit l'Atlantide par les 
inondations et les mouvements volcaniques, les Élémentaux jouèrent 
un rôle important dans la mesure où l'utilisation déséquilibrée des Ma- 
ges noirs mit en opposition le Feu et l'Eau. Si ces Éléments sont utilisés à 
l'encontre cè à loi, Is cfeviennent aitagonistes et provoquent cfe g-an- 
des catastrophes puisque les groupes d'Élémentaux qui en dépendent 
deviennent, à ce stade, inconciliables. 

106. Au sujet des peuples atlantes, voici de que nous dit H. R Blavatsky dans 
son ouvrage « La Doctrine Secrète », Livre III, p. 541 - Éditions Adyar : ((Le 
lecteur ne doit pas se laisser induire en erreur par le terme « A t/antes » et 
s'imaginer qu'il ne s'applique qu'à une seule race, ou même à une seule 
nation. C'est comme si l'on disait des "Asiatiques". Les Atlantes étaient 
nombreux, variés et de types multiples : ils représentaient plusieurs "hu- 
manités" et presque d'innombrables races et nations, plus différentes 
entre elles que ne le seraient les "Européens" si ce nom était donné indis- 
tinctement aux habitants des cinq parties du monde qui existent au- 
jourd'hui, ce qui, grâce aux rapides progrès de la colonisation, aura sans 


112 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Les Maîtres de Sagesse n’avaient de contacts qu’avec 
les Magiciens blancs qui étaient leurs disciples issus de la 
Race Atlantéenne et de la Race Aryenne naissante. Le 
chaos était déjà installé et bien que raconté de manière très 
brève dans le présent ouvrage, ces évènements s’écoulèrent 
sur une longue période. C’est ainsi que la Race atlante dé- 
clina de façon considérable. 

Nous pouvons dire qu’à partir de ces temps terribles : 

« ... La Loi de Karma “écrasa le talon” de la 
Race Atlante , en transformant graduellement , 
aux points de vue physiologique , moral, phy- 
sique et mental, toute la nature de la Quatrième 
Race de l'humanité 107 , au point qu' après avoir 
été le roi plein de santé de la création animale, 
pendant la Troisième Race, l'homme devint, 
durant la Cinquième, la nôtre, un être faible et 
scrofuleux et se trouve être maintenant, sur 
Terre, le plus riche héritier des maladies consti- 
tutionnelles et héréditaires, le plus consciem- 
ment et intelligemment bestial de tous les ani- 
maux ». 108 


m 


doute lieu dans deux ou trois cents ans. Il y avait des Atlantes bruns, rou- 
ges, jaunes, blancs et noirs ; des géants et des nains, comme le sont en- 
core comparativement les hommes de certaines tribus d'Afrique. » 

107. Combien sages et excellentes, pleines de perspicacité et moralement salu- 
taires sont les Lois de Manou sur la vie conjugale, comparées à la licence 
accordée à l'homme dans les pays civilisés. Que ces lois aient été négli- 
gées depuis deux mille ans ne nous empêche pas d'admirer la prévoyance 
qui a présidé à leur rédaction. Le Brahmane était un Grihasta, un chef de fa- 
mille, jusqu'à une certaine époque de sa vie ou, après avoir eu un fils, il 
rompait avec la vie conjugale et devenait un chaste Yogi. Sa vie conjugale 
elle-même était réglée par son astrologue Brahmane en accord avec sa na- 
ture. Aussi dans des contrées comme le Pundjâb, par exemple, où la mor- 
telle influence de la licence musulmane et, plus tard, de la licence 
européenne, n'ont fait qu'effleurer les castes Aryennes orthodoxes, on 
trouve encore les plus beaux hommes de la Terre, quant à la stature et à la 
force physique tandis que dans le Deccan et surtout dans le Bengale, les 
hommes puissants de jadis ont été remplacés par d'autres hommes dont 
les générations décroissent en taille et en force, de siècle en siècle — pour 
ne pas dire d'année en année. (Note d'H.R Blavatsky dans le texte) 

108 . La Doctrine Secrète d'H.R Blavatsky - Vol lll-Stance XII- page 512 - 
(Éd. Adyar). 


113 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


Les Aryens 


Les connaissances et la technologie des Aryens 

Les hommes et les femmes changèrent physiquement et 
moralement. La maladie commença à les atteindre car ils 
ne respectaient plus l’harmonie comme ils le faisaient par 
le passé. Ils perdirent lentement de leur force et devinrent 
plus faibles, quoique bien plus robustes que nous ne le 
sommes aujourd’hui. Notre branche aryenne actuelle en 
est le parfait exemple. Nous n’avons plus les ressources et 
la vitalité de ces êtres. À cause de cette dégénérescence 
— qui est le produit du Karma — nous sommes devenus 
vulnérables à beaucoup d’influences extérieures et l’on 
peut dire que notre « capacité humaine » est considérable- 
ment diminuée, comparée à celle des Atlantes. 

Les Aryens 109 constituaient la race jeune qui rempla- 
çait, peu à peu, la Quatrième Race, selon la loi cyclique. 
Aussi avaient-ils bénéficié des Enseignements et de la 
protection des Maîtres ainsi que de toutes les technolo- 
gies disponibles. Ils excellèrent — entre autres — dans 
l’aéronautique, avec des vaisseaux extraordinaires que 
l’on retrouve mentionnés dans le Ramayana et le Maha- 
baratha. Ces engins spatiaux, les vimânas , étaient parti- 
culièrement équipés, confortables et immenses pour cer- 
tains d’entre eux. 

Dans l’extrait qui suit, on voit Râma emportant avec 
lui des centaines de personnes dans son véhicule aérien 
pour survoler les villes et les terres 110 : 

109. Que l'on peut aussi appeler Atlanto-Aryens, puisqu'ils étaient issus de la 
cinquième branche sémite atlante. Ils pouvaient être ainsi qualifiés car 
ils représentaient le noyau racine de la Cinquième Race naissante de la- 
quelle nous sommes issus et à laquelle nous appartenons. 

110. Depuis les années soixante, de nombreux auteurs présentent, à juste 
raison, des découvertes ou objets insolites que la Science ne parvient 
pas à expliquer. Fresques, pictogrammes, empreintes, récits surpre- 
nants dans des textes sacrés, qui semblent décrire une technologie 
avancée dans l'Antiquité. Ces mêmes auteurs émettent l'hypothèse qu'il 
s'agit de descriptions ou d'objets représentant des extraterrestres qui 
auraient entretenu des échanges avec les Terriens. La Doctrine Hermé- 
tique, sur laquelle s'appuie le présent ouvrage, ne nie en aucune façon 
les relations avec des êtres venus d'autres planètes, bien au contraire. 
Toutefois, il est bon d'éviter les anachronismes en précisant que la tech- 


114 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


« Ils prirent tous place dans le vaisseau co- 
lossal, Lakchmana, Vibhichana et ses ministres, 
Sougriva et son armée, le fils aîné de Daçaratha 
enfin, tenant par la main la belle Sîta. Peu après, 
rayonnant de lumière, l'intelligent véhicule 
s'élança dans l'espace . À mesure qu'ils avan- 
çaient, Râma montrait à Maïthili les lieux qu'ils 
survolaient en lui donnant les noms . Ils virent le 
champ de bataille de Lankâ ; puis le pont sur la 
mer ... [...] Tes épouses, je serais heureux de les 
voir partager notre liesse. Arrêtons-nous, et in- 
vite-les à se joindre à notre voyage ! Et les épou- 
ses, Târâ et Roumâ en tête, montèrent dans le 
vaisseau prodigieux qui repartit aussitôt. » m 

Suivent d’autres descriptions où l’on voit Ram com- 
menter ce vol à tous les hauts dignitaires de l’État qui l’ac- 
compagnaient dans ce voyage spatial. Mais l’on peut cons- 
tater déjà que le vaisseau est non seulement gigantesque 
mais qu’il a, de surcroît, la possibilité de s’arrêter où il 
veut pour prendre d’autres passagers et repartir. De nom- 
breux épisodes du Ramayana relatent l’utilisation d’une 
technologie et d’un armement très sophistiqués. 

Outre les connaissances en navigation aérienne et ma- 
ritime, ils avaient accès également à toute la science an- 
tique des Atlantes : la minéralogie physique et ésotérique, 
l’alchimie et toutes les autres disciplines dont la plupart 
sont connues de nos jours. Par ailleurs, ceux d’entre eux 
que l’on qualifie de Mages blancs appartenaient aux Éco- 
les dans lesquelles était enseignée la Doctrine Secrète ré- 
vélée par les Maîtres de Sagesse. 

nologie du passé et les textes qui la décrivent sont bien humains et non 
pas extraterrestres dans la mesure où l'Atlantide avait atteint un niveau 
de civilisation supérieur à celui que nous connaissons aujourd'hui. Tout 
ce que l'on a pu découvrir jusqu'à présent, tous les monuments : Tiahua- 
naco, statues de l'île de Pâques, les murs de Sacsayhuamén, les pyrami- 
des de Gizeh, Puma Punku, etc., sont des vestiges atlantes de la dernière 
période dite de Poséïdonis il y a 12 000 ans, et non pas d'êtres venus 
d'ailleurs. On peut, par comparaison, imaginer ce que pouvaient être les 
réalisations des Atlantes (plus évolués) avant la première grande catas- 
trophe qui remonte à 850 000 ans ! La thèse dite « extraterrestre » ne 
tient que pour la transmission lémurienne, bien que de nombreuses « vi- 
sites » soient encore actuelles. 

111 .Le Râmâyana - Éd . Dervy - 1 986. 


115 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


Les « Serpents de Sagesse » 

Avant de donner naissance à la Race Aryenne, les 
Atlantes s’étaient installés sur de nombreuses terres dont 
notamment celle que la Tradition nomme Pâtâla, une des 
premières émergences des actuelles Amériques avec un 
bastion au Nord et un autre au Sud. Ce fut sur ces contrées 
que s’installèrent les Serpents de Sagesse ou Nâgas dont la 
lointaine descendance se retrouve aujourd’hui avec le Na- 
gualisme 112 qui s’étend du Mexique jusqu’à certains pays 
de l’Amérique Latine. Mais le Mexique et l’Amérique du 
Sud ne sont pas les seuls territoires où cette Tradition se 
perpétue. On retrouve les Dragons-Serpents dans l’his- 
toire de tous les continents. 

Beaucoup se sont demandés, et se demandent encore, 
pourquoi le symbole du Serpent est assigné aux Maîtres de 
Sagesse. L’une de ces raisons nous est apportée par la Doc- 
trine Hermétique qui nous rappelle que la mue du serpent 
peut se comparer à l’homme lorsqu’il se dépouille de sa na- 
ture inférieure (son ego) pour vivre consciemment dans sa 
Nature divine. En d’autres termes, lorsque l’Initié fait peau 
neuve et se révèle en tant que Maître de Sagesse, passant 
ainsi du plan humain animal, au plan humain spirituel. 


Une Histoire oubliée et divulguée aujourd’hui 

Cette Histoire d’une l’humanité oubliée se retrouve en 
partie dans certains textes sacrés. Les Pouranas , le Maha- 
baratha , VEdda , le Popol-vub 113 , la Bible, et des auteurs 
comme Platon, relatent, sous forme d’allégorie, certains 
épisodes de cette grande saga humaine. La Doctrine Her- 
métique renferme l’intégralité de l’Histoire mais celle-ci ne 
fut que partiellement transmise par la Hiérarchie Plané- 
taire. Quoi qu’il en soit, Son intervention nous a permis de 
voir plus clair dans cet imbroglio historique. Il nous ap- 
partient donc d’en raccorder les morceaux, tel un puzzle, 
pour en voir le tableau d’ensemble. 

112. Voir à ce sujet : « Thot-Hermès - Les origines secrètes de l'humanité », 
Éd. Moryason - 2007. 

113. [N.d.É.] Voir ces définitions en fin d'ouvrage. 


116 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Les sombres Rakshasas et les êtres hybrides 


Sri Lanka et ses géants 

À l’Est, il y eut des nations qui jouèrent un rôle impor- 
tant dans le fameux combat de cette fin des temps de 
l’Atlantide. Il s’agit de Lanka, appelée par la suite Ceylan 
et rebaptisée de nouveau Sri Lanka. Sur cette île — nous 
dit la Doctrine Hermétique — se trouvait la ville de Lan- 
kâpuri, peuplée principalement de démons. Cette allégorie 
nous montre en fait qu’elle était peuplée d’Atlantes à la 
peau sombre et à l’allure simiesque, les Rakshasas, fruits 
d’un mixage avec un des derniers rameaux lémuriens du 
passé. C’était de terribles géants doués d’une force prodi- 
gieuse qui avaient bâti de très belles cités dont les murs 
étaient faits de pierre et de métal. 

Ces êtres sont souvent comparés à des démons sanguinai- 
res hideux dont l’apparence se rapprochait de celle des per- 
sonnages représentés sur les statues de l’île de Pâques. Mais 
certains étaient — disent les textes — superbes à voir. Parmi 
eux se distinguaient ceux qui avaient embrassé la Voie des 
Grands Sages et ceux qui cautionnaient les manœuvres des 
Magiciens noirs. Ceci montre que l’opposition entre les deux 
camps s’était étendue sur toute la planète. La Bible évoquera 
ces géants en leur donnant le nom de Gibborim. 

Ce fut au plus fort de cette tension mondiale de l’Atlan- 
tide qu’un événement majeur allait se produire. La déli- 
quescence se manifestait à tous les niveaux de la société et 
le monde d’alors voulait devenir plus puissant que les 
Dieux eux-mêmes. Poussés par les groupes noirs, les 
Atlantes voulaient tirer profit de tout, avec une « faim » 
insatiable de possession. Toute la période glorieuse s’effa- 
çait au profit d’une période obscure et frénétique. Pour 
rester sur ce thème, il nous faut maintenant aborder un su- 
jet qui fera bondir les paléontologues mais qui pourtant 
est enseigné par la Doctrine Hermétique. 

Les découvertes de la Science, en ce qui concerne l’évo- 
lution de l’homme, permettent d’apporter des éléments 
qui, apparemment, contredisent les Archives conservées 


117 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


par la Hiérarchie de la Grande Loge planétaire. En effet, 
les scientifiques adhèrent à la thèse darwiniste qui déclare 
que l’homme descend d’un lointain hominien et que ce 
dernier serait notre ancêtre commun avec les singes. Rap- 
pelons qu’à la période moyenne de la Race Lémurienne 
des accouplements monstrueux eurent lieu entre une des 
dernières familles humaines et les « Sans-mental ». Cela 
donna une génération hybride qui se dispersa dans des 
contrées reculées. Ce « péché » n’en était pas vraiment un 
car ces Lémuriens n’avaient pas d’interdits et n’avaient pas 
la même perception de conscience que nous. Le Karma 
n’intervint donc pas directement. 


Le singe descend de l’homme 

À la fin de la période atlante, les choses étaient diffé- 
rentes. Les singes, tels que nous les connaissons au- 
jourd’hui, n’existaient pas. Seuls vivaient les races nées des 
humains et des « Sans-mental », êtres qui peuplaient dé- 
sormais les forêts et les lieux lointains dont nous retrou- 
vons certains restes aujourd’hui. Mais les Atlantes, domi- 
nés par une sexualité compulsive, voire incontrôlable, 
furent entraînés à commettre des actes irrémissibles. Pous- 
sé par la lourde imprégnation de forces délétères que les 
Magiciens noirs libéraient dans le monde, un acte odieux 
se produisit. 

Alors que les Maîtres de Sagesse avaient, depuis tou- 
jours, mis en garde contre toute interaction génétique 
entre espèces, les Atlantes commirent la faute de s’accou- 
pler avec un genre de mammifère aujourd’hui disparu 
dont les ancêtres étaient cette fameuse race, issue de 
l’union avec les « Sans-mental » de la période Miocène. 

À la différence de cette ancienne époque lémurienne, 
les actes commis par les Atlantes étaient assumés en toute 
connaissance de cause. L’humanité d’alors tomba dans 
une spirale de déclin et de dépravation. Les groupes de 
Magiciens noirs continuaient l’application de leurs plans 
maléfiques. L’enjeu était simple : en créant une nouvelle 
race hybride, ils voulaient mettre en place une cohorte 
d’esclaves à leur service mais c’était aussi une manière 


118 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


d’intervenir à contre-sens de l’évolution et donc de la 
Création Universelle. 

C’est de cette race d’êtres velus que sont nés les ancê- 
tres des singes que nous connaissons aujourd’hui. Le go- 
rille, l’orang-outang, le chimpanzé et le bonobo ne sont 
que les descendants de ces espèces créées par les Atlantes 
dans des conditions inhumaines. Tout d’abord, en raison 
de l’interdiction pour un homme de s’accoupler avec des 
animaux et surtout d’entraver la Loi de l’Évolution des es- 
pèces, dans la mesure où les Âmes qui s’incarnent dans des 
corps doivent suivre un certain processus évolutif imposé 
par la Loi Universelle et la Hiérarchie Solaire. En prati- 
quant de tels actes, ils ont contraint des Âmes à entrer 
dans des corps inadaptés et à rompre l’équilibre naturel. 

Ces espèces ne purent être détruites mais elles sont dé- 
sormais le réceptacle « des âmes maudites », celles-là mê- 
mes qui ont commis une des fautes les plus graves envers la 
Loi de l’Évolution. Même jusqu’à aujourd’hui, et durant de 
longs millénaires encore, ces Âmes qui furent à l’origine de 
cette incroyable erreur continueront de s’incarner dans ces 
singes, enfermés dans ces prisons de chair, bloquées dans 
leur évolution, jusqu’à ce que Karma dissémine complète- 
ment l’espèce et que ces consciences reprennent le cours 
normal de leur évolution humaine. Le lecteur comprendra 
mieux maintenant la ressemblance frappante entre les 
grands singes et l’homme, notamment le mimétisme et le re- 
gard. Qui peut imaginer que dans ces corps d’animaux — et 
seulement ceux-là — sont enfermées de noires âmes humai- 
nes qui doivent encore payer un lourd karma ? 

La Doctrine Hermétique est formelle : il n'y a pas de 
chaînon manquant entre l'homme et le singe mais le premier 
est le créateur du second et les hominidés, comme Lucy, Tou- 
rnai' et d’autres (que l’on n’a pas encore découverts), ne sont 
que la race semi-animale et semi-humaine de la fin de la Lé- 
murie. Cette engeance vécut dans des endroits isolés pendant 
des millénaires et les paléontologues les présentent au- 
jourd’hui, comme « les traces de nos lointains ancêtres ». 

Pour trouver réellement notre ascendance, il faudrait plu- 
tôt chercher dans les grandes profondeurs sous-marines (au 
sein desquelles rien ne subsiste) où dans les hautes monta- 


119 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


gnes. Les singes donc étaient différents, à l’époque atlante, de 
ce qu’ils sont aujourd’hui. Les Magiciens noirs cherchaient à 
tout prix à créer une race d’esclave à leur service mais aussi à 
pervertir la race humaine en la dépravant 114 . 


S 


Les prémisses du conflit 


Un choix crucial pour Phumanité 


Ce fut donc en conséquence de cette accumulation 
d’évènements irresponsables et, compte tenu de la tension 
qui régnait entre le Nord et le Sud de l’Atlantide entre les 
Fils de l’Un et les Fils de Bélial, qu’un conflit armé semblait 
inévitable. Les Forces noires, supérieures en nombre 
étaient, de loin, plus agressives. 

En revanche, les Atlantes et les Aryens, guidés par les 
Maîtres de Sagesse, agissaient dans le sens de la Bonne Loi. 
Les tractations furent inutiles car le point de non-retour 
était maintenant atteint. 

Le monde atlante devait imploser ou exploser. D’après 
ce que nous rapporte la Doctrine Hermétique, les deux 
scénarii se déroulèrent. En effet, ce monde s’étouffait 
lui-même par des comportements odieux et, d’autre part, 
les tensions et les provocations générées par les Atlantes 

1 14. La théorie de l'évolution des espèces présentée par Darwin était déjà très 
contestée à son époque. De nombreux scientifiques peu convaincus ont 
rejeté l'idée que l'homme puisse descendre du singe car beaucoup d'élé- 
ments se heurtent. À l'inverse, la théorie de la bipédie initiale a été for- 
mulée dès les années 1920 par le professeur d'anatomie allemand Max 
Westenhôfer ainsi que par le zoologue belge Serge Frechkop. Cette 
théorie fut reprise dans les années 1950 par le zoologue franco-belge Dr. 
Bernard Heuvelmans comme base de sa théorie de la déshominisation. 
C'est ensuite en 1980 que l'ichtyologiste franco-allemand François de 
Sarre, y ajouta son hypothèse de l'Homoncule marin, « ancêtre commun » 
à tous les vertébrés, qui vivait originellement dans les océans. Cette 
théorie insiste sur le fait que c'est le singe qui descend de l'homme et non 
pas l'inverse. Bien que la théorie de Sarre ne corrobore pas tout à fait avec 
la Doctrine Hermétique, elle a le mérite de s'en rapprocher. 


120 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


sombres ne laissaient pas d’alternative aux Atlantes éclai- 
rés et aux Aryens. 

Nous faisons ici, et par commodité de langage, une dis- 
tinction nette entre Atlantes et Aryens. Sur un certain plan 
cela est vrai mais n’oublions pas que les Aryens étaient mê- 
lés depuis des millénaires à ces peuples et que la démarca- 
tion n’était pas réellement affirmée. 

Ce qui distinguait les uns des autres était la capacité à 
accepter la Bonne Loi. L’évolution de l’être humain au sein 
de la Race Aryenne permettait de relativiser l’attachement 
à la matière, ce que la majorité des êtres appartenant à 
vieille Race Atlante refusait de faire. 

Alors, l’inévitable se produisit et l’humanité se vit con- 
frontée à un choix crucial. Il fallait réellement se position- 
ner d’un côté ou de l’autre : 

■ Où bien l’on se dirigeait vers la dégradation et l’en- 
fermement de l’ego dans la matière en suivant les 
groupes noirs, 

■ ou bien l’on choisissait la Loi d’Évolution vers l’Esprit. 

La majeure partie de l’humanité refusa de rejoindre le 
camp du Bien et s’entêta à utiliser les forces corrompues 
pour assouvir ses désirs. Des actes terribles eurent lieu. 
Beaucoup, et de plus en plus, se rapprochèrent des Mages 
noirs qui les séduisaient par des promesses illusoires. La 
Magie était détournée au profit de chacun et les pires actes 
furent commis. La situation, dans le fond, a-t-elle vrai- 
ment changé de nos jours ? 


Le début de la Grande Guerre 

Les Fils de Bélial avec toutes leurs cohortes se déchaînè- 
rent donc contre les Fils de l’Un. Le combat mit en présence 
les deux camps qui regroupaient leurs troupes respectives. 
Nous l’avons dit, des moyens considérables étaient utilisés. Il 
y avait les armes, ces armes redoutables avec des milliers de 
bateaux, des milliers d’avions et des millions de combattants 
en présence. Pour la première fois dans l’ Histoire du monde, 
une des plus grandes guerres allait se produire, sur le plan 
physique, idéologique et spirituel. 


121 



L’ATLANTIDE AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 


En effet, jamais notre planète n’avait été la scène d’un 
tel enjeu dont les répercussions se faisaient sentir bien 
au-delà de notre système solaire. La Loi de l‘Équilibre était 
en jeu et l’humanité se trouvait face à son destin. La duali- 
té devait être vaincue et une plus grande ouverture de 
conscience en être la récompense. 

Les combattants pour les Forces de Lumière demandè- 
rent la protection des Maîtres de Sagesse qui virent que 
l’humanité s’était embourbée dans une fange sans nom à 
tel point qu’elle pouvait se perdre définitivement. Jamais 
notre planète n’avait connu un tel chaos. La beauté de 
cette civilisation « bénie des dieux » s’était dégradée d’une 
manière incompréhensible. Devant cette perturbation, on 
peut imaginer ce que peut être l’amour de la Hiérarchie 
planétaire pour les êtres humains dans la mesure où Elle a 
continué à œuvrer pour notre évolution et notre bien être, 
sans nous avoir jamais abandonnés. 

Conscientes de l’ampleur du combat, les troupes du 
Nord s’organisèrent face à la rage des troupes du Sud. Il 
faillait agir vite afin de circonscrire au maximum ce conflit 
qui enflait et qui, par la force des choses, allait ravager des 
millénaires de création et d’élaboration positives dans 
tous les domaines. La Doctrine Hermétique insiste sur l’at- 
titude particulièrement belliqueuse des Atlantes sombres. 
Cela devait être très impressionnant pour les troupes du 
Nord qui suivaient les Adeptes. En effet, ils conservaient 
en eux ces notions de pureté et d’équilibre de la Bonne Loi 
et le fait de ressentir cette violence sourdre de leurs enne- 
mis devait considérablement les impressionner. Cela ne les 
empêcha nullement de se préparer à l’attaque et de mettre 
au point des plans particulièrement peaufinés. 

Le choc inévitable se produisit alors et ce monde, noir de 
vice, trembla sous les pas guerriers des derniers géants... 


122 



Chapitre 6 


GUERRE DES FILS DE L’UN 
CONTRE LES FILS DE BÉLIAL 


Le Grand Déluge (869 000 ans av. J.-C.) 

Un combat titanesque 

L ’AGRESSIVITÉ ET LA FÉROCITÉ des Atlantes du 
Sud face aux combattants lumineux du Nord 
venaient maintenant de se concrétiser en une 
guerre mondiale telle que l’humanité n’en avait jamais 
connu auparavant. Les deux camps qui s’affrontaient sa- 
vaient que le combat serait lent, impitoyable et sanglant. 
Partout sur la planète les deux parties s’opposaient et les 
Fils de Bélial se jetaient dans la bataille avec la ferme inten- 
tion de remporter la victoire. Il faut dire que l’enjeu était 
de taille dans la mesure où la rage et le désir d’asservir 
l’humanité pour leur propre survie leur donnaient une mo- 
tivation sans faille. 

Des troupes entières se soulevèrent et des milliers d’indi- 
vidus périrent sous le choc. Les armes, très sophistiquées, se 
classaient selon des fonctions très diverses. Contrairement à 
ce que nous connaissons aujourd’hui, il y avait des armes 
psychiques et mentales qui employaient le pouvoir du son. 
D’autres se servaient du Mash-Mak dont nous avons parlé, 
puis enfin les armes conventionnelles qui pouvaient causer 
des dégâts au moins aussi importants que nos bombes les 
plus meurtrières. La technologie avancée de l’époque, as- 
sociée aux pouvoirs magiques les plus hauts, donnaient à 
cet affrontement un pic jamais atteint. 


m 


123 



GUERRE DES FILS DE L’UN CONTRE LES FILS DE BÉLIAL 


Ram ou Rama 

Un Adepte de Lumière 

Ce sont principalement les textes de l’Inde qui relatent 
ces faits historiques. Avec le temps, les récits furent adaptés 
au langage en raison des milliers d’années qui s’écoulèrent 
depuis le conflit et bien que les détails fussent estompés et 
les faits idéalisés, ils nous sont facilement compréhensibles, 
même aujourd’hui. 

En effet, le Mahabaratha (qui, soulignons-le, signifie 
« grande guerre » ) nous rapporte des récits de combats avec 
une étonnante modernité : 

« Arjuna les défait. Les démons se réfugient 
dans leur cité et celle-ci s'envole. Arjuna essaie 
de la bloquer de ses flèches , mais la cité est ma- 
gique : elle s'envole, plonge sous terre, part à 
toute vitesse, puis plonge dans l'océan. Arjuna 
détruit la cité de ses armes divines et elle tombe 
à terre. Mætali fait atterrir son char, les 
soixante mille chars des démons les encerclent. 
Arjuna a le dessous. Il lance l'arme de Rudra et 
détruit tous les démons. Mætali le félicite. Ils re- 
viennent chez Indra et Mætali raconte les ba- 
tailles. » (Mahabaratha III - 70) 

Les Atlantes, corrompus par les Forces noires, sont re- 
présentés ici par des démons contre lesquels les Atlan- 
to-Aryens durent se battre. Nous voyons également l’utili- 
sation d’une arme redoutable, « l’arme de Rudra », qui 
détruit d’une manière fulgurante tous les adversaires. 

Dans les Pourânas indiennes, on y trouve également la 
description des guerres qui ont eu pour théâtre des conti- 
nents ou des îles, situées au-delà de l’Afrique Occidentale, 
dans l’Océan Atlantique. Ces textes, dans leur grande ma- 
jorité, sont des récits historiques qui nous content l’origine 
de l’homme jusqu’au grand conflit atlante. Le Râmâyana 
fourmille de détails qui mettent en jeu les deux camps dont 
nous venons de parler. 


124 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Ram fut le premier roi de la Dynastie divine des 
Aryens, héritier de la Doctrine Hermétique transmise par 
les Atlantes. C’était un vrai Mage, dans le sens le plus ini- 
tiatique du terme, un Adepte. C’est lui qui eut la charge de 
rallier tous les Atlantes et les Aryens qui voulaient s’échap- 
per de la gangue matérialiste et pervertie dans laquelle les 
Forces noires voulaient les enfermer. Par sa puissance spi- 
rituelle et ses connaissances personnelles, guidé par la 
Grande Loge Blanche, il instaura un gouvernement synar- 
chique dans le but de favoriser l’implantation du Dessein 
voulu par les Maîtres. C’était un être exceptionnel, au ser- 
vice de la Bonne Loi, qui mit tout en œuvre pour écraser la 
rébellion des Fils de Bélial. 

Ram et son allié Hanuman 

Le récit romancé de ses exploits (le Râmâyana ), trans- 
mis et réécrit de nombreuses fois après l’époque historique, 
met en scène ses luttes avec le roi Râvana, personnification 
symbolique de la Race Atlantéenne (de Lankâ). Nous avons 
vu que ce pays abritait les Rakshasas, ces géants redouta- 
bles avec lesquels Ram eut fort affaire. Les combats étaient 
si violents qu’à un certain moment l’équilibre des forces 
sembla basculer en faveur des Fils de Bélial. 

À ce moment précis entra en jeu un allié formidable en la 
personne de Hanuman. Ce dernier est décrit comme un 
singe géant qui s’allia à Ram au plus fort de la bataille en lui 
apportant un soutien inestimable. Le roi des singes est ainsi 
décrit car il se différenciait physiquement de la nouvelle 
race atlanto-aryenne : il avait le teint brun et descendait 
d’une ancienne branche Lémuro-atlante ; il avait l’aspect 
physique dont on peut avoir un aperçu par l’intermédiaire 
des statues de l’île de Pâques. C’est pour cette raison que le 
Râmâyana décrit Hanuman comme un dieu singe. 

Il était donc très grand comme l’étaient les Rakshasas, 
ses compatriotes. Dans sa sagesse, il refusa de cautionner 
le choix et la direction que prenait Râvana en se rebellant 
contre la Bonne Loi et prit le parti de s’associer aux trou- 
pes des Fils de l’Un. Avec un courage et une vivacité sans 


125 



GUERRE DES FILS DE L’UN CONTRE LES FILS DE BÉLIAL 


égal, il se rangea auprès de Ram et devint son principal 
conseiller et généralissime de ses armées. Leur aventure 
épique nous offre de belles pages décrivant une amitié in- 
défectible entre les deux hommes qui servirent la cause du 
Grand Dessein de la Hiérarchie Planétaire avec un hé- 
roïsme remarquable. 


m 


Un combat planétaire impitoyable 

Risque de la planète par l’usage 
d’une magie destructrice 

Mais c’est dans le ciel que les combats furent les plus 
cinglants. Le Râmâyana nous conte le choc des batailles 
qui « faisaient vibrer l'air d'un fracas épouvantable et qui 
masquait l'horizon d'épaisses fumées ». Les heurts entre 
les Atlantes et les Aryens furent donc très rudes, partout 
sur la planète. Lorsque les armées de Ram se relâchaient, 
celles des Atlantes redoublaient d’agressivité, tels des dé- 
mons avides et sanguinaires. 

Lors d’un combat, les magiciens noirs utilisèrent leurs 
armes magiques, ce qui obligea les Atlanto-aryens à ripos- 
ter de la même façon. La lutte atteignit ainsi une intensité 
incroyable. Il semblait que le monde allait disparaître, tant 
la haine et la violence étaient palpables. Le fait d’employer 
ces armes magiques mettait en présence des Forces natu- 
relles d’une très grande puissance. Les Fils de Bélial 
avaient réveillé des légions invisibles d’élémentaux et de ce 
fait le combat se situait sur plusieurs Plans. C’était la pla- 
nète entière qui se déchaînait avec une violence jamais at- 
teinte. Il semblait que tout dans ce monde, entrait en con- 
flit et que rien ne pouvait arrêter ce déferlement guerrier. 
En pareil cas, les mots semblent creux si l’on veut décrire 
correctement cette violence car, jamais depuis, l’humanité 
n’a connu une telle déflagration sur tous les plans. 


126 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Des armes de destruction massive 

Sur toutes les terres du continent, les combats redou- 
blaient de brutalité. Un des plus importants eut lieu au sud de 
l’emplacement actuel du Maroc. À cette époque, le Sahara 
était une mer, entourée de paysages verdoyants et fertiles. 
C’est là que de terribles affrontements firent des milliers de 
victimes et l’on peut imaginer que le choc des bombarde- 
ments entre navires, aussi bien que les attaques aériennes, de- 
vaient avoir un aspect dantesque. 

La guerre dura des années. Cela est exposé dans la Tra- 
dition Pourânique où il est dit : 

« [Les] gens se trouvaient pris entre deux 
feux ; en effet, pendant que Shankhâsoura rava- 
geait un côté du continent , Cracacha [ou 
Krauncha], roi de Crauncha-dwîp [Kraun- 
cha-dvîpa] désolait Vautre côté. Les deux ar- 
mées [...J transformèrent ainsi la plus fertile des 
régions en un désert aride. » 115 

Cela était dû aux bouleversements géophysiques qui, 
avec le temps, firent de cette mer un désert. Mais d’après ce 
que dit la Doctrine Hermétique, il semblerait aussi que les 
combats aient rendu cette zone inhospitalière, voire déserte. 
Quelle en fut la cause ? Est-ce dû à des armes chimiques ? 
Ou bien à une manipulation des forces naturelles par des 
techniques dévastatrices ? À cette époque le son, employé 
d’une certaine façon, était une arme redoutable, mais pas 
seulement cela. Les Magiciens faisaient des prodiges par la 
modulation de certains mots. L’emploi du son sur les plans 
physique et émotionnel était connu et employé dans la 
guerre pour des buts négatifs. Le récit concernant Jéricho 
est en fait l’application d’une technique rythmique, utilisée 
pour détruire les constructions ennemies. Les Atlantes du 
Nord et du Sud connaissaient parfaitement ces formules qui 
permettaient d’ériger de magnifiques monuments ou 
d’abattre des villes entières. 

115. Texte extrait de Asiatic Researches, Volume III, p. 325 - London, 1799 et 
cité dans La Doctrine Secrète d'H.R Blavatsky - Vol III - Stance XII - La Cin- 
quième Race et ses Divins Instructeurs / Spéculations occidentales ba- 
sées sur les traditions grecques et pouraniques - page 506 - (Éd. Adyar). 


127 



GUERRE DES FILS DE L’UN CONTRE LES FILS DE BÉLIAL 


Un conflit qui s’enlise 

Voilà des années que la guerre durait et s’enlisait à tel 
point que toute la structure sociale des Atlantes commen- 
çait à s’effondrer. Les deux bastions, Routa et Daitya, 
n’abritaient plus que des gens épuisés par tant de batailles et 
de pression occultes. Les Adeptes tentèrent, par tous les 
moyens, d’apaiser la haine et la violence mais les cohortes 
hostiles du Sud redoublaient d’agressivité. L’humanité était 
en proie à un déséquilibre profond dans tous les domaines 
et la Terre elle-même commençait à réagir par des signes 
avant-coureurs de bouleversements. À en juger par les tex- 
tes, l’Atlantide de cette époque — il y a donc un peu plus de 
869 000 ans — était parvenue à un point de non-retour. 

Rien ni personne ne pouvait désormais inverser le cours 
des choses. La malveillance et l’égoïsme dominaient tout 
dans cette société. Depuis plusieurs millénaires déjà, les 
Atlantes s’étaient lentement laissés glisser au cœur de la den- 
sité. Ils étaient emportés par leurs instincts primaires et 
n’avaient pas réagi aux avertissements des Maîtres de Sa- 
gesse. Pourtant, des voix s’étaient élevées pour proposer l’al- 
ternative de l’équilibre et l’aspect supérieur de l’être humain. 

Le temps du CHOIX était donc venu et chacun devenait 
responsable des conséquences de ce choix. 

C’est pourquoi, en raison de la situation et de la néces- 
sité de l’ajustement du Karma, l’Atlantide s’était coupée 
en deux camps et tout allait s’aligner en ce sens. Plus que 
jamais, la responsabilité et le positionnement de chacun 
dans cette lutte allait être suivi d’effets considérables. Les 
Atlantes avaient choisi et cela ne serait pas sans consé- 
quence pour l’avenir ! Deux tiers de l’humanité avaient re- 
joint les Fils de Bélial et un tiers seulement se joignit à la 
Cinquième Race naissante. Les jeux étaient faits. 

La guerre avait attisé la soif du profit et le désir de pos- 
session en toute chose, chez les Atlantes du Sud. Routa 
« l’île Blanche » du Nord représentait l’aspect lumineux 
que ces êtres pervertis cherchaient à éradiquer de la sur- 
face de la Terre. Tout le royaume de Routa était mainte- 
nant en marche contre les puissances de l’ombre. Il savait 


128 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


qu’il n’avait d’autre possibilité que la victoire, sinon les 
forces contraires à l’évolution conduiraient l’humanité au 
chaos et à l’esclavage. 


m 


L’intervention des Maîtres de Sagesse 

C’est alors que, devant tant d’horreur, le peuple du 
Nord fut averti de l’imminence d’une grande déflagration. 
Le livre des Stances de Dzyan , écrit en langue sacrée, le 
Sen-zar (langue sacerdotale parlée en Atlantide) dont une 
petite partie fut transmise à H.P. Blavatsky par les Maîtres 
de Sagesse nous dit ceci 116 : 

« Fragments additionnels tirés d’un com- 
mentaire sur les versets de la Stance XII » 

« Le manuscrit spécial d'où les fragments 
qui suivent ont été tirés, puis traduits en un lan- 
gage plus compréhensible, aurait été, dit-on, 
copié sur des tables de pierre qui appartenaient 
à un Bouddha 117 des premiers jours de la Cin- 
quième Race qui aurait été témoin du Déluge et 
de la submersion des principaux continents de 
la Race Atlante ». 

« Et le “ Grand Roi à la Face Éblouissante ”, 
le chef de tous les Visages Jaunes était triste en 
voyant les péchés des Visages Noirs . Il envoya 
ses véhicules aériens [Vimânas] à tous les chefs 
ses frères [les chefs des autres nations et tribus], 
avec des hommes pieux dedans en disant : 

« Préparez-vous. Debout, hommes de la 
Bonne Loi et traversez le pays pendant qu'il est 
[encore] sec. Les Seigneurs de l'orage approchent. 

Leurs chariots s'approchent de la terre. Les Sei- 
gneurs à la Face Sombre [les Sorciers] ne vivront 

116. La Doctrine Secrète, Volume III, pages 528-532-533. 

117. Un Bouddha — ou Maître de Sagesse ou encore Adepte — gouverne, 
sous les Auspices d'un autre Bouddha, une Race ou une famille d'une 
Race. Sa présence lors des déluges peut être soit physique, soit plus 
subtile, mais tout en étant présence consciente cependant. 


129 



GUERRE DES FILS DE L’UN CONTRE LES FILS DE BÉLIAL 


qu'une nuit et deux jours sur cette terre patiente . 

Elle est condamnée et ils doivent s'abîmer avec 
elle . Les Seigneurs inférieurs des Feux [les Gno- 
mes et les Éléments du Feu] préparent leurs magi- 
ques Agnyastra [armes de feu préparées par 
Magie]. Mais les Seigneurs à l'œil Sombre [“Mau- 
vais Œil”] sont plus forts qu'eux [les Élémentale] 
et ils sont les esclaves des êtres puissants . » 

« Ils sont versés en Astra Vidyâ , le savoir 
magique le plus haut . Venez et faites usage des 
vôtres [c’est-à-dire de vos pouvoirs magiques, 
pour contrecarrer ceux des Sorciers]. Que 
chaque Seigneur à la Face Éblouissante [un 
Adepte de la Magie Blanche] s'arrange de façon 
que la Vimâna de chaque Seigneur à la Face 
Sombre tombe entre ses mains [ou en sa posses- 
sion], de peur que l'un d'eux [l’un des Sorciers] 
n'échappe grâce à elle aux eaux, n'évite la Verge 
des Quatre [Divinités Karmiques] et ne sauve 
ses méchants [partisans, ou peuple]. » 

« Que chaque Face Jaune projette du som- 
meil pour chaque Face Noire. Qu'eux-mêmes 
[les Sorciers] évitent la douleur et la souffrance. 

Que chaque homme fidèle aux Dieux Solaires 
attache [paralyse] chaque homme fidèle aux 
Dieux Lunaires 118 , de peur qu'il ne souffre ou 
qu'il n'échappe à sa destinée. » 

« Et que chaque Face Jaune offre de son 
eau-vitale [de son sang] à l'animal parlant d'une 
Face Noire, de peur qu'il n'éveille son maître 119 ». 

118. Les Dieux lunaires ou Pitris lunaires, les Élohim créateurs, par référence 
aux Dieux solaires ou Pitris solaires sont, dès l'origine du monde, les 
créateurs de la forme (du corps), très inférieurs sur le plan de l'évolution, 
aux Pitris solaires (qui firent de nous des « Âmes vivantes »). C'est sur 
l'ordre de ces derniers qu 'ils créèrent « à partir « d'eux-mêmes » la pre- 
mière humanité de laquelle nous sommes issus. Se ranger du côté des 
Pitris lunaires signifie donc s'inféoder aux forces primaires de la nature, 
à la densité, contrairement aux Pitris solaires qui, Eux représentent la Lu- 
mière, la Vie, et par conséquent la conscience. 

119. Ce sont en fait des bêtes fantastiques créées artificiellement (nous se- 
rions tentés, à tort, de les appeler, aujourd'hui, des robots) qui pouvaient 
parler et prévenaient leurs maîtres d'un danger qui pouvait survenir. Il ne 
faut pas les voir à travers le prisme de notre civilisation, c'est-à-dire tel 
que la robotique actuelle peut nous les présenter. Ces « bêtes » atlantes 
étaient fabriquées principalement par des magiciens noirs qui introdui- 


130 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


« L'heure a sonné , la nuit noire est prête. » 

[...] « Que leur destin s'accomplisse . Nous som- 
mes les serviteurs des Quatre Grands [Dieux 
Karmiques 120 ]. Fuissent les Dieux de Lumière 
revenir. » 

« Le grand Roi tomba sur sa Face Éblouis- 
sante et pleura ... » 

« Lorsque les Rois s'assemblèrent, le mou- 
vement des eaux avait déjà commencé [...] Mais 
les nations étaient déjà passées sur les terres sè- 
ches. Elles se trouvaient au-delà du niveau des 
eaux. Leurs Rois les rejoignirent dans leurs Vi- 
mânas et les conduisirent au Pays du Feu et du 
Métal [à l’Est et au Nord]. » 

Dans un autre passage, il est encore dit : 

« Des Étoiles [des Météores] se mirent à 
pleuvoir sur les territoires des Faces Noires ; 
mais elles dormaient. » 

« Les bêtes parlantes [les veilleurs magiques] 
ne bougèrent pas. » 

« Les Seigneurs inférieurs attendaient les or- 
dres, mais il n'en arriva pas parce que leurs maî- 
tres dormaient. » 

« Les eaux montèrent et couvrirent les vallées 
d'un bout à l'autre de la Terre. Les hautes terres 
restèrent, le fond de la Terre [les pays situés aux 
antipodes] resta à sec. Là habitaient ceux qui 
s'échappèrent ; les hommes à la Face faune et à 
l'œil droit [les gens francs et sincères]. » 

« Lorsque les Seigneurs à la Face Sombre 
s'éveillèrent et pensèrent à leurs Vimânas pour 
échapper aux flots montants, ils s'aperçurent 
qu'elles avaient disparu. » 

saient dans la forme créée un Djin ou Elémental qui lui donnait « vie ». 
Ainsi, elles étaient des serviteurs dociles et précieux pour ces magiciens 
noirs qui les utilisaient à des fins égoïstes et maléfiques. Mais de pareil- 
les « bêtes » pourraient aussi être employées de manière très positive. 

120. [N.d.É.] En fait les Quatre Grands Archanges gouvernant les Quatre Élé- 
ments (Mikhaël : Feu ; Raphaël : Air ; Gabriel : Eau et Auriel : Terre — selon 
la terminologie de la Kabbale). Ils sont les Quatre « Seigneurs du Karma ». 


131 



GUERRE DES FILS DE L’UN CONTRE LES FILS DE BÉLIAL 


Ce passage des Stances nous donne une idée très pré- 
cise de la façon dont les évènements se précipitèrent et de 
celle dont les troupes royales organisèrent leur stratégie 
d’attaque pour immobiliser les factions des magiciens 
noirs de Daitya. On voit que les Initiés avertissent secrète- 
ment leurs alliés pour une action que l’on qualifierait au- 
jourd’hui de « coup de poing » dans le but de les paralyser. 

Tout d’abord on discerne, d’après le texte, que les 
Atlanto-Aryens de Routa n’ont été prévenus que deux 
jours et demi avant le début de la catastrophe géophy- 
sique. Ils savaient que la Terre allait se transformer, qu’un 
grand cataclysme allait engloutir l’Atlantide et que des 
chutes de météorites allaient dévaster le continent. 

a 


Le départ des Aryens 

C’est alors que l’exil commença et que les populations 
s’enfuirent pour rejoindre les terres de l’est. Le départ a dû être 
très précipité et le flux humain important. On découvre aussi 
qu’un plan d’attaque fut mis sur pied, au même moment, pour 
subtiliser, ou tout au moins bloquer, l’aviation des Daityas. 

On comprend que des escadrons d’avions (vimanas) de 
Routa partirent en mission secrète pour dissoudre la force 
ennemie. Visiblement, celle-ci devait être très agressive 

Cet objet, découvert dans une 
tombe inca en Colombie 
(Province d'Antioquia ), ressemble 
fortement à un modèle réduit 
d'avion (ou de VlMANA ?). Des 
essais de soufflerie ont eu lieu à 
l 'Institut Aéronautique de New 
York par le D r Arthur Poyslee qui 
en a conclu que cet “avion” 
devait avoir une bonne tenue en 
l’air. Reconstruit fidèlement, un 
vol télécommandé de plusieurs 
minutes, tout à fait convaincant, a 
été effectué le 26 août 1996 dans 
toutes les positions de vol.... 



132 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


pour que le piège des Magiciens Blancs soit à ce point mis 
en place discrètement. 

On constate d’ailleurs que les armes magiques sont, de 
part et d’autre, extrêmement puissantes. 

En conséquence, un plan intelligent a primé sur l’affron- 
tement. Le but était de bloquer l’aviation adverse, de sorte 
que personne ne pût sortir de Daitya et particulièrement les 
magiciens noirs dans leurs vaisseaux spatiaux. 

Pour cela l’armée de Routa conçut un plan extraordi- 
nairement subtil puisqu’elle « projeta du sommeil » sur 
eux. Cela signifie probablement que, soit des bombes 
anesthésiantes, soit des fréquences d’ondes paralysantes 121 
furent dirigées vers les pilotes des avions daityens. 

Mais les Stances nous disent aussi que « Les Seigneurs 
inférieurs attendaient des ordres qui n arrivèrent pas parce 
que leurs maîtres dormaient. » Cette phrase ne décrit plus 
les magiciens noirs mais les élémentaux qui devaient mettre 
en activité les Éléments contre les Mages Blancs de Routa. Il 
faut quand même préciser que les Forces de Lumière triom- 
phèrent grâce à Laide de la Grande Loge Blanche qui fit ap- 
pel à des Êtres venus de Lextérieur de la Terre. Et cela se 
produisit à d’autres reprises dans l’Histoire de l’humanité. 

Les Atlanto- Aryens étaient déjà partis sur les terres du 
Nord et de l’Est afin d’échapper à l’effroyable cataclysme. Dès 
que la mission de « paralysie » des daityens par les routaiens 
eut fonctionné, les rois du Nord partirent dans leurs vaisseaux 
spatiaux pour rejoindre le peuple qui avait déjà, à pied sec, re- 
gagné sa nouvelle terre d’accueil. On peut imaginer qu’une 
technologie importante et une intendance considérable ont dû 
suivre ces rescapés de l’Atlantide. De plus, nous avons vu avec 
l’épisode de Ram que les vaisseaux spatiaux étaient immenses 
et pouvaient contenir, par conséquent, un matériel important 
qui devait aider les populations. 

m 


121. Ces appareils à ondes paralysantes existent déjà dans l'armement des 
grandes puissances de notre monde, de même qu'existent d'autres ar- 
mes très sophistiquées, comme le canon laser à micro-ondes. 


133 



GUERRE DES FILS DE L’UN CONTRE LES FILS DE BÉLIAL 


Le Grand Déluge 

Bouleversements géologiques et climatiques 

Alors, la terre se mit à trembler, le ciel jeta une pluie de 
météorites qui firent l’effet de terribles bombes naturelles 
sur les terres atlantes. Lorsque les magiciens noirs prirent 
conscience de la situation, ils virent qu’ils venaient d’être 
pris au piège et que leurs engins volants avaient disparu. Il 
était trop tard... 

C’est alors que la terre s’éventra, comme pour absorber 
tout ce mal qui avait été entretenu sur cette île du Sud, dé- 
sormais maudite. Du fond de l’Océan, la faille atlantique 
cracha un magma de feu qui embrasa tout ce que cette na- 
tion avait généré d’horreur. Les cris de ceux qui tentaient 
d’échapper à la catastrophe n’étaient pas des suppliques 
de repentance mais des appels à leurs dieux maudits afin 
qu’ils les préservent, eux et leurs biens. 

L’écorce terrestre craqua dans un tonnerre assourdis- 
sant. Des tsunamis gigantesques, de plusieurs centaines de 
mètres, se levèrent sur la mer déchaînée. Ceux qui avaient 
adoré la matière périssaient par elle, en étant avalés avec 
toutes leurs turpitudes, dans ce chaos de terre, de feu et 
d’eau... Cette terre immense qui fut la gloire des Atlantes, 
ce berceau des géants glorieux issus de la race des Dieux 
s’enfonçait inexorablement au plus profond de l’Océan 
Atlantique, devenu un tombeau boueux. 

La terre sacrée n’était plus que le souvenir d’un passé à 
jamais perdu. Le cataclysme fut si terrible que les Alpes se 
soulevèrent et qu’une partie de notre hémisphère dispa- 
raissait sous les eaux. Les mouvements géologiques firent 
également émerger de nouvelles terres, ce fut ainsi qu’une 
partie de l’Asie sortit de l’océan et beaucoup plus tard ce 
fut le tour de tout un pan de l’Afrique. L’Atlantide prit 
alors un nouveau visage. La superficie de Routa et Daitya 
avait largement diminué et le choc les avait séparées et 
éloignées encore plus. 

Les rescapés avançaient maintenant sur des terres in- 
connues qu’ils allaient habiter. Ce peuple avait emporté 


134 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


avec lui ses connaissances et ses techniques afin de favori- 
ser l’implantation de la Race Aryenne sur des terres nou- 
velles. On peut imaginer à quel point l’adaptation au nou- 
veau milieu dut être difficile, compte tenu de la violence de 
l’effondrement qui causa la fracture des deux grands bas- 
tions qui formaient l’Atlantide. 

Les Fils de l’Un avaient gagné la bataille mais le Mal 
n’avait pas disparu pour autant de la surface de la Terre. 
La plus grande partie du peuple dépravé de Daitya avait 
succombé dans le terrible cataclysme. Mais certains resca- 
pés se mêlèrent au groupe des Aryens qui fuyaient vers le 
Nord. Ce mélange donna, plus tard, naissance à des grou- 
pes qui contestèrent, une fois de plus, l’Enseignement pro- 
digué par la Hiérarchie planétaire. 

Ce furent ces rescapés qui fuirent l’Atlantide pour re- 
joindre des terres qui feront plus tard partie de l’Europe et 
d’autres pays dont nous parlerons dans le prochain cha- 
pitre. C’est la descendance de Sem (la branche sémitique) 
qui fut « élue par Dieu » pour créer la Cinquième Race. De 
cette réalité historique naquit le mythe du « peuple élu » si 
mal compris et controversé. Il est intéressant de mentionner 
également le fameux épisode de la Bible relatif aux trompet- 
tes dont le son détruisit complètement les murs de Jéricho. 
L’archéologie moderne, après maintes fouilles dans cette 
ville, n’a trouvé aucune concordance avec le récit de la 
Bible. Et pour cause ! Une fois de plus cette allégorie retrace 
un fait historique venu directement de l’Atlantide. 

Ce premier Déluge atlante, le seul historique en fait, 
compte tenu de son ampleur et de sa force, fut la consé- 
quence d’un Karma punitif. 

L’Atlantide et d’autres terres de la planète connurent en- 
suite des transformations durant les milliers d’années qui sui- 
virent mais la grande Atlantide était désormais engloutie. 

De cette fabuleuse histoire des traces subsistèrent et, il 
y a 12 000 ans encore, seule une île de taille immence ce- 
pendant, appelée Poséïdonis par les Grecs, allait mettre un 
point final à l’épopée atlante. Elle devait s’effondrer, elle 
aussi, au cœur de l’Océan... 


135 



GUERRE DES FILS DE L’UN CONTRE LES FILS DE BÉLIAL 


Sa place dans la mémoire collective 

Aujourd’hui, les scientifiques sont capables d’influen- 
cer le climat. On parle souvent du projet HAARP et d’autres 
qui peuvent réellement avoir une incidence sur notre com- 
portement et sur l’écosystème planétaire. Il est alors facile 
d’imaginer que, dans des conflits comme celui qui précéda 
la fin de l’Atlantide, de telles armes furent utilisées pour 
assécher des zones afin d’affamer des populations entières. 
Les guerres bactériologiques d’aujourd’hui peuvent aussi 
se transformer en guerres écologiques. C’est ce qui s’est 
certainement passé à cette époque au point de faire dispa- 
raître la mer de l’actuel Sahara. 

Toutes les histoires de Déluge, tous les textes qui s’y 
rattachent, évoquent la grande catastrophe qui s’est pro- 
duite après la chute de l’Atlantide il y a 869 000 ans 122 : 

■ Dans la Genèse (6 :5-9), nous voyons Yahvé (déno- 
mination générique renvoyant à plusieurs divinités) 
envoyer le Déluge, car les hommes sont mauvais : 

« Yahvé vit que la méchanceté des hommes 
était grande sur la terre et que son cœur ne 
formait que de mauvais desseins à longueur 
de journée . Il se repentit d'avoir fait l'homme 
et il s'affligea dans son cœur ... » 

La Bible nous raconte encore sommairement cette 
histoire, par l’allégorie déformée de la race de Caïn 
aux prises avec Abel et de celle de Noé, « choisie par 
le Seigneur » pour construire une arche, et se préser- 
ver du Déluge. Noé représente la Cinquième Race 
naissante des Aryens issus de l’Atlantide et plus pré- 
cisément le Manou qui fut à son origine, fondateur 
de la Race Aryenne. 

■ Un des textes les plus anciens sur le déluge {le poème ak- 
kadien d'Atras Hasis 123 ) nous apprend que le fils 
d’Enlil, Ninurtha, provoque un Déluge qui va laisser 

122. Celles qui se sont produites après étaient de moindre importance, bien 

que spectaculaires. 

123. Roi sumérien (vers- 1800 av. J.-C.), héros d'une épopée. 


136 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


déborder « les vannes célestes » (les pluies et les tempê- 
tes). 

■ Les Celtes nous remémorent le Déluge dans un texte 
appelé « Les Triades 124 » (une poésie bardique des 
Cymris du pays des Galles) où la dernière et grande 
catastrophe survenue fut un immense Déluge duquel 
survécurent deux héros qui iront repeupler Pîle de 
Prydain (Bretagne). Il est fait ici allusion aux migra- 
tions des rescapés du cataclysme. 

■ Mais le récit le plus poignant nous est donné dans le 
Popol Vuh ns qui nous rappelle le fameux Manuscrit 
Troano 126 ainsi que le récit d’un témoin oculaire, 
donné dans « La Doctrine Secrète 127 » ; voici ce que 
dit le Popol Vuh : 

« Les eaux , soulevées par le Cœur du Ciel 
bouillonnèrent et un grand Déluge s'étendit à 
tout ce qui fut créé... De la résine enflammée 
tombait du ciel , la face de la terre devint 
noire, une pluie noire tombait jour et nuit et il 
y avait dans le ciel comme le bruit d'un feu tu- 
multueux. Les gens couraient, s'écrasaient, 
grimpaient sur le toit des maisons mais cel- 
les-ci s'écroulaient sous eux ; ils grimpaient 
aux arbres mais ceux-ci les secouaient ; ils se 
cachaient dans les cavernes mais celles-ci les 
écrasaient. L'eau et le feu détruisaient tout. » 

■ En Inde, enfin, c’est Vaivasvata qui fuit le Déluge sur 
un bateau, en Grèce c’est Deucalion et à Babylone, 
c’est Xisuthrus. 


m 


124. Triades : forme sous « 3 volets » par laquelle les Druides des Galles et 
d'Irlande donnèrent à l'Enseignement ésotérique, en raison du caractère 
sacré attribué au Nombre Trois (le Ternaire). 

125. [N.d.É.] Qui doit se référer certainement au « dernier » Déluge, celui de la 
« dernière Atlantide », Poséidonis, en -9564. 

— Popol-Vuh : voir en fin d'ouvrage Présentations de l'Éditeur. 

126. Chapitre 8 - La fin de Poséidonis en -9564. 

127. D'H. R Blavatsky. Voir au Chapitre 6 (Guerre des Fils de l'Un contre les Fils 
de Bélial - Le Grand Déluge de 869 000 ans av. J.-C.). 


137 



GUERRE DES FILS DE L’UN CONTRE LES FILS DE BÉLIAL 


Les mythes et les légendes : 

UN RÉCIT HISTORIQUE 

Toutes les légendes et les allégories parlent de ces com- 
bats fantastiques qui ont marqué la fin de l’époque glo- 
rieuse des Atlantes se retrouvent dans l’antique mytho- 
logie norvégienne où nous voyons les géants, Skrymir et 
ses frères, combattre contre les fils des Dieux. C’est l’illus- 
tration de ce grand conflit Atlanto-Aryen. 

Avec cette clef de lecture, chacun pourra reprendre les 
mythes fondateurs de toutes les religions et de tous les peu- 
ples pour constater le fond commun qui expose des évène- 
ments antédiluviens dont la scène fut, préalablement, la 
Lémurie mais surtout l’Atlantide. Il est certes dérangeant 
d’envisager que le fondement de tous les cultes ne soit que 
l’adaptation d’une histoire enfouie au fond de l’Océan. 

Derrière les lambeaux de vérités exprimées par les idées 
religieuses se cache la Doctrine Hermétique. Par consé- 
quent, et fort heureusement, certaines idées essentielles 
subsistent ; mais elles ont été tellement manipulées et 
transformées au cours des millénaires qu’elles n’expriment 
qu’une illusion de la Réalité. 

Ainsi, dans la Bible, ce conflit est-il maquillé en un 
combat entre les Anges de Dieu et les Anges de Satan. Ces 
dernières « entités » étant d’ailleurs, une pure invention, 
due à une incompréhension et un travestissement des tex- 
tes. Les faits historiques se sont transformés alors en dog- 
mes théologiques par la volonté d’individus, plus manipu- 
lateurs qu’inspirés, pour imposer leur suprématie 
ecclésiastique. 


138 



Chapitre 7 


LA DÉCOUVERTE D’UN 
NOUVEAU MONDE 


Après le grand cataclysme 

L A NOUVELLE RACE ARYENNE, issue du rameau 
sémitique de l’Atlantide, s’était maintenant en- 
gagée dans des terres plus ou moins inconnues. 
Elle avait pris souche dans la partie Nord-Est du continent 
atlante, sur le périmètre de l’actuelle Écosse, l’Irlande et la 
Norvège. Depuis longtemps, des groupes s’étaient installés 
dans cette région qui, jadis, abritait la branche atlante des 
Rmoahals et qui, plus tard, abritera des Tlavitlis. 

Ces peuples s’étendirent ensuite vers le Turkestan, 
l’Arabie et les terres fertiles de la Mésopotamie 128 , des mil- 
liers d’années avant la grande catastrophe. Certaines com- 
munautés s’implantèrent en Amérique du Nord, en 
Afrique et en Asie, se mélangeant aux anciens peuples. 

Bien avant la chute de l’Atlantide, le Manou conduisit 
un groupe important d’Aryas dans les hauts plateaux de 
l’Altaï, près du désert de Gobi qui était alors une mer afin 
de le protéger du cataclysme qui allait se produire. Ce fut 
dans cette région que la première colonie allait se dévelop- 
per, des siècles durant. 

Lorsque la planète fut déstabilisée par le bouleverse- 
ment, seuls quelques rares territoires furent épargnés. L’un 
d’entre eux fut la région proche du Gobi. En raison du 
choc terrestre, l’Himalaya se souleva considérablement. 
Le continent situé à l’extrême Sud de l’Inde fut totalement 

128. Le lecteur aura compris que la désignation des pays actuels n'est qu'un 
repère géographique pour la compréhension du texte. Il est évident que 
ces contrées ne portaient pas ces noms, et que les frontières, et la géo- 
graphie étaient tout à fait différentes. 


139 



LA DÉCOUVERTE D’UN NOUVEAU MONDE 


englouti. Alors qu’une grande partie de l’Asie s’effondra, 
entraînant toute une chaîne de montagnes dans la région 
de Kara-Korum, une autre partie se suréleva. 

Les survivants atlantes qui avaient péri aux deux tiers 
cherchèrent refuge dans les sommets des montagnes. Ils 
abandonnèrent ainsi l’Europe, une partie de l’Asie et de 
l’Afrique, dans la mesure où les mers qui entouraient les 
montagnes s’étaient retirées pour faire place aux terres de 
l’Asie Centrale. Le noyau de la race s’implanta alors dans 
le Nord de l’Inde et particulièrement sur les hauts plateaux 
de l’Himalaya puisque le Tibet était entièrement recouvert 
par les eaux. Plusieurs millénaires s’écoulèrent avant que 
la mer ne se retirât et que les populations pussent émigrer 
vers les terres indiennes. Helena P. Blavatsky nous dit dans 
son ouvrage « La Doctrine Secrète 129 » : 

« La muraille gigantesque et ininterrompue 
des montagnes qui bordent tout le plateau du Ti- 
bet, depuis le cours supérieur de la rivière 
Khuan-Khé jusqu'aux collines de Kara-Korum, 
a vu une civilisation qui a duré des milliers d'an- 
nées et qui pourrait dire au genre humain 
d'étranges secrets . Il fut un temps où les parties 
orientales et centrales de cette région — le 
Nan-Chang et l'Altyn-Tagh — étaient couvertes 
de cités qui pouvaient rivaliser avec Babylone. » 

« Toute une période géologique a passé sur 
la Terre depuis la dernière heure de ces cités, 
comme en témoignent les monticules de sable 
mouvant et le sol maintenant stérile et mort des 
immenses plaines centrales du bassin de Tarim, 
dont les bords seuls sont superficiellement 
connus des voyageurs . » 

« À l'intérieur de ces plateaux de sable, il y a 
de l'eau ; on y trouve de fraîches et florissantes 
oasis, où aucun pied européen ne s'est encore 
aventuré, dont nul n'a foulé le sol maintenant 
dangereux. Parmi ces verdoyantes oasis, il y en 
a qui sont entièrement inaccessibles à tout 
129. « La Doctrine Secrète » de H. P Blavatsky. Vol. 1 - p.60. Éd. Adyar. 


140 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


voyageur profane, fut-il indigène. Les ouragans 
peuvent “ déchirer les sables et balayer des plai- 
nes entières ”, ils sont impuissants à détruire ce 
qui est au-delà de leur atteinte. » 

B 


Les Aryas, rescapés du cataclysme 

Il est probable qu’un jour quelques archéologues inspi- 
rés soient à même de découvrir les restes de ces anciennes 
civilisations descendantes de la première branche de la 
Race-mère aryenne. Les Brahmanes, quant à eux, n’étaient 
pas une race mais un peuple qui, durant les centaines de 
siècles qui les immobilisèrent sur les flancs de PHimalaya, 
avait conservé la pure tradition des Aryos- Atlantes. 

Cette Connaissance ne s’était pas corrompue et les prê- 
tres avaient su soigneusement préserver les Lois de Manou 
et la Doctrine Hermétique. À cette époque on ne naissait 
pas Brahmane, on le devenait par le mérite et l’Initiation. 
Mais peu à peu, cela devint un titre héréditaire puis une 
caste. L’on voit, de nos jours, combien ce groupe a perdu 
l’essence de son origine. 

Les eaux s’étant retirées, la masse de la colonie s’im- 
planta désormais dans l’Inde du Nord. D’autres peuples 
émigrèrent vers l’Asie Mineure, dans des pays qui prirent, 
plus tard, les noms d’Elam, de la Phénicie, de la Chaldée, 
de la Palestine, de Canaan, de l’Égypte et même la Pénin- 
sule arabique 130 . 

Lorsque les Aryas se fixèrent en Inde, ils découvrirent 
des peuples issus de la dernière branche toltèque ainsi que 
des derniers représentants Atlanto-Lémuriens. Dans la 
partie Sud du continent, ils virent des hommes à la peau 
foncée qui n’étaient autres que des descendants de marins 
tlavitlis qui s’étaient mélangés avec la dernière branche lé- 
murienne. C’est ce mélange qui donna naissance à la race 
dravidienne au teint foncé qui, elle-même, se mélangea 
plus tard avec les Aryas du Nord pour donner les 


141 



LA DÉCOUVERTE D’UN NOUVEAU MONDE 


Aryo-Dravidiens à peau noire que nous connaissons main- 
tenant. C’est pourquoi l’Inde, aujourd’hui encore, est ha- 
bitée par des individus blancs de peau au Nord et à la peau 
sombre au Sud. 

L’Atlantide avait maintenant changé et, bien que Routa 
et Daitya existassent toujours, elles n’étaient plus que 
l’ombre d’elles-mêmes tant par leurs dimensions que par 
l’évolution de leurs habitants, et ce, dans tous les domai- 
nes. Le petit nombre de survivants qui étaient restés sur ces 
îles rencontraient d’énormes difficultés pour rebâtir leur 
société. La guerre avait fait des ravages, sans compter les 
bouleversements géophysiques et climatiques que la catas- 
trophe avait engendrés. Le monde découvrait une aube 
nouvelle, la Cité aux Portes d’Or n’était plus la même, 
mais l’horizon semblait plus lumineux. 

Les Brahmanes issus directement de la première 
branche aryenne n’avaient pas oublié leurs racines nordi- 
ques. Pour cette raison, s’il était besoin de fournir un lien 
avec cette appartenance, il nous faut évoquer celui qui 
existait avec la tradition védique qui place son origine 
dans la Constellation de la Grande Ourse et particulière- 
ment de l’Étoile Polaire. Les Védas furent donc rédigés par 
les premiers Aryas après la chute de l’Atlantide. Ils ont, de- 
puis, été transformés, voire occultés, afin de conserver cer- 
tains secrets que les Initiés ne voulaient pas révéler 131 . En 
effet, avant d’être écrit, cet enseignement se répandit dans 

130. Malgré le Grand Cataclysme, et juste avant celui-ci, alors que la pre- 
mière branche de la Race Aryenne commençait à se développer, naquit 
la sixième branche atlante celle des Akkadiens. Celle-ci se forma juste 
avant la grande catastrophe qui détruisit, comme nous l'avons vu, les 
deux tiers de la branche touranienne. Ils combattirent les Sémites primi- 
tifs dans les siècles qui précédèrent cette période et créèrent d'impor- 
tantes dynasties. Helena R Blavatsky nous dit encore à son sujet, dans 
son livre /sis Dévoilée : 

« On conteste énergiquement que /es tribus Akkadiennes de Cha/dée, de 
Babylonie et d'Assyrie aient eu le moindre tien de parenté avec /es Brah- 
manes de /'Hindoustan ; mais il y a plus de preuves en faveur de cette opi- 
nion que de l'autre. On aurait peut-être dû nommer les Sémites ou 
Assyriens des Touraniens, et on a appelé les Mongols des Scythes. Mais > 
si les Akkadiens n'ont jamais existé, ailleurs que dans l'imagination de 
quelques philologues et ethnologues, ils n'ont certainement jamais été 
une tribu Touranienne, comme quelques Assyriologues ont cherché à 
nous le faire croire. C'étaient de simples émigrants allant de l'Inde, le ber- 
ceau de l'humanité, vers l'Asie Mineure, où leurs adeptes sacerdotaux 
s'étaient arrêtés pour civiliser et initier un peuple barbare. » 


142 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


toute l’Inde. Comme toujours, les éléments de cette Sa- 
gesse furent travestis et mal interprétés, de sorte qu’ils de- 
vinrent les germes nocifs de toutes les religions qui mar- 
quèrent l’âge des ténèbres de la conscience. 

a 


Les vestiges laissés par les Aryens 

Les immigrés Aryano-Atlantes, ces géants bâtisseurs, 
détenaient l’art du travail des pierres et des courants éner- 
gétiques ou telluriques. C’est à eux que nous devons les 
implantations de certains menhirs et dolmens ainsi que des 
fameuses roches oscillantes ou « pierres de vérité » servant 
à l’oracle. Il ne faut surtout pas y voir un simple travail 
« primitif » exécuté par des peuples qui manquaient de 
connaissances scientifiques, comme on voudrait nous le 
faire croire. Le fait de poser des pierres naturelles à des en- 
droits très précis de la Terre (presque comme des points 
d’acupuncture) ne diminue en rien la dimension de leurs 
connaissances. 

Ces architectes extraordinaires qui maîtrisaient la Loi 
des Nombres construisirent, à l’approche du cataclysme, 
des souterrains en différents endroits de la planète dans 
lesquels ils cachèrent de rares archives. Certaines de ces 
profondes cavités isolées et protégées sont toujours acces- 
sibles aujourd’hui et permettent de circuler sur des distan- 
ces considérables. Les contreforts du Tibet en cachent plu- 

131. Les héritiers de la V e Race, issus de la branche sémite atlante ou véri- 
table « Race élue », devaient donc bâtir une nouvelle humanité. La Hié- 
rarchie Planétaire s'employa alors à atrophier les dons spirituels et 
psychiques des nouvelles naissances sur la planète. Mais déjà, les res- 
capés du « Grand déluge » et toutes les races qui allaient suivre ne 
conservèrent que la foi des récits anciens alors que la Doctrine Hermé- 
tique était rigoureusement gardée et transmise soigneusement aux dis- 
ciples choisis par les Sages qui composaient la nouvelle génération. Le 
lecteur aura donc compris que cette soi-disant « Race élue » ne l'était 
non pas par le sang mais par la Connaissance puisqu'après le désastre 
atlante ce savoir ne pouvait plus être donné à des hommes et des fem- 
mes sans moralité ni élévation spirituelle. C'était la première manifesta- 
tion d'un Karma négatif qui n'allait pas s'arrêter là. 


143 



LA DÉCOUVERTE D’UN NOUVEAU MONDE 


sieurs mais elles existent aussi sur divers continents. Leur 
accès en est protégé et secrètement gardé. 

La terre Scandinave est une des plus vieilles de la pla- 
nète puisqu’elle abrita des races lémuriennes bien avant les 
Atlantes. Est-ce dû à une stabilité particulière ? Seuls les 
géologues pourraient apporter de plus complètes informa- 
tions à ce sujet. Quoi qu’il en soit, c’est dans cette région 
du monde que la Cinquième Race s’implanta avec l’aide 
d’initiés qui transmirent d’importants Enseignements oc- 
cultes et assuraient sa progression. L’Un d’entre Eux, que 
nous appellerions aujourd’hui un Bouddha , offrit de nou- 
velles connaissances à ces Aryens qui prospérèrent tout au 
long des siècles dans ce qui deviendra, plus tard, l’Europe 
du Nord. Il est resté célèbre dans la mythologie nordique 
sous le nom de Woden ou Odin. 

Les archéologues se sont souvent posé la question de 
savoir pourquoi tant de similitudes existent entre les tu- 
muli norvégiens et ceux que l’on peut voir dans la région 
Nord-Est des États-Unis mais l’Histoire nous apprend que 
ce sont les Vikings qui découvrirent l’Amérique du Nord 
et qui y exportèrent leur savoir 132 . Ces guerriers ont voya- 
gé avant Colomb jusque dans ces terres américaines et 
avaient gardé le souvenir de leurs très lointains ancêtres 
Aryens qui vivaient dans la vieille Atlantide. Et c’est pro- 
bablement cette mémoire vernaculaire qui les poussa à ac- 
complir ces voyages. 

À l’époque des géants atlantes, leur continent était si 
vaste qu’il englobait plusieurs territoires du monde actuel. 
C’est ainsi qu’un voyageur pouvait aller à pied du Sahara 
jusqu’en Norvège ou dans la région ouest des États-Unis 
ou bien encore dans une partie de l’Amérique du Sud. Cela 

132. [N.d.É.] Leif Erickson (vers 970 à 1025) : explorateur islandais qui fut, se- 
lon la tradition des sagas Scandinaves, le premier européen à explorer 
des terres de l'Amérique du Nord et plus particulièrement la région qui 
deviendra la Terre-Neuve, au Canada. Il était le fils ô'Érik le Rouge et pe- 
tit-fils de Thorva/d Âsva/dsson — mis tous deux hors-la-loi en Norvège 
pour meurtres et réfugiés en Islande. C'est là que naquit Leif. Le premier 
voyage de Leif l'emmena aux Hébrides puis en Norvège à la cour du roi 
Olaf Tryggvason. C'est en se basant sur le récit de l'Islandais Bjarni 
Herjôlfsson — qui avait déjà aperçu le Nouveau Monde vers 986 — que 
Leif le visita autour de l'an 1000 et nomma trois pays, le Helluland (île de 
Baffin actuelle) le Markland (le Sud du Labrador) et le Vinland (le site ac- 
tuel de Bay St Lawrence au Nord du Cap Breton en Nouvelle-Écosse). 


144 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


explique pourquoi la forme de certaines pyramides semble 
identique à d’autres situées aux antipodes et surtout au 
fait que les statues dites Olmèques, à l’apparence né- 
groïde, ne sont que le résultat des échanges entre différents 
peuples atlantes dont un, qui partit d’Afrique pour s’ins- 
taller dans la Méso-Amérique. Ces têtes « Olmèques » 
nous donnent une image de l’apparence de ces géants 
atlantes à peau noire qui, à voir leur coiffe, devaient certai- 
nement être des pilotes d’engins volants. 

La Doctrine Hermétique est claire à ce sujet. Aucun pé- 
troglyphe, géoglyphe ou quelque autre monument décou- 
vert sur notre planète n’a de rapport avec une quelconque 
civilisation extraterrestre. Tous ces édifices ou statues ne 
sont que les vestiges des vieilles civilisations gigantesques 
humaines qui ont vécu sur notre planète durant des mil- 
lions et des millions d’années. Ces civilisations étaient so- 
phistiquées, civilisées et supérieures à nous. 

La connaissance des Atlantes était, sur de nombreux 
points, très en avance sur la nôtre si bien que quelques dé- 
couvertes archéologiques incitent beaucoup d’ufologues à 
penser que nos ancêtres entretenaient des relations avec 
des extra-terrestres. Ce fut une réalité à des époques telle- 
ment éloignées 133 que rien de visible ne subsiste sur Terre, 
concernant ces contacts. La Terre, par ailleurs, est en rela- 
tion directe avec des mondes super-évolués comme les 
Pléiades, Orion, la Grande Ourse, Vénus... Mais ces 
contacts ne s’établissent qu’avec la Hiérarchie de la 
Grande Loge Blanche. 


m 


133. Comme l'enseigne la Doctrine Hermétique, des Êtres venus de la pla- 
nète Vénus, en relation avec d'autres systèmes stellaires, ont fait de 
« l'homme animal » un « homme Dieu » en lui donnant le mental supé- 
rieur. Cette intervention se passa sur la Lémurie, il y a 18 millions d'an- 
nées de cela. Cent huit des Leurs s'implantèrent sur notre planète pour 
aider l'humanité à progresser sur le Chemin de l'Évolution. Trois sont en- 
core parmi nous dans le lieu secret de Shamballa. L'Être qui demeure sur 
notre planète, pour surveiller l'évolution de l'humanité, conformément 
aux Lois Universelles, à travers les cycles de temps, est appelé le Sanat 
Kumara. Il est, en fait, le Responsable de notre planète. Son degré d'évo- 
lution est immense, comparé à l'être humain. 


145 



LA DÉCOUVERTE D’UN NOUVEAU MONDE 


Une mixité de peuples 

Des millénaires s’étaient écoulés depuis le grand cata- 
clysme et la planète était encore soumise à des convulsions 
périodiques. Néanmoins, la géographie des terres s’était 
durablement dessinée et les derniers pôles de résistance des 
Forces noires s’étaient éteints ou du moins n’expri- 
maient-ils plus leur présence visible. La catastrophe plané- 
taire avait détruit les deux tiers de l’humanité et remis bien 
des choses à leur place mais le Karma des peuples se faisait 
toujours sentir et l’humanité restante repartait sur de nou- 
velles bases. 

Bien que les Aryas vivassent dans l’Inde et qu’ils eus- 
sent peuplé d’autres contrées, des rameaux atlantes vi- 
vaient encore sur Routa et Daitya (considérablement ré- 
duites) et sur d’autres continents comme l’Afrique, les 
nouvelles terres des Amériques, ainsi que l’Australie. Cet 
ensemble de peuples se composait de mixités d’Atlan- 
to-Lémuriens ou d’Aryo-Atlantes et encore aujourd’hui 
une grande partie de l’humanité appartient à la quatrième 
branche de la Race atlante, les géants Touraniens 134 (jau- 
nes de peau). 

Un groupe d’entre eux s’installa en Orient, il y a un peu 
moins de 700 000 ans, et engendra un peuple dont les des- 
cendants sont les actuels Chinois du centre de la Chine et 
leurs rameaux (les Malais, les Mongols, les Tibétains, les 
Hongrois, les Finlandais et Esquimaux). Les Birmans et les 
Thaïlandais ont des ancêtres tlavitlis mais c’est la Race 
aryenne qui domina en eux et qui imprégna cette culture si 
particulière. Il est bon de rappeler que les Chinois sont un 
des rares peuples à célébrer, encore aujourd’hui, la puis- 
sance du dragon. Même si le sens de ce symbolisme 
(quoique royal à leurs yeux) est oublié, il n’en demeure pas 
moins qu’il s’attache à cette antique tradition des Initiés, 

134. Ces peuples « jaunes » étaient de grands marins et de grands colonisa- 
teurs. Certains d'entre eux s'implantèrent dans la partie méridionale de 
l'Atlantide (Maroc et Algérie actuels) et d'autres allèrent jusqu'en Asie 
Centrale. Les Touraniens furent longtemps dominés par les Toltèques qui 
étaient le plus puissant peuple de l'Atlantide. Bien avant la chute du conti- 
nent, il y a 869 000 ans, ils prirent la place de leur vainqueur. Leurs descen- 
dants se mêlèrent, beaucoup plus tard, aux Aztèques qui étaient des 
Lémuriens descendus vers le Yucatân. 


146 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Maîtres de Sagesse, ces Serpents ou Dragons, qui furent à 
l’origine de toutes les Grandes Races de la planète 135 . 

Pendant des milliers d’années, la Race Aryenne occupa 
de nouveaux territoires, tout en fusionnant parfois avec 
les anciens ainsi que les derniers rameaux de la Race 
Atlantéenne. En ces temps reculés, les Aryas étaient por- 
teurs de nouveautés et des civilisations fantastiques virent 
le jour. Son influence toucha l’Inde mais aussi tout le 
Moyen-Orient jusqu’en Arabie. Les archéologues pour- 
raient trouver, sous des amoncellements de terre, les traces 
de ces peuples cultivés qui brillaient de l’influence d’un 
fastueux passé. 

Ces civilisations, surtout celle des premières branches 
aryennes, bénéficiaient de la force des peuples qui sont à 
l’aube de leur épanouissement. L’Atlantide glorieuse n’était 
plus qu’un lointain souvenir, les Maîtres de Sagesse ne mar- 
chaient plus parmi les hommes, le développement psy- 
chique et scientifique n’atteignait pas les sommets d’antan, 
mais ces civilisations jouissaient d’autres possibilités et 
s’appliquaient à découvrir des horizons plus spirituels. 

Il fallut une longue période de temps pour que l’im- 
plantation des colonies, fixée par les Grands Adeptes, fût 
efficiente. Les premiers Aryas, grâce au Manou, avaient 
réorganisé la société avec des lois et des codes qui évi- 
taient, cette fois, de sombrer dans les terribles erreurs du 
passé. L’accès à certains pouvoirs psychiques ainsi qu’à la 
pratique sans limites de la Magie était désormais inacces- 
sible et seuls ceux qui travaillaient dans le respect des Lois 
Universelles et dans l’épanouissement de l’être étaient ad- 
mis à l’Initiation. Le mérite seul (comme à l’heure actuelle) 
ouvrait les portes de la Connaissance et le disciple obtenait 
alors le titre de Brahmane. 

Comme nous l’avons vu, les Vedas étaient le véhicule de 
cette Sagesse. Mais, en raison du comportement de l’huma- 
nité en général, cet Enseignement s’occulta de plus en plus. 
Il fut codé par les Initiés à tel point qu’aujourd’hui ces Tex- 
tes sont devenus incompréhensibles à l’entendement pro- 

135. Voir « Thot-Hermès - Les origines secrètes de /' humanité » de Guillaume 

Delaage - Éd. Moryason. 


147 



LA DÉCOUVERTE D’UN NOUVEAU MONDE 


fane. Rares sont les Brahmanes qui en détiennent les clefs. 
Mais, dans ces temps immémoriaux, les Vedas étaient 
transmis dans leur simplicité, sans que le voile du secret 
n’en limitât la clarté. Ils étaient réellement l’expression de la 
Doctrine Hermétique dans toute sa pureté. L’Inde, d’il y a 
300 000 ans, pouvait rivaliser avec le lustre de l’Atlantide 
sans toutefois atteindre son niveau d’évolution matériel. 

Qu’il s’agisse des anciennes peuplades atlantes ou de la 
naissance des nouvelles branches aryennes, tout ces peuples 
étaient encore des géants dont la taille, bien que diminuée 
par rapport à celle des Atlantes à leur apogée, était tout de 
même plus importante que celle de notre humanité actuelle. 
Ils gardaient le souvenir de la glorieuse Atlantide dans la- 
quelle vivaient des géants aux puissants pouvoirs. Les archi- 
ves de toute cette fabuleuse histoire d’autrefois avaient été 
minutieusement gardées et transmises par les Aryas de géné- 
ration en génération et les poètes chantaient cette histoire 
dans sa réalité, en se gardant bien de la rendre mythique. 

m 


La « THÉORIE » DES ANNUNAKIS 

C’est du reste ce manque cruel de langage allégorique 
qui fait défaut à notre civilisation puisque des pans entiers 
de nos origines ont été oubliés. L’homme balbutie comme 
un enfant, en déchiffrant, à grand-peine, une histoire 
vieille de 6 000 ans, alors que les peuples de ces époques 
lointaines connaissaient tout le passé de l’humanité. 

Le peu que nous pouvons en savoir aujourd’hui, et à 
partir duquel cet ouvrage a pu être écrit, ne nous est parve- 
nu que par la volonté des Adeptes de la Grande Loge Trans- 
hymalayenne à la fin du XIX e siècle. Pourtant, notre misère 
intellectuelle ne nous permet pas d’aller bien loin dans cette 
découverte car l’homme contemporain se fige sur une 
Science qui affirme ses limites. De plus, certains, par 
manque d’esprit critique, interprètent cette même Tradition 
en lui donnant des tournures extravagantes et infondées. 


148 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Au vu des énigmes qui posent problème au monde scienti- 
fique, des amateurs de fantastique se lancent dans des expli- 
cations infondées qui nourrissent la thèse extraterrestre. 

En effet, si l’on pense par exemple que les pyramides 
n’ont pas pu être construites par l’homme, alors on évoque 
la venue de visiteurs d’outre espace qui auraient offert leur 
technologie aux hommes. Cet exemple peut être décliné à 
bien d’autres, pour des lieux mystérieux comme Sacsay- 
huamân au Pérou, les pistes de Nazca et bien d’autres de 
par le monde. En comprenant mieux l’histoire de notre 
passé lointain, on saisit alors que les grandes Races qui 
nous ont précédés détenaient une science et des pouvoirs 
extraordinaires qui leur permettaient de fonder des civili- 
sations plus évoluées que la nôtre. 

Pourtant, certaines personnes se plaisent à croire que 
les extraterrestres nous ont toujours rendu visite et qu’ils 
n’ont cessé de le faire pour nous donner leurs connaissan- 
ces. Ceci est vrai, en partie, si l’on se base sur la Doctrine 
Hermétique car de brillantes et nombreuses civilisations 
bien terrestres se sont succédé avant et après l’Atlantide. 
Elles étaient toutes riches de connaissances formidables, 
transmises grâce aux Maîtres de Sagesse qui sont en rela- 
tion directe avec des planètes proches et lointaines où vi- 
vent des Êtres d’une grande évolution. Ceux-ci sont tou- 
jours restés très discrets depuis le règne des Rois-divins 
dans la lointaine Lémurie il y a 18 millions d’années. C’est 
à cette époque que les Dieux vivaient sur Terre, c’est-à-dire 
les Initiateurs originaires de Vénus qui « fabriquèrent » 
l’homme pensant. Ce sont les trois essais ratés dont il est 
question dans le Popol-Vuh, ce sont aussi ces Mythes de 
l’Origine que l’on retrouve dans la plupart des textes sa- 
crés du monde entier. 

À ce sujet, il est nécessaire de faire une courte digres- 
sion concernant une thèse qui fait florès depuis bientôt 
trente ans, je veux parler de celle qui consiste présenter des 
extraterrestres sous forme de reptiliens (les Annunakis), 
d’après une interprétation des tablettes babyloniennes. 
L’auteur de cette thèse, Zacharia Sitchin, a écrit de nom- 
breux ouvrages expliquant que ces êtres, venus de l’espace 


149 



LA DÉCOUVERTE D’UN NOUVEAU MONDE 


il y a quelques milliers d’années, ont tenté de nous inféoder 
et tenteront encore de le faire lorsque leur planète, dé- 
nommée Nibiru, se rapprochera de la Terre. 

L’idée de Sitchin est originale et elle a séduit des milliers 
de personnes de par le monde mais elle n’a aucune réalité 
du point de vue de la Doctrine Hermétique. Cet auteur 
semblait très honnête dans sa recherche mais il commet, à 
mon sens, l’erreur que font beaucoup de personnes qui ne 
prennent pas la peine de comparer à la fois les différents 
textes sacrés qui sont à notre disposition puis de les analy- 
ser à la lumière de la Doctrine Hermétique. 

Les tablettes sumériennes nous parlent des temps anté- 
diluviens à l’époque de la création de l’homme et, bien 
plus tard, de la guerre atlante qui fit de nombreux ravages. 
Sitchin part du principe que les Annunakis ont créé une 
race hybride (il s’agit en fait du fruit des accouplements 
monstrueux dont nous avons parlé dans les différents cha- 
pitres précédents) et sont repartis sur leur planète 136 . Cette 

136. En fait, la soi-disant planète à laquelle fait référence Zacharia Sitchin 
n'est que le symbole d'Anu, une des plus hautes divinités de Babylone, 
« Roi des Anges et des Esprits, Seigneur de ta cité d'Erech ». C'est le Ré- 
gent et le Dieu du Ciel et de la Terre. Son symbole est une étoile qui a la 
forme d'une croix de Malte. Cet emblème de divinité et de souveraineté 
a été interprété par Sitchin comme l'étoile Nibiru qui abriterait une race 
extraterrestre qui chercherait à dominer les habitants de la terre. D'après 
cet auteur, ils créèrent lors de leur prétendue venue sur Terre, il y a des 
milliers d'années, une race d'esclaves. 

En réalité, ces êtres ne sont en fait que les fameuses races hybrides 
mi-humaines mi-animales dont les Atlantes du Sud étaient les odieux 
créateurs. Il faut savoir, qu'outre les races mi-hommes mi-singes, il y 
avait aussi des races mi-mammifères mi-reptiliennes, créées elles aussi 
sur Terre. Les êtres appartenant à ces races mixtes sont appelés Annu- 
nakis issus du dieu ANU. Au-dessous de lui viennent les Igigi, ou Anges 
du Ciel, et les Anoûnaki ou Anges de la Terre. Au-dessous encore de 
ceux-ci vivent différentes catégories d'Esprits et de « Génies » appelés : 
Sadou, Vadoukkou, Ekimou, Gallou — dont les uns étaient bons et les 
autres mauvais. Telle est la véritable signification des Annunakis qui 
n'ont rien à voir avec de quelconques visiteurs extraterrestres. Les fa- 
meuses tablettes sumériennes sur lesquelles s'appuie la thèse de Sit- 
chin ne font que décrire la Création de la Race humaine à travers la 
Lémurie, puis l'Atlantide et les géants, les lourdes erreurs des Atlantes et 
la guerre qui s'en suivit jusqu'au Déluge. 

Le fait est que Z. Sitchin, en toute honnêteté, n'étant pas familiarisé avec 
la Doctrine Hermétique, a interprété les choses à sa façon. De là est née 
cette thèse des Annunakis et des reptiliens qui a séduit les esprits avides 
de « sensations galactiques ». Les seules entités qui pourraient avoir 
une quelconque ressemblance avec ces fameux « reptiliens » seraient, 
à titre d'exemple, les entités résiduelles venues de la planète Mars. 


150 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


thèse ne tient pas face aux Stances de Dzyan sur lesquels 
est basé le présent ouvrage. 

Les Sumériens, et plus tard les Assyriens et Babylo- 
niens, se sont fondés sur les transmissions venues de l’Inde 
par les Aryens qui y avaient élu domicile dans leur longue 
pérégrination après la chute de l’Atlantide. Les hommes 
sages avaient accompagné ces peuples jusqu’en Inde et 
dans l’actuel Moyen-Orient. Les Brahmanes, descendants 
des premiers Aryens, étaient des hommes blonds et blancs 
de peau, comme les antiques Sémites atlantes, bien qu’il y 
ait de nombreuses différences entre eux. Ce fut leur instal- 
lation dans l’Inde qui permit d’asseoir leur autorité dans le 
sens où ils étaient les héritiers des premiers hommes de la 
Cinquième Race. De là, ils essaimèrent leur savoir, au fil 
des millénaires, dans des pays comme l’Iran et l’Irak. 

Ce fut ainsi que les Sumériens eurent connaissance de 
cette antique Histoire des Origines, traduite et importée de 
l’Inde vers leur pays naissant. Ce fut encore après que des 
textes héroïques, comme L'Épopée de Gilgamesh , furent 
réactualisés par les Assyriens pour dépeindre des époques 
historiques. De plus, tous les textes anciens, aussi bien les 
papyri égyptiens que les plus lointaines tablettes d’argiles 
assyriennes, ne peuvent être compris que grâce au symbo- 
lisme, abordé sur les différents plans connus des Initiés. Il 
faut ajouter à cela que chaque nation antique avait ses co- 
des, et ses interprétations. 


m 


Des vérités cachées sous des allégories 

Ce n’est donc que par un esprit de synthèse et par la 
comparaison que ces écrits peuvent être déchiffrés. En 
d’autres termes, ils ne doivent ni être lus ni interprétés lit- 
téralement. C’est à dessein que les Gardiens du Savoir ont 
caché le sens secret des textes par souci de préservation. 
On retrouve d’ailleurs cette histoire racontée sous forme 
d’allégorie avec l’épisode de la Tour de Babel dans lequel 


151 



LA DÉCOUVERTE D’UN NOUVEAU MONDE 


la confusion des langues représente l’occultation de la 
langue sacrée qui donnait accès aux Enseignements supé- 
rieurs de la Doctrine Hermétique. 

La Tour immense symbolise ces géants orgueilleux et 
corrompus qui s’opposèrent aux Plans des Adeptes de la 
Grande Loge Blanche. Dès lors, tout accès aux Sciences 
Magiques fut impossible, sauf par l’intermédiaire de la 
Hiérarchie planétaire. De là naquit la « confusion des lan- 
gues » qui symbolisait l’impossibilité pour l’humanité 
d’accéder librement à l’Enseignement. 

L’Atlantide fut la plus haute civilisation jamais connue. 
Dans le temps, d’autres peuples sont nés et de nombreuses 
civilisations se sont succédées depuis les 869 000 ans qui 
nous séparent du Grand Cataclysme. 

Que de mondes enfouis et à jamais perdus ont vécu de- 
puis cette époque ! Notre orgueil et notre ignorance nous 
poussent à croire que le monde naquit avec Sumer. Pour- 
tant, d’après la Doctrine Hermétique, la naissance de Su- 
mer représente plutôt la fin d’une époque où le courant de 
Sagesse circulait en toute liberté parmi les hommes. 

Quand la Mésopotamie fêtait sa jeunesse, une myriade 
de civilisations merveilleuses avaient déjà vécu. Dans leur 
gloire et leur beauté, elles s’étaient quand même combat- 
tues car les hommes, dans ce cycle d’évolution, cherche- 
ront toujours la suprématie pour gagner leur survie. Le 
monde et ses peuples n’ont pas encore atteint leur maturité 
et il faudra encore un temps considérable de millénaires 
pour que nous puissions comprendre le sens profond de 
l’évolution ici-bas. 

Toutes les civilisations dont il vient d’être question 
n’ont agi inconsciemment que pour cela. 

L’humanité a toujours eu la chance d’obtenir de formi- 
dables ouvertures spirituelles mais, depuis la fin de la 
grande Atlantide, l'homme se débat encore et toujours 
avec cette attraction vers la matière qui conduit à l'igno- 
rance et à V égoïsme. 

Dans notre faiblesse et notre arrogance, nous croyons 
avancer dans l’impunité. Pourtant, le Karma agit toujours 
équitablement et, bien que des centaines de millénaires se 


152 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


soient écoulés depuis la chute de l’Atlantide, son action 
demeure inéluctable. 

La Tradition Hermétique rapporte que notre planète 
fait face périodiquement à des bouleversements géophysi- 
ques. Après l’effondrement de la première Atlantide 
(869 000 av. J.-C.), d’autres catastrophes eurent lieu : 

■ Il y a 200 000 ans , un nouveau cataclysme se pro- 
duisit avec une violence moindre, mais Routa et Dai- 
tya disparurent presque complètement. Ces boule- 
versements affectèrent toutes les civilisations, mais à 
un degré bien moindre que celui du Déluge. 

■ Ensuite une troisième perturbation remodela la géo- 
graphie du globe il y a 80 000 ans. C’est à cette 
époque que l’Atlantide disparut presque totalement 
puisqu’il ne restait plus qu’une île, gigantesque ce- 
pendant, qui n’avait pourtant rien à voir avec 
l’étendue des terres atlantes des premiers temps. 

■ De cette île, ne nous est resté que le nom attribué par 
les Grecs : Poséïdonis. C’est à partir d’elle que Pla- 
ton l’Initié a levé un pan du voile de la vérité pour of- 
frir les rudiments d’une histoire que les hommes al- 
laient transformer en mythe fantastique. 

Nous allons maintenant examiner l’impact que ces der- 
niers cataclysmes eurent dans le cadre des civilisations qui 
allaient lentement se développer. 


153 



Chapitre 8 


POSÉÏDONIS 


« En ce temps-là on pouvait alors tra- 
verser cet Océan , car il s'y trouvait une île 
devant ce détroit 137 que vous appelez , di- 
tes-vous, les colonnes d'Héraclès. Cette île 
était plus grande que la Libye et l'Asie réu- 
nies. De cette île on pouvait alors passer 
dans les autres îles et de celles-ci gagner 
tout le continent " 38 qui s'étend en face d'el- 
les et borde cette véritable mer. » 

Platon 139 


L’Égypte, terre d’élection 

A LORS QUE LES ARYAS s’étaient implantés dans 
le Nord de l’Inde et que leurs descendants, les 
Brahmanes, avaient apporté leur florissante 
culture aux peuples du Moyen Orient, l’Égypte s’était peu 
à peu peuplée, il y a 400 000 ans , à travers un peuple qui 
reste inconnu. Ce pays était alors très différent de la civili- 
sation égyptienne que nous connaissons à travers l’His- 
toire antique. La Hiérarchie Planétaire avait installé sur 
cette terre rouge une Loge d’initiés très active qui créait un 
véritable foyer de Connaissance. 

Malgré le grand chaos auquel le monde avait dû faire 
face, les Forces Noires agissaient toujours et la dégrada- 
tion morale des peuples était accentuée, entre autres, par 
l’immonde pratique de la magie noire et de l’intérêt per- 
sonnel. L’Égypte était une terre naturellement protégée, 
isolée et très peu peuplée. C’est une des raisons pour les- 
quelles le choix se porta sur elle. 

137. Détroit de Gibraltar. 

138. Les Amériques, surgies après le Grand Déluge qui disloqua l'immense 
Atlantide en 869 000 av. J.-C. 

139. Le Timée - 24-e. (Éd. Belles Lettres, page 136). 


154 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Des milliers d’années passèrent encore et la Tradition 
rapporte qu’un nouveau cataclysme eut lieu sur notre pla- 
nète il y a environ 200 000 ans. Il fut moins important que 
celui qui mit un terme temporaire au combat entre les Ma- 
giciens Blancs et les magiciens noirs mais il changea, à bien 
des égards, la physionomie des continents. Les fractures 
des plaques terrestres séparèrent alors définitivement 
Routa et Daitya en deux îles distinctes dont la taille s’était 
réduite de moitié. C’est à cette époque qu’une importante 
immigration d’Aryos-Dravidiens, à peau foncée, de l’Inde 
pré-védique se déplaça vers l’Égypte et se mélangea à l’an- 
cien peuple égyptien qui vivait là depuis de nombreux siè- 
cles. Sous la conduite du Manou, ils avaient traversé 
l’Arabie, l’Abyssinie et la Nubie. La Tradition ne nous rap- 
porte rien de plus à leur sujet. 

a 


La première Dynastie Divine 

Ces colons venus de l’Inde apportèrent les fondements 
de la civilisation égyptienne de l’époque à travers les arts et 
la construction. Ce plan d’implantation en Égypte fut 
donc approuvé par la Grande Loge Blanche qui fonda le 
Premier Empire de la Dynastie Divine. Aux Aryo-Dravi- 
diens s’ajouta une importante colonie atlante qui dut fuir 
le second cataclysme. L’Égypte connut alors une puissance 
et une évolution jamais plus atteintes. Le mélange de ces 
peuples Aryo-Dravidiens (qui importèrent le culte du So- 
leil Râ) et des atlantes fut harmonieux car ils avaient les 
mêmes racines et les mêmes connaissances. 

C’était à nouveau la période des Rois-divins qui al- 
laient régner durant des milliers d’années. Par la suite 
d’autres immigrations peuplèrent ce pays, toujours avec 
l’aide des Maîtres de Sagesse. L’Inde était la terre sacrée 
par excellence, mais l’Égypte reçut le même statut et la 
même bénédiction de la Hiérarchie Planétaire. Elle était 
une sorte de « nouvelle Atlantide » puisque sa structure 
royale offrait une réelle dimension divine à tous ses habi- 


155 



POSÉÏDONIS 


tants. Ces derniers bénéficiaient à la fois d’une technologie 
remarquable mais surtout d’un gouvernement et d’une po- 
litique qui étaient en parfaite adéquation avec les Desseins 
de la Grande Loge Blanche. En effet, c’était des Maîtres 
qui dirigeaient le pays selon les Principes divins. Cette 
Égypte, d’il y a un peu moins de 200 000 ans, était en ma- 
jorité peuplée d’Atlantes qui n’avaient plus la haute tech- 
nologie ni l’évolution de leurs ancêtres. 

m 


La deuxième Dynastie Divine 

C’était toutefois des êtres exceptionnels de haute taille, 
eux aussi, qui, avec l’aide des Aryas, bâtirent un pays ex- 
traordinaire sur les bords du Nil. Leurs connaissances 
étaient encore très importantes et nombre d’entre eux était 
toujours doté de pouvoirs psychiques considérables. Ainsi 
s’écoulèrent les siècles jusqu’à ce qu’une autre émigration 
d’ Akkadiens se mêlât au peuple égyptien. Ce fut l’époque 
de la seconde Dynastie Divine qui était encore dirigée par 
les Maîtres de Sagesse. 

Peut-on parler d’Age d’Or ? D’une manière imagée cer- 
tainement, si l’on considère celui-ci comme une ère de 
prospérité matérielle et spirituelle où régnèrent la paix et 
la justice. L’Égypte est une des terres les plus anciennes. 
Les Aryens s’y installèrent lorsque l’Angleterre et la France 
n’avaient pas encore émergé des eaux. Peu à peu, ce pays 
que nous connaissons aujourd’hui avec son Delta se forma 
durant de longs siècles, par couches successives de limon 
et de vase déposées par le Nil. Cette barrière naturelle le 
protégea des navires ennemis pendant de nombreux millé- 
naires. Ce fut aussi, durant cette période, que les Akka- 
diens mirent fin au pouvoir des Sémites, cinquième 
branche de la Race atlante. 

Mais une autre catastrophe eut lieu il y a 80 000 ans. 
Les Initiés furent prévenus des mouvements sismiques qui 
allaient engloutir certaines zones alors qu’une nouvelle géo- 


156 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


graphie terrestre prenait forme. De Routa et Daitya subsis- 
tait une île, immense cependant 140 , que la Tradition, depuis 
Platon, nomme Poséïdonis. Ces bouleversements géologi- 
ques firent basculer les eaux atlantiques dans la Méditer- 
ranée, celles-ci envahirent une grande partie des territoires 
bordant cette mer et submergèrent une fois de plus l’Égypte. 
Les rescapés se réfugièrent sur les hauts plateaux de l’Abys- 
sinie. Les eaux se retirèrent assez rapidement et ce fut alors 
que la troisième Dynastie Divine vint au pouvoir. 


La troisième Dynastie Divine et les pyramides 

Ce fut une Dynastie de bâtisseurs à qui l’on doit cer- 
tains temples imposants, dont ceux de Karnak 141 . Comme 
le souligne W. Scott-Elliot 142 , c’est dans les 10 000 ans qui 
s’étendirent jusqu’à la catastrophe suivante (celle qui allait 
engloutir Poséïdonis) que furent construites les deux gran- 
des pyramides de Gizeh 143 : 

« I...J pour fournir ; en partie, des salles d’ini- 
tiation spéciales pour servir de lieu secret où se- 
rait conservé quelque puissant talisman de do- 
mination pendant les cataclysmes cosmiques 
que les initiés prévoyaient. Cette contrée de- 

140. Les degrés de longitude et latitude qu'elle recouvrait étaient vastes : ses 
côtes Sud atteignaient à peu près le 26 e degré de latitude Nord — à hau- 
teur de la Mauritanie actuelle — et ses côtes Nord, le 52 e degré de lati- 
tude Nord — à hauteur du Sud de l'Irlande ; quant à sa largeur, elle 
occupait bien l'espace de 25 degrés de longitude. 

141 . Cette affirmation peut surprendre les lecteurs qui adhèrent à l'idée que les 
temples de ce site font partie de l'histoire antique officielle, dont la cons- 
truction daterait seulement de quelques 4 000 années. En fait, le site de 
Karnak est bien plus ancien car il remonte aux Dynasties divines de la pé- 
riode post-atlante, d'après la Doctrine Hermétique. C'est probablement 
sur les ruines de certains édifices déjà existants que l'on a dû bâtir une 
partie des temples que nous connaissons aujourd'hui. Du reste, il semble- 
rait qu'une force a toujours poussé le peuple égyptien à rendre ce lieu ac- 
tif, puisqu'en effet, les égyptologues savent que Karnak n'a cessé d'être 
bâti, et rebâti durant les quatre millénaires de son histoire « récente ». 

142. « Histoire de l'Atlantide et la Lémurie perdue » de W. Scott Elliot, p. 1 08 - 
Éd. Moryason. 

143. Donc entre 20 000 et 9 564 ans av. J.-C. 


157 



POSÉÏDONIS 


meura sous Veau pendant un temps considé- 
rable. Lorsqu'elle réapparut , elle fut peuplée 
par les descendants de ces anciens habitants qui 
s'étaient retirés sur les montagnes de l'Abys- 
sinie ; elle fut aussi par de nouveaux colons 
atlantes , venus de tous les coins du monde. De 
plus , une émigration considérable d' Akkadiens 
contribua à modifier le type égyptien. À ce mo- 
ment s'ouvre l'époque de la seconde « dynastie 
divine » de l'Égypte ; des Adeptes initiés diri- 
gent encore la contrée. » 

Les pyramides, selon les Enseignements, auraient été 
construites il y a un peu moins de 80 000 ans par les descen- 
dants atlantes qui maîtrisaient encore des techniques avan- 
cées. Mais ce sont surtout les Initiés qui furent à l’origine de 
leur construction. La Doctrine Hermétique nous dit qu’ils 
utilisaient le pouvoir du son qui leur permettait de soulever 
et déplacer les blocs de pierre monumentaux. Cette data- 
tion va certainement faire sourire certains égyptologues 
mais force est de constater qu’aucune preuve inverse ne 
vient infirmer cette thèse. On a bien retrouvé les traces d’un 
chantier de 100 000 ouvriers à l’époque de Chéops, mais 
rien ne dit qu’ils aient construit cette pyramide. 

Ils ont pu tout simplement retapisser de calcaire les 
quatre faces de l’édifice ou encore le réparer mais certaine- 
ment ne pas construire un tel monument avec les techniques 
rudimentaires de l’époque. De plus, cette merveille n’a ja- 
mais été un tombeau comme l’on tente de nous le faire 
croire depuis plus d’un siècle mais une chambre d’initiation 
et un réceptacle de forces et de secrets cachés 144 . Les Atlan- 
tes qui se réfugièrent en Égypte détenaient de formidables 
secrets qu’ils enfermèrent au cœur même de la pyramide 
dite « de Chéops ». Peu de documents, issus de la Doctrine 
Hermétique, nous parlent de ces colonies. 

m 


144. Voir article : « La chambre de Thot» sur le site : guillaume-delaage.com 


158 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Edgar Cayce et les « choses » 

Pourtant, compte tenu de ce que nous savons par ail- 
leurs et de ce que les Adeptes ont bien voulu transmettre, il 
existe d’autres récits. Ces derniers sont, certes, sujets à 
caution ; toutefois, ils se rapprochent tellement de ce qui 
est transmis à travers les textes sacrés du monde entier, 
mais aussi des Stances de Dzyan , qu’il est difficile de les 
éluder. Il s’agit des visions du grand voyant que fut Edgar 
Cayce (1877-194 5). 

Cet Américain fut très contesté à son époque et même 
encore aujourd’hui. Bénéficiant d’une instruction scolaire 
très sommaire, Cayce était un homme simple sans le 
moindre intérêt pour l’étude. Pourtant, lorsqu’il était 
plongé en état d’hypnose, il s’exprimait avec une aisance 
déconcertante sur des sujets médicaux, historiques, voire 
scientifiques. Parmi ses révélations, il est question de 
l’Atlantide et de la colonisation de l’Égypte à cette loin- 
taine époque. Cela rejoint tout à fait l’émigration dont il a 
été fait mention plus haut. Détail curieux, dans ses visions 
Cayce nous parle des « choses », ces êtres hybrides qui font 
penser aux êtres maudits que les Lémuriens — et plus tard 
les Atlantes — créèrent, allant ainsi à l’encontre des Lois 
Universelles. Le voyant raconte qu’il y avait chez les 
Atlantes des géants et des nains. 

Mais laissons-le parler : 

«... Ces Atlantes avaient amené avec eux (en 
Egypte) des « choses » ou individus ou entités 
qui étaient de pauvres êtres sans motivation , 
sans but dans la vie, fonctionnant comme des 
automates » (Lecture 281 -43). 

et encore : 

« La pyramide fut construite par Vusage des 
forces de la Nature qui permettent au fer de 
flotter. Pareillement, on déplaçait les pierres à 
travers V espace aérien. » (Lecture 5748 -6). 145 

145. Extraits tirés du livre de D. Koechlin de Bizemont : « L'univers d'Edgar 

Cayce », Ed. R. Laffont, 1971. 


159 



POSÉÏDONIS 


Doit-on voir ces « choses » comme les descendants de 
ces races monstrueuses que les Atlantes avaient créées et 
dont ils se servaient comme animaux évolués ? Quoi qu’il 
en soit, Cayce a su percevoir, dans ses visions, qu’un 
groupe d’entités étranges accompagnaient les Atlantes. Un 
autre auteur, Christia Sylf 146 , qui eut des souvenirs très vifs 
de l’Atlantide, évoque dans ses romans de pareilles entités 
qu’elle appelle les T’io 147 . Tout cela concorde parfaite- 
ment avec ce que nous enseigne la Doctrine Hermétique. 
Pourtant, Cayce n’a jamais eu accès à ces documents et ses 
multiples « lectures » se rapprochent très largement de 
l’Enseignement transmis par les Adeptes. Ces « serviteurs 
» mi-hommes mi-animaux ont dû s’éteindre au cours des 
millénaires suivants car leur existence même était con- 
traire à la Loi d’évolution. 

L’Égypte était donc devenue, avec l’Inde, le berceau de 
la nouvelle civilisation. La troisième Dynastie Divine était 
à son apogée et le peuple savait que les Dieux marchaient à 
nouveau parmi eux. Les échanges commerciaux s’effec- 
tuaient toujours avec le dernier bastion du fabuleux conti- 
nent Poséïdonis, l’île dont parle Platon. Avec le temps, ses 
habitants s’isolèrent de plus en plus du continent, à tel 
point qu’ils régressèrent et finirent par se défendre avec 
des armes rudimentaires comme des arcs et des flèches. La 
chute de cette magnifique civilisation s’était amorcée de- 
puis de nombreux millénaires alors qu’à l’époque à la- 
quelle nous nous référons ici, l’Égypte flamboyait de sa- 
gesse. Il en est de même pour toute civilisation. 

m 


146. Voir les ouvrages de Christia Sylf réédités par les Éditions Moryason : 
quatre tomes qui offrent — en trois cycles — une description fascinante 
de l'histoire de l'humanité de 30 000 à 4 000 ans av. J.-C. 

Cycle 1) Chronique des Géants 

— Tome 1 : Ko b or Tigan't 
— Tome 2 : Le Règne de TA 
Cycle 2) Chronique d'Atlantis 

— Tome 3 : Markosamo le Sage 
Cycle 3) Chronique archaïque Chinoise 

— Tome 4 : La Reine au Cœur Puissant. 

147. Êtres issus d'accouplement humain et saurien. 


160 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Les dernières familles raciales atlantes 

Sur les autres parties du monde, des peuples grandis- 
saient et d’autres chutaient. La branche mongole (7 e fa- 
mille atlante) n’eut aucun contact avec le continent primi- 
tif atlante. Pourtant, elle descendait en droite ligne de la 
branche touranienne (4 e branche de la Race-mère atlan- 
téenne) qu’elle finit graduellement par remplacer dans la 
majeure partie de l’Asie. D’ailleurs, les peuples asiatiques 
en général sont issus de cette « famille » atlante. 

La Sardaigne et l’île de Malte, quant à elles, conservent 
des traces de civilisations anciennes et particulièrement de 
celles des géants. Il faut remonter très loin pour en trouver 
les ancêtres. Ce sont en effet les Akkadiens, peuple souve- 
rain de l’Atlantide (avant la première catastrophe), qui ha- 
bitaient ces régions du Bassin méditerranéen. La Sar- 
daigne, qui n’était pas alors une île, fut leur lieu de 
résidence principale. 

De là, ils émigrèrent vers l’Orient et occupèrent les ter- 
res qui s’étendaient jusqu’à l’emplacement de l’Arabie et 
de l’Iran. Ce ne fut que beaucoup plus tard, lorsque les 
Aryas descendirent du plateau indien qu’ils se mélangè- 
rent à eux. C’est pourquoi les traditions iraniennes se rap- 
prochent autant de celles de l’Inde. Si l’on pouvait résumer 
en une phrase l’Histoire du monde, on pourrait dire 
qu’elle est faite de races qui naissent et se fondent dans 
d’autres jusqu’à ce qu’une nouvelle en prenne la place. 

Il en est de même avec la genèse de la Mésopotamie. 
Les Aryas ont essaimé des civilisations et des peuples dans 
tout le Bassin méditerranéen, jusqu’au cœur de l’Egypte. Il 
est donc évident que les territoires qui s’étendaient à l’Est 
de l’Inde furent des lieux d’implantation privilégiés pour 
diverses colonies. De même que les nouvelles civilisations 
naissent à partir des anciennes, de même elles s’influencent 
mutuellement. Ainsi la culture aryenne et védique inspi- 
ra-t-elle la mythologie primitive, l’Histoire de Babylone et 
de la Chaldée, comme nous le verrons. 

m 


161 



POSÉÏDONIS 


POSÉÏDONIS, DERNIER BASTION ATLANTE 

Poséïdonis était désormais le seul vestige archaïque du 
grand continent atlante et de sa civilisation grandiose. Plu- 
sieurs millions d’années s’étaient écoulés depuis que 
l’Atlantide des géants était apparue sur la surface du 
globe. Par trois fois elle s’était effondrée, jusqu’à devenir 
l’île que Platon évoque dans les fragments du Timée et du 
Critias. Cette terre qui, à son époque, était déjà mythique 
est considérée aujourd’hui encore, par la plupart de nos 
contemporains, comme la seule Atlantide. 

Cette erreur est due au peu d’informations qui nous sont 
parvenues et surtout à la volonté du Sage grec qui, bien 
qu’étant Initié aux Mystères, savait parfaitement qu’il lui 
était interdit de dévoiler totalement les fondements de cette 
histoire. Pour ceux qui savent lire entre les lignes, son récit 
est très clair, d’autant que les archives desquelles sont tirés 
les textes venaient du temple de Saïs en Égypte. Les prêtres 
qui informèrent Solon, législateur et poète athénien, avaient 
à leur disposition de nombreux autres documents retraçant 
l’histoire des quatre Races qui avaient précédé la Race 
Aryenne depuis des millions d’années. 

La Connaissance était partie de Poséïdonis, plusieurs 
milliers d’années avant que l’île ne soit engloutie. Les habi- 
tants successifs régressèrent progressivement sur le plan 
culturel, au point de devenir des tribus belliqueuses qui 
avaient complètement oublié leur passé. 

Pourtant, Poséïdonis, même à cette époque, devait 
peut-être conserver les ruines de vestiges colossaux qui fai- 
saient jadis la beauté et la gloire du continent. 

Tout était parti, disparu, et ce pays n’était plus qu’une 
histoire muette que seule la mémoire des pierres pouvait 
conter. Il y a environ 15 000 ans, les descendants atlantes 
déclinaient et se limitaient aux frontières de cette île, alors 
que d’autres peuples poursuivaient leur ascension. 


162 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


À cette époque, les continents avaient, à peu près, les 
contours qu’ils ont aujourd’hui. L’Amérique Centrale et du 
Sud avait accueilli déjà, depuis de nombreux milliers d’an- 
nées, la branche Toltèque de la quatrième Race Mère, celle 
qui avait bâti les merveilleux empires du Mexique au Pérou. 

m 


Les peuples amérindiens 

HÉRITIERS DE L’ATLANTIDE 

On se demande parfois comment les Olmèques, Aztè- 
ques, Incas ou autres Mayas (de notre époque « contempo- 
raine ») ont pu avoir de telles connaissances et réaliser de 
telles constructions. 



En fait, ces peuples ont été les héritiers de la grande 
branche touranienne qui les avait précédés et qui comptait 
de puissants géants bâtisseurs, dotés d’une formidable 
technologie. Nous leur devons les constructions monu- 
mentales de Sacsayhuaman, la fabuleuse route de l’Inca, 
certaines pyramides mexicaines, les vestiges de Marcahua- 
si, les têtes olmèques du Costa Rica, les murs de Cusco, la 
Puerta del Sol de Bolivie, les pierres d’ica qui présentent des 
scènes de la vie des Atlantes et bien d’autres structures dont 
la liste serait trop longue à énumérer. 


163 


POSÉÏDONIS 


Malgré la richesse matérielle et intellectuelle que les Con- 
quistadores ont découverte chez les Incas du Pérou, malgré la 
structure gouvernementale de ces derniers, malgré le faste de 
leur civilisation qui éblouit les Espagnols, les Incas n’étaient 
que la timide copie de la civilisation touranienne qui régnait 
14 000 ans auparavant et dont ils étaient les derniers héri- 
tiers. Ainsi, même encore aujourd’hui, tous les Indiens du 
Sud de l’Amérique, hormis certaines migrations venues d’Eu- 
rope durant la dernière glaciation, sont les lointains descen- 
dants de la 4 e branche, celles des Touraniens. 

De même, on peut encore retrouver parmi les Indiens 
d’Amérique du Nord certains représentants éloignés des 
Tlavatlis. Cela prouve les nombreuses imbrications entre 
les différentes branches raciales au cours des millénaires, 
les plus anciennes perdant leurs caractéristiques au profit 
des plus jeunes. 


m 


Le retour du « mal » atlante 

Il y a environ 14 000 ans , la majeure partie des territoi- 
res que nous connaissons aujourd’hui existaient déjà, à 
quelques exceptions près. Depuis des millénaires, les 
Aryas avaient diffusé leurs connaissances dans toute l’Inde 
et le Moyen-Orient. Ils avaient également peuplé l’Europe, 
longtemps avant. Ce fut de cette souche que leurs descen- 
dants donnèrent naissance, beaucoup plus tard, aux peu- 
ples Celtes. 

Les historiens attribuent à ces derniers les construc- 
tions mégalithiques, alors qu’ils n’en furent que les héri- 
tiers. Ce sont les survivants de l’Atlantide qui élevèrent ces 
pierres gigantesques à des fins astronomiques tout autant 
que telluriques. À cette époque, au fond pas si lointaine de 
nous, il y avait l’Égypte, civilisation grandiose sur laquelle 
régnait encore, pour quelque temps, la troisième Dynastie 
Divine. Mais la Grande Loge Blanche était soucieuse de 
l'imprégnation du Mal dans l'esprit des êtres humains. 


164 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


La leçon de l’Atlantide n’avait pas porté vraiment ses 
fruits. Le monde recommençait à se livrer à des exactions, 
guidé par l’égoïsme et l’instinct de domination. Les peu- 
ples bénéficiaient partout d’une évolution conséquente, 
plus faible que celle des Atlantes d’antan, mais suffisam- 
ment efficace pour vivre dans une certaine forme d’har- 
monie et de confort. 

Les Forces Noires avaient perdu le combat des milliers 
d’années auparavant mais elles redoublaient d’efforts par 
l’intermédiaire des séides qui les servaient et cela donna 
lieu à des conflits entre plusieurs peuples. Ce fut ainsi que 
l’humanité se dirigea à nouveau, et de manière plus sen- 
sible, vers l’adoration de la matière. Malgré le bénéfice ap- 
porté par l’essor culturel des civilisations, certains indivi- 
dus se laissaient toujours séduire par la sensualité 
matérielle, tout autant que par l’utilisation des forces na- 
turelles à des fins personnelles. 

m 


La fin de Poséïdonis 

Tous les peuples étaient parvenus, à cette époque, à un 
même niveau d’évolution. La troisième Dynastie Divine 
égyptienne était dirigée par des Adeptes qui apportaient 
un bien-vivre appréciable. Nous sommes alors en 9564 
avant J.-C. 

Une fois de plus le monde allait basculer. Après de 
nombreux soubresauts, le dernier réceptacle de la plus 
haute civilisation jamais connue allait s’effondrer. 

Laissons la parole à Critias telle que la rapporta Platon 
dans Le Timée l4S : 

« Mais dans le temps qui suivit , il y eut des 
tremblements de terre effroyables et des cata- 
clysmes et, dans l'espace d'un seul jour et d'une 
seule nuit terribles, toute votre armée fut en- 
gloutie d'un seul coup dans la terre et de même 
148. Le Timée - 25, c et d, page 137 - Éd. Belles Lettres. 


165 



POSÉÏDONIS 


l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut . 
Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cet Océan 
de là-bas est difficile et inexplorable, par l'obs- 
tacle des fonds vaseux et très bas que l'île, en 
s'engloutissant, a déposés. » 


Pour clore l’évocation de cette tragédie, voici ce que dit 
à ce sujet le Manuscrit Troano écrit en 1504 av. J.-C. 149 à 
propos de Poséïdonis : 

« Et ce fut qu' ainsi en l'année du 6 du kan le 
11 de Muluc, dans le mois de Zac, de terribles 
tremblements de terre se produisirent et conti- 
nuèrent sans interruption jusqu'au 13 de 
chuen. . . Après avoir été secouée à deux reprises 
[ce pays] disparut subitement pendant la nuit ; 
le sol étant continuellement soulevé par des for- 
ces volcaniques qui le faisait se soulever et 
s'abaisser en maints endroits, jusqu'à ce qu'il 
cédât ; les contrées furent alors séparées les unes 
des autres, puis dispersées ; n'ayant pu résister à 
ces terribles convulsions, elles s'enfoncèrent, 
entraînant avec elles 64 000 000 d'habitants. 

Ceci se passait 8 060 ans avant la composition 
de ce livre. » 


149. Conservé au British Muséum. Voir en fin de cet ouvrage l'exposé sur les 
Manuscrits Amérindiens. 


166 



Chapitre 9 


LA DISPERSION DES PEUPLES 

L a FIN DE POSÉIDONIS, la dernière Atlantide, al- 
lait toutefois avoir des conséquences importan- 
tes sur le monde d’alors. Cet engloutissement 
provoqua une transformation du relief des continents. 
Cette transformation ne fut pas spectaculaire mais déter- 
minante pour certains territoires. Des plaines verdoyantes 
furent asséchées alors que d’autres se trouvèrent inondées 
sur les continents européens et africains. 

Les branches de la Race Aryenne devaient maintenant 
faire face à tous ces problèmes avec des moyens restreints 
puisqu’ils ne pouvaient recourir à une technologie qu’ils 
ne possédaient plus depuis longtemps. Les peuples durent 
donc lutter pour survivre. 


O 


L’extinction des Dynasties Divines 

L’Égypte, qui était maintenant recouverte par les eaux, 
fut malheureusement dépossédée de sa gloire car ce fut la 
fin de la troisième et dernière Dynastie Divine. C’est à 
cette période que le pays entra dans une sorte de sommeil 
en raison de la catastrophe mais aussi de la réorganisation 
politique et sociale, voulue par les Adeptes. Tout le pays 
était défiguré par la montée des eaux. En effet, celles-ci mi- 
rent du temps à se retirer et l’on peut encore voir des traces 
d’érosion qu’elles laissèrent sur le corps du Sphinx. 

Ce « petit déluge » changea considérablement les cho- 
ses dans tout le Moyen-Orient. Les sociétés durent se re- 
fondre sur de nouvelles bases et ce fut quelques siècles plus 
tard que naquit ce que l’on appelle désormais l’Égypte 


167 



LA DISPERSION DES PEUPLES 


pharaonique que nous connaissons et dont certains élé- 
ments nous sont parvenus avec les rois-faucons et les 
rois-scorpions, avant l’arrivée sur le trône du pharaon Mé- 
nès. Les Dieux ne marchaient donc plus en Égypte, bien 
que ce pays retrouvât peu à peu de sa force. 

Les historiens et autres égyptologues analysent avec 
étonnement la manière dont la civilisation égyptienne a 
« presque spontanément » évolué en puissance et en cul- 
ture à cette époque. Si l’on tient compte de ce qui vient 
d’être dit, le lecteur comprendra sans difficulté que 
l’Égypte était en fait héritière d’une brillante et glorieuse 
civilisation via les Aryas et les Atlantes. C’est ce qui ex- 
plique la rapidité avec laquelle elle semble avoir évolué 
aux yeux des historiens académiques. Il en fut de même 
pour l’Inde et de nombreux pays du Moyen-Orient. 

Il y a 200 000 ans , donc bien avant la catastrophe de 
Poséïdonis, certaines tribus s’étaient déjà modifiées en rai- 
son du climat et elles remontèrent le continent pour s’ins- 
taller en Europe. Elles vécurent dans les mêmes conditions 
que les hommes des cavernes dont les principaux représen- 
tants furent les hommes de Cro-Magnon. C’était de très 
belles races, robustes au départ, mais qui durent affronter 
des conditions de vie difficiles dans la mesure où l’arc des- 
cendant de l’évolution en fit les premiers acteurs qui payè- 
rent le lourd Karma atlante. Ces peuples se succédèrent 
jusqu’au moment où ils disparurent. Les derniers rameaux 
atlantes étaient quasiment inexistants : 

« La dernière nation qui partit de Poséido- 
nis était la septième et dernière sous-race de la 
Race Atlantéenne , déjà absorbée dans une des 
premières sous-races du groupe Aryen , qui 
n'avait cessé de se répandre graduellement sur 
les continents et les îles de l'Europe , dès que 
ceux-ci avaient commencé à émerger du sein 
des mers . Descendant des hauts plateaux de 
l'Asie , où les deux races avaient cherché un re- 
fuge au moment de l'agonie de l'Atlantide , elle 
s ' était lentement établie et avait colonisé les ter- 
res qui avaient récemment émergé . 


168 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


La sous-race immigrante avait augmenté ra- 
pidement et s'était multipliée sur ce sol vierge ; 
elle s'était divisée en de nombreuses familles ra- 
ciales qui se divisèrent à leur tour en nations. 
L'Égypte et la Grèce, les Phéniciens et les grou- 
pes du Nord étaient ainsi sortis du sein de cette 
unique sous-race. Des milliers d'années plus 
tard, d'autres races — ce qui restait des Atlan- 
téens — « jaunes et rouges, brunes et noires », 
commencèrent à envahir le nouveau continent. 
Il y eut des guerres qui se terminèrent par la dé- 
faite des nouveaux venus qui s'enfuirent, les 
uns en Afrique, d'autres dans des pays éloignés. 
Quelques-unes de ces terres devinrent des îles, 
au cours des siècles, à la suite de nouvelles 
convulsions géologiques, séparées ainsi violem- 
ment des continents, les tribus et les familles 
peu développées des Atlantéens tombèrent gra- 
duellement dans un état de sauvagerie encore 
plus abject ». 150 


m 


Les peuples africains 

Cette nuit qui venait de tomber sur les civilisations du 
monde avait isolé certains peuples et l’on pouvait consta- 
ter une régression culturelle dans de nombreux domaines. 
Les deux continents américains étaient désormais séparés 
mais la civilisation toltèque fut toutefois à la base d’autres 
cultures mineures, comme nous l’avons vu. 

L’Afrique était, elle aussi, privée de certaines ressources 
et seuls quelques groupes ethniques avaient survécu au 
changement climatique. On voit encore les vestiges de ces 
peuples qui avaient depuis longtemps perdu leurs racines 
Lémuro-Atlantes, avec les cercles mégalithiques de Séné- 
gambie ou les constructions du Zimbabwe. Le continent 
africain, considéré par l’Histoire officielle comme un des 

150. La Doctrine Secrète - Vol. IV - page 378 - Éd.Adyar. 


169 



LA DISPERSION DES PEUPLES 


plus anciens, voire le berceau de l’humanité, est défini 
d’une toute autre manière selon la Doctrine Hermétique. 
En effet, ce n’est qu’à la disparition de la Lémurie et après 
l’Atlantide primitive qu’il émergea en partie du sein de 
l’Océan. Si l’Afrique a cette réputation de continent an- 
cien, c’est que toutes les variétés de peuples qui y vivent 
n’ont pratiquement jamais émigré dans les époques loin- 
taines en raison de leur isolement géographique forcé. 

Il fallut donc du temps à l’humanité d’alors pour se re- 
construire. Les continents avaient changé, des villes 
s’étaient bâties sur d’autres villes et l’eau avait envahi des 
terres jadis habitées. En d’autres endroits, c’était le désert 
qui couvrit de son brûlant manteau des civilisations ex- 
traordinaires dont plus personne ne parlait. Ailleurs, 
c’était la jungle ou d’épaisses forêts qui étouffaient peu à 
peu les ruines de ces cités qui abritaient la vie. 

m 


L’Inde, berceau des « nouvelles » civilisations 

L’Inde, qui est la plus vieille civilisation issue de la 
souche aryenne encore existante, fut à l’origine des nom- 
breuses civilisations « récentes ». Ainsi, ce sont les Sumé- 
riens qui furent les premiers influencés par la culture des 
anciens Brahmanes. L’essor de cette civilisation est dû, en 
partie, aux Sages de l’Inde qui enseignèrent ces peuples. 
Sumer conserva longtemps cette connaissance qui s’adap- 
ta à sa culture, avec le temps. 

De vieux textes nous disent que les Nabathéens fondè- 
rent Babylone. Cette histoire présentée sous forme allégo- 
rique met en scène Nemrod qui devint gouverneur de Ba- 
bylonie. Ces Nabathéens furent appelés plus tard les 
Sabéens ou adorateurs des étoiles chez leurs descendants 
Chaldéens. Ce furent de grands astronomes et magiciens. 

En fait, comme pour toute civilisation, l’Enseignement 
traditionnel était toujours transmis selon la coloration 
culturelle de chaque peuple. C’est ainsi que nous pouvons 


170 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


voir, plus tard, le récit de l’Histoire Atlante, adapté au 
goût babylonien, avec ses dieux créateurs gigantesques, 
ses combats, sa gloire, et tous les hauts faits héroïques. 
Tout cela fut importé de l’Inde. Toutefois, comme l’huma- 
nité était plus ignorante en matière de spiritualité et de cul- 
ture en général, les prêtres babyloniens conservèrent ja- 
lousement leurs archives pour les Initiés qui étaient les 
seuls détendeurs des clés d’interprétation. Ce fut ainsi que 
peu à peu, la Doctrine Hermétique se voila au profit des 
religions et des cultes lunaires et solaires ; nous en reparle- 
rons plus loin. 

Tous les peuples, du Golfe Persique jusqu’en Palestine, 
furent nourris par la Sagesse de l’Inde. L’Assyrie, et plus 
tard la Chaldée, en furent les héritiers directs. Ainsi, la bi- 
bliothèque de Ninive conservait-elle les copies des vieux 
textes inscrits sur les tablettes d’argile. Parmi les plus im- 
portantes découvertes, on y trouve la transcription des 
principaux thèmes qui seront, plus tard, refondus dans la 
Bible. La Tour de Babel, la naissance de Sargon-Moïse, 
etc. Mais laissons, pour l’instant la Mésopotamie pour y 
revenir un peu plus tard. 

Plus au Sud, la Grèce n’existait pas encore en tant que 
telle et c’était un autre peuple, les Pélasges 151 , qui occupait 
toute la mer Égée, P Italie et les îles, 3 000 ans av. J.-C. Ils 
étaient les lointains descendants d’un des derniers ra- 
meaux atlantes de la branche akkadienne. Plusieurs siècles 
plus tard, ce fut eux qui apportèrent le fameux oracle de 
Dodone, Jupiter-Père, à leurs descendants grecs. 

D’autres branches, comme les Phéniciens, étaient issues 
d’un rameau akkadien. Cette histoire, nous la connaissons 
plus ou moins, tout en sachant que le monde d’alors, bien 
que produisant d’admirables cités, n’en était pas moins sou- 
mis aux assauts des Forces Noires qui s’infiltraient insensi- 
blement dans tous les aspects de la société. La Chaldée était 
un centre important pour la transmission de la Doctrine 
Hermétique mais comme chaque médaille a son revers, 
c’était aussi dans ce pays que la magie noire se répandit plus 
rapidement. La ville de Nipour en fut le principal centre 

151. Pélasges est le nom donné par les Grecs anciens aux premiers habitants de 

la Grèce, avant les grandes invasions achéennes, éoliennes et ioniennes. 


171 



LA DISPERSION DES PEUPLES 


alors qu’Éridou était le siège des temples où séjournaient les 
prêtres et disciples de la Lumière. On retrouvera, plus tard, 
les mêmes antagonismes en Égypte et en Grèce. Les mêmes 
oppositions entre ces Forces de Lumière et de Ténèbres sont 
le lot de l’humanité, non par fatalité, mais en raison de 
notre comportement. Ce fut une des raisons pour lesquelles 
certains écrits antiques ont été remaniés. 

Ainsi des ajouts, des erreurs et des transformations 
ont-ils fini pour de multiples raisons (en particulier de pro- 
tection) par compliquer considérablement la lecture des 
textes. De fait, ce qui était l’Histoire de notre monde s’est, 
au cours des millénaires, transformé en mythes, fables et 
autres religions 152 . 

Cela se produisit à cause de la dégénérescence spiri- 
tuelle des peuples et du travail pernicieux effectué par les 
Forces de l’Ombre. Ces groupes ont ainsi conduit le 
monde vers un plus grand désordre par l’abaissement de la 
conscience. En effet, les religions (particulièrement celles 
dites « du Livre ») ne sont qu’un amalgame confus de dif- 
férentes histoires rapportées de Babylone et déformées en- 
suite par les israélites, les chrétiens et les musulmans. Mais 
les autres religions ne sont pas pour autant exemptes d’er- 
reurs et d’illusions. 


m 


La réorganisation des Forces de l’Ombre 

Les empires qui naissaient en Mésopotamie n’étaient 
que l’ombre de celles qui les avaient précédés. L’Inde des 
Brahmanes avait maintenant une lourde mission d’expan- 
sion et ces différents bouleversements terrestres profitè- 
rent aux Forces Noires de la planète. Le chaos qui s’instal- 
la parmi les peuples, le retrait des Maîtres de Sagesse vers 
l’Himalaya, l’action du Karma atlante, l’obscurantisme 
qui s’installait peu à peu, firent le jeu de certains groupes 
152. Qui sont, par définition, de nature « exotérique ». 


172 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


qui agissaient pour que le monde s’enlisât, comme il se fut 
jadis enlisé en Atlantide. 

Ce combat entre les Fils de la Lumière et les Fils des Té- 
nèbres ne s’était jamais éteint car il fait partie de la Terre et 
reste ancré dans le subconscient de chaque individu. 

Depuis la Grande Catastrophe atlante, bien que les 
Magiciens Blancs eussent gagné le combat du fait des 
grands engloutissements, les Fils de Bélial ont continué à 
répandre sur notre planète et dans V esprit des hommes un 
mal endémique qui confine au basculement dans la ma- 
tière et au culte de l'ego . 

C’est donc à l’oubli (pour ne pas dire la perte chez cer- 
tains) de l’Essence Divine en chacun de nous qu’ils poussè- 
rent l’humanité. Pour cela ils agirent sournoisement afin 
de contrecarrer tous les Plans mis en place par la Hié- 
rarchie planétaire. 


173 




DEUXIÈME PARTIE 

KARMA ATLANTE ET RELIGIONS 




LES RELIGIONS DU MONDE 

Illustration de Augustus Knapp 
© The Philosophical Rechearch Society 


Chapitre i 


LE MENSONGE DES RELIGIONS 


Comparaison des systèmes religieux 

L e PEUPLE ARYEN s’étendit donc des terres de 
l’Ouest de l’Europe jusqu’en Inde et dans une 
grande partie du Moyen-Orient. Ce périple des 
survivants de l’Atlantide s’effectua pendant plusieurs millé- 
naires. De cette souche naquirent différentes branches qui 
héritèrent les unes des autres du Savoir initial. Il est évident 
qu’au fil du temps, ces connaissances avaient été modifiées, 
d’une part en raison du Karma mondial et de la pluralité 
des langues (surtout de l’oubli de la langue sacrée) et 
d’autre part de la lente dégradation spirituelle des peuples 
qui descendaient de la souche atlante, via les Aryens. 

Les Maîtres de Sagesse n’avaient, comme de nos jours, 
que quelques contacts avec certains disciples choisis, alors 
que la masse s’enlisait dans des croyances religieuses qui 
n’avaient plus rien à voir avec l’Enseignement dispensé au- 
trefois dans les Écoles de Sagesse. La Doctrine Hermétique 
était désormais placée sous haute protection dans la me- 
sure où les Forces Noires continuaient à mettre en place 
leurs sombres machinations. 

Comme nous l’avons vu au chapitre 2, pour les Races 
(Lémurie et Atlantide) qui nous ont précédés, la seule reli- 
gion qui était suivie était la Religion-Sagesse ou Doctrine 
Hermétique. C’était la seule Vérité au-dessus de laquelle 
rien ne pouvait exister car elle englobait tous les savoirs, 
toutes les sciences et unissait l’infiniment petit à l’infini- 
ment grand. C’était la Science des sciences, celle qui per- 
mettait à l’homme de devenir un Dieu. C’est en s’éloignant 
d’elle que nous nous sommes détournés de nous-mêmes au 
point de devenir amnésiques quant à notre Origine Divine. 


177 



LE MENSONGE DES RELIGIONS 


C’est aussi à cause de cela que nous en sommes venus 
insensiblement, faute de pouvoir l’étudier telle qu’elle fut 
offerte au monde dans les premiers temps, à utiliser la rai- 
son à outrance et à décréter que pouvaient exister autant 
de vérités qu’il y avait de « chapelles ». Ainsi dit-on, par 
déformation philosophique, que personne ne peut détenir 
LA VÉRITÉ. Cette dispersion de la Connaissance au profit 
des savoirs humains a conduit l’humanité à considérer 
plusieurs angles ou plusieurs « colorations » pour expli- 
quer une Science qu’elle a oubliée. Ce « découpage » est en 
fait la représentation fidèle d’un état mental propre à l’il- 
lusion de notre monde actuel. 

Devant le panorama des millions d’années qui se sont 
écoulées depuis ces temps très anciens de la Lémurie et de 
l’Atlantide, on ne peut comparer la religion de ces grandes 
civilisations avec nos propres concepts. Lorsqu’on parle 
de religion, on se base sur des points de repère connus, 
c’est-à-dire des formes dogmatiques qui sont actuellement 
pratiquées sur notre planète. Que l’on soit juif, chrétien, 
musulman, chacun à tendance à voir sa « chapelle » 
comme étant celle qui détient la Vérité, même si la tolé- 
rance est invoquée pour le bien-fondé des idées. Les reli- 
gions sont un des problèmes les plus épineux de nos sociétés 
car elles conditionnent une partie de notre comportement et 
participent, nous allons le voir, à la déstabilisation de l’hu- 
manité. 

La Doctrine Hermétique nous dit que nos ancêtres an- 
tédiluviens avaient une conception différente de la Divini- 
té dans la mesure où ils ignoraient les dogmes. En effet, les 
systèmes religieux que nous connaissons depuis des mil- 
liers d’années nous enferment dans des carcans d’interdits, 
conçus par des hommes au nom d’un « Dieu » ou d’un 
prophète pour mieux agir sur la conscience des fidèles. À 
ces époques lointaines des Troisième et Quatrième Ra- 
ces-racine, nul dogme et nulle foi n’étaient exigés. Les Lé- 
muriens, par exemple, étaient dotés du troisième œil men- 
tal et dès lors ils savaient qu’ils ne faisaient qu’un avec le 
Grand Tout Universel, ils en avaient une sorte d’intime 
conviction. Ils cherchaient ce contact avec leur conscience 


178 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


profonde sachant que là se trouvait leur Dieu Réel. Ils 
étaient toutefois lucides quant à leur nature, puisqu’ils sa- 
vaient qu’ils étaient divins dans la profondeur de leur être 
et de constitution animale dans leur corps physique. 

m 


La dualité divise les peuples 

Dans les derniers temps de l’Atlantide, certains êtres 
parvinrent à vaincre cette notion de dualité lorsqu’ils ap- 
prirent à maîtriser leur nature inférieure (corps, psy- 
chisme, pensées) pour devenir des Fils de la Lumière. Mais 
les autres furent séduits par leur nature animale et donc 
victimes du piège de l’ego et de la matière. Ils devinrent 
aveugles à la Parcelle Divine en eux-mêmes et finirent par 
être les Atlantes dépravés devenant ainsi les Fils de Bélial. 

Cette « chute » s’amorça durant de longs millénaires si 
bien que lors de la grande catastrophe d’il y a 869 000 ans, 
la majeure partie des Atlantes était devenue profondément 
décadente. Curieusement, cette corruption spirituelle et 
cette chute dans la densité semblent s’être renforcées dans 
notre civilisation actuelle 153 . 

Pour les Lémuriens, et même les Atlantes, les religions 
dogmatiques et fastueuses par lesquelles on adorait un 
« Dieu » extérieur à l’homme étaient inconnues ainsi que 
la notion même de religion. Pour eux, l’Esprit n’était pas 
extérieur à soi et aucune entité ne méritait une quelconque 
vénération. La seule voie par laquelle ils souhaitaient pas- 
ser était celle qui unit l’homme à lui-même par la Connais- 
sance du Dieu vivant en chacun. Plus tard, lorsque les 
Maîtres de Sagesse se retirèrent, l’humanité commença à 
perdre les principaux repères divins et s’attacha à la 
forme. Au début ce fut une attraction vers l’ego, puis peu à 

153. Car depuis la lointaine Atlantide, il y a sur terre corruption, densité, 
cruauté, etc. Cela n'a jamais cessé. Mais avec les technologies actuelles 
et les connaissances scientifiques, ce mal est de plus en plus exacerbé, 
visible et a affaire avec une conscience humaine qui, globalement, a 
évolué. Pourtant une grande partie de l'humanité refuse ce mal, d'où l'in- 
tervention récente, et même prochaine, des Maîtres. 


179 



LE MENSONGE DES RELIGIONS 


peu cette attraction devint une soumission et l’homme se 
glorifia alors lui-même 154 . 

De là furent créés les cultes phalliques qui honoraient, 
par des stèles, des bétyles, etc., l’action procréative de la 
Nature. Par la suite, ces cultes phalliques se transformè- 
rent en religion du Père, celui qui ensemence, qui engendre 
et ce n’est pas sans raison que les religions judéo-chrétien- 
nes se rangent sous ce même symbolisme. Ces propos ne 
sont pas allégoriques dans la mesure où aujourd’hui, plus 
que jamais, et sans nous en rendre compte, nous nous atta- 
chons d’une manière excessive à la forme. C’était ce que fi- 
rent aussi les derniers Atlantes qui vouèrent un culte ou- 
trancier au Dieu de la matière qui, dans son aspect le plus 
bas et le plus négatif, conduit à la pornographie, à l’obses- 
sion phallique et à une phallocratie (machisme) qui a rava- 
gé le monde depuis des millénaires. 

Nous sommes là dans l’expression des deux pôles 
d’une même énergie. D’un côté le Père Divin, de l’autre le 
phallus. C’est l’exemple même de la spiritualité déformée, 
dévoyée, dans l’axe horizontal de la matière. Dès lors, 
comme nous l’avons vu dans des chapitres précédents, un 
fossé se creusa entre : 

■ ceux qui se vouaient à l’Esprit Unique et invisible 
dans l’homme, 

■ ceux qui, non méchants en eux-mêmes mais igno- 
rants, se tournaient vers les Esprits de la Nature 
pour les adorer et en tirer des profits matériels, 

■ et ceux qui, connaissant l’enjeu de ce choix plané- 
taire, avaient opté de servir les Forces de l’Ombre en 
devenant ainsi « les Fils de Bélial ». 

C’est de là que naquit l’anthropomorphisme que l’on 
retrouve même dans les religions dites monothéistes en- 
core de nos jours. Le sens de cette déviation est bien plus 

154. L'adoration que ces civilisations nourrissaient envers l'ego pourrait sem- 
bler difficile de comprendre. Pourtant, à bien y regarder, notre société 
actuelle fait de même quand il s'agit de I' « apparence ». La mode, les 
marques, le style, le corps en général, deviennent le centre de la vie 
d'un nombre croissant de personnes et plus particulièrement d'une jeu- 
nesse qui se cherche, soumise sans le savoir, à des forces qui utilisent 
ces penchants d'une manière sournoise. Voilà ce que nous entendons 
par culte de l'égo qui, malgré les millénaires passés, n'a pas changé. 


180 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


lointain. Il trouve ses racines à l’aube de l’humanité, 
lorsque la Terre fut le jardin adamique, à la naissance de la 
première Race-Racine Polaire. 

À cette époque immémoriale, nous dit la Doctrine Her- 
métique, les Pitris Solaires ou encore Élohim Solaires 155 
furent désignés pour superviser la création humaine. Pour 
cela, ils firent appel aux Pitris Lunaires ou Élohim Créa- 
teurs de forme 156 , qui conçurent Sept Races différentes sur 
la Terre. Pour schématiser à l’extrême, on peut dire que, de 
cette époque, l’homme conserve : 

■ une Âme universelle qui lui vient de cet aspect so- 
laire et divin, 

■ et une personnalité humaine (composée d’un corps 
physique, d’un psychisme et d’un mental concret) 
qui est à l’image des Élémentaux-Élohim, créateurs 
de la forme, celle-ci ayant été extraite d’eux-mêmes. 

Depuis la séparation des sexes, au milieu de l’époque 
lémurienne, la dualité s’est installée en l’homme et la prise 
de conscience de celle-ci a créé une confusion de laquelle 
nous sommes encore prisonniers 157 . 


LE PROBLÈME DE L’EGO 

En effet, c’est à cause de cette apparente dichotomie 
que l’homme a dû choisir entre Dieu et le Diable , pour em- 
ployer des formules allégoriques. En d’autres termes, 
notre nature humaine nous conduit à envisager deux as- 
pects fondamentaux en nous-mêmes : 

■ l’un est le Dieu vivant ou Ego divin (Père - Fils - Saint 
Esprit ou Atma - Bouddhi - Manas) 

155. Êtres Divins. 

156. Esprit liés à la matière d'une triple densité : physique, astrale et 
bas-mentale. Ils eurent pour mission de créer « l'égo », cet égo-même 
qui doit être détruit pour que l'Être Divin qu'est chaque homme et 
chaque femme devienne ce qu'il est vraiment : « Dieu » en termes occi- 
dentaux, « Bouddha » en termes orientaux. 

157. Je compléterai cette explication et ce sujet, dans un prochain ouvrage. 


181 



LE MENSONGE DES RELIGIONS 


■ l’autre est l’ego animal ou corps-personnalité, donc 
la matière symbolisée par le Diable. C’est cette dua- 
lité qui crée depuis toujours le problème fondamen- 
tal de l’évolution humaine. 

La forme c’est le Diable qui n’est autre que le symbole 
de la matérialité, de la séduction et de l’enfermement dans 
cette matière qui nous est pourtant si nécessaire. C’est 
donc du Diable que se servent les Forces Noires pour atti- 
rer l’humanité vers la densité qui, poussée à l’extrême, 
conduit à la perversion, la dégradation des aspirations spi- 
rituelles et l’emprise sur ce monde. 

Ainsi donc, l’homme se trouve-t-il devant un choix crucial : 

■ s’assimiler à l’Ego Divin qui est en lui, 

■ ou bien de s’inféoder à l’ego animal et à la forme, ou- 
bliant ainsi sa nature spirituelle profonde. 

Ce dernier choix est le pire des scénarii puisqu’il peut 
conduire à la dissolution complète de l’Âme et donc à 
l’anéantissement. Il est bien évident que ce processus d’an- 
nihilation ne se produit pas en une seule vie mais si un indi- 
vidu se dirige de vie en vie vers l’égoïsme et vers la dévalori- 
sation de sa conscience Divine, il peut, au fil du temps, 
perdre sa nature fondamentale et devenir un être sans 
Âme 158 . Le lecteur aura compris l’enjeu que constitue l’op- 
position aux Forces Noires qui engagent un combat multi- 
millénaire pour déstabiliser le monde et gagner de plus en 
plus de « troupes » à leur cause : bloquer le progrès spirituel 
de l’humanité de manière à faire perdurer la densité de ce 
cycle terrestre et ainsi retarder leur propre annihilation 159 . 

Si l’on regarde l’humanité actuelle dans son ensemble, on 
s’aperçoit qu’une grande partie d’elle-même agit consciem- 
ment ou inconsciemment, en faveur de leur cause immonde. 

C’est sur ces bases que sont nés les religions et les fa- 
meux Anges déchus, allégorie qui représente l’ensemble 

158. Voir à ce sujet « La pratique de ta Magie Évocatoire » de Franz Bardon - 
Éd. Moryason. 

159. Dès que notre planète et tout ce qui y vit se dédensifiera et évoluera 
dans une matière « plus subtile », la substance (bien qu'en continuelle 
dégradation - et ceci explique le besoin de s'alimenter en sang) compo- 
sant la forme ou corps utilisée par les Forces de l'Ombre se dissoudra 
mais dans ce cas elles disparaissent totalement car elles n'ont plus 
d'Âme depuis longtemps... 


182 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


des êtres humains. C’est aussi toute la symbolique de la 
Lumière (le Soleil) et les Ténèbres (la Lune). L’homme, au 
regard de la signification ésotérique de ces deux luminai- 
res, devient donc la contrepartie microcosmique du ma- 
crocosme. Tout est en nous et tout se résume au fait de sa- 
voir quelle direction nous prenons : 

■ Soit nous allons vers l’intérieur de notre Ame pour 
chercher la pierre cachée et la Lumière, 

■ soit nous nous dirigeons vers les Ténèbres extérieu- 
res de ce monde, au risque de nous perdre. 

Et justement, le but des Forces Noires est d’attiser nos 
instincts afin d’obstruer la Lumière, cette Lumière devant 
laquelle elles tremblent. 

Ce serait pourtant, une défaite annoncée, pour les Fils 
de Bélial, si l’humanité se décidait à écouter la Voix qui 
parle à l’intérieur de nous-mêmes. Mais voilà, l’orgueil, 
l’égoïsme, la luxure, la haine et tant d’autres sentiments 
nourrissent l’aspect le plus bas de notre nature et si, peu à 
peu, nous laissons ces plantes venimeuses pénétrer dans 
notre cœur, nous aurons laissé l’ennemi investir notre jar- 
din et contaminer ce qu’il y a de plus précieux en nous 160 . 

Les Atlantes connaissaient donc la double polarité de 
toute chose et c’est en ce sens qu’un culte était rendu au 
Soleil ou à la Lune, comme entité double à la fois mâle et 
femelle dans leurs Principes fondamentaux. On considé- 
rait leur Réalité comme émanant de la Source Divine in- 
finie, et non pas comme des effets ou des influences dont 
l’obtention du pouvoir aurait été la seule fin. 

m 


160. il n'est pas ici question de morale et encore moins de « péché ». Le fait de 
combattre — entre autres défauts — ceux qui sont mentionnés dans le 
texte n'implique pas un jugement de valeur. C'est une mise en garde qui 
nous concerne tous, dans la mesure où nous devons toujours progres- 
ser vers plus de Lumière. L'excès est toujours préjudiciable pour la pro- 
gression intérieure. Ainsi, nous devons apprendre à nous détacher, non 
seulement de notre ego, mais aussi des passions de ce monde. Comme 
l'application de ces mesures n'est facile pour personne il faut, tout en es- 
sayant de se vaincre soi-même, tenter de tourner notre regard vers la 
Lumière qui est en nous. C'est là une démarche moins douloureuse mais 
très efficace qui oriente notre effort vers Dieu en soi. 


183 



LE MENSONGE DES RELIGIONS 


Cultes solaires et cultes lunaires 

Ce culte de l’Unique, à travers une Astrologie qui ex- 
primait l’interaction des Entités stellaires, enseignait le 
rapport de l’homme avec l’Esprit Divin et des correspon- 
dances avec l’environnement cosmique. C’était la véri- 
table Astrologie dont les hommes ont aujourd’hui perdu la 
mémoire. 

Ce fut avec la venue de notre Cinquième Race que les 
croyances prirent une autre tournure. La dualité était de- 
venue le fondement même de notre monde. L’humanité 
était divisée en deux camps distincts depuis la chute de 
l’Atlantide et cette cassure se faisait sentir dans tous les do- 
maines. Le Schisme d’Irshou 161 contribua à accentuer la 
démarcation par la dualité en toute chose. À cette époque 
les symboles ne furent envisagés que sous un aspect positif 
ou un aspect négatif. Le Soleil et la Lune, par exemple, ne 
furent plus considérés comme des Entités Mâle-Femelle, 
ou Père-Mère, mais comme représentant un seul de ces as- 
pects, vers lequel on pouvait s’orienter. 

L’humanité appuya encore plus sa séparation en deux 
groupes opposés, les uns vouèrent un culte au Soleil, les 
autres à la Lune. Ce choix impliquait donc ce qui vient 
d’être dit plus haut, c’est-à-dire non plus une reconnais- 
sance du Principe profond de chaque luminaire mais à la 
manifestation matérielle de ce Principe et à l’influence que 
ce luminaire pouvait avoir sur le monde et l’être humain. 
De là, la croyance anthropomorphique qui conduisit au 
culte des idoles et donc, une fois de plus, au culte des es- 
prits manifestés dans la matière. 

Le temps passant, les hommes perdirent le chemin qui 
les reliait à la Divinité et choisirent d’autres personnes 
pour les représenter et pour les conduire. Ils remirent alors 
ce pouvoir entre les mains des prêtres. Ceux qui étaient fi- 
dèles à la Doctrine Hermétique se référaient à plus haut 
qu’eux et dispensaient un enseignement conforme aux 
Lois Universelles tout en se rangeant dans l’expression des 
aspects les plus nobles de la nature humaine. 

161 . Voir : « Thot-Hermès - Les origines secrètes de l'humanité » de Guillaume 

Delaage - Éd. Moryason. 


184 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Ils étaient les représentants des Cultes Solaires, contrai- 
rement à ceux qui exerçaient les formes les plus dégradées 
de la magie et du pouvoir chtonien par la pratique des cul- 
tes lunaires. Le Soleil ou la Lune ont chacun des aspects 
positifs et négatifs mais c’est l’ignorance des hommes et la 
perversion de certains prêtres qui mirent en exergue l’as- 
pect négatif de ces cultes. 

On les sépara en rites mâles et en rites femelles. Cette 
déviation est en fait une mauvaise interprétation adoptée 
par les civilisations qui succédèrent aux Brahmanes. Ces 
derniers diffusèrent leurs connaissances chez tous les peu- 
ples du Moyen-Orient. Le Soleil 162 était pour eux « l’Œil 
divin » par lequel s’exprimait la Conscience Universelle et 
la Lune en était le reflet. Un fragment de l’Enseignement 
de Thot-Hermès dit : 

« L'Esprit opère tout par le Soleil et n'opère 
rien par un autre moyen, parce que dans le So- 
leil, plus que partout ailleurs, il a placé le vrai 
siège de son habitation. » 

O 


La déviation des Lois universelles : 

VAMPIRISER LE SANG 

Si, selon la Doctrine Hermétique, le Soleil est le Taber- 
nacle de Dieu et la Lune son miroir, on comprend alors le 
symbolisme primitif qui s’attache à ces astres. Les Initiés sa- 
vaient que l’hommage qui était ainsi rendu n’avait rien d’ido- 
lâtre mais qu’il répondait à un Principe occulte très profond, 
non pas en tant qu’étoile brûlant de l’hydrogène, mais 
comme la plus haute Expression de la Divinité pour notre 
perception humaine. Lorsqu’en Inde, les Brahmanes com- 
mencèrent à réorganiser leur Tradition et qu’ils perdirent le 
sens profond de leurs Enseignements, les Initiés décidèrent de 
coder les Textes pour empêcher toute dilapidation. 

162. Il ne s'agit pas du soleil physique mais du Soleil Invisible, le Logos Solaire 
ou Dieu de notre système solaire. 


185 



LE MENSONGE DES RELIGIONS 


Ainsi peu à peu, la Doctrine Hermétique revêtit deux 
aspects, l’un ésotérique pour les disciples et les Initiés et 
l’autre exotérique pour le peuple. Dans les temples sacrés 
des Mystères, la Doctrine Hermétique fut donc transmise 
dans toute sa pureté mais, compte tenu de l’abaissement 
du niveau culturel et spirituel des civilisations, beaucoup 
se réfugièrent dans des croyances qui répondaient plus à 
leurs besoins quotidiens et à leur compréhension. C’est 
ainsi que ces cultes se réduisirent, pour les masses, à des 
superstitions qui ne reflétaient plus qu’un aspect dégradé 
et insignifiant de la Vérité. Les cultes solaires se démarquè- 
rent encore plus des cultes lunaires. 

Alors que les dieux de Babylone (Baal, Bel, Dagon ou 
Moloch) représentaient dans leur essence des aspects lu- 
mineux de l’Univers, des prêtres pervers, guidés par les 
Forces Noires, accaparèrent l’image de ces Dieux pour des 
actes abjects. 

C’est ainsi que Baal, Belphégor, Dagon ou Moloch ser- 
virent de support à des incantations démoniaques par les- 
quelles on faisait couler le sang de malheureuses victimes 
torturées et égorgées cruellement. Les cultes de Baal furent 
les plus sanglants et les prêtres dépravés de Babylone sa- 
vaient ce qu’ils faisaient en inversant l’utilisation du Dieu 
solaire dans leurs rites, c’est-à-dire le Grand Sacrifice qui 
n’est autre que le don de soi, comme ce fut le cas pour le 
Christ. Mais perverti, ce Principe donna lieu à des sacrifi- 
ces sanglants. 

Lorsque l’on inverse le symbole et que l’on s’en sert à 
des fins négatives, on emploie les mêmes Lois pour des ef- 
fets contraires. Baal, le dieu de Lumière, devenait alors le 
dieu auquel on sacrifiait de nombreux innocents. On peut 
alors imaginer les entités malsaines — les Forces de 
l’Ombre — qui devaient rôder (de manière plus ou moins 
visible aux yeux de chair) dans ces horribles cérémonies, 
en se repaissant du sang et de la souffrance des victimes. 

La même horreur fut mise en scène, plus tard, par ces 
lointains descendants des Atlantes touraniens, les Aztè- 
ques 163 qui n’étaient plus que la caricature de leurs ancê- 
tres. Afin de recueillir la soi-disant faveur du Soleil, ils of- 


186 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


fraient le cœur et le sang de leurs prisonniers dans de 
grandes cérémonies qui galvanisaient les foules 164 . 


Les religions monothéistes 

L’Occident ne peut vraiment dénoncer ces coutumes 
barbares sans s’accuser lui-même, car l’Église a fait encore 
mieux et les guerres perpétrées au nom du Christ ont été 
génératrices des plus folles hécatombes. Que se soit Jého- 
vah, dieu des Juifs, demandant à son peuple de tuer des in- 
nocents, que ce soit les supplices commandés par l’Église 
et son Inquisition ou bien encore les massacres entre chré- 
tiens et musulmans au temps des Croisades dans lesquels 
ceux-ci s’entrégorgeaient par milliers au Nom du « même 
Dieu » (l’un étant bien sûr plus crédible que l’autre et in- 
versement), nous retrouvons la rage meurtrière portée par 
la religion. Malheureusement, les choses n’ont guère chan- 
gé de nos jours. 

Ces dérives se sont implantées dans l’esprit des peuples en 
raison de plusieurs facteurs. Tout d’abord, c’est le lourd Kar- 
ma atlante qui s’est manifesté pour les civilisations qui ont 
succédé à l’Atlantide. Pendant des millénaires la source tradi- 
tionnelle s’est conservée, et a été transmise, notamment par 
les Aryas. Mais peu à peu les hommes de ces temps lointains 
se sont éloignés, par leur cruauté, de la Source Divine en 
eux-mêmes. Les Sages n’étaient plus là pour les guider et très 
vite les instincts se sont manifestés pour exacerber l’ego, ce 
qui entraîna une densification encore plus forte dans l’ex- 
pression de la personnalité inférieure. 

La conséquence de tout cela fut que la Doctrine Her- 
métique trouva refuge dans les Temples initiatiques, lais- 

163. Les Aztèques, qui s'installèrent dans l'actuelle région de Mexico, étaient 
issus du mélange des Touraniens et des peuplades venues du pays qui 
se situait dans le 42 e parallèle Nord, vraisemblablement dans l'actuel Ca- 
nada. Ce sont ces mêmes Touraniens qui utilisaient les rites sanglants, 
lorsqu'ils invoquaient des élémentaires assoiffés de sang. 

164. Ces forces sont toujours aussi présentes aujourd'hui, dans tous les mas- 
sacres collectifs, les crimes et les tortures... 


187 



LE MENSONGE DES RELIGIONS 


sant les hommes mélanger pouvoir personnel et spirituali- 
té pour leurs dévotions exotériques. Les cultes furent 
pervertis, comme nous venons de le voir, et les hommes 
n’eurent d’autre choix que de s’attacher à des religions do- 
minatrices qui sont sensées glorifier le même « Dieu » mais 
qui au final, revêt des colorations, vêtements, et personna- 
lités différents. Cet anthropomorphisme enfantin nous 
présente un « Être suprême » qui se contredit d’une reli- 
gion à l’autre (judaïsme, chrétienté, islam) et qui, bien 
qu 'infini, trouve le moyen d’être, antonyme, menaçant, 
cruel et parfois compatissant, donc très humain, en 
quelque sorte. Bizarre, bizarre que tout cela... car voilà un 
« Dieu » qui, en toute logique, n’aurait pas de peine à trou- 
ver sa place dans le cabinet d’un psychanalyste. 

Notre ouverture d’esprit en ce XXI e siècle, si faible 
soit-elle, nous permet tout de même de considérer qu’une 
Conscience Infinie ne peut être à ce point limitée et si Elle 
est infinie et Absolue, comment peut-Elle dicter des textes 
aux hommes, même par de quelconques intermédiaires ? 
La Doctrine Hermétique, par la voix des Maîtres- Adeptes, 
a toujours invité les humains que nous sommes à travailler 
dans le sens du développement de la conscience, à la ren- 
contre de cette Lumière Divine en nous. C’est ce qui était 
enseigné jadis dans les temples de Mystères de l’ancienne 
Égypte, dans ceux de Samothrace, de Chaldée ou plus tard 
d’Eleusis, à l’époque où un voile fut posé sur la Sagesse. 

Le pouvoir politique était aux mains de grands monar- 
ques et les prêtres non initiés utilisaient un autre pouvoir 
pour berner les foules crédules. À l’inverse des Maîtres de 
Sagesse qui tenaient leur autorité de leur Moi Divin, ils 
persuadaient les foules qu’ils étaient incorporés par le dieu 
qu’ils invoquaient lors de cérémonies particulières. Si in- 
corporations il y eut, elles furent le fait d’entités capricieu- 
ses mais certainement pas spirituelles de la même façon 
qu’un médium peut se dire incorporé par « l’esprit » d’un 
défunt alors qu’il n’est que le jouet d’une coque abritant 
un esprit farceur ! 

Sur ces manipulations les cultes dégénérèrent au point 
de ne devenir que la mascarade du Paganisme authen- 


188 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


tique. Les siècles s’écoulèrent ainsi et le monde connut à 
nouveau la dualité entre : 

■ ceux qui servaient des monarques cupides et des prê- 
tres corrompus, 

■ et de ceux qui se rapprochaient des pays où la Doc- 
trine Hermétique était précieusement gardée dans 
des temples, par des prêtres instruits dans la spiri- 
tualité authentique. 

Les Écoles furent d’abord implantées en Égypte puis en 
Chaldée, via l’Inde comme nous l’avons vu. Ce fut là que les 
disciples avancés venaient chercher la Sagesse. Les peuples, 
quant à eux, se comportaient de manière plutôt grégaire 
que réfléchie, dans la mesure où les cultes auxquels ils 
croyaient et les nombreux dieux auxquels ils devaient 
rendre hommage suffisaient à alimenter leurs superstitions. 

m 


Des temps d’obscurantisme 

C’était une ère où le pouvoir arbitraire avait pris le des- 
sus sur le pouvoir arbitral où les Forces Noires, toujours 
elles, tentaient d’abaisser de plus en plus le niveau spirituel 
de l’humanité en utilisant les plus bas instincts de 
l’homme. Toutes les invocations qui étaient effectuées par 
les prêtres des pseudo-cultes à des dieux dont on ignorait 
la véritable essence, appelaient des entités malfaisantes, 
tels les Forces Noires elles-mêmes ainsi que des larves ou 
des démons. Ces entités alimentaient un égrégore d’éner- 
gies nauséabondes qui influençait tout être humain. Le 
monde en était là, en raison de la dette karmique atlante 
qui agissait conformément à la Loi. Ainsi, les Forces de 
l’Ombre avaient-elles bien saisi l’aubaine pour s’infiltrer 
dans ce marasme et pour infléchir le cours de l’Histoire en 
leur faveur. 

À ce stade, on peut se demander pourquoi la Hié- 
rarchie de Lumière n’intervint pas pour démanteler les 
plans obscurs de ces groupes ? J’ai déjà souligné que, de- 


189 



LE MENSONGE DES RELIGIONS 


puis toujours, les Adeptes ne peuvent s’immiscer directe- 
ment dans le Karma humain. L’homme est responsable de 
ses actes et de ce fait, il doit trouver le chemin pour se sor- 
tir lui-même du bourbier dans lequel il s’est enlisé. La 
Partie Divine que nous possédons individuellement doit, 
un jour, nous conduire à nous révéler en tant que Fils de 
Dieu. Ce parcours initiatique s’effectue sur de longues 
portions de temps à travers de multiples vies. C’est par la 
rencontre d’expériences diverses et de l’apprentissage de la 
souffrance que nous ouvrirons notre conscience et que 
nous nous hisserons au rang des Dieux. 

De fait, les Adeptes, s’ils ne s’immiscent pas, comme 
on l’a dit, dans le Karma humain, peuvent — et ils le 
font — protéger les êtres humains à la seule condition 
que le libre arbitre de ceux-ci ne soit pas touché. C’est 
pourquoi Ils s’efforcent d’intervenir, toujours, avec une 
infinie bienveillance, pour guider l’humanité par l’inter- 
médiaire de leurs disciples. C’est ainsi que, tout au long 
de l’Histoire, nous pouvons voir l’empreinte de ces Êtres 
de Lumière dans les moments les plus importants. Leur 
rôle a toujours été déterminant et leurs efforts incessants 
ne sont pas souvent récompensés car les hommes restent 
sourds à leurs avertissements. 

La Hiérarchie a toujours joué un rôle de bouclier pour 
protéger l’être humain mais ce dernier ne cherche à agir, 
invariablement, que par le prisme de son mental étroit en 
adhérant aux dogmes religieux qui travestissent les Grand 
Principes universels mais aussi et surtout par les diktats de 
la raison. Ainsi, les Maîtres de Sagesse ont-ils un peu retiré 
Leur pouvoir protecteur. Cela n’est pas dû à Leur Volonté 
propre mais au fait que l’humanité, par ses actions, a refu- 
sé Leur aide. 

C’est une bataille très rude à laquelle Ils font face pour 
aider l’humanité à sortir du malaise dans lequel elle s’est 
elle-même jetée. Mais il nous appartient, à nous seuls, de 
vaincre nos instincts les plus bas, pour agir selon Leurs 
Desseins. Si nous restons impassibles, nous ferons le jeu 
des Forces Noires qui ont pris la main, en cette période 
sombre de l’humanité. Mais la bataille qui a déjà commen- 


190 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


cé aura une issue heureuse, si l’humanité a la volonté 
d’agir dans le sens de l’intérêt commun et de la Lumière. 

Dans le cas contraire, les pires possibilités sont envisa- 
geables. C’est ainsi que, dans le chaos crée par l’implan- 
tation des cultes solaires et lunaires, les Maîtres de Sa- 
gesse, sous l’impulsion de la Grande Loge Blanche, 
déléguèrent certains disciples pour endiguer la déviance 
prise par les peuples qui adoraient les pseudo-dieux en 
honorant les prêtres-médium. Bien entendu, tous les rites 
ne confinaient pas à ces excès, mais force est de constater 
que la Sagesse s’était éloignée, depuis longtemps, de ces 
cultes dérisoires. 


m 


Le dieu Sin 

Il y a 6000 ans, le Moyen-Orient (de la Chaldée à 
l’Égypte) était le lit de nombreuses peuplades issues des ci- 
vilisations sémitiques qui s’étaient implantées dans la ré- 
gion, plusieurs milliers d’années auparavant. Descendants 
des Aryo-Dravidiens, des Akkadiens mais aussi des Toura- 
niens (« familles » raciales atlantéennes) et ayant fondé la 
branche des Aryo-Chaldéens, ils vivaient en peuplades 
éparses. L’Égypte avait englouti sa dernière Dynastie Di- 
vine et le peuple avait émigré dans les montagnes d’Abys- 
sinie pour fuir les inondations qui avaient ravagé le pays. 
Tout repartait à zéro pour cette région du monde. 

C’est donc à cette époque que s’établirent les Dynasties 
pharaoniques, telles que l’Histoire nous les décrit. Bien 
que glorieuse et fastueuse, cette Égypte n’était plus habitée 
par les Maîtres de Sagesse. Mais les temples, avec leurs 
cortèges de prêtres initiés à la Doctrine Hermétique, de- 
meuraient toujours dans l’esprit de la Grande Tradition. 
C’est grâce à eux qu’Hérodote eut la possibilité de décou- 
vrir les statues des trois cent quarante et un rois qui 
avaient régné durant cette période des Dynasties Divines 
issues de la branche Atlanto- Aryenne. 


191 



LE MENSONGE DES RELIGIONS 


En Chaldée, un culte puissant était voué au dieu lu- 
naire babylonien Sin. Les Chaldéens étaient les adorateurs 
de la Lune sous ses différents aspects. En cela ils étaient les 
héritiers directs des Mazdéens dont l’enseignement se re- 
trouve dans le Sabéisme. Ce sont ces Sabéens qui étaient 
connus de tout temps comme les adorateurs des étoiles. En 
fait, ils étaient initiés à la Tradition Hermétique et 
connaissaient parfaitement les Lois de l’Astrologie ainsi 
que les rites théurgiques qui s’y rapportaient. On les appe- 
lait aussi les Nazoréens, « ceux qui baptisent », ou encore 
« Nabatéens », bien plus tard. L’un d’entre eux, Jean Bap- 
tiste, fut bien connu à l’époque de Jésus car il fit partie du 
groupe des Esséniens 165 . 


Ces différentes communautés comptaient de nombreux 
et véritables disciples d’Hermès. Il serait trop long ici d’ex- 
poser l’histoire de ces groupes mais ils se répandirent dans 
le Moyen-Orient, de la Chaldée en Perse, jusqu’à ce qui est 
aujourd’hui la Turquie. On retrouve leur trace au 
Moyen-Âge où un centre de disciples initiés à l’Hermétisme 
était très actif dans la ville d’Harran — dans l’actuelle 
Syrie — sous la direction du philosophe Tbit-Inn Qurat. 

165. Les Nazars ou Nazarites ou encore Nazoréens (dont la signification est : 
« se vouer au service de Dieu ») des temps anciens étaient nommés, les 
« Fils des Prophètes ». C'étaient des Kabbalistes et Théurges chaldéens, 
détenteurs de la Doctrine Hermétique. Ils existaient bien avant Moïse et 
se réclamaient du Christos, c'est-à-dire du « Dieu vivant en chacun de 
nous ». On dit que Samson, Élisée, Samuel, étaient des Nazars, ainsi que 
Pythagore et bien d'autres. Par la suite, et particulièrement en Judée, de 
nombreuses sectes se disaient descendantes de ce tronc commun. Ain- 
si les Esséniens, les Thérapeutes et les Ébionites étaient-ils des bran- 
ches Nazaréennes. Entre autres dons, ils avaient celui de guérir et de 
prophétiser. Le Maître Jésus était l'un d'eux tout comme Jean-Baptiste 
et Apollonius de Tyane. Ce qui caractérisait ces Initiés était la longueur 
de leurs cheveux. Et l'on peut noter que tous les personnages qui vien- 
nent d'être cités ici avaient ce signe distinctif. Les scribes — ignorant ou 
dénigrant la Doctrine Hermétique — qui, plus tard, écrivirent les Évangi- 
les ne comprirent pas ou rejetèrent le terme « Nazoréen » et en firent « 
Nazareth », une ville qui n'a jamais existée du temps de Jésus. Jésus le 
Nazoréen devint Jésus de Nazareth, par manipulation. 

L'Apôtre Paul était un Initié Nazar ou Nazoréen et portait lui aussi les che- 
veux longs comme les personnages que nous venons de mentionner. 
Leurs cheveux « qu'aucun rasoir ne devait toucher » devaient être sacri- 
fiés sur l'autel de l'Initiation. Or, quand Paul arriva au port de Cenchrées à 
Corinthe, lors de son deuxième voyage, il se fit couper les cheveux pour 
« accomplir un vœu ». Ce détail prouve sa qualité d'initié Nazar. (Actes 
des Apôtres 18, 18). 


192 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


C’était donc à Ur, en Chaldée, qu’était honoré Sin, le 
dieu Lune, conformément à la véritable Tradition Hermé- 
tique et non pas relativement aux cultes solaires et lunaires 
dépravés dont il était question plus haut. Pour les prêtres 
chaldéens, la Lune était considérée du point de vue de la 
Doctrine enseignée par les Initiés, c’est-à-dire par l’Astro- 
logie sacrée des Sept Régents planétaires qui influencent 
notre planète. Mais arrêtons-nous un instant sur ce qui se 
passa en Chaldée, à cette époque. 

m 


Le légendaire Abraham 

La légende et les écrits bibliques mentionnent la ville 
d’Ur comme étant celle qui vit la naissance du patriarche 
Abraham et de Térah son père 166 . Ils étaient donc adora- 
teurs du dieu Sin, selon l’antique Tradition de l’Astrologie 
Hermétique. Cette science des Nazoréens ou Sabéens ne 
prônait nullement l’adoration des planètes mais la com- 
préhension des super mondes célestes à travers les Entités 
qui les animent 167 . C’est également par cette Connaissance 
que la Conscience Universelle est mieux appréhendée. 
Ainsi les Babyloniens croyaient en la Trinité Shamash (le 
Dieu Soleil), Sin (le Dieu Lune) et d’Ishtar (Vénus, la 
Déesse de la fertilité, expression de la Mère Universelle). 

Que ces Divinités soient associées à des planètes n’a 
rien d’étonnant puisque dans de nombreuses Traditions 
on retrouve ces liaisons cosmiques (pour le Soleil : Râ chez 
les Égyptiens, Apollon chez les Grecs, le Christ chez les 
chrétiens et ainsi de suite). Dans la filiation hébraïque, 
cette notion des astrolâtres est très présente puisqu’elle 
conduisait à une véritable Voie initiatique. On sait que les 
Chaldéens, pour la science officielle, étaient les « précur- 
seurs » de l’Astronomie. Nous avons vu qu’ils en étaient 
les héritiers, via l’Inde, des Brahmanes. C’est pourquoi 
A-bhRAM portait ce nom en relation avec la Tradition Ra- 

166. Genèse -Chap.1 1-27, 28. 

167. Voir : « Par le regard des Maîtres » de David Anrias - Éd. Moryason. 


193 



LE MENSONGE DES RELIGIONS 


mique et en filiation directe avec les Brahmanes (mais plus 
précisément donc de Brahma) ; il changea ainsi son nom 
en A-braham (non-brahmane) : 

« Abraham fut un de ceux-là — un Brah- 
mane Chaldéen , dit la légende , transformé plus 
tard , après qu'il eut répudié ses Dieux et aban- 
donné son Our (pour “ville” ?) de Chaldée, en 
A-brahm (ou A braham) “non-brahmane” qui 
émigra. Ainsi s'explique Abram devenant le 
père de nombreuses nations . L'étudiant en 
Occultisme doit se souvenir que tous les Dieux 
et héros des anciens Panthéons (y compris celui 
de la Bible ) possèdent dans le récit trois biogra- 
phies, qui se déroulent parallèlement pour ainsi 
dire et dont chacune se rapporte à l'un des as- 
pects du héros — historique, astronomique et 
parfaitement mythique, ce dernier aspect ser- 
vant à rattacher entre eux les deux autres, à at- 
ténuer les aspérités et les discordances du récit 
et à réunir en un ou plusieurs symboles les véri- 
tés des deux premiers. » 168 

Ainsi donc, Abraham, le non-brahmane, est celui qui 
représente l’exil, le roi-berger qui part en quête d’horizons 
nouveaux. En fait, nous retrouvons là le symbole de ces 
tribus indiennes qui, il y a plusieurs milliers d’années, par- 
tirent d’Inde pour s’installer en Chaldée. Ils étaient, par le 
fait, appelés les non-brahmanes car sortis du contexte so- 
cial, religieux et politique des Brahmanes de l’Inde. Toute- 
fois, ils avaient conservé nombre de coutumes et de tradi- 
tions que l’on retrouve chez les Hébreux, tout au long de 
la Bible, notamment l’Astrolâtrie. 

C’est cette science que le père d’ Abraham, Térah, prati- 
quait par l’intermédiaire des Téraphims qui sont si sou- 
vent cités dans l’Ancien Testament. D’ailleurs, on retrou- 
vera cette pratique, plusieurs fois évoquée par les auteurs 
anciens, chez les Nazoréens ou Nazars ou encore, plus 
tard, les Sabéens. Les Téraphims étaient des idoles, confec- 
tionnées selon une technique très spéciale, qui permet- 
168. La Doctrine Secrète - Vol. V, p. 107 


194 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


taient d’entrer en contact avec des Entités planétaires, 
voire stellaires. Le prêtre posait des questions et l’idole ré- 
pondait 169 . C’était une des pratiques liées à l’Astrôlatrie 
traditionnelle connue de tous les Initiés antiques. Cette 
Astrologie, aujourd’hui « perdue », est un élément fonda- 
mental de la Doctrine Hermétique. 

Le roi-berger Abraham (qui, répétons-le, est une allé- 
gorie admise par de plus en plus d’archéologues) représen- 
tait donc une tribu chaldéenne, comme il en existait tant 
d’autres à cette époque. Le fait que les rédacteurs de 
l’Ancien Testament aient pu présenter cette histoire sous 
forme d’allégorie 170 n’a rien d’extraordinaire puisqu’elle 
rassemble les différents éléments de l’histoire indienne du 
Manou, fondateur de la Cinquième Race-mère aryenne. 
Les copistes de la Bible ont donc transmis l’histoire 
d’Abraham (et bien d’autres) pour expliquer allégorique- 
ment la source et l’origine de leur tribu comme le firent 
d’ailleurs toutes les autres tribus qui essaimèrent de la 
Chaldée à la Palestine, voire en Égypte. C’est donc à partir 
de cette histoire, indéniablement altérée, qu’allait naître 
une religion. 


169. Voir à ce sujet le chapitre : Théraphim Urim etThumim dans : « Thot-Her- 
mès - Les origines secrètes de l'humanité » de Guillaume Delaage aux 
Éd. Moryason. 

170. Paul, lui-même, dans l'Épître aux Galates, dit que l'histoire d'Abraham 
est une allégorie. (Galates IV - 22, 25). 


195 



Chapitre 2 


LA VÉRITABLE 
HISTOIRE DE L’EXODE 


Des révélations archéologiques 

L es religions, QUELLES QU’ELLES SOIENT, se 
sont toujours appuyées sur la foi de leurs fidèles 
en imposant des dogmes qui ont conduit des gé- 
nérations à accepter des pseudo-vérités, sous prétexte 
qu’elles émanaient de « Dieu ». La force de la religion ré- 
side dans le fait qu’elle s’impose très souvent par la cou- 
tume et le lien familial, de sorte que l’on n’ose pas contre- 
dire ce rite sacré. Fort heureusement, le monde change un 
peu et, grâce aux découvertes scientifiques, l’opinion pu- 
blique s’émancipe des vieilles idées, même si cela ne touche 
qu’une très infime minorité. 

Ces dernières années, deux auteurs israéliens 171 , Israël 
Finkelstein et Neil Asher Silberman ont écrit un livre 172 
qui a bousculé bien des idées reçues sur l’origine de la reli- 
gion juive, fondement des religions dites « du Livre » (ju- 
daïsme, christianisme, islam). Inutile de dire que les deux 
scientifiques ont essuyé de nombreuses critiques tout au- 
tant que des sarcasmes cinglants. Leur thèse est simple, 
puisqu’ils se basent sur les données archéologiques qui 
permettent d’affirmer que la rédaction de la Bible ne s’est 
faite que sous le roi Josias (VII e siècle av. J.-C.) et que tout 
ce qui est décrit dans les textes, antérieurement à cette 
époque, n’a aucun fondement historique. 

171 . Israël Finkelstein est professeur à l'Université de Tel-Aviv et directeur de 
l'Institut d'archéologie de cette université, connu par ses fouilles à Izbet 
Sartah, Silo et Megiddo, et Neil Asher Silberman, journaliste scienti- 
fique passionné par l'archéologie. 

172. « La Bible dévoilée » -. Éd. Bayard-Centurion - 2002. 


196 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Mais alors si la Bible ne fut rédigée qu’au VII e siècle 
avant J.-C. qu’en est-il de tous les patriarches, qu’en est-il 
d’Abraham et de Moïse ? Ont-ils vraiment existé ou ne 
sont-ils que des fables ? Les auteurs font un examen détail- 
lé de toutes les incohérences de l’Ancien Testament dans 
lequel sont présentés de nombreux anachronismes, telle la 
présence de chameaux en Genèse 37, 25 , alors que ces ani- 
maux étaient inconnus dans cette région à cette époque, 
etc. Le doute sur l’existence des patriarches et, par voie de 
conséquence, des tribus d’Israël, est aussi une pierre 
d’achoppement qui dérange. 

Il y a, d’autre part, un point particulièrement sensible, 
celui de l’Exode. En effet, nulle part sur aucun document 
égyptien on ne voit y figurer un quelconque évènement de 
ce genre et l’on sait pourtant que les scribes notaient les 
grands évènements d’actualité et les faits de guerre. Si le 
départ des Juifs avait vraiment eu lieu, de nombreux textes 
nous l’auraient rapporté, d’autant qu’il s’agit d’un mouve- 
ment de masse de 600 000 personnes ( Exode 38, 26) ! Or 
les Égyptiens sont muets à ce sujet. Point de Moïse, point 
d’ouverture de la Mer Rouge, point de problème entre 
Pharaon et le prophète, point de plaies sur l’Égypte... 
Mais alors qu’en est-il de toute cette histoire ? S’agit-il de 
mensonges montés de toutes pièces et, dans ce cas, quelle 
en est la raison ? Pour plus de clarté, il nous faut faire ap- 
pel à la Doctrine Hermétique. 

m 


Le peuple juif 

Nous savons que la 5 e branche atlante (les Sémites) 
donna naissance à la Cinquième Race-mère dite Aryenne. 
C’est cette souche principale qui, s’implantant en Inde il y 
a plus de 800 000 ans, favorisa l’émergence de nombreux 
rameaux ethniques d’où, bien plus tard, sortirent les 
Aryo-Chaldéens desquels surgirent les Hébreux. C’était 
une tribu : 


197 



LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


«... qui descendait des Chandâlas de l'Inde , 
des hors-caste, dont un grand nombre étaient 
d'ex-Brahmanes, qui cherchèrent refuge en 
Ch aidée, dans le Scinde [Sind] et dans l'Aria 
(Iran) et ils naquirent effectivement de leur père 
A-Bram (Non-Brahmane) quelque 8 000 ans 
avant /.-C. » 173 . 

Ces Hébreux primitifs fusionnèrent au cours des siècles 
avec les Cananéens, les Phéniciens et plus tard les Assy- 
riens. Leurs prêtres étaient détenteurs de la Doctrine Her- 
métique et possédaient un grand savoir scientifique. À 
l’époque des Hébreux, les Juifs proprement dits n’exis- 
taient pas en tant que tels 174 . C’est plus tard, lorsque des 
colonies émigrèrent dans l’actuelle Palestine et plus parti- 
culièrement en Judée qu’elles donnèrent naissance à la tri- 
bu des Isriars . Ces derniers devinrent les Juifs historiques, 
quelques 3 000 ans après, conséquence d’exodes divers et 
de nomadisme. 

La tribu des Isriars était aussi le résultat d’un mélange 
d’autres tribus et peuples, en dehors des Hébreux qui en 
constituaient la souche principale. Durant les longs millé- 
naires qui s’écoulèrent jusqu’à l’avènement des Juifs, les 
territoires qui s’étendaient de la Mésopotamie à l’Égypte 
ont vu naître de grandes civilisations comme les Égyptiens 
des Dynasties Divines, puis les Sumériens, les Assyriens, 
les Chaldéens et les Hyksos, ces rois-bergers, descendants 
d’une branche indienne, via la Chaldée. 

La Palestine fut donc le creuset de ce brassage humain, 
après avoir été occupée par l’Égypte et l’Assyrie. Comme 
nous pouvons le voir, cette histoire a constitué une mixité 
incessante de peuples. La région rassembla ces différentes 
familles, toutes issues de l’Inde primordiale mais se déve- 
loppant également grâce au mélange d’autres peuples qui 
émigrèrent sur ces territoires. Lorsque la Chaldée était flo- 

173. La Doctrine Secrète H. R Blavatsky vol. 3, p. 250. Éd. Adyar. 

174. Le mot Juif désigne les Judéens, ou habitants du royaume de Juda. Ce 
dernier, aurait existé à partir de 931 av. J.-C., et aurait disparu en 587 av. 
J.-C., lorsque Nabuchodonosor II mena campagne contre Jérusalem. La 
dénomination de Juif est donc encore plus récente que celle qui dési- 
gnait ce peuple auparavant, sous le nom d Isriars ou Israélites. 


198 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


rissante, les terres palestiniennes étaient peuplées de peti- 
tes tribus nomades, anciens enfants lointains et mélangés 
de ces antiques civilisations. 

Nous savons aujourd’hui, grâce à la stèle de victoire du 
pharaon Merenpthah, fils de Ramsès le Grand, que la peu- 
plade des Isriars fut battue par les troupes égyptiennes. 
C’est la seule référence à notre disposition concernant les 
Israélites. Elle fut écrite en 1208 av. J.-C. Il est dit : 

« Achkenon est déporté , on s'est emparé de 
Gezer, Yanoham dans le Nord de la vallée du 
Jourdain , Israël est anéanti, sa semence n'est 
plus. » 

La stèle situe ce peuple dans les montagnes de Canaan, 
l’actuel Israël. Il semblerait, selon cette découverte, que les 
Israélites n’aient pas opposé une grande résistance dans ce 
combat et que leur nombre n’ait pas été important. Or, 
cela est curieux dans la mesure où l’époque de la rédaction 
de la stèle correspond, d’après les dates bibliques, à 
l’époque où Moïse sortit vainqueur de pharaon, où il tra- 
versa la Mer Rouge, ainsi que d’autres faits rapportés dans 
l 'Exode. De tout cela, nulle mention sur la stèle. Voilà un 
bien curieux mutisme lorsqu’on sait que les Égyptiens 
étaient très précis dans leurs narrations historiques. Nous 
nous retrouvons alors au même point. Quid du grand pro- 
phète d’Israël ? 

Nulle part nous ne trouvons, chez les Égyptiens, la 
trace d’esclaves soumis au fouet des maîtres de corvée 
pour bâtir temples ou monuments. Bien au contraire, ce 
peuple était particulièrement attentif aux ouvriers qui 
étaient souvent très expérimentés et dignes de considéra- 
tion. Par ailleurs, le Pentateuque nous rapporte que Moïse 
— enfant hébreu — fut trouvé dans un berceau d’osier sur 
les eaux du Nil par la sœur de Pharaon. Celle-ci l’éleva 
comme son fils, au rang de prince d’Égypte... 

Wi 


199 



LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


Moïse 

D’après les écrits bibliques, lorsqu’à l’âge adulte Moïse 
apprit son origine, il fut témoin d’une querelle qui oppo- 
sait un Égyptien à un Isriar ou Israélite. Pour défendre ce 
dernier, il tua l’Égyptien et s’enfuit dans le désert où il ren- 
contra, à Madian, Réuel Jethro dont il épousa la fille 
aînée, Sephora. C’est sur la montagne du Sinaï qu’il eut le 
premier contact avec Yaweh-Jehovah . Celui-ci lui deman- 
da d’aller délivrer son peuple captif en Égypte. Il s’y appli- 
qua mais, devant la résistance de Pharaon, il infligea sept 
plaies à l’Égypte pour faire plier le monarque. 

Les magiciens du clergé s’opposèrent à Moïse mais ce 
dernier, grâce à son « bâton divin », s’imposa à eux. Il 
conduisit alors son peuple hors d’Égypte jusqu’à la Mer 
Rouge qu’il ouvrit, grâce au pouvoir accordé par Ya- 
weh-Jéhovah. Les armées de Pharaon furent alors englou- 
ties. Vient ensuite l’épisode de l’errance dans le désert, du 
contact avec Yaweh sur le Mont Sinaï, de la transmission 
des Tables de la Loi et de la révolte d’une partie des exilés. 
Après ces péripéties, Moïse conduisit son peuple jusque 
sur les rives du Jourdain où il transmit le pouvoir à Josué. 
Il monta alors sur le mont Nebo et disparut à jamais. 

Voilà un bref aperçu de l’histoire qui nous est racontée 
dans l’Exode, histoire qui aurait été écrite par Moïse 
lui-même. Le point qui fait depuis longtemps polémique est 
que Moïse raconte sa propre mort. Mais il n’y a pas que 
cette incohérence qui fait controverse. Nous n’allons pas ici 
les développer toutes car tel n’est pas le but de cet ouvrage 
mais tentons de mettre en lumière certains points. Voilà 
plusieurs années que de nombreux scientifiques se penchent 
sur cette partie de l’histoire biblique, en raison de nombreu- 
ses incohérences. En effet, nulle trace de Moïse dans l’his- 
toire. La Mer Rouge ouverte ? Une autre impossibilité qui a 
été révélée par la géologie puisqu’aucune strate ne vient 
confirmer le fait. L’épisode de l’exil des Israélites ? Inconnu 
chez les Égyptiens ! Alors que penser de ce récit ? 

C’est en tirant sur un fil de l’Histoire mésopotamienne 
que l’on commence à découvrir un élément important de 


200 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÈTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


réponse. En effet, des tablet- 
tes d’argile en Mésopotamie 
relatent la curieuse nais- 
sance du roi Sargon 
d’Akkad (vers 2334-2279 
av. J.-C.) et ceci n’est pas 
sans nous rappeler une 
autre histoire. Voici ce qui 
est écrit : 

« Ma mère était 
grande prêtresse . Mon 
père, je ne le connais pas. Les frères de mon père 
campent dans la montagne. Ma ville natale est 
Azupiranu <( ville du safran <( , sur les bords de 
l'Euphrate. Ma mère, la grande prêtresse, me 
conçut et m'enfanta en secret. Elle me déposa 
dans une corbeille de roseaux dont elle scella 
l'ouverture avec du bitume. Elle me lança sur le 
fleuve sans que je puisse m'échapper. Le fleuve 
me porta ; il m'emporta jusque chez Aqqi, le pui- 
seur d'eau. Aqqi le puiseur d'eau me retira du 
fleuve en plongeant son seau. Aqqi le puiseur 
d'eau m'adopta comme son fils et m'éleva. Aqqi 
le puiseur d'eau m'enseigna son métier de jardi- 
nier. Alors que j'étais jardinier la déesse Istar se 
prit d'amour pour moi et ainsi j'ai exercé la 
royauté pendant cinquante-six ans. » 

Les assyriologues savent maintenant que cette histoire 
fut écrite par des scribes à partir de copies plus anciennes 
qui sont elles-mêmes des copies de textes antérieurs... Mais 
nous sommes là en Mésopotamie, pas en Égypte ! Le lecteur 
peut le constater, cette histoire rappelle, à s’y méprendre, la 
naissance de Moïse et son adoption par la sœur de Pharaon, 
à ceci près que le bitume n’existait pas dans l’ancienne 
Égypte. Alors, une question vient immédiatement à l’esprit : 
pourquoi les scribes israélites se sont-ils servis de l’histoire 
de Sargon pour justifier l’existence de Moïse ? 




Tablette paléo-babylonienne relatant la 
légende de la naissance de SARGON 
Département des Antiquités orientales. 
Musée du Louvre. 


201 


LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


Moïse a-t-il existé ? 

Comme nous venons de le voir, beaucoup d’éléments 
viennent appuyer la thèse que Moïse, tel qu’il est présenté, 
n’a pas existé. Si le Moïse de la Bible est un conte et si l’on 
a collé, bien avant lui, la même histoire au roi Sargon, c’est 
qu’il doit y avoir une raison. Mais avant d’aller plus loin 
sur ce thème, essayons de savoir si Moïse est une invention 
ou bien s’il a vraiment existé. 

Si l’on se base sur ce que nous expose la Bible, on ne peut 
qu’aller dans le sens de la légende. En effet, il y a beaucoup 
trop de contradictions dans les textes. De plus, un certain 
nombre d’épisodes de cette histoire est maintenant rejeté par 
les archéologues faute de preuve et surtout de crédibilité his- 
torique. Il nous faut alors nous pencher sur la Doctrine Her- 
métique pour tenter d’avoir le fin mot de l’énigme. 

Si les Israélites se sont inspirés de traditions mésopota- 
miennes concernant la naissance de Moïse, pourquoi ne 
pas imaginer un plagiat à plus grande échelle ? Et si toutes 
ces histoires antiques n’essayaient pas de nous transmettre 
une histoire plus lointaine encore ? En effet, de nombreux 
points sur la Création, dans la Genèse , concordent avec les 
Tablettes Mésopotamiennes. Prenons l’exemple du Dé- 
luge. Dans la Bible c’est Noé qui est averti par « Dieu » de 
l’imminence d’une catastrophe. Aussi lui demande-t-Il de 
créer une arche pour échapper à l’engloutissement. 

C’est l’assyriologue Georges Smith qui, en 1872, tra- 
duisit des Tablettes Chaldéennes sur lesquelles figure la vie 
du roi Gilgamesh sensé avoir vécu en 2 600 av. J.-C. Ce 
monarque raconte qu’Utanapishtim est informé par les 
Dieux d’un Déluge qui va dévaster la surface de la Terre. Il 
lui demande de démolir sa maison pour faire un bateau, de 
renoncer à ses richesses pour sauver sa vie et d’embarquer 
avec lui des spécimens de tous les animaux. Durant sept 
jours les ouragans et les trombes d’eau ravagèrent la Terre. 
Nous avons là une histoire similaire à celle de la Bible 
concernant l’origine du Déluge, seuls changent les noms, 
Utanapishtim est remplacé par Noé. 


202 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Les scribes hébreux s’inspirèrent donc largement de 
cette tradition chaldéenne, pour écrire leurs textes. Mais 
ce n’est pas tout. « Moïse » dans (Ex. 2-17) nous décrit sa 
rencontre avec Réuel Jéthro qui deviendra son beau-père. 
Celui-ci, rempli d’admiration pour le prince-berger, le 
marie avec sa fille Séphora. Comme tout est allégorique 
dans les textes bibliques, c’est sous cet angle qu’une ré- 
ponse peut nous être apportée. En effet, H.P Blavatsky 
nous dit 175 : 

« Akkad se trouvait non loin de la ville de 
Sippara sur l'Euphrate et au nord de Babylone. 

Il y a une “ coïncidence " étrange dans le fait que 
le nom de Sippara, la ville voisine, est le même 
que celui de la femme de Moïse — Séphora. Il 
va sans dire que cette histoire est une habile in- 
terpolation. » 

Les compilateurs des textes bibliques se sont donc servis 
des matériaux d’une histoire déjà existante et l’on pourrait 
suivre, presque à la trace, la légende en comparant les deux 
versions. Mais il y a une autre histoire dans l’histoire, et le 
lecteur doit certainement en avoir une vague intuition 
compte tenu de ce qui vient d’être dit. Nous avons vu, tout 
au long des différents chapitres, que rien n’a jamais été in- 
venté par hasard et que l’histoire de l’Atlantide s’est trans- 
mise de millénaire en millénaire, en s’inscrivant dans une 
mythologie acceptée par tous les peuples. 

En ce sens, la Mésopotamie n'a pas été oubliée et de- 
puis que les Aryas se furent implantés dans le nord de 
l’Inde, tout l’Enseignement et toute l’histoire du grand 
continent se répandirent dans la vallée de l’Indus et les 
pays avoisinants. Seulement voilà, après plusieurs milliers 
d’années, ces récits furent altérés et rendus « folklori- 
ques » pour les masses alors que les Initiés, eux, savaient. 
Pour le peuple ignorant, de l’époque du roi Sargon, il fal- 
lait des récits épiques facilement mémorisables et ceux qui 
étaient informés prenaient soin de transcrire avec un 
même souci du détail. 

175. Voir « La Doctrine Secrète » de H. R Blavatsky, T. 2, Éd. Adyar. 


203 



LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


C’est ainsi que la grande Histoire de l’Atlantide refait 
surface à l’époque des Hébreux. Que le lecteur veuille bien 
se remémorer ce qui a été dit au chapitre 7 de ce livre 
concernant le combat entre les Fils de l’Un et les Fils de Bé- 
lial. En effet, le nom « Moïse » ne signifie-t-il pas sauvé des 
eaux ? Cela aurait-il un lien avec l’évocation des derniers 
jours de l’Atlantide ? Pour parvenir à répondre à cette 
question, d’autres éléments doivent obligatoirement coller 
aux textes. Et les repères ne manquent pas ! 

m 


Le peuple élu 

Souvenons-nous de cette Race Aryenne qui, il y a un mil- 
lion d’année, issue de la cinquième branche sémitique, vit le 
jour en Atlantide. Cette nouvelle Race ne serait-elle pas le 
« peuple élu », choisi par le Manou pour conquérir les nouvel- 
les terres après le Déluge ? En effet, Moïse enfant hébreu re- 
cueilli par la sœur de Pharaon, n’est-il pas le symbole de la 
Cinquième Race Aryenne née et se développant dans le sein 
même de la cinquième branche sémitique ? Dans ce cas, 
l’Égypte, présentée dans Y Exode, serait l’allégorie de la grande 
Atlantide des derniers temps, il y a 869 000 ans. 

Mais quels pourraient être les indices permettant de 
justifier cette hypothèse ? Nous avons vu comment les ar- 
mées des Fils de l’Un, avec l’aide des Adeptes, essayèrent, à 
maintes reprises, d’alerter les Fils de Bélial de ne pas conti- 
nuer d’asservir le peuple par des actions dégradantes et 
d’aller dans le sens de la Loi Divine. Ces mises en garde ne 
furent pas entendues et les Magiciens blancs se trouvèrent 
contraints de se battre contre les Magiciens noirs. Son- 
geons à la rencontre entre Moïse et les magiciens de Pha- 
raon. Cette histoire s’illustre par le fait que les bâtons se 
transformèrent en serpents pour se livrer bataille et c’est le 
bâton-serpent de Moïse qui avala les autres. Nous le sa- 
vons, ce symbole se rattache à la Doctrine Hermétique, et 
les Serpents de Sagesse ne sont autres que les Initiés, donc 
les Adeptes. Par conséquent, les serpents de Pharaon re- 


204 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


présentent la Magie détournée par les Forces Noires alors 
que le serpent de Moïse qui les dévore signifie la Bonne Loi 
qui doit prévaloir sur toute chose. 

C’est alors que devant l’obstination de Pharaon, la co- 
lère de « Dieu » se manifesta. Différentes plaies tombèrent 
sur l’Égypte. Que signifient-elles ? Elles sont la représenta- 
tion des divers problèmes climatiques et bactériologiques 
auxquels durent faire face les Atlantes pendant le conflit et 
avant la catastrophe. Un autre épisode, assez curieux, est 
celui où « Moïse », sur les conseils de « Dieu », donna 
l’ordre à ses « élus » de dépouiller, avant leur départ, les 
Égyptiens de leurs « bijoux d'argent , et de leurs bijoux 
d'or » (Exode XI). Sur quoi cette fable se fonde-t-elle ? 
Souvenez-vous, cela se rapporte très précisément au mo- 
ment où les Fils de l’Un prêts à partir pour les nouvelles 
terres (sachant que le continent atlante allait être englouti) 
volèrent les avions et autres vaisseaux spatiaux aux Fils de 
Bélial qui étaient endormis. 

Le scénario est donc en place. Les « élus » choisis par le 
Manou (symbolisé par Moïse) se préparèrent à quitter le 
continent en sachant que l’engloutissement était immi- 
nent. Ils s’enfuirent donc avec « les bijoux d'or et d'ar- 
gent » et « Moïse le sauvé des eaux » protégea son peuple 
en traversant la Mer Rouge. Le rouge n’est-il pas la cou- 
leur par laquelle est désigné le peuple atlante, la Race 
rouge ? Les « élus » passèrent donc la partie de l’océan 
rouge (territoire de la race rouge atlante), qui les séparait 
du continent européen, c’est-à-dire une partie de l’actuel 
Océan Atlantique. 

La Bible souligne que Pharaon, fou de rage, envoya ses 
armées à la poursuite des Hébreux qui quittaient l’Égypte. 
Il s’agit, dans ce passage, du fameux « réveil » des Fils de 
Bélial qui s’aperçurent, trop tard, d’avoir été dépouillés de 
leur armement. Ils n’eurent pas le temps de réagir car, en 
une nuit, le continent atlante fut englouti et la Mer Rouge 
(l’Océan Atlantique) se referma sur eux. Vint alors 
« l’exode », c’est-à-dire la marche vers l’exploration et 
l’implantation sur le nouveau continent, jusqu’à leur ar- 
rivée en Inde. En transposant l’Histoire Atlante sur celle 


205 



LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


de l’épisode biblique, nous retrouvons les mêmes indica- 
teurs, les mêmes indices. L’évidence en est même trou- 
blante, au point de se demander comment cela à pu passer 
sous silence pendant tant de temps. Y-aurait-il, dans tout 
cela, un désir d’étouffer la Vérité ? 

La Bible nous dit qu’ensuite « Moïse » reçoit de Ya- 
veh-Jéhovah la dictée des Dix Commandements sur le 
Mont Sinaï. Souvenons-nous encore, le Manou est Celui 
qui conduisit la Race Aryenne vers un monde nouveau. 
C’est Lui qui dicta ses fameuses Lois, longtemps à l’hon- 
neur chez les Brahmanes. Si donc le « sauvé des eaux » 
symbolise le Manou, alors l’allégorie devient claire : les 
Tables de la Loi, gravées sur la pierre par la « main de 
Dieu », sont les Lois de Manou, qui ont longtemps été uti- 
lisées en Inde ! Mais comment cette histoire a pu ainsi arri- 
ver chez les Hébreux ? 


m 


Asarsiph l’Initié 

Avant de tenter une réponse, il nous faut quand même 
revenir sur le personnage de Moïse. Celui-ci, n’a visible- 
ment jamais existé tel que l’Histoire officielle nous le pré- 
sente et les Hébreux n’ont pas vécu le périple que l’on veut 
nous faire croire. 

Pourtant, la Tradition nous rapporte qu’il y eut, dans 
l’ancienne Égypte, un Initié du nom d ’ Asarsiph qui, élevé à 
la cour de Pharaon, eut pour mission de restaurer la Doc- 
trine Hermétique pour les peuples de la Palestine. Asarsiph 
bénéficia de la connaissance des prêtres égyptiens tout au- 
tant que de celle des prêtres hébreux originaires de Chaldée. 

Les uns comme les autres étaient des Mages confirmés, 
détenteurs de la Doctrine Hermétique. Pour mieux com- 
prendre cet apparent imbroglio, il faut savoir que les 
Adeptes ont toujours (surtout en ces temps d’ignorance), 
mélangé plusieurs histoires en une seule. Ce fut fait, non 
pas pour brouiller les pistes, mais pour que l’humanité 


206 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


gardât toujours le sens profond d’une vérité à travers l’al- 
légorie. Sans cela, beaucoup de connaissances ne nous se- 
raient pas accessibles aujourd’hui. 

Une des connaissances qu’ils perdirent fut l’Astrologie 
Ésotérique qui se basait sur le cycle de précession des équi- 
noxes et donc des Douze Constellations du Zodiaque. 
Cette connaissance très profonde de la mécanique céleste 
se retrouvera plus tard chez les Nazoréens puis les Sa- 
béens. Elle se rattachait à un Enseignement aujourd’hui 
fermé, mais aussi à la Théurgie et à la connaissance des Ré- 
gents planétaires. Asarsiph en était le dispensateur mis- 
sionné mais, avec le temps, les Isriars en oublièrent le sens. 

C’est à partir de cette ignorance que l’on prête à « Moïse » 
la division de sa nation en douze tribus, l’établissement 
des douze pains de proposition et la disposition des douze 
pierres précieuses sur le pectoral des pontifes. Les symbo- 
les sont restés sans qu’on en comprenne le sens originel. Le 
cycle de précession des équinoxes avec toute la mécanique 
céleste est devenu, par altération, le groupement de Douze 
Tribus qui n’ont jamais existé. 

À cette époque on trouvait donc deux écoles chez les 
Isriars : 

■ celle de la caste sacerdotale conçue par Asarsiph qui 
suivait la Bonne Loi, 

■ et l’autre, celle des Lévites, qui suivaient une Loi 
déviée, comme nous le verrons. 

C’est Asarsiph qui apporta au peuple israélite ou Isriars, 
les Lois de Manou (les Tables de la Loi prétendument don- 
nées par Yaweh) que les temples sacrés détenaient via les 
Atlantes pour l’Égypte et via les Aryas (Brahmanes) pour 
les Chaldéens et les Hébreux. 

En transmettant ces règles de vie, Asarsiph (le Moïse de 
la Bible) remplit la mission assignée par la Grande Loge 
Blanche, celle de rassembler les peuples nomades de Pales- 
tine autour d’un fondement traditionnel. Il transmit la fa- 
meuse Kabbale 176 à ses disciples mais au fil du temps tout 
ce savoir fut oublié, du moins pour la masse des Israélites, 
et non pour les élites initiées. 


207 



LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


Nous avons donc une histoire qui nous présente un 
personnage sous deux « visages » différents. La fable réu- 
nit donc Asarsiph et le Manou (deux vrais personnages) en 
un seul et même personnage allégorique, Moïse. 

Des centaines d’années passèrent, voire un millier, et les 
Isriars se mêlèrent à d’autres tribus éparpillées sur le terri- 
toire de Canaan. Ils conservaient le souvenir de cette 
transmission dont ils avaient été les bénéficiaires. Toute- 
fois, l’archéologie nous le prouve aujourd’hui, les Isriars, 
plusieurs siècles après Asarsiph, croyaient à nouveau, en 
plusieurs Dieux et adoraient plusieurs idoles. 

a 


Jéhovah-Yaweh 

Jéhovah, Nom Divin, 
donné par ignorance à une entité lunaire 

En effet, les « dieux créateurs » (les Puissances Élémen- 
tales), appelés « Élohim lunaires » qui contribuèrent à 
l’origine de la formation des formes humaines, furent ido- 
lâtrés au fur et à mesure que le temps passait et ainsi dans 
ces idoles s’incorporèrent des entités malfaisantes et re- 
doutables... Mais qui pouvait voir et comprendre cette in- 
visible substitution ? Une de ces entités lunaires se fit pas- 
ser pour « Jéhovah ». 

Or ce Nom est celui attribué au principe Créateur Pas- 
sif, œuvrant comme Intelligence Active dans l’Univers, à 
savoir, pour la Kabbale, « Binah », la Mère Cosmique... 

176. La Kabbale authentique était enseignée, jadis, aussi bien en Égypte 
qu'en Chaldée et en Inde. C'est d'ailleurs dans ces pays que la transmis- 
sion s'opéra avec l'Initié Asarsiph qui l'élabora en un système accessible 
aux Hébreux. C'est de lui et de ces peuples qu'émane la Kabbale, altérée 
mais efficace, qu'utilisent les Rabbins instruits dans cet ésotérisme. De 
là sont nées quelques « écoles magiques » bien plus tard au Moyen-Âge 
et dans les siècles qui suivirent, notamment avec Eléazar de Worms et 
Isaac Louria, pour ne citer que les plus importants Initiés. 


208 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


« La Substance Spirituelle qui jaillit de la Lu- 
mière Infinie est la Première Séphira ou Shekinah. 
Séphira, exotériquement, contient en elle-même 
les neuf autres Séphiroth ; ésotériquement, elle 
n'en contient que deux, Chokmah ou la Sa- 
gesse, “pouvoir masculin actif dont le nom di- 
vin est Jah” et Binah ou l'Intelligence, “pouvoir 
féminin passif, représenté par le nom divin de 
Jéhovah". » 177 

Et encore : 

« L'Unité Infinie, sans forme et sans simili- 
tude, après que la Forme de l'Homme Céleste fut 
créée, s'en servit. La Lumière Inconnue [l'Obscu- 
rité Divine] se servit de la Forme Céleste comme 
d'un Chariot au moyen duquel Elle descendit et 
désira être appelée par le nom de cette Forme, 
qui est le Nom Sacré de Jéhovah. » 178 

On assiste ici à un véritable sacrilège dont l'humanité 
aveugle a été victime en ces temps lointains ! 

En toute ignorance de ce stratagème, la masse des 
Isriars crut adorer Jéhovah, la Mère Créatrice 179 , alors 
qu’ils s’adonnèrent à un dieu qui s’avéra vite cruel et de- 
mandeur de sacrifices sanglants, instigateurs de guerres et 
de vengeances. Mais il ne s’agissait que de cette entité des 
ombres. 

Celle-ci usurpa donc aussi le Nom Sacré du Tétragram- 
maton, IOD HÉ WAW HÉ (Yaweh), également attribué en 
bonne logique à Jéhovah-Binah la Créatrice 180 . 

Nous voyons bien qu’à cette époque, l’immense majo- 
rité des Israélites ou Isriars s’étaient complètement éloi- 
gnés, sans le savoir , de l’Enseignement dispensé par Asar- 
siph car la religion ésotérique prônée par ce dernier s’était 

177. H. R Blavatky - « La Doctrine Secrète » - vol. Il, page 66, Éd. Adyar, 

178. Sepher ha Zohar, III, 290. Éd. Maisonneuve. 

179. Bien que celle-ci fût « phallicisée » en raison de la vision masculine du 
monde qu'avait et qu'a encore notre humanité. 

180. [N.d.É.] Jéhovah-Binah, la Créatrice : de Binah procède Chesed, la Misé- 
ricorde, Quatrième Séphira ; celle-ci est le Grand Quaternaire, lié au 
Nom Créateur en Quatre Lettres, lod-Hé-Waw-Hé lequel qui contient 
toute la Création ; en elle vivent les Séphiroth suivantes (de 5 à 10). 


209 



LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


délitée avec le temps et ils étaient revenus au culte des ido- 
les. Ils avaient oublié la Loi d’Asarsiph. Ils s’étaient soumis 
à ce pseudo « dieu » lunaire qui se faisait passer pour Ya- 
weh-Jéhovah. 

C’est d’ailleurs pourquoi, dans les différents récits qui 
furent mélangés et corrompus par la suite, on retrouve ce 
« dieu » décrit dans le Pentateuque . La rencontre de Moïse 
sur le Mont Sinaï avec cette entité lunaire est très instruc- 
tive à ce sujet car si l’on doute encore de l’origine de 
celle-ci, nous avons sa « signature » dans le passage de 
YExode où Moïse se trouve face à elle sur le Mont Sinaï 
(« Sin » la Lune, et « Aï » montagne ou mont) donc, le 
Mont de la Lune. 

C’est donc cette entité lunaire, d’une cruauté sans pa- 
reille, qui voulut récupérer le peuple Isriar, s’en alimenter 
et se le fidéliser en le nommant « son peuple », « le peuple 
élu m . » 

On était ainsi très loin de la Science Sacrée, la Doctrine 
Hermétique que l’Adepte Asarsiph avait transmise à ses dis- 
ciples, voulant donner une Voie de Salut au peuple Israélite. 


Le Pacte du peuple Isriar avec l’entité lunaire 
ou « l’ Ancienne Alliance » par le sang 


À ce sujet, il faut maintenant préciser un point impor- 
tant qui est celui de l’Alliance entre cette entité et son 
peuple. Nous avons vu que les Lois de Manou avaient été 
appliquées par l’Initié Asarsiph, qui les tenait des prêtres 
égyptiens mais aussi de la caste sacerdotale chaldéenne-hé- 
braïque, comme le souligne la Doctrine Hermétique. 

Or, dans le récit de la Bible (nous verrons pourquoi et 
comment plus loin) « un autre Moïse » transparaît à cer- 

181. Levons ici une ambiguïté : la notion de « peuple élu » s'applique à 
l'époque atlante et à elle seulement. Elle s'explique par ces temps où 
des Sémites (5 e famille raciale atlantéenne) devait naître la Cinquième 
Race-Mère, la Race Aryenne ; nous avons vu que la migration des Sémi- 
tes, près de 800 000 ans av. J.-C., vers l'Asie est, répétons-le, source de 
la Cinquième Race ; ceci donna naissance à l'allégorie d'Abraham dont 
la descendance (cette Cinquième Race) serait aussi nombreuse que les 
grains de sable de la mer... 


210 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


tains moments et semble encore tout à fait différent des 
deux précédents. A-t-il existé ou bien est-il l’invention des 
rédacteurs tardifs de la Bible ? Quoi qu’il en soit, ce per- 
sonnage ultime de l’Histoire s’est complètement laissé in- 
féoder à l’entité lunaire et a conclu avec elle un pacte plu- 
tôt sombre. En effet, l’Alliance de Moïse avec « Jéhovah », 
ce dieu courroucé, jaloux et violent, se traduit par des sa- 
crifices à répétition. 

Nous avons vu précédemment, comment les sorciers 
noirs atlantes se servant ou étant à la solde des élémentals, 
leur rendaient des cultes sanglants où les sacrifices étaient 
de mise. Avec ce « dernier Moïse » on assiste aux mêmes 
rites pour sceller une alliance dont le caractère n’a rien à 
envier aux messes noires les plus violentes. L’Alliance faite 
entre le pseudo « Yaweh-Jéhovah » et le peuple est marquée 
par de nombreux sacrifices d’animaux offerts en holo- 
causte à cette entité qui demande que leur sang soit versé 
sur l’autel et que la crémation soit faite pour « être un mets 
consumé en parfum d'apaisement pour Yawhvé ». De 
nombreux passages du Lévitique se réfèrent à ces sacrifices 
devant calmer la colère de ce « dieu »... 

Qui pourrait croire qu’il s’agisse ici de la Mère Cos- 
mique, ce Dieu Universel 182 , Infini, dont la Nature dépasse 
tout entendement humain ? Ce « dieu » qui fait alliance 
avec un peuple à qui il demande une soumission totale 
semble bien éloigné de Celui Qui, Inconnaissable à jamais, 
régit l’Univers et ses mondes. 


Le Christ ou « la Nouvelle Alliance » par l'Esprit 

C’est pourquoi le Christ, lorsqu’il se manifesta sur 
Terre, voulut abolir cette ancienne loi au profit de la nou- 
velle. L’Ancienne Alliance faite successivement avec Abra- 
ham et Moïse selon la Bible était connotée de soumission à 
l’entité lunaire. Cette dernière proclamait que l’homme est 
l’esclave de « dieu », du dieu de la forme humaine ; en 

182. Rappelons que Dieu a été « virilisé », en ce qui concerne Binah, l'Aspect 
Féminin de la Divinité asexuée (laquelle n'est ni mâle ni femelle mais les 
deux à la fois). 


211 



LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


d’autres termes une soumission à l’ego, c’est-à-dire cette 
triple structure (physique, psychique et mental inférieur) 
périssable et devant être domptée au profit du Soi Divin en 
l’homme. 

Le Christ vint donc pour sceller une Nouvelle Alliance et 
libérer de ce fait le peuple Isriar de ce Pacte avec l’entité faus- 
sement appelée « Jéhovah ». Plusieurs propos du Christ, rap- 
portés par les Évangiles, sont très clairs à ce sujet : 

■ Jésus dit aux Juifs (appelés ainsi dans les Évangiles) 
qui contestaient Ses Paroles : « Si Dieu était votre 
Père, vous m'aimeriez » (Jean, 8-42). Quasi explicite- 
ment Il dit : « Celui que vous prenez pour votre Père 
n'est pas, en réalité, Dieu . ». 

■ Puis, de façon plus explicite encore : « Vous avez 
pour père le diable et vous voulez accomplir les dé- 
sirs de votre père . Il a été meurtrier dès le commen- 
cement et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il 
n'y a pas de vérité en lui . Lorsqu'il profère le men- 
songe, il parle de son propre fonds ; car il est men- 
teur et le père du mensonge . » (Jean, 8-44). 

■ Encore : « Vous n'écoutez pas, parce que vous n'ëtes 
pas de Dieu ». (Jean, 8-47). 

Enfin l’Initié Kabbaliste, Paul l’Apôtre, dit : 

■ « En disant : une alliance nouvelle, il (le Christ) a dé- 
claré la première ancienne ; or, ce qui est ancien, ce 
qui a vieilli, est près de disparaître. » (Épître aux Hé- 
breux, 8-13). 

■ « Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, 
étant morts à cette loi sous laquelle nous étions as- 
servis ». (Épître aux Romains, 7-6). 

D’autres textes bibliques sont explicites : 

■ On lit dans l’Ancien Testament (l’Ancienne Alliance, 
donc) : « Et la fureur du Seigneur irrité contre Israël 
s'accrut et il dit à David : “ recense Israël et Juda''. » 
(II Samuel XXIV-1) alors que dans les Chroniques 
XXI- 1 il est écrit : « Mais Satan s'éleva contre Israël 


212 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


et incita David à recenser celui-ci ». Les Chroniques 
restituent la véritable entité qui se cache derrière ce 
« Seigneur » et l’appellent Satan. 

■ Dans le Lévitique (VI-23), « Dieu » ordonne des sacri- 
fices d’animaux alors que dans l’Épître au Hébreux 
(X-4), il est dit : « Tu (Toi, le Vrai Dieu implicitement) 
n'as jamais voulu de sacrifices ni d'offrandes ». 

Avec la Nouvelle Alliance du Christ, le jour de la 
Pâque, le symbole est tout autre. Le Christ lave alors les 
pieds de Ses disciples qui refusent un tel acte. Simon Pierre 
offusqué dit : 

■ « Seigneur , Toi me laver les pieds... non tu ne me la- 
veras pas les pieds , jamais ! » (Jean 13-6 à 16). 

■ « Ce que je fais , tu ne le sais pas à présent ; par la suite 
tu comprendras. » répondit le Seigneur (Jean 13-6). 

En effet, par ce geste est confirmé que l’homme n’est 
pas l’esclave de Dieu mais qu’il représente la Parcelle de 
Dieu au fond de lui-même, que Dieu reconnaît l’homme 
comme un « Fils » une Âme divine, et non pas comme un 
esclave de chair. 


m 


David restaure le culte de l’entité lunaire 

Pendant les siècles qui suivirent, les Juifs délaissèrent le 
pseudo Jéhovah au profit d’autres dieux. C’est Ézéchiel, 
puis David, qui restaurèrent le culte du dieu lunaire, ou- 
blié depuis longtemps. On peut dire qu’à leur époque il y 
avait une grande confusion dans la religion des Isriars. En 
effet tous les cultes semblaient confondus. Tout d’abord, 
les croyances sabéennes étaient très enracinées (comme du 
reste dans toute l’Arabie). 

Puis, les enseignements qu’Asarsiph avait apportés avec 
la Kabbale et l’Astrologie chaldéenne furent désormais cor- 
rompus. Mais il y avait surtout le culte du dieu lunaire « Jé- 
hovah » que les prêtres évoquaient et contactaient par l’in- 


213 



LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


termédiaire des téraphims (autre technique chaldéenne), 
qui fut restauré grâce à David, petit roi de Jérusalem (et non 
pas le roi magnifique évoqué dans la Bible) qui essaya de re- 
mettre de l’ordre dans cette confusion. C’est à cause de ce 
monarque que cette entité fut donc remise à l’honneur. Et le 
peuple tomba dans une nouvelle errance spirituelle. 

Depuis bien longtemps, la Sagesse authentique était 
oubliée par la masse et seuls certains Initiés la conservaient se- 
crètement. L’entité lunaire n’était pas le dieu de Moïse-Asar- 
siph mais un artefact de la réalité. Comment l’Initié aurait-il 
pu expliquer à des gens ignorants (et c’était le cas de la ma- 
jeure partie de l’humanité à cette époque antique 183 ) que le 
Feu du Buisson ardent qui brûle mais ne consume pas 
n’était pas celui, bien matériel, d’un feu créé par l’entité 
mais celui qui brûle dans le cœur de chaque être, Mystère 
des Mystères que seule l’Initiation peut révéler. Les Isriars 
/Israélites croyaient en fait à plusieurs dieux que l’on re- 
trouve éparpillés dans les textes bibliques. Ainsi peut-on 
lire cette phrase très explicite dans le livre d’Amos 184 : 

« Je hais , je méprise vos fêtes et je ne puis 
sentir vos assemblées solennelles ; si vous m'of- 
frez des holocaustes et vos offrandes de gâteau, 
je ne les agréerai pas, et je ne regarderai pas le 
sacrifice de prospérités de vos bêtes grasses . [...] 
M'avez-vous offert des sacrifices et des offran- 
des dans le désert, pendant quarante ans, mai- 
son d'Israël ? Mais vous avez porté le taber- 
nacle de votre Moloch, et le Kiun de vos images, 
l'étoile de votre dieu, que vous vous êtes fait ; et 
je vous transporterai au-delà de Damas, dit 
l'Éternel ; son nom est le Dieu des armées. » 

Ici, l’entité malfaisante usurpe le Nom Sacré de Dieu de 
la Séphira Guéburah ; c’est ce même « dieu » qui demande 
des holocaustes et qui, pour éprouver la foi d’Abraham, 

183. N'est-ce point le cas encore de nos jours ? Au regard des 7 milliards d'in- 
dividus que nous sommes sur Terre, combien connaissent les Sciences 
occultes et la Doctrine Hermétique ? Même les Bouddhistes, qui ont 
pourtant eu un Enseignement des plus élevés en matière ésotérique, 
l'ignorent. Seul un petit groupe de Lamas connaît tout cela... 

184. Amos chap. V 21-27. 


214 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


lui demande d’égorger son fils ! Voyant qu’il allait le faire, 
il l’arrêta, et le patriarche immola un bélier à la place de 
l’enfant. Cet holocauste est encore fêté aujourd’hui chez 
les Juifs et les Musulmans. Peut-on imaginer la Conscience 
Divine universelle, Infinie, se prêter à un tel jeu ? Plusieurs 
entités méphitiques se démarquent ainsi tout au long de 
l’Ancien Testament. 

La liste pourrait être longue mais la question est de savoir 
ce que l’on doit comprendre de tout cela. Moïse-Asarsiph 
transmit avec la Genèse un récit fondamentalement ésoté- 
rique, issu de la Doctrine Hermétique que détenaient les prê- 
tres égyptiens. Mais ce récit, déjà occulté par l’Adepte, a été 
maintes fois remanié, à l’exception du Lévitique qui conserve 
encore une grande part originelle du Code de Manou. Cet 
Enseignement, écrit dans la langue égyptienne par 
Moïse-Asarsiph, fut perdu pendant le millénaire qui suivit. 

C’est David, comme venons de le voir, qui rétablit 
beaucoup plus tard, le culte d’un dieu dit « unique », le 
pseudo Jéhovah, alors que les Isriars étaient devenus ido- 
lâtres et polythéistes. Mais là encore, le fait de restaurer ce 
culte ancien envers cette entité prouve qu’ils avaient perdu 
toute idée de l’Enseignement du sauvé des eaux. Mais voi- 
là qu’un épisode extraordinaire allait se produire quelques 
siècles plus tard. 


m 


La captivité de Babylone 

Le roi Nabucodonosor ; grand monarque et terrible guer- 
rier, partit à la conquête de Jérusalem et en sortit victorieux. 
L’histoire nous rapporte qu’arrivé dans la ville, il brûla le 
temple avec tous les textes anciens conservés par les Isriars. 
Ces derniers furent alors déportés à Babylone (604 à 536 av. 
J.-C.) pour un long exil durant lequel ils allaient s’assimiler 
aux Babyloniens et parler une langue qui allait être un mé- 
lange de Chaldéen et d’Araméen qu’ils apprirent de leurs 
vainqueurs. C’est pendant ces soixante-dix années de capti- 


215 



LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


vité qu’ils perdirent l’usage de leur langue originelle (qui se 
rapprochait à n’en point douter de PÉgyptien) mais en com- 
pensation, certains disciples choisis, reçurent l’Enseignement 
sacré des prêtres babyloniens. 

De retour dans leur pays, la tradition israélite nous dit 
que le scribe Ezra (ou Esdras), voyant que les documents 
originaux de son peuple avaient disparus, eut soudaine- 
ment la « révélation » de la Sagesse perdue. Cette « révéla- 
tion » était en fait cette Connaissance que les prêtres chal- 
déens lui avaient transmise. Mais, pour donner plus de 
poids à l’affaire et pour auréoler celle-ci d’un parfum spiri- 
tuel, on préféra parler de « transmission divine ». C’est 
donc Esdras qui réécrivit les textes asarsiphiques en fonc- 
tion des matériaux fournis par les Initiés babyloniens. Cela 
nous explique, entre autres, les similitudes entre la nais- 
sance de Sargon et celle de Moïse, tout autant que les diffé- 
rentes péripéties des Isriars, la traversée de la Mer Rouge, 
l’Exode, etc. Il fallait transposer et calquer des évènements 
de la lointaine Histoire Atlante dans le cadre de « la nou- 
velle religion » afin de lui donner une authenticité, aux yeux 
du peuple. Les Babyloniens n’avaient pas fait mieux. 

Ainsi, l’Exode tel que nous le connaissons actuelle- 
ment, ne fut-il pas écrit par « Moïse », ce personnage lé- 
gendaire, ni même par l’Adepte Asarsiph, mais par Ezra 
lors de la captivité avec tous les éléments Chaldéo- Akka- 
diens qui furent mis à sa disposition. En d’autres termes, 
c’est à partir d’Ezra que la religion juive prit toute sa va- 
leur et sa réalité. C’est lui le grand réformateur d’une reli- 
gion créée de toutes pièces sur des éléments traditionnels 
mais corrompus au fil du temps. 

Lorsque les captifs furent libérés et qu’ils rejoignirent 
le pays d’Israël, le Pentateuque était rédigé mais avec de 
nombreuses allégories et erreurs qui n’avaient plus rien à 
voir avec le fondement traditionnel. 

Les Sages Isriars connaissaient la réalité de tout cet 
agencement et avaient été instruits secrètement par les 
Hiérophantes babyloniens à la Kabbale des Nazoréens. La 
langue hébraïque était définitivement perdue. Du reste, 
même si elle avait été pratiquée comme du temps d’Asar- 


216 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


siph, on aurait constaté qu’elle était de la même origine 
que la langue égyptienne par laquelle l’Adepte transmis les 
Lois du Manou. 

Ainsi la légende d’Abraham, cet homme venu de Chaldée 
pour former une nation, venait de naître. Et nul, hormis les 
Sages Isriars, ne pouvait imaginer que le patriarche symboli- 
sait en fait le peuple d’Israël sorti de captivité pour former sa 
nation à Canaan. Toutes les religions sont basées sur les mê- 
mes légendes afin de donner au peuple ignorant de ces épo- 
ques lointaines, un ferment à sa foi naissante. 

Ezra fit donc prospérer la nouvelle religion parmi les 
Isriars qui rassemblèrent autour d’eux les quelques tribus vi- 
vant en Palestine. L’ancien hébreu passa à l’état de langue éso- 
térique ou sacrée, connue des seuls scribes et des Kabbalistes. 

m 


La falsification des textes 

Vers 270 av. J.-C., à la demande de Ptolémée II et sur 
les conseils de Démétrios de Phalère 185 , une campagne de 
traduction, en Grec, de tous les livres israélites (sacrés et 
profanes) fut lancée. Pour cautionner la transcription de la 
Torah (la Loi), on demanda au grand prêtre Éléazar de 
proposer six représentants de chacune des Douze Tribus 
d’Israël, soit au total soixante-douze personnes. Cette me- 
sure fut donc prise par les Autorités hellénistiques pour 
permettre aux Juifs d’Alexandrie, qui avaient perdu 
l’usage de la langue de leurs pères, de comprendre les tex- 
tes de leur religion. 

Comment alors, même dans l’hypothèse que ces tribus 
aient un jour existé, reconstituer après la Diaspora un 
groupe homogène ? Cette initiative pourrait relever du sé- 
rieux, si l’on ne savait aujourd’hui que les Douze Tribus 
d’Israël n’avaient pas été « perdues » six cents ans avant 
cette date mais qu’elles n’avaient jamais existé. Subite- 
ment elles apparaissent pour disparaître aussitôt. Là en- 

185. [N.d.É.] Démétrios de Phalère (350 à 282 av. J.-C.). Orateur et homme 

d'État athénien, élève d'Aristote. 


217 



LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


core, c’est la légende qui veut se parer des couleurs de la 
vérité afin d’asseoir, une fois de plus, une religion qui cher- 
chait ses repères. Et comme pour apporter encore plus de 
crédit à tout cela, on nous dit qu’au bout de 72 jours, les 
représentants zélés remirent à Ptolémée Philadelphe la fa- 
meuse traduction de la Torah, et miracle des miracles, on 
s’aperçut alors que toutes les traductions étaient identi- 
ques. Ben voyons ! 

La version de la Septante venait désormais d’être créée 
et plus personne à cette époque ne comprenait l’Hébreu 
originel. Et comme cette version fut à nouveau perdue, une 
nouvelle traduction fut faite du Grec vers l’Hébreu ! Ce 
n’est qu’au V e siècle que Saint Jérôme, au regard de toutes 
les anomalies du texte, décida d’en refaire une traduction 
en Latin qu’il nomma Vulgate. 

Son travail reçut un accueil mitigé mais compte tenu des 
bouleversements politiques de l’époque, il fut finalement 
accepté. Entre les mauvaises traductions, les interprétations 
et les remaniements, les textes parvinrent au VIII e siècle de 
notre ère. Mais là ne s’arrêta pas la confusion. En effet, 
l’Hébreu comprend vingt-deux lettres-consonnes et n’im- 
porte quel texte s’écrivait — pour employer un terme ac- 
tuel — au kilomètre, de droite à gauche, sans ponctuation. 
C’est alors que pour faciliter les choses, des Juifs décidèrent 
d’insérer des points représentant des voyelles destinés à 
rendre aussi plus claire la ponctuation et la lecture. Cela 
donnera la traduction dite des Massorètes . 

C’est dans cette incroyable confusion que fut créée la 
religion juive. À bien y regarder, on s’aperçoit à quel point 
la Tradition authentique a été altérée, à quel point des ma- 
nipulations successives ont fait croire à des millions d’indi- 
vidus, à ce « Père » si étrange et si contradictoire dont il est 
question tout au long de l’Ancien Testament. Les anachro- 
nismes qui jalonnent les textes, la violence du « dieu ven- 
geur » assoiffé de sang et bien d’autres faits nous condui- 
sent vers un grand point d’interrogation. 

Ce développement sur le Judaïsme n’implique évidem- 
ment pas que, lorsqu’en toute sincérité les Israélites prient 


218 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Dieu, leurs prières vont automatiquement vers cette entité 
lunaire funeste ! La prière d’un cœur pur va toujours et in- 
variablement vers l’Etre Divin quel que soit le nom de l’on 
lui donne... 


a 


Les deux dernières religions du Livre 

Il serait trop long de développer ici un thème aussi 
complexe. Mais force est de constater que les deux derniè- 
res religions du Livre se réfèrent aux mêmes prophètes. En 
fait, nous pourrions également analyser leurs sources et 
constater les innombrables invraisemblances, tout autant 
que les illogismes qui jalonnent leur histoire et leurs textes. 
Aussi bizarre que cela puisse paraître, le Christ n’est pas le 
fondateur du christianisme et, pour être logique, il fau- 
drait L’en dispenser. 

Cette religion, peu après Paul de Tarse n 6 , abrita les séi- 
des des Forces Noires. La Doctrine Hermétique nous dit 
que le Christ est un Être Qui se situe au-delà de toute idéo- 
logie humaine et de tout sectarisme. Lorsqu’il vint sur 
Terre, Sa mission, très brève, parmi nous était d’une in- 
croyable grandeur. Le Christ, Qui est universel, n’appar- 
tient à aucune Église et les quelques passages des Évangiles 
qui rapportent, à peu près fidèlement Ses paroles, permet- 
tent de saisir l’universalité du Message en dehors de tout 
dogme et de toute idée partisane. 

186. Pau! de Tarse ou saint Paul (kabbaliste et disciple du célèbre kabbaliste 
Gamaliël), et pourquoi ne pas dire Simon le Magicien, fut le véritable 
fondateur du christianisme. Voyant la tournure que prenait l'institution 
qui tentait d'être établie — entre autres — par l'apôtre Pierre, il entra en 
conflit avec lui en raison des influences judaïques que celui-ci plaçait 
dans le courant chrétien. Pierre n'était pas initié et Jean était trop imbu 
de sa culture juive (c'était un kabbaliste de renom) pour ne pas se laisser 
influencer par ses pairs. Les querelles s'intensifièrent entre ces apôtres 
et Paul, alors même que des groupes gnostiques tentaient de s'imposer 
dans ce vivier religieux du premier siècle de notre ère. Paul n'a jamais 
condamné la vraie Gnose mais la fausse, celle qui a été et est aujourd'hui 
acceptée par l'Église. Ses efforts pour faire passer le vrai Message de Jé- 
sus ne semblent pas avoir abouti car les rédacteurs des Actes des Apô- 
tres, plus tard, lui ont attribué des paroles qu'un initié de son rang 
n'aurait jamais pu dire. 


219 



LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 


C’est Paul, l’Initié, qui fut le véritable créateur du chris- 
tianisme. Comme Asarsiph avec les Isriars, Paul tenta 
d’apporter, lui aussi (à la demande des Adeptes), une Lu- 
mière qui rassemblerait un grand nombre d’individus sous 
une sagesse exotérique. Mais les êtres humains s’ingénient 
toujours à galvauder et à trahir le travail des Messagers. 
Une fois de plus le christianisme prit un chemin déviation- 
niste et travestit le Message du Christ à tel point que le 
christianisme, quel qu’il soit, n’est plus qu’une illusion 
frauduleuse de la réalité. Après Paul, les textes furent ma- 
nipulés pour ne devenir que des caricatures. 

En ce qui concerne l’islam, nous retrouvons les mêmes er- 
rances que dans les deux religions précitées, avec un « dieu » 
contradictoire et violent qui, lui aussi, n’a rien d’universel. 
En lisant le Coran , on s’aperçoit très vite des oppositions fla- 
grantes entre certaines sourates où il est question de paix et 
d’amour alors que d’autres parlent de vengeance et de bruta- 
lité. Il en est de même des Hadits 187 où l’on peut lire des épi- 
sodes guerriers particulièrement sanglants. 

Là encore, les dés furent pipés au cours de la rédaction 
des textes. Du reste cette religion n’emprunte-t-elle pas la 
même hérésie prophétique, en répliquant les mêmes er- 
reurs propres au judaïsme ? Ne se base-t-elle pas sur le ca- 
lendrier lunaire, le dieu Sin, dont le symbole figure sur son 
drapeau ? Il y aurait beaucoup à dire... 

Ce dernier paragraphe peut éventuellement surprendre 
certains croyants et j’en suis désolé. Toutefois, ce qui vient 
d’être dit n’est pas une critique portée à leur foi ni à leurs 
convictions. Chacun est libre d’exprimer ce qu’il ressent et 
de rendre un culte au Dieu qui lui convient. En ce qui me 
concerne, je ne fais que me raccorder aux Enseignements 
de la Doctrine Hermétique ainsi qu’aux dernières décou- 
vertes archéologiques qui la corroborent. 

La manipulation règne sur notre planète depuis des mil- 
liers d’années. Le mensonge et la confusion n’existent qu’à 

187. Les Hadiths sont les paroles et actions attribuées au prophète Mahomet 
et ne représentent pas la « parole divine ». Les Hadiths et les préceptes 
du Coran forment la sunna (la pratique). L'histoire de l'islam dit qu'ils ont 
été rapportés dans divers recueils par des musulmans fidèles, plus de 
deux siècles après la mort de Mahomet. 


220 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


cause de notre implication dans le monde illusoire dans le- 
quel nous vivons. Si cette illusion disparaissait, alors le 
mensonge et ses engeances disparaîtraient en même temps. 
En ce début de XXI e siècle, nous devons réagir face à une 
manipulation effective qui sévit depuis un si long temps, 
une manipulation qui a causé de graves dégâts dans notre 
monde et une profonde obscurité dans les consciences. 

Cela est aussi imputable à la malveillance d’une caste 
sacerdotale qui détient le pouvoir dans chaque religion 
afin de dominer les peuples. À l’origine, les religions 
n’existaient pas et chacun savait que c’est en lui-même que 
se trouvait la Lumière de PUniverselle Conscience. Si, avec 
distance, nous jetons un regard d’appréciation objective et 
honnête sur ces croyances, nous nous apercevons à quel 
point elles peuvent être éloignées de cette Universalité qui 
fait la grandeur de Ceux qui œuvrent pour la Vérité. « II 
n'y a pas de religion supérieure à la Vérité lss ». 

Que chacun puisse, en son cœur, découvrir le profond 
message qui ouvre la porte vers l’immensité du Ciel étoilé. 


188. Devise du Maharadjah de Bénarès qu'H.R Blavatsky reprit (avec l'autori- 
sation de celui-ci) et mit au fronton de la Société Théosophique et en 
exergue à l'Enseignement des Maîtres de Sagesse. 


221 



Chapitre 3 


LES FORCES SOMBRES 
AU CŒUR DES RELIGIONS 

Le désir atlante 

T RACER UN LIEN entre le monde atlante et le 
nôtre, c’est tout l’objectif de cet ouvrage. Les 
myriades de siècles qui nous séparent de cette 
époque sont toutes relatives par le fait même que notre en- 
tendement est limité et soumis au défilement du temps et à 
l’abstraction de l’espace. Pour la conscience et au regard 
de l’Absolu, cette illusion n’a aucune importance. Pour- 
tant, à travers notre raison, ces notions revêtent une « réa- 
lité » non négligeable. 

Il faut dire que si l’homme s’était conduit de manière 
plus responsable, dès l’origine, une brèche n’aurait pas été 
ouverte pour que le Mal (les déchets de Mars) puisse s’y in- 
filtrer. Le drame de l’Atlantide fut un cas d’école puisque 
la Magie, pour la première fois, fut employée à des fins né- 
gatives, pour renforcer l’ego dans l’enlisement matériel 
mais aussi pour plonger la conscience dans l’illusion et le 
mirage de ce monde. 

Ce manque de coopération avec la Loi Spirituelle, la 
manipulation et la déviation de celle-ci pour servir l’ambi- 
tion personnelle fut la cause d’un ralentissement dans 
l’évolution de notre planète 189 : le secret de cet apparent 
retard des Plans du Logos Planétaire est caché dans les 
restes de ce Mal cosmique . 

En effet, et c’est là un point fondamental, ce désir 
atlante vers la matérialité, vers l’exacerbation des instincts 
et la satisfaction de ceux-ci, fut implanté par des courants 
pervers et persiste encore dans notre humanité actuelle. 

189. Paroles du Maître DJawal Khul extrait de : « Lettres sur la méditation oc- 
culte » d'Alice A. Bailey. Éd. Lucis Trust. 


222 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Nous pouvons constater sans difficulté combien cette at- 
traction est importante pour l’être humain qui, en règle gé- 
nérale, ne vit que pour et à travers ce monde de grande 
densité. L’homme moderne est, en quelque sorte, soumis 
aux mêmes tourments que l’homme atlante et cette sujé- 
tion a sa raison d’être dans le fait que Karma doit agir en 
conséquence pour que la leçon soit comprise. 

Cet appétit pour le monde émotionnel et matériel dis- 
paraîtra peu à peu. Pour cela, des évènements doivent sur- 
venir pour l’accomplissement du Dessein cosmique afin 
d’amener une élévation du niveau de conscience. Même si 
notre monde est un monde de désir, nous avons tout de 
même accès à la dimension supérieure du mental, et c’est 
par l’intermédiaire de ce dernier que nous devons progres- 
ser afin d’échapper à l’illusion. 

Les Atlantes devaient progresser jusqu’à la maîtrise du 
corps émotionnel. Notre Cinquième Race doit faire face 
non seulement au mirage du Plan Astral mais aussi à l’illu- 
sion du Plan Mental. Cette difficulté commence à s’estom- 
per dès que l’on essaie de se libérer de l’emprise des émo- 
tions, de la frénésie des pensées, pour se diriger au plus 
profond du Soi. 


m 


Les conséquences du comportement atlante 

L’humanité se retrouve donc à nouveau face à elle-même 
et les nombreux millénaires qui ont passé depuis la chute de 
l’Atlantide ont concouru à exprimer la justesse du Karma 
mondial ayant agi au cours du temps et agissant encore de 
nos jours (et avec une plus grande acuité, nous le verrons). 
Les Atlantes qui vivaient au début de leur civilisation dans 
une réelle harmonie se sont néanmoins livrés, plus tard, aux 
actes les plus dégradants. Ces comportements ont conduit 
les branches raciales qui suivirent à « oublier » le sens de 
leur propre évolution. 


223 



LES FORCES SOMBRES AU COEUR DES RELIGIONS 


D’autre part, les bienfaits qui étaient octroyés jadis par 
les Adeptes furent confisqués et petit à petit l’homme dimi- 
nua à tous points de vue. Physiquement d’abord, par une 
taille inférieure, une santé plus fragile, une vie moins 
longue, un accès plus difficile à la spiritualité mais aussi un 
mode de vie plus précaire et relativement primitif, avec 
une souffrance accrue 190 . Ces différentes manifestations 
du Karma jalonnent les étapes de l’humanité depuis cette 
époque lointaine ; ceux qui veulent poser un regard sur 
l’histoire récente de notre monde, c’est-à-dire celle des 
quelques millénaires qui nous précèdent, verront les nom- 
breuses souffrances et épreuves auxquelles nous avons dû 
faire face dans tous les domaines. 

Durant ces âges sombres, l’oubli de la spiritualité a 
poussé, comme nous l’avons vu, les peuples à s’entourer de 
la présence de prêtres inféodés à des cultes plus ou moins 
lumineux. Là encore, l’usage de la manipulation au profit 
du pouvoir a permis à certains Groupes Noirs d’intervenir 
dans le cours de l’Histoire. En raison de l’application de la 
Loi Karmique, les hommes étaient moins ouverts à la spiri- 
tualité, mais plus sensibles au pouvoir, donc à l’égoïsme et 
la cruauté. Cette tendance quasi générale de l’humanité à 
agir dans ce sens fit le jeu des courants négatifs de la pla- 
nète, favorisant ainsi une meilleure implantation de leurs 
forces à travers des mouvements et des structures actives. 

C’était donc souvent le pouvoir absolu de certains mo- 
narques qui était l’expression de la puissance croissante des 
Forces Obscures. Les Maîtres de Sagesse, fidèles à l’objectif 

190. La souffrance est la principale épreuve que doit affronter l'humanité. La 
méconnaissance de ce phénomène est due au fait que l'homme est 
ignorant et vit comme « coupé » de sa véritable Nature Divine, Immor- 
telle et Lumineuse. Il vit dans ses corps physique, psychique et mental 
inférieur qui constituent la « personnalité », l'ego mortel. La souffrance, 
inflation de l'illusion, n'est pas que cela. Le fait que nous soyons cristalli- 
sés dans la matière est dû également au Gardien du Seuil (agrégat de 
tous nos mauvais penchants depuis des millions d'années), au mirage 
et à l'illusion. De fait, nous croyons que ce monde est la réalité, et 
comme l'ego cherche toujours à se satisfaire, il est dans l'impossibilité 
de comprendre les évènements « douloureux » comme des progres- 
sions de conscience. Nous sommes tous englués dans cette fange de 
laquelle nous ne pourrons nous extraire que grâce à l'évolution et au 
contact avec le Dieu vivant en chacun de nous. Cette progression nous 
conduira à l'Initiation et à la Libération qui est l'état d'Adepte que vivent 
tous les Maîtres de Sagesse. 


224 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


prévu par la Hiérarchie planétaire, n’intervenaient (et n’in- 
terviennent toujours) que dans le strict respect du libre ar- 
bitre de l’homme. C’est pourquoi Ils envoyèrent certains 
des Leurs pour offrir des perspectives lumineuses et d’au- 
tres options à l’humanité. Bien souvent aussi, leurs disci- 
ples, missionnés pour transmettre des Messages essentiels, 
se sont heurtés à des incompréhensions. Ils ont vu leur tra- 
vail détruit et réinterprété par des individus sans scrupules. 
Ils furent à la base de toutes les grandes religions en divul- 
guant l’essentiel des Grands Principes Universels de ma- 
nière exotérique aux peuples et dans une formulation plus 
élaborée et secrète, aux disciples. 

Cela n’empêcha pas, avec l’érosion du temps, l’infiltra- 
tion de certains personnages maléfiques, d’utiliser ces mêmes 
religions à des fins de pouvoir sur les masses. Nous en avons 
l’illustration avec ce qui est dit dans le précédent chapitre au 
sujet de Moïse- Asarsiph et de la mutilation des textes qui fut 
la résultante de plusieurs siècles de manipulation. 

a 


L’action du Christ 

Deux millénaires après l’épisode moïsiaque, c’est un 
tout autre événement qui allait se produire avec la venue 
non plus d’un Adepte, mais avec l’intervention directe 
d’Un Avatar : le Christ Lui-même. Cet Être de Lumière se 
situe au-delà de notre conception humaine, dans un cadre 
que seuls les Maîtres de Sagesse peuvent réellement com- 
prendre. Lorsqu’il se manifesta par l’intermédiaire de 
l’Initié Jésus, dans un petit village de Judée, Il remplit une 
Mission très particulière. En effet, le monde de cette 
époque était à un point de rupture 191 , de telle sorte que les 

191 . C'est justement pendant cette période décadente de l'Empire Romain que 
la porte du Mal Cosmique s'ouvrit plus largement. Il faut préciser que la 
véritable nature de ce mal, outre ce qui a été décrit dans les précédents 
chapitres, s'exprime surtout par des valeurs et une pensée fausses. En ef- 
fet, ce sont principalement les conceptions erronées concernant la Réalité 
du monde, qui enferment la conscience. Et c'est en cela que le mal est le 
plus terrible. Nous sommes tellement habitués à vivre dans le mirage et 
l'illusion, tellement « endormis » que nous ne faisons même plus attention 


225 



LES FORCES SOMBRES AU COEUR DES RELIGIONS 


Forces Noires auraient pu facilement prendre le pouvoir 
sur la planète de manière irréversible 192 . 

L’action du Christ fut de calmer les hiérarchies infernales 
et de les cloisonner dans une certaine mesure. Il transmit aus- 
si le complément du Message que cinq cents ans auparavant , 
Gautama dit le Bouddha , adressa à l'Inde , puis au monde. 
La Mission du Christ ne fut pas de briller auprès des foules 
(du reste, il y a très peu d’écrits de l’époque attestant de Sa 
présence), ni même de faire des « miracles » ou de guérir, 
bien qu’il le fît. Mais en tant qu’instructeur du Monde, Il 
chercha surtout à donner un nouvel élan spirituel, une nou- 
velle impulsion évolutive, tout en assainissant la planète. 

Le sens principal de Sa Mission fut de révéler des véri- 
tés que les oreilles des hommes n’entendaient plus depuis 
longtemps. Les Paroles de Jésus - Le Christ, qui subsistent 
encore (pour le peu qu’il en reste), non falsifiées dans quel- 
ques passages des Evangiles, parlent principalement de 
cette Trinité en nous : Père-Fils-Saint-Esprit, ou Ke- 
ther-Chokmah-Binah, ou encore Atma-Bouddhi-Manas, 
etc., et du moyen de l’atteindre. 

Dans Sa gloire de Maître des Maîtres : 

■ Il ne chercha pas à fonder une religion quelconque , 
avec un sacerdoce et une hiérarchie. 

■ Il ne chercha pas non plus à favoriser un peuple plus 
qu’un autre. 

■ Il refusa, en outre, de se rattacher à l’entité lunaire 
faussement appelée Jéhovah sur laquelle était fondé 
le Judaïsme, avec ce passé chaotique. 

■ Il affirmait que le seul Dieu Qui existe n’est pas dans 
quelque paradis extérieur à nous mais qu’il est en 
chaque humain quels que soient sa race et son sexe, 
dès l’instant où il se tourne vers sa Nature profonde. 

à l'impact que des siècles d'obscurantisme peuvent avoir sur notre cons- 
cience. La manipulation des religions, les matraquages de fausses pen- 
sées et de philosophies basées sur le nihilisme ou sur la raison, sont la 
pire infusion du mal dans le cadre de notre évolution, car elles « densi- 
fient » notre conscience. De plus, ce Mal se renforça sous l'Empire Ro- 
main en inspirant un culte de la violence, du sang et des tortures 
(caractéristiques des « déchets » de Mars). C'est pour parer à cela que le 
Christ décida d'intervenir sur Terre. 

1 92. Lire à ce sujet : « La Lumière sur te Royaume », chapitre V, - Éd. Moryason. 


226 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Peu de personnes de l’époque comprirent ce Message à 
la fois si simple et révolutionnaire. Il venait bousculer tous 
les codes et l’hostilité de certains groupes n’en fut que plus 
virulente, tant il est vrai que le fanatisme lié à la religion 
est le pire enfermement de l’Âme. Notre monde était perdu 
avant Sa venue ; Sa puissance spirituelle tout autant que 
son Travail ont réellement sauvé l’humanité de l’oppres- 
sion. Il est dommage que cet Être extraordinaire ait pu être 
confiné dans une religion qui ne représente tout juste que 
la coque vide de Son Message. 

L’Église s’est approprié Son image alors que le Christ 
est l’expression vivante et le symbole de chaque être hu- 
main, parvenu au stade quasi ultime de l’Initiation 193 . Il ne 
devrait, par conséquent, entrer dans le cadre d’aucune reli- 
gion compte tenu de son universalité. 

m 


Les querelles des Apôtres 

Les Apôtres, qui étaient pour la plupart des gens peu 
instruits — hormis Jean, cabaliste pure souche — , por- 
taient et diffusaient les Paroles de leur Maître. C’est pour- 
tant Paul de Tarse, le seul à n’avoir jamais connu Jésus, qui 
fut le véritable créateur du christianisme. Paul (connu au- 
paravant sous le nom de Saül) était un initié nazar tout 
comme l’étaient Jésus et Jean-Baptiste avant lui, dont les 
cheveux longs, comme les pythagoriciens, était un signe 
d’appartenance à ce groupe théurgique. 

On retrouve d’ailleurs dans les Épîtres de Paul des indices 
prouvant qu’il était réellement instruit de la Doctrine Her- 

193. Le stade véritablement « ultime » — en tout cas pour notre système so- 
laire, car l'évolution spirituelle est infinie — est celui qu'a atteint le 

Bouddha Gautama, et d'autres Grands Êtres avant Lui. En effet, des 

Êtres de cette Grande Évolution marquent les « temps » où les époques : 

■ il eut Dipankara, le « Bouddha du Passé » Qui a œuvré sur l'Esprit ; 

■ puis Gautama, « Bouddha du Présent » Qui donna l'Enseignement 
permettant à l'humanité de subjuguer l'émotion et la confusion ; 

■ enfin, Maitreya — Nom que porte le Christ dans la terminologie 
bouddhiste — Qui a maintenant le rang de Boddhisatva (d'au-delà 
des "Dix Terres") et Qui sera le « Bouddha du Futur » : Il enseignera à 
l'humanité comment atteindre l'état de « Lumière/non confusion ». 


227 



LES FORCES SOMBRES AU COEUR DES RELIGIONS 


métique. C’est en ce sens qu’il enseigna les foules, par un dis- 
cours compréhensible pour les uns, et très significatif pour 
ceux qui étaient versés dans la Gnose. Ce christianisme origi- 
nel aurait pu être fédérateur et agir comme un ferment qui 
aurait pu rallier les peuples en un message commun et uni- 
versel. Mais dès que les hommes commencèrent, après Paul, 
à accaparer le pouvoir, tout commença à péricliter. 

Comme Jésus n’avait laissé aucune directive particulière 
pour constituer une religion et comme Paul, en Initié, ne 
voyait que l’importance du Message, ce furent d’autres per- 
sonnes qui se chargèrent d’être les « héritiers » du Christ. 
De fait, à l’époque, le christianisme naissant n’était qu’une 
petite cellule de personnes qui devait se battre becs et ongles 
pour exposer ses idées. En effet, la lutte était dure entre, 
d’un côté, les différents groupes gnostiques et, d’autre part, 
les chrétiens. Les conflits étaient parfois violents et même 
entre les Apôtres des querelles s’engageaient. 

Ainsi Pierre et Paul étaient-ils en opposition, le premier 
sentant que le second lui était supérieur en science philoso- 
phique. Par la suite, ce sont les disciples qui continuèrent 
ce travail de diffusion jusqu’à ce que le christianisme 
prenne de l’essor. Inutile de dire que, déjà, les textes rap- 
portant les faits et gestes de Jésus avaient été remaniés et 
attribués à certains Apôtres. Des chercheurs pensent 
même que les textes n’ont pas été écrits de leurs mains 
mais par des « continuateurs ». 

Déjà à l’époque, Jérôme émettait des doutes et Irénée, dis- 
ciple de Polycarpe qui avait été disciple de Jean, ne s’est ja- 
mais opposé à cette idée. On peut se demander ce qu’il reste, 
non pas du christianisme des premiers temps, mais des Paro- 
les du Christ. En fait très peu de choses et dans la fable qui 
nous est contée on ne retiendra que les Enseignements qui 
concernent les Lois Fondamentales sur le fait que : 

■ Dieu est « Amour » (ceci pour mettre fin à 
l’Ancienne Alliance avec le pseudo Jéhova, dieu ven- 
geur, de haine, et exigeant des sacrifices). On doit 
obligatoirement associer à cette connaissance celle 
qui nous enseigne le pardon, l’amour du prochain, la 
charité et bien d’autres vertus que l’on retrouve sur 
le Chemin de l’Initiation. 


228 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


■ Dieu est « soi réel », Il est donc réellement en chacun 
de nous . Est-ce à dire que les Évangiles sont des ré- 
cits montés de toutes pièces ? On peut, en partie le 
dire, si l’on ne voit que la forme. Mais les rédacteurs 
de ces textes — même si, pour certains d’entre eux, 
leur origine est douteuse — se sont appuyés sur le vé- 
ritable Enseignement du Christ. 

Pourquoi peut-on affirmer cela car, après tout, on 
pourrait dire que tout est corrompu ? Tout simplement 
parce que ces Enseignements exotériques se recoupent 
complètement avec le fondement de l’antique Tradition de 
la Doctrine Hermétique. Tant pis, après tout, si certains 
épisodes relatés dans ces textes sont « inventés » ou 
« transformés ». Ce qui compte est qu’ils soient la synthèse 
des Paroles de cet Esprit du Christ qui adombra l’Initié Jé- 
sus afin d’aider le monde à sortir du sombre chaos dans le- 
quel il était tombé il y a plus de deux mille ans. 

Quant au christianisme lui-même et particulièrement 
la religion catholique, l’histoire prouve à quel point, dès le 
début, la manipulation fut le maître mot. 


O 


Un empire pour l’Église 

Cette secte n’aurait, en tant que telle, pas eu l’essor qui 
fut le sien si un événement historique n’était venu lui servir 
la gloire sur un plateau. Si Paul fut le véritable fondateur 
du christianisme, c’est l’empereur romain, Constantin 
(272-337), qui en fut le grand bâtisseur. Sans lui, ce mou- 
vement serait resté une obscure fraternité parmi tant d’au- 
tres, dans les premiers temps de notre ère. 

C’est encore la manipulation qui est à l’origine de 
l’Histoire de l’Église dans laquelle a toujours régné la 
pompe et l’or, faisant couler beaucoup de sang, tout en al- 
lumant de nombreux bûchers. Avant que Constantin ne 


229 



LES FORCES SOMBRES AU COEUR DES RELIGIONS 


révélât sa fameuse « vision 194 » de la Croix qui le fit se 
convertir au christianisme, la majorité de l’empire était 
païenne et ses prédécesseurs étaient légitimés par des dieux 
comme Apollon, Hercule ou Jupiter. Constantin, en fin 
stratège, devait certainement se placer au dessus d’eux et 
choisir un Dieu plus universel. Celui des chrétiens répon- 
dait à ses attentes politiques. Ce groupe sectaire connut 
donc, grâce à lui, un essor considérable. Mais c’est surtout 
par le travail de ses fils Constant et Constance II, respective- 
ment empereur d’Occident et d’Orient, que l’Église s’im- 
plantera. C’est à Théodose (347-395), cependant, que le 
christianisme doit sa promotion comme « religion d’État ». 

En 380, il publia l’Édit suivant : 

« Tous les peuples doivent se rallier à la foi 
transmise aux Romains par l'apôtre Pierre , 
celle que reconnaissent Damase et Pierre 
d'Alexandrie c'est-à-dire la Sainte Trinité du 
Père , du Fils et du Saint-Esprit. » 

C’est ainsi que le christianisme devint religion officielle 
et obligatoire. C’est probablement en ces temps particu- 
liers que les Forces Noires élaborèrent un plan qui allait 
gangrener différentes structures en commençant par 
l’Église de Rome. Le christianisme avait maintenant un 
peu plus de quatre siècles d’existence et l’on pouvait parler 
de monde chrétien situé d’un bout à l’autre de la Méditer- 
ranée. Les païens existaient toujours, surtout dans des vil- 
les comme Athènes et Alexandrie où l’on enseignait la Sa- 
gesse Antique et le Pythagorisme revu par le Platonisme. 
La chrétienté s’était déjà instituée, depuis longtemps, en 
hiérarchie ecclésiastique et une guerre intestine faisait rage 

194. En fait, Constantin n'eut aucune vision particulière. Pour certains, il eut la 
vision d'une bannière portant écrite la phrase « Sole Invicto » (« Au Soleil 
Invaincu »>) qui était le début d'Hymnes païens. Pour d'autres, il inventa 
cet événement avec les prêtres qui le lui conseillaient pour justifier le fait 
d'imposer le christianisme. En tout état de cause, la vision du signe de la 
croix et de la phrase « Hoc signo vinces » (« Par ce signe, tu vaincras ») 
n'eut pas lieu. Mais ce fait, ainsi colporté, fut un acte politique : unifier 
l'empire qui allait éclater par la division chrétiens/païens. Il accepta de se 
faire baptiser sur son lit de mort pour l'exemple, et « au cas où il y aurait 
quelque vérité derrière cette religion ». (Cf. Edward Gibbon - Histoire de 
la décadence et de la chute de l'Empire romain - Éd. Laffont). 


230 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


entre les chrétiens et ceux qui suivaient les Enseignements 
de Théon et de sa fille Hypatie comme nous l’avons vu 
dans le premier chapitre. 

L’Église était déjà, à cette époque, habitée par le fana- 
tisme qui est la pire forme d’obscurantisme. Qu’il y eût des 
infiltrations, grâce à des éléments choisis par les Forces 
Noires, cela est fort possible. Quoi qu’il en soit, le fait 
d’attiser la haine ou de répondre par la violence suffit à 
faire le jeu des personnages immondes qui sont au service 
d’entités maléfiques et dont le seul but, comme nous le sa- 
vons, est de plonger l’humanité dans le chaos. 

Les religions ont été, depuis toujours, des viviers pour 
ces Forces déviées. Et c’est ainsi qu’après la mise à mort 
atroce d’Hypatie par les chrétiens, l’École d’Alexandrie 
fut fermée. Le monde de la science, de la philosophie, de la 
culture et de l’hermétisme, s’évanouit avec elle, au profit 
des dogmes et des diktats de l’Église qui allaient obscurcir 
et scléroser le monde pendant des siècles. 

Ce fut la fin de la Lumière apportée par la Sagesse et le 
début d'une ère de ténèbres imposée par la religion . 

m 


L’incohérence des religions 

Les Forces Noires avaient donc réussi à s’infiltrer dans 
ce scénario. En raison de l’action du Karma, l’humanité de 
ces époques, en pleine mutation, s’apprêtait encore à 
payer une partie de la dette atlante qui n'est toujours pas 
réglée à ce jour. Pendant des siècles, hommes et femmes vé- 
curent dans des tourments sans nom, devant faire face à de 
grandes souffrances par manque de soins, d’hygiène, en vi- 
vant dans l’ignorance et la pauvreté. L’Europe d’alors fut 
confrontée à de nombreuses invasions barbares. 

Et comme toutes les religions sont imbues d’elles-mê- 
mes par un auto fanatisme, ce fut au tour d’une nouvelle 
religion politico-sociale, l’islam, d’entrer sur la scène mon- 
diale. Là encore, c’est un « Dieu » tantôt aimable, tantôt 


231 



LES FORCES SOMBRES AU COEUR DES RELIGIONS 


courroucé dans ses propos qui se fraya un chemin dans ce 
Moyen-Âge naissant. Lorsqu’on étudie le Coran, on 
s’aperçoit inéluctablement de la ressemblance entre ce 
« Dieu » et celui présenté dans le Judaïsme. On bâtit sou- 
vent sur les ruines avec les mêmes pierres du passé... 

Chaque religion a apporté son lot de guerre et d’excès. 
On peut se demander en fait : 

■ Où est Dieu dans tout cela ? 

■ Comment un Dieu Universel, Infini et par essence 
Absolu, peut-Il communiquer d’une manière aussi 
naïve avec les hommes ? 

■ Cette idée même est très surprenante au regard de ce 
qu’ « II 195 » demande, en s’immisçant dans des dé- 
tails insignifiants de la vie. 

■ En outre, comment peut-on adhérer à un « Dieu » 
qui crée plusieurs religions qui, en partie, se contre- 
disent ? 

■ Comment donc imaginer qu’ « Il » puisse ainsi chan- 
ger d’avis et être aussi peu magnanime et lucide ? 

■ Peut-on croire réellement à un Dieu comme celui-là ? 

Comme la Doctrine Hermétique l’enseigne, la Cons- 
cience Universelle est toute autre que cette vision extra 
cosmique et limitée d’un Être anthropomorphe qui ne cor- 
respond pas à la Sagesse. 

Mais les religions ont pour but de donner un enseigne- 
ment exotérique, facilement assimilable par le peuple et les 
Initiés se sont toujours appliqués à cadrer les lois qui y 
sont enseignées. Ce sont malheureusement les hommes qui 
ont toujours cherché à imposer leur propre volonté par les 
dogmes de leurs cultes. Ainsi, excès et abus ont été le déno- 
minateur commun de tous ces systèmes, conduisant aux 
horreurs que furent les différentes inquisitions sous pré- 
texte de chasser les hérésies. 

Les Forces Noires continuèrent donc d’agir tout au 
long de ces époques qui étaient les ténèbres de la pensée et 
de la Sagesse, tout comme les Forces de Lumière essaient 

195. Alors que l'on devrait dire « 11/Elle », la Divinité n'étant pas dans la divi- 
sion des polarités. 


232 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


d’intervenir à chaque période de l’Histoire pour aider l’hu- 
manité. De même, ces Forces déploient une énergie consi- 
dérable pour contrecarrer ces plans afin d’engluer le 
monde en empêchant toute élévation de conscience. Ce 
combat invisible ainsi que les différentes attaques dont 
nous faisons les frais sont très significatifs de l’enjeu qui se 
trame à l’insu de l’humanité passive. 

À chaque période cruciale, les Maîtres de Sagesse se 
manifestent pour nous éviter de sombrer, face aux assauts 
d’êtres maléfiques dont les actions peuvent simultanément 
jouer sur plusieurs secteurs. Au Moyen-Âge, « les héréti- 
ques » qui ne voulurent pas suivre le chemin de l’Église fu- 
rent victimes de la “Très Sainte” Inquisition qui, par 
d’ignobles tortures et des procès iniques, condamna au bû- 
cher des personnes qui refusaient de croire à des dogmes 
ridicules et dont la pensée se situait bien au-delà des bor- 
nes ecclésiastiques. 

Ce fut ainsi que les Cathares, ces Gnostiques du Sud de 
la France, périrent dans les flammes du champ des Cra- 
mats, au pied du château de Monségur. 

À peu près à la même époque, c’est au Moyen-Orient 
que le mal s’infiltra dans l’Ordre du Temple 196 . Ce mouve- 
ment magnifique de Chevaliers était une branche latérale 
importante de la Tradition Primordiale. Seule une élite 
parmi eux était instruite de la Doctrine Hermétique. Pour- 
tant, après de très nombreuses années passées en Orient, 
l’ombre du Baphomet avait eu raison de cet Ordre qui 
était devenu le jouet des Forces Noires infiltrées via 
l’Ordre des Assassins 197 . 

L’Histoire ne raconte pas quelle influence poussa le roi 
Philippe IV Le Bel à ordonner l’arrestation de tous les Tem- 
pliers au même moment. Les rois de France ont toujours été 
guidés à des moments cruciaux par des personnages connus 
ou discrets qui ont essayé d’éviter le pire. Un groupe de 
Templiers (et certainement pas le Grand Maître Jacques de 
Molay) était informé du plan d’invasion de l’Europe. Ces 
moines soldats, magnifiques et grandioses, au début de leur 
histoire, furent très vite sous l’influence pernicieuse de 

196. Voir à ce sujet le chapitre XIII du livre : « Thot-Hermès - Les origines se- 
crètes de l'humanité » de Guillaume Delaage. Éd. Moryason. 


233 



LES FORCES SOMBRES AU COEUR DES RELIGIONS 


mouvements occultes noirs, infiltrés eux aussi dans la 
branche ismaélienne installée au Moyen-Orient. 

Que se serait-il passé si ces plans obscurs avaient été 
menés à terme ? Que serait devenue l’Europe sous la férule 
d’un tyran occulte, six cents ans avant Hitler ? L’histoire 
académique n’en saura jamais rien et l’on ne garde des 
Templiers que le souvenir de leur martyr sur l’île-aux-Juifs 
à Paris. Cet Ordre aurait pu continuer à rayonner dans 
toute l’Europe mais il fallut abattre le monstre qui se ca- 
chait en son sein. 


B 


Comment s’infiltrent les Forces Noires 

Les groupes maléfiques 

Nous voyons bien que l’on ne peut jeter la pierre sur 
quelque organisation que se soit compte tenu des diffé- 
rents paramètres qui interfèrent comme un ver à l’intérieur 
d’un fruit. 

Les Forces Noires agissent toujours ainsi en profitant 
d’une situation sociale, politique ou autre, pour infecter 
une structure par laquelle elles pourront agir. Celle-ci peut 
parfois être initialement orientée vers des intentions al- 
truistes mais, très vite, être « récupérée » par ces groupes 
maléfiques et engendrer ainsi de plus sombres projets. 

197. Dans les contacts que les Templiers établirent au Moyen-Orient, il faut 
souligner la rencontre avec une secte ismaélienne chiite : l 'Ordre des 
Assassins, dirigé par Hasan-i-Sbbâh (1028-1 1 24), surnommé le Vieux de 
ia montagne. Ce mouvement avait élu domicile dans le château d'Ala- 
mut au nord de Téhéran. C'est de là qu'il enverra en mission ses fidaïs 
pour tuer les victimes qu'il avait désigné parmi les dignitaires de haut 
rang, les vizirs ou même les princes. Les Assassins tuaient toujours au 
poignard et semaient la terreur dans tout le pays. Ces hommes furent 
des terroristes de la première heure puisqu'après avoir tué leurs victi- 
mes, ils attendaient, immobiles, d'être tués à leur tour. Leur fanatisme 
les poussait à manifester un courage à toute épreuve dans la mesure où 
ils prétendaient que leur sacrifice les conduirait au Paradis d'Allah. Cette 
secte fut le produit pur des forces obscures et parvint, à son tour, à gan- 
grener l'Ordre du Temple. De nos jours, les terroristes islamistes — et 
non pas les pieux Musulmans — s'inspirent des mêmes méthodes. 


234 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


En ce sens, les religions ont toujours été, à certaines 
époques de l’Histoire, le terrain d’élection de ces puissan- 
ces maléfiques pour mieux agir sur le monde. Que ce soit 
dans la plus haute Antiquité ou bien dans des religions 
existantes aujourd’hui, le fanatisme est le creuset dans le- 
quel se fomente un grand nombre de leurs actions. Mais il 
faut dire que les hommes eux-mêmes engendrent des situa- 
tions dramatiques par des actes de violence de toute na- 
ture, sans que les Forces Noires interviennent directement. 
Cela fait partie de la nature de l’homme de nourrir en lui le 
côté sombre de sa nature, relié à une source plus sombre 
encore. C’est pourquoi le problème du Mal est aussi im- 
portant sur Terre car il a été implanté depuis très long- 
temps dans notre structure par les êtres malfaisants dont il 
a été question précédemment. 

Les Maîtres de Sagesse se sont toujours manifestés 
dans les moments les plus dramatiques de l’Histoire et ré- 
gulièrement la Hiérarchie Planétaire envoie Ses Émissaires 
afin de remplir des missions qui ont pour but de favoriser 
l’élévation de la conscience des êtres humains. Cela se tra- 
duit sur plusieurs plans, en mettant tout d’abord en place 
les conditions nécessaires à des progrès scientifiques, mais 
aussi par une Connaissance plus importante dans le do- 
maine de la Doctrine Hermétique. Ainsi pourrait-on re- 
monter, de siècle en siècle, pour voir leur influence. 

Le XVm c siècle et la Révolution Française 

Dans le dernier quart du XVIII e siècle, le Comte de 
Saint-Germain, Adepte de « Ha ut- Rang », se manifesta et 
fit sensation à la cour de Louis XV pour tenter d’éviter le 
pire des années qui allaient suivre. Le roi nourrit une ami- 
tié très respectueuse envers Saint-Germain et écouta les 
précieux conseils de cet Être si mystérieux à ses yeux. On 
peut dire que le monarque fit tout ce qui était en son pou- 
voir pour changer les choses et accepta les réformes suggé- 
rées par l’Adepte, aidé du ministre Maupéou, chancelier 
de France et Garde des Sceaux. Le Comte lui brossa un ta- 
bleau pessimiste de ce qu’allait être la fin du siècle et de 


235 



LES FORCES SOMBRES AU COEUR DES RELIGIONS 


l’urgence qu’il y avait à agir pour transformer les lois so- 
ciales du pays, avant le chaos. Sachant cela, mais soumis 
aux intrigues de palais, Louis XV lança cette phrase mal 
comprise : « Après moi le déluge » (sous-entendu, « après 
moi vient le déluge » — autrement dit : ce sera la fin...). 

Quelques années plus tard, lorsque Louis XVI devint 
roi, la situation de la France avait changé. J.F de Maurepas 
qui avait été secrétaire d’État à la Marine sous Louis XV, 
puis tombé en disgrâce, fut rappelé en 1774 par le jeune roi 
pour prendre la fonction de ministre d’État. Lorsqu’il vit 
que Saint-Germain tentait d’alerter Louis XVI sur les an- 
nées sombres qui s’approchaient, il n’eut de cesse de contre- 
carrer ses projets en tentant de l’éloigner du souverain. 

Mais en 1789 survint la Révolution Française. Cet évé- 
nement aurait pu être positif s’il s’était manifesté avec 
douceur, comme l’avait souhaité Saint-Germain. En fait, si 
les réformes avaient été réalisées en leur temps, le peuple 
aurait été écouté, les richesses mieux réparties et les privi- 
lèges de la Noblesse se seraient peu à peu éteints pour ser- 
vir un besoin social plus important. 

Mais sous la pression, ni Louis XV et encore moins 
Louis XVI ne purent réaliser le vœu de Saint-Germain. La 
reine Marie- Antoinette, bien qu’elle eût accepté de recevoir 
le Comte et écoutât les avertissements de ce dernier 198 , ne 

198. [N.d.É.] « Mémoires de la Comtesse d'Adhémar », Dame du Palais de la 
Reine Marie-Antoinette. Pour clore le débat soulevé sur l'authenticité de 
ces « Mémoires », nous publions in extenso la note 107 de l'Éditeur, parue 
dans « L'Homme et le Zodiaque » de David Anrias (Éd. Moryason) : 

« En 2006, les Éditions Plon (Paris) publièrent « Ma Reine infortunée - 
Souvenirs de la comtesse d'Adhémar, dame du palais de Marie-Antoi- 
nette » en précisant « ses mémoires (furent) retrouvées par un de ses 
descendants ». Après plus de 160 années de disparition, ce livre réappa- 
raît donc sous la signature de « La Comtesse d'Adhémar », signature 
contestée, s'il en fut ! Gabrielle Pauline Bouthillier de Chavigny, Com- 
tesse d'Adhémar (-) dame du palais de la Reine Marie Leszczynska, fut 
de nouveau appelée à servir en cette même qualité à l'avènement de au- 
près de la Reine Marie-Antoinette. Ce sont ces fameuses Mémoires qui 
rapportent les mises en garde — dont fut témoin la Comtesse d'Adhé- 
mar — que fit le Comte de Saint Germain à la Reine Marie-Antoinette ain- 
si que ses diverses tentatives — vaines — d'approcher le Roi pour le 
prévenir des réformes à entreprendre avant que ne survienne une catas- 
trophe fatale à la Monarchie et à la France... La Comtesse raconta égale- 
ment ses entrevues avec le Mystérieux Comte et les prophéties de ce 
dernier quant au monde à venir après ces affreux événements... Par de 
nombreuses erreurs quant aux usages de la Cour de Louis XVI et autres 


236 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


put arranger une entrevue avec son auguste époux en raison 
des obstacles immédiats que créa à cette rencontre le mi- 
nistre Maurepas... et le pire arriva. Ce fut la Terreur dans 
laquelle s’infiltrèrent les puissantes Forces Noires qui com- 
mençaient déjà à entrer de plain-pied dans la politique so- 
ciale, économique et financière de l’Europe de ce temps. 

Comment ne pas citer des mouvements occultes perfides 
comme celui des « Illuminés 199 de Bavière », dirigé par 
Adam Weishaupt, séide de Loges Noires. Ce fut en se ser- 
vant de ce personnage que les Frères de l’Ombre eurent le 
premier impact important sur le monde de cette époque. De 
fait, en ce XVIII e siècle finissant, de nombreux groupes, dits 
initiatiques, faisaient florès sur tout le continent européen. 

La Franc-Maçonnerie s’était répandue dans toute l’Eu- 
rope, les États-Unis et la Russie. Grâce à Saint-Germain et 
son disciple Cagliostro, des Enseignements importants fu- 
rent livrés à certaines Loges afin de créer un vivier d’indivi- 

fantaisies, l'entière paternité de cet ouvrage, paru en 1836, fut attribuée 
à Étienne-Léon Caron La Mothe-Houdancourt (1786-1864) appelé aussi 
Lamothe-Langon. Or il est surprenant, par ailleurs, d'y trouver des préci- 
sions que nul, si ce n'est un témoin authentique de l'époque, ne pouvait 
connaître. Si Lamothe-Langon — auteur d'autres romans à prétention 
historique déguisés en « Mémoires » — a réellement rédigé ce livre, il le 
fit après avoir reçu des confidences très détaillées de la Comtesse 
d'Adhémar — qu'il fréquenta — et avant la mort de celle-ci en 1822. Par 
conséquent, sur un fond véridique, cet écrivain peu scrupuleux laissa, 
çà et là, courir son imagination. Nous retrouvons un indice d'authenticité 
quant au fond de ces Mémoires dans la note de I. Copper-Oakley, au 
Chapitre III de son ouvrage The Comte de St. Germain, the Secret of 
Kings, (Londres - 1912) : « ....j'ai pu obtenir cet ouvrage et l'actuelle 
Comtesse d'Adhémar m'a informé qu'il existe des documents concer- 
nant le Comte de St. Germain dans les papiers de sa famille. Mme Bla- 
vatsky visita la famille et séjourna au Château d'Adhémar en 1884. 
C'était une de ces nombreuses familles aristocratiques qui furent rui- 
nées sous la Révolution. Les documents sont en Amérique. » 

199. Je dois encore mettre en garde le lecteur : une confusion, inspirée des 
Forces Noires, tend à jouer de l'ignorance de la plupart des gens pour 
provoquer un horrible amalgame. En effet, le mot « llluminati » qui si- 
gnifie en latin « Illuminés » (Ceux et celles qui se sont éveillés à la Lu- 
mière de leur Âme) et qui, dans certains Ordres Initiatiques Traditionnels 
lumineux, dénomme un grade atteint dans les études des membres, a 
été utilisés par A. Weishaupt pour nommer son mouvement pernicieux. 
Cette confusion salit actuellement le nom des Rose + Croix et autres 
Ordres Traditionnels œuvrant pour le Bien. Ajoutons, en ce qui 
concerne la secte de A. Weshaupt, qu'A. de Cagliostro n'a jamais eu af- 
faire avec cet individu, mais du fait de l'appartenance de cet Initié à la 
Franc-Maçonnerie, son nom (par vengeance ecclésiastique) a été mêlé à 
celui de Weshaupt. 


237 



LES FORCES SOMBRES AU COEUR DES RELIGIONS 


dus ouverts à la Doctrine Hermétique pour établir un 
contre-pied aux idées matérialistes qui commençaient à 
circuler dans toute l’Europe. Malheureusement, les efforts 
des Maîtres de Sagesse furent bloqués face au déni des diri- 
geants de l’époque. 


Napoléon 1 er 

Leur choix se porta alors sur Napoléon, personnage 
éclairé dès son accession au pouvoir. Il était en quelque 
sorte porté par le Dessein de la Grand Loge Blanche. Toute- 
fois, pris par une ambition démesurée et cherchant en per- 
manence à mener ses plans personnels, Napoléon tourna le 
dos aux souhaits des Émissaires qui lui recommandaient, 
entre autres, de ne pas toucher à la Russie. C’est pourtant ce 
qu’il fit, en attaquant ce pays si longtemps ami de la France. 
En fait, l’empereur fut l’objet d’une machination fomentée 
par les Anglais — qui se servirent de Caulaincourt — et fut 
persuadé que le Tsar se préparait à la guerre. Il n’en était 
rien et cette guerre fut la guerre de trop pour Napoléon. Le 
vol de l’Aigle fut alors de courte durée et ses décisions en- 
traînèrent l’Europe dans un bain de sang. 

Si l’on se penche sur l’histoire des grandes puissances 
depuis la fin du XVIII e siècle, on remarque à quel point la 
progression sociale, scientifique et, par voie de consé- 
quence, l’essor industriel furent déterminants. 

Le XIX e siècle : la Révélation de la Doctrine Hermétique 
et de l’existence des « Maîtres de Sagesse 200 

Dans le dernier quart du XIX e siècle, ce furent toujours 
les Maîtres de Sagesse qui intervinrent pour dynamiser les 
progrès scientifiques et sociaux. Mais n’oublions pas qu’à 
cette époque également, nombre d’entre Eux se manifestè- 
rent à plusieurs disciples pour propager un Enseignement 
qui allait complètement réformer l’occultisme brumeux 
qui existait alors. Deux d’entre Eux furent plus particuliè- 
rement connus grâce à Helena Petrovna Blavatsky , et 

200. Pour rappel : appelés en Orient « Bouddhas et Bodhisattvas ». 


238 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


d’autres auteurs. Ce sont les Mahatmas Morya et Kout 
Houmi 201 qui prirent une part importante à la transmis- 
sion de la Doctrine Secrète, avec l’aide du Maître Jupiter. 

Le XX e siècle et Franz Bardon. L’essor du monde 

Si l’on tente d’effectuer ce retour dans les périodes ré- 
centes de notre histoire, nous pouvons voir très facilement 
que depuis l’Après-guerre, dans les années 1950, des pro- 
grès scientifiques importants ont commencé à être réalisés 
dans tous les domaines jusqu’à la fin du XX e siècle. Paral- 
lèlement à cela, un Maître d’exception s’est incarné dans le 
corps de Franz Bardon pour apporter, d’une part un Ensei- 
gnement d’une valeur extraordinaire, et d’autre part pour 
lutter de manière occulte contre les Forces de l’Ombre. 

Ce Maître fut jadis connu sous le nom de « Comte de 
Saint-Germain ». Il agit régulièrement en Europe, avec une 
Mission plus occulte qui consista à « assainir » la Terre, re- 
joignant en cela l’immense Travail du Christ. 

La création des États-Unis d’Amérique a aussi considé- 
rablement changé la face du monde depuis le début du 
XX e siècle. 

Tout d’abord, l’afflux important d’immigrants de tou- 
tes nations sur ce continent est un exode qui n’est pas sans 
nous rappeler certains grands événements d’un passé loin- 
tain. Bien que l’Amérique du Nord soit un pays neuf, elle 
n’en demeure pas moins un bastion de terre qui était relié à 
la lointaine Atlantide. C’est d’ailleurs, entre autres, pour- 
quoi l’on trouve des vestiges archéologiques et géologi- 
ques assez surprenants, comme les Serpent Mound dans 
l’Ohio et les traces de pas humains avec celles de sauriens, 
sur le site de Glen Rose au Texas. 

La Doctrine Hermétique nous dit que de nombreux 
Atlantes se sont réincarnés, de nos jours, dans ce pays. 

201. Du fait que l'Initiée russe révélât au monde l'existence de la Hiérarchie 
Planétaire, œuvrant, précisons-le encore et encore, au Bien de tous les 
êtres, à l'éveil de leur conscience et à leur élévation spirituelle, /es For- 
ces de /'Ombre inspirèrent immédiatement aux êtres humains l'amal- 
game entre cette Sainte Hiérarchie et celle que forment les élites depuis 
deux siècles, dans une entente d'asservissement de l'humanité. 


239 



LES FORCES SOMBRES AU COEUR DES RELIGIONS 


D’après les informations transmises par la Hiérarchie Pla- 
nétaire, on sait aujourd’hui que c’est de ce continent que 
naîtra la Sixième Race racine mais cette naissance ne sur- 
viendra pas de sitôt. 

Dans cette immigration vers les États-Unis, beaucoup 
de bonnes et de mauvaises choses de l’Europe partirent 
avec celle-ci. L’Histoire nous rapporte que le Président 
Georges Washington s’appuyait sur les conseils d’un mys- 
térieux professeur dont il suivait les conseils et que nul n’a 
pu réellement identifier de manière précise. Tout au long 
des premiers temps qui permirent à l’Amérique de s’orga- 
niser et de se libérer du joug de l’Angleterre, on trouve la 
marque de certains hommes qui sont apparus soudaine- 
ment pour jouer un rôle éphémère mais important et qui 
disparurent aussitôt de la scène politique. 

À l’inverse, et très rapidement, les Forces Noires s’im- 
plantèrent aussi dans cette Amérique nouvelle, car la lu- 
mière attire toujours les ténèbres. Avec ce nouveau pays, les 
courants inversés de l’évolution allaient trouver un terrain 
particulièrement fertile à leurs projets. Par la création du 
dollar, une porte allait s’ouvrir pour la haute finance mon- 
diale par laquelle allait s’engouffrer une structure particu- 
lièrement nocive. 

C’est la Première Guerre Mondiale (1914-1918) qui al- 
lait faire office de laboratoire. 


240 



TROISIÈME PARTIE 


LE MAL PLANÉTAIRE 
ET LE CHOIX DE 
« LA FIN DES TEMPS » 




PORTRAITS À LA BOURSE 

d’Edgar DEGAS (1834-1917) 

Huile sur toile — Musée d’Orsay (Paris) 

À partir du milieu du XIX e siècle, le rôle prépondérant de la 
Bourse dans le développement économique de la France, et no- 
tamment dans le financement de l’industrialisation, marqua le 
triomphe de la bourgeoisie d’affaires, composée de banquiers, 
de courtiers et d’agents de change qui, tous attirés par le goût de 
la spéculation et la facilité de l’enrichissement, se retrouvaient 
au palais Brongniart... 





Chapitre i 


LE DERNIER KARMA ATLANTE 
ET LA « FIN DES TEMPS » 

L’ère industrielle 

ET LE POUVOIR DE L’ARGENT 

C E FUT L’ÈRE INDUSTRIELLE de la fin du XIX e 
siècle qui permit à l’humanité d’améliorer à la 
fois son mode de vie, de faire des progrès dans 
de nombreux domaines mais aussi de participer à une autre 
forme de souffrance. Certes, les progrès de la médecine et de 
l’hygiène, la croissance des échanges commerciaux, le déve- 
loppement industriel et technologique comme l’électricité et 
tant d’autres ont favorisé l’expansion des sociétés occidenta- 
les, tout en provoquant une émulation entre différents pays. 

Mais la compétition allait rapidement tourner en 
guerre économique sans pitié. 

Ce progrès spontané et rapide aurait pu être une 
manne pour l’humanité si cette dernière avait été plus 
mûre pour en accepter les conditions de réflexion préala- 
bles, ce qui ne fut pas le cas. 

Depuis la création du système bancaire, les différentes 
sociétés se sont totalement modifiées. Il y a toujours eu des 
riches et des pauvres et cette différenciation entre les classes 
ne trouve pas son origine dans l’existence des pôles finan- 
ciers de la planète mais plutôt dans l’égoïsme des hommes. 
C’est d’ailleurs sur ce trait de caractère essentiel, propre à 
l’être humain, que des esprits bien intentionnés se sont ap- 
puyés pour mener leurs plans diaboliques. 

L’essor industriel a attisé la convoitise des grands ban- 
quiers de l’époque dont le nom est resté de notoriété pu- 
blique. Lors de la création des États-Unis d’Amérique, un 
élan d’enthousiasme a véritablement galvanisé le peuple et 


243 



LE DERNIER KARMA ATLANTE ET LA « FIN DES TEMPS » 


beaucoup d’immigrants ont trouvé là une sorte de paradis 
ouvert à tous. Cette image d’Épinal était en partie avérée, 
puisque ce pays s’est organisé par le biais de très nobles 
idéaux que l’on peut discerner dans les personnalités de pré- 
sidents comme Georges Washington ou encore Abraham 
Lincoln. 

C’était des hommes totalement imprégnés de leurs fonc- 
tions qui se positionnaient en adversaires de toute compro- 
mission ou intérêt personnel. Mais, la création d’un pays 
aux si grandes richesses ne pouvait rester très longtemps 
aux commandes de personnages aussi vertueux ou tout au 
moins idéalistes, si l’on en juge par l’infiltration très sour- 
noise de groupes actifs, passés maîtres es-manipulation. 

L’essor industriel soudain, de la fin du XIX e siècle et du 
début du XX e , n’est pas dû au hasard mais correspond 
(comme toute chose d’ailleurs) à l’intervention du Karma. 
En cette période, on pouvait percevoir l’évacuation finale 
prochaine du vieux Karma atlante et une partie de l’huma- 
nité pouvait donc accéder à plus de bien-être social, scienti- 
fique et économique. En cela, l’action des Maîtres de Sa- 
gesse via la Hiérarchie Planétaire joua un rôle crucial pour 
transmettre ces connaissances pour le bien de tous. Mais 
comme toujours, et comme présenté tout au long de ces pa- 
ges, dès que la Lumière paraît, l’ombre la suit de très près. 

m 


Les Forces de l’Ombre ou Forces Noires 

Ces Forces, dont j’ai parlé tout au long de cet ouvrage, 
sont des « résidus » d’une évolution planétaire antérieure 
à la nôtre et autre que celle de la Terre : celle de Mars. Ce 
sont les « ratés », ceux qui n’ont pu accéder à la Cons- 
cience Divine exigée par la Loi de l’Évolution gouvernant 
tout système planétaire. Ayant perdu leur Âme, ces an- 
ciens êtres ne sont que des « formes » en désagrégation 
(processus extrêmement lent). Ils gardent des traces de 
mental et des connaissances acquises dans leur système 


244 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


planétaire 202 et, pour conserver l’illusion de vivre et ne pas 
aller vers l’anéantissement qui les attend (qui attend cette 
substance en désagrégation en réalité) ils essaient par tous 
les moyens de s’infiltrer dans la densité (celle de la Terre aux 
temps atlantes et celle qui est encore la nôtre leur ont parfai- 
tement convenu et leur conviennent encore) et surtout de se 
nourrir de l’Essence Divine contenue dans le sang des êtres 
vivants sur Terre (surtout le sang des humains). 

Ce sont , en fait , des quasi-larve s-vamp ire s qui ne cher- 
chent qu'à bloquer l'Évolution de l'humanité terrienne 
afin de s'établir dans notre système planétaire et y perdu- 
rer. Pour aboutir, ils tentent depuis l’ancienne Atlantide de 
confiner l’humanité dans les ténèbres de la conscience, 
dans les émotions les plus basses, cherchant par leurs ac- 
tions à murer les êtres humains dans la seule densité, dans 
l’égoïsme, l’ignorance, l’angoisse, la dépression, l’insécuri- 
té, la peur, etc., afin de mieux agir et d’avoir un impact 
plus important sur les masses. La liste de leurs actions se- 
rait bien longue à énumérer mais ce qui vient d’être dit est 
suffisant pour cerner leurs opérations. 

m 


Les Groupes Noirs et leur impact 

On appelle « Groupe Noir » un ensemble d’êtres hu- 
mains, ayant donc « encore » une Âme, mais qui, en raison 
de leurs instincts, de leurs passions, de leur soif inextin- 
guible de biens matériels et de pouvoir, furent soumis et 
manipulés par les Forces de l’Ombre, comme ils le sont en- 
core de nos jours. Les Groupes actuels ne sont pas tou- 
jours constitués par les mêmes êtres mais généralement 
ceux qui n’ont pas spirituellement évolué depuis ces temps 
lointains restent encore attachés à ces Forces. 

202. Le système planétaire de Mars a terminé son Évolution : son « humani- 
té » — qui a évolué dans un corps moins dense que le nôtre (fait de 
chair) — a franchi le Seuil Spirituel et cette humanité martienne a atteint 
l'Adeptat. Nous n'avons à faire qu'à des « résidus », tels les déchets nau- 
séabonds de nos intestins... 


245 



LE DERNIER KARMA ATLANTE ET LA « FIN DES TEMPS » 


Parmi ces êtres humains (s’incarnant et se réincarnant 
comme le veut la Loi Divine) certains furent conscients de 
ce lien maléfique, d’autres non, mais ils furent simplement 
utilisés sans le savoir. La définition plus précise de l’ex- 
pression « groupe noir » s’applique, cependant, à ceux qui 
sont conscients de ce pacte avec les Forces Noires et qui 
agissent donc selon la pulsion de celles-ci. 

Ils ont existé depuis la lointaine Atlantide mais, de ma- 
nière plus récente, ils ont profité de l’évolution de l’huma- 
nité pour accélérer leur pression, manipulés qu’ils sont par 
les Forces de l’Ombre que j’ai succinctement décrites. 

C’est ainsi que dans l’Europe foisonnante de ce début 
de XX e siècle, de nombreux groupes occultes très sombres 
qui avaient, depuis le XVIII e siècle, préparé leurs plans, fu- 
rent en pleine activité 203 . Cependant, ce qu’il y a de plus si- 
gnificatif dans cette histoire, c’est qu’outre cette action mi- 
nime, mais toutefois efficace, les Groupes Noirs avaient 
bien compris que leurs plans ne pourraient bien fonction- 
ner qu’à travers deux grands domaines de la vie sociale : la 
politique et la haute finance. Le mode opératoire de toutes 
leurs actions ne s’exerce principalement que sur ces deux 
bases à partir desquelles tout peut se construire. 

Un autre domaine a depuis toujours été une voie d’ex- 
pression pour leurs plans : la religion qui, très puissante 
dans le passé, l’est moins aujourd’hui 204 . En apparence cer- 
tes car l’Islam reste un de leurs vecteurs non négligeable 
dans la mesure où il a produit une souche fondamentaliste 
et terroriste qui se démarque des croyants tolérants. Les 
deux autres religions du Livre, plus anciennes, n’ont plus ce 
côté sanguinaire mais elles n’en sont pas moins exemptes de 
souillures par les lobbies qu’elles entraînent avec elles. 

À ce sujet, je tiens à préciser ici que ces propos, s’ils vi- 
sent des structures religieuses dans leurs aspects extérieurs 

203. Le tristement célèbre groupe des Illuminés de Bavière créé par Adam 
Weshaupt, à l'incitation et avec le financement des banquiers, avait es- 
saimé ses séides dans de nombreuses structures et mouvements ésoté- 
riques — Infiltration des différentes Loges Maçonniques européennes 
ce qui a tendu et tend encore à faire croire au public que « maçonnerie » 
est synonyme de « société secrète à caractère maléfique » — dans tous 
les pays européens. 

204. En tout cas en ce qui concerne l'Église catholique, apostolique et romaine. 


246 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


et dans le visage que leurs responsables leur ont donné au 
cours des siècles, n’ont rien à voir avec la masse des 
croyants sincères et éminemment respectables. Chacun est 
libre de croire en ce qu’il veut et si ce livre peut surprendre 
parfois ou ébranler certaines croyances, le lecteur est invité 
à comprendre que seuls les faits parlent d’eux-mêmes, et 
que le bon sens doit aujourd’hui primer sur le dogme. 

Nous sommes dans la phase d’une évolution mentale 
de l’homme et non plus dans une phase émotionnelle où la 
foi seule doit prévaloir. Le fait de se situer sur un plan su- 
périeur n’enlève rien à la croyance en une Conscience spi- 
rituelle infinie mais par l’entremise des religions, cette 
Conscience supérieure a été travestie et endommagée, 
comme nous l’avons vu, au profit de « dieux » inférieurs 
qui n’ont rien à voir avec le CELA Indéfinissable et Incom- 
préhensible à jamais dont nous portons en nous une Par- 
celle qui doit faire de l’homme un Dieu dans le sens le plus 
spirituel du terme, comme le disent les Vedantins. Les 
Groupes, Ordres, Mouvements, etc., dans lesquels les For- 
ces Noires se sont infiltrées, ne sont que des ramifications 
de leurs actions et il est temps maintenant de donner un 
peu plus d’explications sur ce point. 

m 


La puissance des émotions 

Depuis que le Mal venu de l’espace est entré sur notre 
planète, l’être humain doit sans cesse se battre avec 
lui-même mais aussi avec cet adversaire invisible. Pour ex- 
poser les choses d’une manière simple, je dirai que ces For- 
ces déviantes (par rapport à la Loi Universelle) et erratiques 
ont trouvé avec la Terre et ses habitants un potentiel dans 
lequel elles puisent des énergies nécessaires à leur survie. 

Celles-ci sont générées de trois manières essentielles : le 
corps vital d’un individu ou d’un animal, les émotions et le 
sang. Bien entendu, la préférence pour ces entités négati- 
ves (mais possédant une grande capacité d’analyse) est 


247 



LE DERNIER KARMA ATLANTE ET LA « FIN DES TEMPS » 


l’être humain car la vitalité ou corps éthérique de celui-ci 
est supérieure à celle d’un animal. C’est du reste pourquoi 
on sacrifiait jadis dans les grands cultes du Yucatan, de 
Chaldée, de Babylone ou d’ailleurs, de malheureuses victi- 
mes que l’on égorgeait et dont le sang repaissait ces « enti- 
tés » délétères. En effet, le sang comme le sperme sont les 
véhicules matériels de l’énergie très haute et très pure 
qu’est l’Énergie Divine (Akashique). 

C’est pourquoi, lorsqu’un individu vit une émotion 
violente, celle-ci joue sur ses différents corps et extériorise 
une énergie puissante. Elle devient donc une nourriture 
pour ces entités. Associée à des millions, pour ne pas dire 
des milliards, d’autres énergies de même nature émises par 
d’autres êtres humains, elle est alors la goutte d’eau qui 
s’unit à d’autres gouttes d’eau, pour former un bouillon 
négatif. C’est ainsi que ces Forces ont trouvé ce moyen ac- 
tif pour se nourrir. 

Bien entendu, cette nourriture ne concerne qu’une cer- 
taine catégorie des émotions humaines, celles qui sont en 
« phase » avec ces entités et qui vibrent à des octaves très 
basses, donc très proches de leur mode d’existence. On 
comprendra plus facilement pourquoi leur plan s’oriente, 
depuis toujours, vers ce qu’il y a de plus négatif en 
l’homme. Grâce aux techniques contemporaines (les mé- 
dias) un véritable « supermarché » de violence et de lubri- 
cité, suscité par ces Forces Noires elles-mêmes, est offert 
en permanence à ces entités. 

En effet, les grandes messes musicales qui transportent 
des foules entières sur des sons frénétiques donnent 
l’exemple d’une petite partie de ce conditionnement. Ce 
qui est plus grave est que, pour des esprits plus jeunes donc 
plus vulnérables, toute une panoplie d’attaques, que je 
laisse imaginer au lecteur, est mise en place pour les rendre 
plus efficaces. Si l’on ajoute à cela, la pornographie et les 
films où le sang coule à flot, nous avons un cocktail déton- 
nant qui excite les masses et qui les fait vibrer sur des fré- 
quences très denses, tout comme les cirques sanglants de 
Rome au début de notre ère avaient pour inspirateurs ces 
mêmes Forces méphitiques. On peut imaginer ce que ces 


248 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


actions en chaîne peuvent provoquer sur notre planète. 
Elles engendrent l’agressivité, l’égoïsme et la violence qui 
produisent d’autres réactions et ainsi de suite. 

m 


Le fonctionnement des Groupes Noirs 

Cela est un des aspects par lequel les Forces Noires agis- 
sent. Mais il y en a bien d’autres comme nous avons pu le 
voir lors du dernier grand conflit mondial. En effet, un plan, 
établi depuis la fin du XIX e siècle par l’intermédiaire de la 
Société de Tbulé , a mis en place un personnage très magné- 
tique qui était en fait non pas seulement le maître de l’hor- 
reur que le Nazisme a engendré mais le pantin articulé par 
des Forces beaucoup plus puissantes. Les Groupes les plus 
importants qui découlent directement de ces Forces et qui 
sont actionnés par elles, ne sont pas nombreux sur Terre. 

En effet, le Grand Adepte que fut Franz Bardon nous dit 
que la totalité des individus qui constituent cette phalange 
maléfique est au nombre de 9 801, répartis en 99 loges, 
composées de 99 personnes chacune, et essentiellement des 
hommes 205 . Il s’agit là, bien entendu, des « cadres » les plus 
importants qui agissent selon une hiérarchie précise et ri- 
goureuse. Ces individus ne sont pas connus en tant que tels 
et les Loges dont ils font partie ne font aucune publicité et 
ne sont donc pas connues du public. 

Ces êtres humains, adonnés à leurs appétits matériels et 
ne cherchant que la conquête du pouvoir et du plaisir, dans 
une exacerbation de leur « égo », se lient, comme je l’ai dit, 
avec ces Forces Obscures et s’enchaînent ainsi, sans le sa- 
voir, et pour des siècles (via les différentes incarnations à 
venir), au « Mal ». 


m 

205. Il serait intéressant de réfléchir sur cette exclusion des femmes dans ce 
monde essentiellement masculin voué au « mal » et pourquoi les « grou- 
pes noirs » et leurs affidés s'acharnent avec une violence extrême à dé- 
truire « le féminin »... 


249 



LE DERNIER KARMA ATLANTE ET LA « FIN DES TEMPS » 


Un plan structuré 

Cette structure pyramidale maléfique agit depuis 
l’époque de l’ancienne Atlantide et cherche à éradiquer 
toute spiritualité de la surface de la Terre. 

Comment ? En poussant les êtres humains à agir dans 
le sens qu’ils ont prévu. Ce très petit groupe de 9 801 per- 
sonnes exactement (petit relativement aux milliards d’hu- 
mains vivant de nos jours sur notre planète), est constitué 
en Loges secrètes dont chacun de ses membres occupe un 
poste clé important dans des structures économiques, po- 
litiques et sociales. 

Certains — très rares — sont connus puisqu’ils travail- 
lent dans le monde politique mais surtout dans la haute fi- 
nance. C’est par l’argent qu’ils agissent, entre autres, sur 
notre société. Leur but , en occupant des postes puissants , 
est de contrôler notre plan de conscience en l'ajustant au 
plus bas niveau possible. Car si un jour la Lumière de 
l'Esprit devait grandir en chaque être humain se serait leur 
fin annoncée. Ils jouent et exacerbent donc les passions et 
les émotions les plus basses de l’individu afin de le rendre 
esclave de ses sens et de son ego, comme nous l’avons vu. 
Pour cela tous les moyens sont bons et si l’on observe 
notre monde, on peut comprendre que la peur, la violence 
qui génère l’angoisse et l’insécurité, conduisent les plus 
vulnérables d’entre nous à une sorte de prostration spiri- 
tuelle, voire à un dénie du Divin. 

Je ne m’appesantirai pas plus sur les différentes formes 
d’influences qu’ils exercent car chacun sera à même d’ob- 
server le résultat quotidien de leurs actions sournoises, 
conduites par des plans structurés. Une fois, dans l’His- 
toire récente, quelques membres d’une de ces Loges ( la So- 
ciété de Thulé qui cachait en fait une autre structure) se 
sont manifestées aux yeux du monde par l’intermédiaire 
du nazisme. Franz Bardon, quant à Lui, nous fait part 
d’une autre Loge qui demeurerait inconnue s’il ne l’avait 
pas mentionnée pour avoir eu à faire à elle, il s’agit de la 
F.O.G.C 206 . 

Ce sont les deux seuls Groupes Noirs qui ont pu être 
réellement démasqués. Les autres sont absolument secrets 


250 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


et seuls les Maîtres de Sagesse et certains de Leurs disciples 
les connaissent. Les personnages qui font partie de ces 
Ordres occupent, comme je viens de le dire, des postes 
charnière dans le monde de la haute finance et de la poli- 
tique, des postes décisionnaires, mais aussi dans d’autres 
domaines, comme on peut l’imaginer. 

Ce sont, en fait, ces individus sans scrupules qui in- 
fluencent toute notre société et particulièrement les flux 
d’argent à l’échelle des pays dans le monde entier. Les 
grandes crises économiques et financières sont fomentées 
par eux. Ils recherchent en permanence, le jeu de la désta- 
bilisation, afin de corrompre l’équilibre des sociétés pour 
avoir la mainmise sur les affaires du monde afin de mieux 
s’enrichir tout en provoquant l’angoisse et le chaos. 

Il faut ouvrir ici une parenthèse. Est-ce à dire que tous les 
financiers, tous les hommes politiques, tous ceux qui bras- 
sent de l’argent ou sont à la tête de grosses fortunes, sont cor- 
rompus ou adhèrent à ces Groupes ? Non ! Cette vision des 
choses serait une caricature et l’on ne peut bien entendu affir- 
mer ou penser une pareille chose. Il existe dans ces différents 
domaines des gens excellents et de grande probité. Il ne faut 
donc pas généraliser, surtout si l’on considère que leur 
nombre est faible par rapport à l’ensemble de l’humanité. 

Mais c’est justement parce qu’ils sont en petit nombre 
que les Groupes Noirs agissent selon des assemblages py- 
ramidaux en utilisant des recrues conscientes ou incons- 
cientes qui travaillent pour leur cause. Ainsi, ces Groupes 
à l’aspect douteux ont des êtres à leur solde. En créant des 
mouvements ou associations d’importance stratégique 
dans le seul but d’obtenir des émoluments ou des postes 
recherchés, ils créent une pieuvre dont les pseudopodes 
s’étendent sur toutes les couches de notre société. 

b 


206. Freemasons Order ofthe Golden Centurion. Je précise encore que le fait 
que le mot « franc-maçon » fût et soit usurpé par ces Groupes Noirs ne 
doit permettre l'amalgame entre toutes ces Groupes Noirs et la 
Franc-maçonnerie comme cela se fait, par ignorance et donc confusion, 
dans plusieurs sites sur le Web. 


251 



LE DERNIER KARMA ATLANTE ET LA « FIN DES TEMPS » 


Un travail invisible 

Ces avant-postes sont téléguidés par les affidés de ces 
ligues noires : 

■ Ils savent simplement qu’ils agissent dans un certain 
« courant » et leur moralité, s’ils en ont une, ne vise 
que leur satisfaction personnelle et leur désir de 
puissance. 

■ Il y a ceux qui travaillent pour ces Loges Noires sans 
le savoir vraiment. Ils adhèrent à des principes falla- 
cieux dans le monde politique ou la haute finance 
par des transactions secrètes qui vont dans le sens de 
l’asservissement. 

L’adhésion de ces individus à ces Groupes n’est pas fac- 
tuelle, elle n’existe que par le fait qu’ils acceptent certaines 
décisions ou compromissions dans leur intérêt ou parce 
qu’ils sont redevables à des personnes ou à des structures 
plus hautes qui leur ont octroyé une position importante. 

Une fois de plus, il ne faut pas faire d’amalgame et 
mettre toutes les personnes ainsi haut placées dans le 
même panier, loin de là. Et si l’on veut aller plus loin, on 
comprendra qu’une grande partie de l’humanité sert les 
Forces de l’Ombre par l’intermédiaire de la manipulation 
des Fils de Bélial qu’elle subit de manière inconsciente, par 
le fait même de son comportement, à titre collectif et indi- 
viduel. Gardons-nous donc de tout jugement hâtif, dans la 
mesure où les loups sont toujours très bien cachés et ceux 
qui s’exposent ne font pas automatiquement partie de leur 
meute ; ils n’en sont que les appâts. 

m 


Edward Mandell FIouse 207 

Un exemple assez significatif est celui d'Edward Man- 
dell House (1858-1938) qui fut un des hommes politiques 
les plus influents de l’Histoire des États-Unis, au début du 
XX e siècle. 


252 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


De tout temps, les éminences grises agissent en secret 
pour exécuter un plan insufflé par une autorité qu’eux 
seuls connaissent. Dans l’Histoire, de nombreux monar- 
ques, chefs d’État, autorités ecclésiastiques ont toujours 
eu dans leur entourage des personnages singuliers qui ont 
eu une influence considérable sur leurs décisions. 

Comme nous l’avons vu avec l’exemple du Comte de 
Saint-Germain et Louis XV, la Grande Loge Blanche 
envoie très souvent des Adeptes qui essaient d'équilibrer 
ce jeu malfaisant en déjouant les pièges , si les oreilles de 
ceux qui dirigent sont suffisamment ouvertes. L’ombre in- 
tervient toujours lorsque la Lumière se manifeste. 

Au début du XIX e siècle, les États-Unis formaient un 
pays tout neuf qui avait un poids très relatif à l’échelle 
mondiale et certainement pas celui qu’il a aujourd’hui. 
Pourtant, c’est grâce à Edward Mandell House que ce pays 
allait devenir ce qu’il est actuellement. Sans entrer dans les 
détails, il faut savoir que ce conseiller, quasi-inconnu du 
grand public, s’était rapproché du Président de l’époque, 
Woodrow Wilson, au point d’en devenir, très vite, son 
mentor dans la direction du pays. 

Avec le recul, certains auteurs, dont notamment le 
journaliste et historien politique Godfrey Hodgson 208 , di- 
sent que l’ascendant de Mandell sur le Président eut une 
influence considérable dans la politique des États-Unis des 
années 1920 : 

■ Il fut en fait la cheville ouvrière d'une manœuvre qui 
allait totalement transformer la face du monde . Cet 
homme sut tisser habilement un réseau d’influences 
avec des personnages importants. Ceux-ci le mirent en 
contact avec les puissances financières mondiales qu’il 
infiltra encore plus dans tout le système américain. 

207. Créateur du C.F.R. il mit en place un réseau considérable de personnali- 
tés de premier plan et favorisa à outrance l'ascension d'hommes 
comme Rockfeller ou Carnegie, souvent aux mépris des lois. Comme 
chacun le sait maintenant, le Council on Foreign Relations est un des 
groupes les plus influents, aujourd'hui encore, sur la politique étran- 
gère. De celui-ci, émergèrent d'autres mouvements auxquels appartien- 
nent de nombreux financiers et hommes politiques mondiaux. 

208. Woodrow Wi/son's Right Hand : The Life of Colonel Edward M. House by 
Godfrey Hodgson Yale University Press, New Haven, CT, 2006. 


253 



LE DERNIER KARMA ATLANTE ET LA « FIN DES TEMPS » 


■ Il permit également la réalisation de plans minutieu- 
sement préparés qui couvaient depuis de nombreuses 
années. La boîte de Pandore qu’il avait ouverte allait 
avoir des conséquences désastreuses pour le monde. 

■ C’est à lui que nous devons, avec l’aide d’une quin- 
zaine de membres d’un comité formé par ses soins, le 
démantèlement de l'Empire Austro-Hongrois après 
le traité de Versailles en 1918. Cet exercice géopoli- 
tique fut, par la suite, un pli pris par les États-Unis 
dans de nombreux pays, y compris à l’heure actuelle 
avec l’Irak et l’Afghanistan. 

■ Il mit en place, sous l’égide de banquiers qui agissaient 
dans l’ombre et donc derrière lui, un système monétaire 
qui allait dominer le monde et c'est ce qui prima dans sa 
carrière politique cachée, voire sournoise. C’est à son 
initiative que les plus puissants groupes financiers de la 
planète allaient s’unir et conduire la politique mondiale 
en favorisant l’impérialisme américain et en forçant les 
autres pays à plier sous l’imposante dictature de l’ar- 
gent. On sait en apparence que toutes les grandes ban- 
ques mondiales sont concurrentes mais en coulisse elles 
coopèrent à un plan de profit qui joue sur tout le sys- 
tème financier de la planète avec les conséquences hu- 
maines que cela peut avoir. 

Le réseau mis en place par House n’a fait que s’étendre 
au fil du temps à tel point que les gouvernants d’au- 
jourd’hui sont inféodés par les diktats de ces immenses 
structures financières qui cachent d’autres puissances. 
Celles-ci mènent une guerre occulte depuis la fin de 
l'Atlantide et prennent en otage une grande partie de l'hu- 
manité pour parvenir à leur fin. 

Était-il membre de ces Loges Noires ? Il me serait bien 
difficile de lancer de pareilles allégations sans preuve. Tou- 
tefois, ses exactions montrent qu’il obéissait au « plan 
sombre » et que les personnages influents auxquels il eut à 
faire avaient, pour certains d’entre eux, une apparence 
bien ténébreuse. 


B 


254 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


L’argent 


Mainmise et pouvoir 

Il y a quelques années encore, quand certains auteurs 
commentaient ces influences sur les pouvoirs politiques en 
place, d’aucuns ironisaient en minimisant les effets. On 
sait maintenant à quel point cette emprise est forte et que 
les États et leurs gouvernants tremblent à la perspective de 
l’attribution de la note octroyée par les Agences de Nota- 
tion. Les puissances occultes sont donc maintenant 
presque parvenues au plus haut niveau de maîtrise sur les 
Gouvernements et il ne manque qu’un petit pas à faire 
pour inciter d’autres structures existantes à s’implanter et 
grandir afin de dominer définitivement les peuples. 

C’est effectivement ainsi que les Forces Obscures, par 
l’intermédiaire des Groupes Noirs, ont façonné le monde en 
rendant celui-ci prêt à accepter des choses parfois inaccepta- 
bles lorsque devant un scénario bien construit, on finit par 
admettre, petit à petit, l’impensable, comme étant inévitable, 
sous le prétexte d’une situation difficile, que rien ne peut 
changer. On accepte ce que Von nous impose par la sugges- 
tion , avec force répétitions et martèlements . C'est ainsi que 
se crée un réflexe conditionné , soit par ce qui nous fait plai- 
sir soit par ce qui nous fait peur. Dans les deux cas, nous fi- 
nissons par admettre ce que l’on nous impose. 

Les puissances financières ont à l’heure actuelle toute 
l’énergie nécessaire pour nous amener au chaos que les For- 
ces Noires inspirent. Ces Forces attendent frénétiquement 
car, au vu de ce qui se prépare pour le monde, elles pressen- 
tent que le combat ne va pas leur apporter la victoire. 

C’est pourquoi tout, sur notre pauvre planète, est en ef- 
fervescence et que la pression devient de plus en plus forte. 
Les différents Gouvernements savent très bien qu’ils ne 
peuvent plus rien faire par eux-mêmes. Tous les Présidents 
« bénéficient » de conseillers, es-maîtres haute finance, qui 
imposent à leurs concitoyens des plans aux conséquences 
désastreuses pour le futur immédiat, tout autant qu’à long 


255 



LE DERNIER KARMA ATLANTE ET LA « FIN DES TEMPS » 


terme. Alors que les banquiers s’enrichissent et spéculent, 
ce sont les peuples qui souffrent et, dans cette danse, ce sont 
ces « déchets erratiques de Mars » qui conduisent le bal ! 

Nous pourrions ainsi parler systématiquement de tous 
les procédés employés pour modifier le comportement hu- 
main, pour influencer les esprits mais aussi tous les projets 
à la base du dérèglement de la planète. En abordant ces 
thèmes, nous sortirions du cadre de cet ouvrage dont le 
but est de dénoncer la manipulation exercée par les Fils de 
Bélial depuis la nuit des temps, jusqu’à nous. Comme je 
l’ai dit et comme cela se sait en général, c’est principale- 
ment par l’argent qu’ils essaient de dominer le monde ; 
cela fut ainsi plus particulièrement depuis le XVIII e siècle 
mais plus encore aujourd’hui. C’est pourquoi j’aborde 
principalement ce thème, les autres sujets, bien qu’impor- 
tants, ne sont que connexes par rapport à l’emprise de 
Mammon. 

La haute finance est la main qui arme les guerres par- 
tout dans le monde et l’on nous fait croire que cela nourrit 
l’idéologie de la liberté. On libère les peuples de tyrans, 
certes, mais au profit de quoi ? Dans mon précédent livre, 
je dénonçais la manipulation exercée durant la première 
guerre d’Irak par le Président Bush père qui, grâce à des 
conseillers en communication, avait construit ce à quoi on 
a donné un nom depuis, le storytelling 209 . Le mensonge du 
Président fut, plus tard, révélé et la planète entière fut in- 
formée du subterfuge concernant le soi-disant massacre de 
Koweït City 210 par les troupes de Saddam Hussein. 

Cela n’a pas empêché, deux mandats plus tard, à Georges 
Bush Jr., son fils, de reproduire un mensonge, plus gros en- 
core, en demandant à Colin Powell, Secrétaire d’État, de 
brandir devant les caméras du monde entier la fameuse fiole 
contenant la « preuve » que Saddam Hussein possédait 
l’arme nucléaire. Que contenait cette petite fiole ? De l’eau, 

209. Le storytelling est une méthode utilisée en communication, basée sur 
une structure narrative du discours qui s'apparente à celle des contes, 
des récits. Littéralement : Raconter une histoire. (Denning Stephen, The 
Leader's Guide to Storytelling, Jossey Bass, 2005). 

210. Voir dans : « Thot-Hermès- Les origines secrètes de /'humanité », le cha- 
pitre .Les Écoles de Mystères et le Livre de Thot- de Guillaume Delaage, 
Ed. Moryason. 


256 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


tout simplement ! La presse internationale mit, cette fois-ci, 
un peu moins de temps pour réagir mais le mal était fait. La 
guerre était engagée et les puissances financières allaient 
pouvoir profiter, entre autres, des bienfaits de l’or noir. 

Que l’on ne se méprenne pas, mon propos ne cherche 
pas non plus à défendre la politique du tyran que fut Sad- 
dam mais à proposer un axe de réflexion sur la façon dont 
nous sommes gouvernés dans quelque pays que se soit car 
ce scénario peut se décliner dans tous les États riches. 
Quant aux autres, bien que les problèmes soient diffé- 
rents, ils sont néanmoins victimes de misères et de corrup- 
tions, également téléguidées par les Forces Noires. 

Le piège... 

L’argent est une énergie mercurienne qui, comme toute 
énergie dans l’Univers, n’est ni bonne ni mauvaise. Elle est 
ce qu’en fait chaque individu. Cette énergie d’échange est 
justement aussi puissante, car elle est associée à un aspect 
éminemment négatif qui est l’égoïsme et donc la satisfac- 
tion personnelle. 

À l’origine, elle était un moyen d’acheter et de vendre. 
Mais dès que l’on a créé la surestimation du plaisir, en pro- 
posant toujours plus de consommation et en attirant de 
plus en plus les masses vers l’aspect superficiel et illusoire 
du monde, les Forces Négatives savaient ce qu’elles fai- 
saient. En créant des besoins et en incitant les émotions 
primaires, le monde est devenu prisonnier, UNE FOIS DE 
PLUS, de la matière. Prenons l’exemple de l’Atlantide et re- 
voyons ce qui a conduit cette immense civilisation à sa 
perte. Les Atlantes étaient obsédés par le corps et l’émo- 
tion provoquée par une sexualité frénétique et une atti- 
rance irrépressible pour la matérialité. On sait à quoi cela 
les a conduits, sous l’influence des Magiciens noirs. 

Ce sont ces mêmes Magiciens noirs (réincarnés de nos 
jours ou ayant été rejoints à présent par d’autres êtres) qui 
utilisent les mêmes mécanismes pour manipuler l’humanité. 
Et si l’on en juge par l’attitude des êtres humains sur Terre, 
on comprend aisément que leur pari ténébreux semble ga- 


257 



LE DERNIER KARMA ATLANTE ET LA « FIN DES TEMPS » 


gné. Car l’argent est devenu la principale source de souf- 
france et d’éloignement spirituel. L’humanité, selon ce point 
de vue, est coupée en deux camps : 

■ ceux qui ont trop d’argent (une minorité) ; ils au- 
raient plutôt tendance à ignorer leur Être Intérieur 
car ils ne se fixent que sur ce que le profit et la jouis- 
sance des biens de ce monde peuvent leur apporter 
comme satisfaction ; 

■ et ceux qui souffrent de ne pas en avoir (ils sont plé- 
thore !...) et, dans leur misère, sont angoissés par 
leur lendemain. 

D’un côté comme de l’autre, l’énergie de l’argent mal 
employée provoque misère morale ou physique ou les 
deux à la fois. C’est sur ce point que l’humanité va devoir 
rapidement s’interroger et changer toutes les structures 
existantes. Si elle ne le fait pas, elle s'engagera alors vers 
une issue fatale de laquelle il lui sera difficile de s'ex- 
traire. Le pouvoir des banques nous pousse à consommer 
sans cesse et à faire le jeu de ce nouvel état du monde qui 
agit dans tous les domaines. En matière politique, l’huma- 
nité est dans le système de la dualité. 

Il faut expliquer ici, rapidement, la différence qui existe 
entre les régimes politiques que nous connaissons. Nous 
avons l’habitude, depuis la contre-réaction aristotélicienne, 
de réagir et d’analyser nos sociétés en fonction de nos sens 
et de l’intellect. Ainsi depuis plus de deux millénaires, le 
pouvoir est-il donné à celui qui a la force ou l’intelligence. 

C’est ainsi que sont nées toutes les Monarchies dans le 
monde bien que l’Église (pour ce qui concerne l’Occident) 
eût voulu conserver son pouvoir sacerdotal en « bénissant 
les Rois », prenant ainsi exemple sur Ponction faite aux 
patriarches d’Israël qui la tenait eux-mêmes des Égyptiens. 


a 


258 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


L’axe horizontal 

Dans un vieux pays comme la Chine, c’est la référence 
aux Dynasties Divines que l’on a essayé de perpétuer, alors 
que le sens et l’essence de celles-ci étaient perdus. En effet, 
la solidification de nos sociétés dans la matière et l’utilisa- 
tion exclusive de la raison et de l’intellect ont fait qu’au- 
jourd’hui on ne comprend plus la notion véritable de Pou- 
voir Divin. Celui-ci est relégué à l’exemple perverti et 
grossier des Monarchies que l’Histoire nous décrit. 

Les Dynasties Divines de la lointaine Atlantide ou de 
l’Égypte d’avant l’époque pharaonique avaient une poli- 
tique réellement « divine » puisque de véritables Initiés 
gouvernaient le pays. De par leur extraordinaire évolution 
spirituelle, ceux-ci étaient en relation avec la Hiérarchie 
Planétaire dans un Axe Vertical, celui qui situe l’homme 
entre la Terre et le Ciel, c’est-à-dire entre le plan matériel et 
le Plan Divin. 

C’est cela la véritable Royauté, celle qui relie la Terre 
au Ciel dans une parfaite harmonie dont le Roi est l’agent 
parmi les hommes. Le Ciel est en fait l’allégorie du Soi spi- 
rituel en chaque être, issu de la Conscience Divine à jamais 
inconnue. Le but de chaque être humain est de se gouver- 
ner lui-même en s’orientant vers la Lumière Intérieure. 
Ainsi, dirigera-t-il sa vie depuis sa véritable Individualité, 
en utilisant les pleines et entières potentialités divines se- 
lon cet Axe Vertical. 

Cette notion d’évolution en conscience vers l’Esprit Divin 
a non seulement été perdue depuis ces temps anciens mais 
n’est plus à l’ordre du jour dans la mesure où les hommes po- 
litiques sont aujourd’hui incapables de gouverner de cette fa- 
çon car sourds à tout message venant de l’intérieur. Ainsi, 
cette « obstruction » spirituelle conduit-elle nos sociétés à 
gouverner dans un sens « anti-divin » qui sert les Forces Noi- 
res puisque tous les systèmes politiques ne sont plus dans cet 
Axe Vertical Divin mais dans un axe horizontal. 

En effet, nous raisonnons aujourd’hui en des termes de 
Gauche, de Centre, ou de Droite. Dans ces conditions 
nous voyons bien que seuls la raison et l’intellect guident 


259 



LE DERNIER KARMA ATLANTE ET LA « FIN DES TEMPS » 


les choix politiques. Nous nous situons dans un monde li- 
mité et illusoire. En ce sens, la politique, considérée sous 
cet aspect, ne pourra jamais libérer l’homme. La matière et 
la dualité sont donc un terreau fertile dans lequel les Fils 
de Bélial peuvent mener leur jeu perfide. 

C’est pour toutes ces raisons que les Maîtres de Sagesse 
sont intervenus d’une manière plus importante depuis la 
fin du XIX e siècle pour nous apporter un Enseignement 
extraordinaire. En agissant ainsi, Ils savaient qu’il était né- 
cessaire d’offrir à l’humanité une plus grande Lumière ain- 
si que des atouts permettant une lutte plus égale dans ce 
combat dans lequel sont désormais impliqués la planète et 
ses habitants. 

L’humanité ne se ralliera pas, dans sa totalité, à la Voie 
offerte par la Hiérarchie Planétaire. Chaque homme et 
chaque femme utilisera son libre arbitre. Mais il est grand 
temps maintenant de prendre individuellement et intérieu- 
rement position dans ce drame humain. 


260 



Chapitre 2 


LE DERNIER ACTE DE LA 
TRAGÉDIE PLANÉTAIRE 
MULTIMILLÉNAIRE : 

DES HOMMES SANS ÂME 

L’activité multimillénaire 
des Forces Noires sur Terre 

C OMME JE L’AI DIT, depuis le milieu du XVIII e 
siècle, les Groupes Noirs ont tout mis en 
œuvre pour renforcer un combat qui est loin 
d’être fini. Avec l’implication de la haute finance dans le 
plan d’asservissement de l’humanité et son influence dans 
la Première Guerre Mondiale, le cours des évènements 
s’est orienté vers la prédominance de l’argent dans tous les 
domaines. L’union sacrée des grands systèmes financiers a 
ouvert la voie à une guerre qui allait être encore plus ter- 
rible que la précédente. 

Outre le fait que la Société de Thulé mit en place Hitler 
et le Nazisme, d’autres « arrangements » facilitèrent la 
percée de la pieuvre immonde qui allait s’étendre sur le 
monde. On sait aujourd’hui que des banques associées 
(parfois la même banque) ont aidé le Fürher à la réalisa- 
tion de ses plans alors que parallèlement elles aidaient à 
l’armement des Alliés. On sait aussi que les périodes de 
guerre sont propices à l’enrichissement des grands trusts 
financiers et ceux-ci ont su largement tirer parti de la pé- 
riode douloureuse de 1939-1945. 

La Seconde Guerre Mondiale permit surtout à l’Ordre 
Noir d’avoir, pendant un temps, une domination réelle sur 
la planète. Pour la première fois, depuis longtemps, les Fils 
de Bélial se montrèrent à visage découvert, en affichant 
leur symbolisme, leurs grands-messes, tout autant que 


261 



LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE 


leurs plans sataniques. Depuis la fin de l’Atlantide, les Ma- 
giciens noirs avaient repris, d’une certaine façon, un pou- 
voir relatif. Au risque de me répéter, je précise que lors- 
qu’on parle de ces Magiciens, il ne faut pas les voir comme 
constituant le sommet de leur ténébreuse hiérarchie. 

Cette prérogative appartient à des êtres « non humains » 
(appelées les Forces Noires, les Forces de l’Ombre) qui ne 
dépendent pas de notre Cycle d’évolution planétaire. Ce 
sont elles, comme je l’ai plusieurs fois précisé, qui tirent les 
ficelles dans tous les domaines pour concrétiser leurs plans 
tendant à maintenir la Terre et l’humanité dans la matériali- 
té afin de repousser le terme de leur annihilation, prévue 
par la Loi Divine. Beaucoup ne vivent même pas dans des 
corps physiques et se situent sur les aspects les plus denses, à 
la limite de la matière. Ce plan pourrait être décrit comme 
« infernal » tant la densité maléfique qu’il contient est 
grande. C’est donc par elles que s’organise le Mal planétaire 
depuis des millions d’années. Pour que leurs projets abou- 
tissent, elles utilisent des groupes d’individus serviles, orga- 
nisés en Loges noires. Ces dernières mettent leurs plans à 
exécution avec l’aide d’une élite soigneusement choisie. 

m 


Les Forces Noires 

et la Deuxième Guerre Mondiale 


Hitler et la Loge de Tuhlé 


La Loge de Thulé (ou Thule Gesellschaft) organisa sa 
stratégie autour de sept personnages 211 . Le premier d’entre 
eux fut Hitler qui était un médium hors pair, donc facile- 
ment manipulable par ces « non-humains » qui, à certains 

211. Notons ici encore l'importance du chiffre 7. Les Forces Noires tout comme 
les Forces de la Lumière utilisent les mêmes Lois, à ceci près que les pre- 
mières les détournent à des fins totalement négatives, alors que la Grande 
Loges Blanche, les Maîtres de Sagesse, leurs disciples, et toutes les fem- 
mes et hommes de bonne volonté, demeurent fidèles à la Loi Universelle. 


262 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


moments, agissaient réellement à travers lui. On peut donc 
penser qu’il devait, par moments, être réellement incorpo- 
ré par ses maîtres. Avec lui, six autres personnes, qui fu- 
rent les plus hauts responsables du Troisième Reich : Von 
Ribbentrop, Goebbels, Goering, Hess, Himmler et Strei- 
cher, noms bien connus de tous. 

D’autres comme Tojo, au Japon, et Mussolini en Italie, 
participaient différemment à ce travail. Ce sont eux qui in- 
carnèrent l’horreur durant les seize années que dura le Na- 
zisme. Leurs actions furent d’abord cachées, mais la pé- 
riode de la guerre déchaîna, par leur intermédiaire, les 
forces d’agression en gouvernant par la peur et l’esclavage. 

Ceci illustre bien le dessein obscur des Forces Noires qui 
cherchent depuis des millions d’années à reproduire le scéna- 
rio qui fut à l’origine de la chute de l’Atlantide. Uhumanité a 
échappé de peu à une catastrophe irréversible lors de la Se- 
conde Guerre Mondiale . Si ce n’était l’intervention de la 
Grande Loge Blanche mais aussi de Forces bénéfiques venant 
de l’espace 212 , le monde serait aujourd’hui tout autre. Et je 
laisse imaginer au lecteur le type de société et les conditions 
climatiques qui nous seraient imposés par cette horreur. 

Hitler a donc trouvé, en ses collaborateurs, des éner- 
gies analogues à la sienne. Tous étaient particulièrement 
réceptifs et déséquilibrés, ce qui ajoutait à leur puissance 
maléfique. En ce sens, ils formaient un groupe d’exception 
dans le mal. C’est grâce à l’égrégore formé par ces sept per- 
sonnes que la volonté de destruction, de haine, de violence 
et de cruauté de ces Forces obscures ont pu agir d’une ma- 
nière incroyable. 

Cette sorte de centrale énergétique, alimentée par des 
énergies supérieures à celle de ces chefs nazis quant au 
mal, devint une véritable machine qui brisait tous ceux qui 
essayaient d’entraver ce Plan maléfique. Ce « feu » négatif 
était nourri en permanence par l’intermédiaire de cérémo- 
nies de magie noire qui augmentaient leur puissance. De 

212. Intervention de Grand Êtres vivants sur la Constellation de Sirius et ayant 
agi à cette époque sombre sur notre système solaire via la planète Uranus 
qui se trouve à la quasi-limite de notre système solaire (les Forces de Si- 
rius ne peuvent pénétrer plus amplement de façon dense notre système, 
car leur fréquence vibratoire est trop élevée, trop spirituelle...). 


263 



LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE 


plus, grâce aux meetings rassemblant des foules immenses, 
comme ce fut le cas à Nuremberg, les participants incons- 
cients, abreuvaient de leur propre énergie le Fürher par le 
fameux Sig heil. Hitler sachant ce qu’il faisait, se mettait 
en position de recevoir la vitalité de ces milliers de mains 
tendues vers lui. Regardez les films d’époque qui montrent 
ces énormes manifestations et vous verrez cet homme, 
main tendue à l’oblique, recevant cette force qui lui était 
transmise par la foule ignorante. 

Notons, enfin, que le signe du double « S » runique (SS) 
qui signifie « la foudre » ainsi que la croix sinistrogyre ( tfi ) 
sont des caractères magiques qui appellent les Forces de la 
Destruction et de la Matérialité (la conscience s’abîmant 
dans la densité et donc vers sa dissolution) ; à ces signes né- 
fastes répondaient, en face, les ennemis du nazisme, les 
Alliés qui arborèrent sur les chars et autres emblèmes mili- 
taires l’Étoile à Cinq Branches (O), sceau magique extrê- 
mement puissant et appelant les Forces Spirituelles de 
« dédensification » (la conscience s’élançant vers son ex- 
pansion spirituelle). 


L’Antéchrist 

Il me faut ici parler de l’Antéchrist (« étymologique- 
ment :« celui qui vient avant le Christ »). 

Au regard des prophéties, notamment celles de 
Anne-Catherine Emmerich (1774-1824) 213 , il paraît clair 
qu ’ Hitler EST V Antéchrist : 

« J'ai vu que d'autres (démons enchaînés par 
le Christ lors de Sa descente aux Enfers) seront 
relâchés de deux générations en deux généra- 
tions » (Prophétie du 19 octobre 1823). 

Le calcul des générations est la suivante : une génération 
compte pour 25 ans, donc 4 générations comptent pour 
100 ans, cela nous conduit vers 1925-1930 — au regard de 
la date de cette Prophétie — époque de la création de la 
Loge de Thulé et du Council on Foreign Relations - C.F.R. 

213. Visions d'Anne-Catherine Emmerich de Joseph Alvare-Dulay (2000) 3 vol. 


264 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÈTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Autre Prophétie de cette Mystique allemande : 

« Je vis que cinquante ou soixante ans , si je 
ne me trompe, avant Van 2000, Lucifer 214 de- 
vait sortir pour quelque temps de Vabîme. » 

Ces « cinquante ou soixante ans » avant l’an 2000 dont 
parle A.C. Emmerich nous ramènent à 1940-1950, à la Se- 
conde Guerre Mondiale, à Hitler donc, et au nazisme. 

Autre Prophétie, celle d’un certain Zacharie , vivant en 
Allemagne et ayant connu la Révolution Française. Zacharie 
écrivit en 1807 que les atrocités de cette Révolution n’égale- 
ront pas celles qui attendent l’Europe au milieu du siècle pro- 
chain (donc époque de la Seconde Guerre Mondiale) et que : 

«... ainsi que les grincements désespérés et 
les passions éternelles des âmes damnées, ainsi 
que la puissance orageuse et la face dévastée du 
roi des Enfers, tel sera cet homme qui viendra 
au milieu du siècle prochain ». 215 

Autre Prophétie, celle d ’Angello Roncalli (futur Pape 
Jean XXIII), écrite durant cette même grande Guerre : 

Le fils de la Bête a échappé à trois atten- 
tats ... ». 216 

Anne-Catherine Emmerich précise que soixante ans 
avant l’an 2000, « Lucifer » 217 sera relâché « pour quelque 

214. La confusion est communément faite, par ignorance, entre : 

■ Lucifer, le Porteur de Lumière (du latin Lux-Lucis/ lumière et Ferre/por- 
ter), « l'Étoile du Matin » des Romains, qui est la « source » du « Men- 
tal donné aux hommes » par les Seigneurs de Vénus 

■ et la force brute démoniaque nommée « Satan » (mot chaldéen signi- 
fiant Y« accusateur » mais aussi Y adversaire). Suite au vocatif utilisé 
par Jésus, Vade rétro, satana / (Marc, VIII. 31 -33), Satan est devenu le 
nom propre du Diable. Il est traditionnellement associé à Belzébuth ou 
Baal-Zébub (le dieu Baal dit Seigneur des mouches) par les Pharisiens 
dans les Évangiles, au dieu romain Lucifer (d'après le contresens de la 
traduction latine du livre d'Isaïe) et à Méphistophé/ès (du latin mephiti- 
cus/exhalation fétide) au Moyen Âge. 

C'est à cette dernière force que A.C. Emmerich se réfère ici. 

215. Prophétie citée par Jean Prieur dans un article paru dans la revue «Autre 

Monde» n°1 18 de juin 1989- Éd. François de Villac (à présent disparues). 

216. « Profezie di papa Giovanni » - R Carpi (Éd. Maisonneuve). 

217. Nous mettons entre guillemets ce nom pour suivre l'idée motrice de ce pro- 
pos mais il faut le remplacer, en fait, par celui de « Satan ». Cf. Note supra. 


265 



LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE 


temps » des Enfers : ce « pour quelque temps » est très im- 
portant car son retour vers l’Abîme ne se fera que lorsque 
les Forces du Mal seront vaincues... Or, ceci est l’enjeu ac- 
tuel. Cela signifie donc que « Lucifer » est toujours relâché 
et que c’est à l’humanité de le renvoyer dans les Enfers. 

Précisons que c'est pour cela que le Maître tibétain 
Djwal Kool a demandé , au lendemain de la Seconde Guerre 
Mondiale de réciter quotidiennement « la Grande Invoca- 
tion » 218 qui est d'une puissance « magique » extrême . 

Hitler étant l'Antéchrist, le Christ, en conséquence, 
doit bientôt revenir , . . 219 


m 


Une manipulation à grande échelle 

Dans cette période récente de notre Histoire, le Mal a 
réellement révélé son visage. Le Nazisme n’est pas arrivé 
par hasard. Tout l’agencement et la manifestation de ces 
horreurs furent le fruit d’une dette Karmique que l’huma- 
nité conservait depuis l’Atlantide. 

Rien n’aurait pu permettre aux Forces de l’Ombre d’agir 
de la sorte si l’humanité ne leur avait pas préalablement ou- 
vert la porte. Ce n’est pas pour rien que le fascisme a jailli, 
partout en Europe, en ces années de crise. La bourgeoisie et 
le conservatisme outrancier avaient remplacé l’aristocratie et 
s’étaient enfermés dans un égoïsme profond. Là encore, le lit 
avait été depuis longtemps préparé pour accueillir la réaction 
que fut le fascisme. 

Les Forces Noires, contrairement aux Forces de Lu- 
mière, ne sont contraintes par aucune limite dans le com- 
bat. En effet, La Grande Loge Blanche doit impérative- 
ment et scrupuleusement suivre les Lois Universelles 
parmi lesquelles s’inscrit la Loi du Karma alors que les 
Forces de l’ombre ignorent, pour la plupart, ces Lois et 
peuvent ainsi travailler sans frein pour la perpétuation du 

218. Elle est donnée en fin de cet ouvrage. 

219. Voir « Le Retour du Christ » de l'Adepte Tibétan Djawal Khool et présenté 

par Alice A. Bailey. Éd. Lucis-Trust (Suisse). 


266 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÈTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


matérialisme, de la cruauté, de la violence, du mensonge 
ainsi que pour leur domination sadique, sur le mental et le 
psychisme des êtres humains. 

Le combat est donc très délicat car les Maîtres de Sa- 
gesse ne peuvent — toujours selon les Lois du Karma — 
agir qu’au regard des actes, émotions et pensées de l’huma- 
nité et donc par réaction et non en attaquant directement 
les Forces de l’Ombre. C’est pourquoi, d’une certaine fa- 
çon, Leurs actions sont endiguées car Ils ne peuvent aller 
contre le libre arbitre de l’humanité. Si demain , dans un 
élan , chaque être humain manifestait réellement plus 
d'amour et de générosité , alors la Lumière imprégnerait la 
Terre tout entière et les Forces Noires seraient anéanties . 

Comme cela reste, pour l’instant, une vision utopique, 
on ne peut qu’espérer une prise de conscience d’une partie 
des êtres humains face au danger réel auquel nous sommes 
confrontés. Ainsi, cette volonté d’aller vers plus d’al- 
truisme aiderait considérablement le Travail de la Hié- 
rarchie planétaire. Cette contribution au Grand Dessein 
de Shamballa nous permettrait de franchir une étape 
d’évolution vers plus de maturité spirituelle et d’éradiquer 
la chausse-trappe nauséabonde dans laquelle les Forces de 
l’Ombre essaient de nous enfermer. 


Hitler et « le Karma atlante » 

Hitler et ses six compagnons étaient sur le point de réali- 
ser les mêmes abominations qu’avaient commises les Magi- 
ciens noirs de l’Atlantide. Les camps de concentration qu’il 
avait ouverts n’étaient pas simplement voués à l’extermina- 
tion mais aussi à l’expérimentation comme chacun le sait. 
Ce qui est moins connu est qu’il cherchait à créer une 
sous-race hybride selon l’idée d’une hiérarchisation des 
classes d’individus. Au sommet, l’homme nouveau 
« l’Aryen pur » et dessous, par ordre décroissant une caste 
supérieure, puis des travailleurs qui devaient être servis par 
une race d’esclaves qu’il essayait de créer génétiquement. 


267 



LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE 


Dans cet horrible plan, nous retrouvons les mêmes pa- 
ramètres qui conduisirent les Atlantes dépravés à créer 
cette race hybride mi-homme mi-animal dont les singes su- 
périeurs sont les descendants. Comme nous pouvons le 
constater, le temps ne fait rien à l’affaire et les Forces du 
Mal n’ont pas changé d’un iota leurs machiavéliques pro- 
jets, depuis des millénaires. 

Aujourd’hui, elles sont parvenus à concrétiser bon 
nombre de leurs idées dans la mesure où l’humanité s’englue 
inexorablement dans le matérialisme. Comme la mondialisa- 
tion, l’industrialisation et surtout l’appât du gain, rendent les 
hommes de plus en plus instinctifs, elles trouvent dans la si- 
tuation présente un ferment extraordinaire pour agir. Je serai 
tenté de dire que le comportement d’un grand nombre d’in- 
dividus facilite leurs actions sournoises. 

En effet, sans le savoir, des femmes et des hommes se 
laissent de plus en plus séduire par « l’attrait de la forme » 
comme ce fut le cas en Atlantide. Pour donner un simple 
exemple, regardons comment réagissent les adolescents et 
même les adultes face aux marques de grands produits de 
mode, tout autant qu’à la plastique et à la beauté du corps. 
On pourrait voir là un simple caprice et, pourquoi pas, un 
plaisir innocent, si ce n’est que ce caprice conduit inévita- 
blement au culte de la beauté et de la jeunesse, au culte du 
corps, donc de l’ego. 

Pour les personnes stables et ouvertes à la spiritualité, 
suivre la mode n’est pas en soi un problème car chacun sait 
relativiser avec beaucoup de recul. Mais quand cet attrait 
devient un véritable appétit irrépressible au point d’ou- 
blier que l’être humain est autre chose que l’apparence 
physique, alors cela représente un danger réel. 

C’est pour cette raison que les Forces Noires agissent 
dans tous ces domaines, spécifiquement pour hypnotiser, 
séduire et leurrer les masses, en les conduisant sur des che- 
mins de traverse dans lesquels l’Ego supérieur est oublié 
au profit de l’ego inférieur 220 . Cela n’est qu’un simple et 
banal exemple mais si le lecteur réfléchit quelque peu, il 
obtiendra rapidement un tableau complexe de toutes les 


268 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


formes que peuvent prendre les séductions imposées aux 
humains par les forces déviantes. 

Beaucoup de personnes font le jeu des Magiciens noirs 
sans vraiment le savoir et c’est pourquoi il faut parler de 
guerre entre deux pouvoirs qui s’affrontent depuis long- 
temps et dont nous sommes les victimes. Nous savons, tout 
au long de ces chapitres, qui est au sommet de tout cela. 
Mais rappelons tout de même que tous les membres affiliés 
à des organisations à caractère financier, politique ou en- 
core à des « clubs » souvent mondains ou « progressistes » 
ne sont pas forcément conscients de tout ce qui se passe en 
leur sein. Ils sont, en quelque sorte, téléguidés par un cou- 
rant qui joue sur leur égoïsme et leurs instincts les plus bas. 

Le pouvoir qui leur est donné suffit à les influencer 
pour conserver leurs biens et donc agir selon des directives 
venues de plus haut, sans pour autant savoir qui tire les fi- 
celles. Cela n’excuse en rien leurs actions, bien au con- 
traire, mais il faut les voir comme les pions serviles et sou- 
vent inconscients, de maîtres diaboliques qui figurent 
parmi 9 801 individus, mentionnés par le Grand Adepte 
Franz Bardon. 


m 


Anéantir l’Europe ? 

Depuis le début du XIX e siècle, leur but est — entre 
autres - d’anéantir et de ruiner l’Europe. Les deux Gran- 
des Guerres ont laminé les populations mais ont, en re- 
vanche, enrichi considérablement la haute finance. L’en- 
tité européenne est, à leurs yeux, un danger pour la 
réalisation de leurs plans car elle est porteuse de la civili- 
sation et de la nécessité d’accéder à la culture et à la 
connaissance, elle porte aussi la « pensée philosophique » 

220. Pour la Tradition Hermétique la partie divine en chaque être (Père, Fils, 
Saint-Esprit ou Atma, Boudhi, Marias) ou Trinité Immortelle est l'Ego dé- 
signé avec un «E» majuscule. La partie animale et donc mortelle (corps, 
émotions mental inférieur) constituent la personnalité transitoire est 
qualifiée d'ego ; avec un « e » minuscule. C'est en ce sens que ce terme 
est employé dans cet ouvrage. 


269 



LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE 


valorisant la notion d’individu et de liberté de penser (via 
la Grèce qu’ils essaient d’anéantir en tout premier lieu, 
soit dit en passant). 

Tout cela est terriblement dangereux quand on destine 
les êtres à l'esclavage : il convient de les empêcher de réflé- 
chir ; de penser ; 

Lorsque donc l’on voit de quelle manière tout concourt 
aujourd’hui à réduire ce continent au bon vouloir de l’élite 
de Bruxelles, on comprend pourquoi les évènements ne 
vont pas dans le sens de l’évolution. Si l’on en juge par les 
difficultés rencontrées depuis quelques années par la 
Constitution Européenne, par le jeu sournois des banques 
qui jonglent avec l’Euro et orientent les attaques des 
« marchés », espérant que s’applique la théorie des domi- 
nos avec, comme point de départ, l’effondrement de... la 
Grèce (évidemment... mais aussi de l’Égypte et des pays du 
Nord de la méditerranée pour le pôle culturel et spirituel 
qu’ils représentaient par le passé), alors nous voyons que 
ce plan, qui date de plus de deux siècles, est en train, peu à 
peu, de se concrétiser. 

Il ne faut pas oublier que les armes principales des Frè- 
res de l’Ombre sont magiques et puissantes et que cette Loi 
déviée ne peut être vaincue que par le développement de la 
Conscience des êtres humains et l’appel à la Lumière de 
l’Esprit Divin. 

Tout comme en Atlantide, deux camps sont en train de 
se dessiner au sein de l’humanité : 

■ Ceux qui sont peu à peu happés par les Forces de 
l’Ombre du fait de leurs appétits matériels, de leur 
égoïsme et de leur aveuglement spirituel ; 

■ et ceux qui œuvrent pour le Bien d’autrui et tendent 
vers une société de partage et d’Amour ; ceux-ci se 
dirigent vers la Conscience et la Lumière, que leur 
comportement soit sous-tendu par une vie explicite- 
ment spirituelle ou non. Ils sont ceux et celles que les 
écrits ésotériques nomment « les hommes et femmes 
de Bonne Volonté ». 


270 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


C’est pour cette raison que : 

■ Les Maîtres de Sagesse ont livrés des Enseignements 
fondamentaux, gardés longtemps secrets. Depuis la 
fin du XIX e siècle, cette Transmission s’accélère ; 

■ Des Outils ont été donnés, parce qu’il est URGENT 
que les hommes et femmes de cette planète réagis- 
sent rapidement et suivent les Lois Universelles ; 

■ L’Adepte Franz Bardon a écrit ses trois magnifiques 
ouvrages devant permettre aux êtres démunis que 
nous sommes d’avoir des armes solides pour affron- 
ter les temps difficiles qui approchent. C’est en ce 
sens qu’il faut aussi comprendre la nature de cet 
Enseignement. 


m 


Le pouvoir de la haute finance 

En fait, nous vivons le dernier acte d’un scénario écrit 
depuis fort longtemps par des êtres sans scrupules qui ont, 
depuis toujours, tenté d’avilir l’humanité au rang d’es- 
clave. Leurs actions ne se sont pas arrêtées avec la chute de 
l’Atlantide. Certes, leurs forces ont diminué à cette 
époque, mais ils ont persisté au fil des millénaires et peau- 
finé leurs plans démoniaques afin de déstabiliser le monde 
entier. Nous avons vu, en surface, les moyens dont ils 
usent pour renforcer leur pouvoir. En premier lieu c’est 
l’argent qui leur sert de vecteur car il domine le monde. 

Les Forces de l’Ombre ont transformé le moyen 
d’échange qu’est l’argent, depuis l’apparition de ce dernier 
en tant que tel, pour en faire une idole d’une valeur donc su- 
périeure à celle d’un être humain. Dans l’Antiquité et en- 
core dans de nombreux pays, on subissait la torture ou on 
était mis à mort, pour une dette non remboursée ; en Angle- 
terre, jusqu’au XIX e siècle, le vol était puni de mort !... Avec 
« l’achat du temps », c’est-à-dire « V intérêt de la dette », 
c’est l’énergie vitale des emprunteurs qui est sucée ; il en est 
ainsi des individus et aussi maintenant des États. 


271 



LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE 


En effet, de nombreuses personnes pensent que les 
Gouvernements décident en toute chose. Cette vision de la 
situation est complètement erronée et aujourd’hui plus 
qu’hier, les différents pays du monde sont soumis aux ban- 
quiers. Ce sont eux qui infléchissent les tendances moné- 
taires, ce sont eux qui vampirisent la vitalité des êtres et 
des Etats par les intérêts qu’ils imposent. Ainsi, la monnaie 
qui circule sur toute la planète est-elle grevée des intérêts 
bancaires. Dans ce jeu de puissance, les chefs d’État se pla- 
cent dans la position d’exécutants. Il semble qu’ils aient 
tout pouvoir mais cette autorité n’est qu’une illusion, car 
leurs décisions sont soumises aux diktats des banques. 

Bien sûr, les Gouvernements et les Assemblées élues, de 
par leur position, peuvent administrer et légiférer mais ce 
pouvoir tend à servir les objectifs des banques, soumises 
— et œuvrant avec - aux Groupes Noirs, eux-mêmes ma- 
nipulés par les Forces de l’Ombre. Les Agences de Nota- 
tion (voici encore une belle invention pour asservir les 
États en semant la peur !...) ont pris un pouvoir qui 
jusque-là n’était pas aussi puissant, en tout cas moins vi- 
sible. Aujourd’hui nous voyons des hommes et des femmes 
accédant aux plus hautes fonctions de l’État en n’ayant, 
toutefois, d’autres possibilités que de fléchir devant l’écra- 
sant pouvoir de la haute finance. 

John F. Kennedy, au début des années soixante, avait 
essayé de réduire la pression du rouleau compresseur que 
sont les trusts financiers. Il voulait réformer la société 
américaine. Ses prises de position dans ce domaine firent 
l’objet d’un discours impressionnant 221 dans lequel il dé- 

221 . Ce discours de dénonciation sur la place publique fut prononcé le 1 1 juin 
1963 ; il avait trait aux droits civiques et soulignait l'existence et la menace 
que représente une société secrète existant dans le monde et notamment 
aux États-Unis et cherchant à littéralement « tuer » ce pays et toutes les 
Démocraties. Cinq mois après, J.F. Kennedy fut assassiné. La version offi- 
cielle prétend que H. Oswald a tiré, ce dernier fut lui-même assassiné par 
Jack Ruby, 48 heures après son arrestation (car, devant l'ampleur du sort 
qu'on lui destinait, il allait tout « balancer »). L'enquête finale du H.S.C.A. a 
finit par estimer qu'il y a eu « conspiration » (H.S.C.A. : House Select Com- 
mittee on Assassinations, commission d'enquête créée en 1976 par le 
Congrès américain pour enquêter sur l'assassinat de J.F. Kennedy ; le rap- 
port fut remis 3 ans plus tard). Un site (http ://skullsnbones-dm.blogs- 
pot.fr/) se démène pour démontrer que ce discours est un faux, un pur 
montage devant dénoncer une conspiration inexistante... mais le nom 
même de ce site fait frémir et signe l'orientation de ses supposées dé- 
monstrations ; voyez : http ://fr.wikipedia.org/wiki/SkullandBones 


272 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


nonçait ce pouvoir totalitaire de l’argent par l’intermé- 
diaire des maîtres de la haute finance. Il n’eut pas le temps 
d’effectuer un quelconque changement dans ce domaine 
car il fut assassiné peu après. 

Y-a-t-il une relation de cause à effet entre ces deux évé- 
nements ? Chacun appréciera. Quoi qu’il en soit, il n’est 
pas bon pour un chef d’État dans le monde actuel de sortir 
du cadre des prérogatives fixées par ce pouvoir occulte et 
c’est pourquoi le monde s’étonne que rien ne change ja- 
mais, malgré les promesses électorales. 

L’argent domine nos sociétés et ce sont des puissances 
sournoises qui en tirent les ficelles. Pourtant, l’argent est 
une énergie mercurienne qui, lorsqu’elle circule librement, 
définit l’échange, la générosité, l’expansion, l’altruisme. 
On peut dire alors qu’elle est exaltée, donc positive. Mais 
lorsqu’elle est bloquée dans sa circulation, elle devient 
comme une eau impure, elle stagne, et renforce l’égoïsme, 
la restriction, la corruption, la perversion. 

m 


Le profit avant la planète 

C’est ainsi que la haute finance a choisi d’employer 
l’argent à des fins de profit total. On peut alors aisément 
concevoir quelles conséquences cette utilisation peut avoir 
au sein de notre civilisation. Une fois de plus, ces propos 
ne visent personne en particulier. Mais quoi qu’il en soit, le 
système est tellement bien structuré depuis tant d’années 
que beaucoup de personnes, comme nous l’avons vu, ad- 
hèrent au plan des Forces de l’Ombre sans en être cons- 
cientes, par simple désir de profit. 

Mais cette mainmise de l’argent sur le monde ne s’ar- 
rête pas là et, depuis des décennies maintenant, des voix se 
font entendre pour dire l’urgence de cesser le massacre de 
la planète. Les États-Unis comme la Chine, et bien d’autres 
pays s’enferment dans un climato-scepticisme, arguant 
que l’homme n’est pas responsable du changement clima- 


273 



LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE 


tique. Pour eux (et particulièrement les États-Unis), dire 
que ce sont les émanations industrielles de dioxyde de car- 
bone qui provoquent cette transformation est impossible. 

Pourtant, on peut se demander d’où viennent les fonds 
qui servent à financer les centrales de charbon, classées 
parmi les plus polluantes de la planète. Le journal Le 
Monde du 2 décembre 2011 fait référence au rapport Ban- 
krolling Climate Change , présenté lors de la Conférence 
de Durban sur le climat où quatre O. N. G. se sont pen- 
chées sur le portefeuille de 93 grandes banques. Le résultat 
de l’analyse est sans appel. Depuis que le Protocole de 
Kyoto est entré en vigueur en 2005, nous dit l’article, 
fixant des objectifs visant à réduire les émissions de gaz à 
effet de serre, ces banques ont octroyé des prêts de 232 
milliards d’euros pour l’exploitation du charbon et sa 
conversion en électricité par les centrales nucléaires. 

Chacun sait que ce combustible est à l’origine d’une 
émission de milliards de tonnes de gaz à effet de serre 
chaque année à l’échelle planétaire et ces chiffres augmen- 
tent régulièrement. À cela il faut, bien sûr, ajouter les effets 
secondaires néfastes sur les eaux et les écosystèmes. 

Le problème, dans cette perspective, est que les ban- 
ques, en continuant à soutenir financièrement ces projets, 
vont à l’encontre des plans des O. N. G. qui se plaignent de 
« voir ruiner leurs efforts pour limiter la hausse de la tem- 
pérature mondiale à 2° d'ici la fin du siècle ». À cause de 
cela, et de bien d’autres choses encore, la Terre est en train 
de se réchauffer. 

Pour l’historien américain Geoffrey Parker {American 
Historical review ), le réchauffement va s’accompagner, en 
diverses régions de la planète, de guerres, de troubles so- 
ciaux éventuellement graves, voire révolutionnaires. Il 
trace un parallèle avec les événements qui se sont produits 
dans les années 1640 qui virent apparaître un mini âge gla- 
ciaire sur la planète, des accidents météorologiques à répé- 
tition, des guerres civiles et étrangères, des famines et, par 
conséquent, des migrations. 


274 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Pour lui, le climat se conjugue avec le tempérament hu- 
main et joue sur l’instinct. Ainsi, la politique, les masses 
humaines, les religions, les guerres, sont-elles des facteurs 
à risque durant ces périodes qui atteignent une dimension 
maximale. L’agression du climat pourrait donc, d’après 
cet auteur, produire le même genre d’effet dans les années 
à venir. Toutefois, ce qui se passait dans les années 1640 
risque de prendre d’autres proportions aujourd’hui. Bien 
sûr, cet historien n’est pas prophète et il peut se tromper. 
Cependant, en regardant les choses sous un autre angle, 
on peut imaginer ce qu’un pareil incident climatique au- 
rait comme effet aujourd’hui. Le monde a changé et le pro- 
grès nous a conduits à la « mondialisation ». 

m 


Vers des bouleversements socio-religieux 

Si un tel bouleversement se produisait maintenant, les 
événements seraient tout à fait différents et si tous les élé- 
ments décrits se concrétisaient, on pourrait imaginer les 
conséquences désastreuses qui suivraient, compte tenu des 
armes de guerre, des moyens de communication et des po- 
pulations, plus importantes de nos jours qu’en 1640. Le 
scénario serait alors très inquiétant 222 . 

Pourtant, que voit-on se profiler déjà à l’horizon ? Des 
guerres civiles et des révolutions qui malmènent le Monde 
Arabe. Certes, on ne peut que s’enthousiasmer de voir des 
peuples qui réclament légitimement leur liberté (bien qu’il 
faille s’interroger sur les « ferments réels » de ce réveil sou- 
dain) mais par quoi le pouvoir perdu sera vraiment rem- 
placé dans les années à venir ? On ne peut espérer que plus 
de démocratie et une émancipation au profit du respect 
des droits humains, mais ces pays devraient, par la même 

222. Sur le climat, lire les ouvrages d'Emmanuel Le Roy Ladurie, de l'Aca- 
démie des sciences morales et politiques. Professeur honoraire au Col- 
lège de France : Histoire humaine et comparée du climat. Éditions 
Fayard, 1. 1 Canicules et glaciers Xlll e -XVIII e siècles, 2004 ; t. 2, Disettes et 
révolutions, 2006 ; t. 3, Le réchauffement de 1860 à nos jours, 2009. 


275 



LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE 


occasion, tenter une orientation vers la laïcité, ce qui est 
loin d’être le cas. 

La religion risque d’être très prochainement la cause de 
problèmes majeurs car le monde en souffrance ne sait plus * 
où aller et se radicalise de plus en plus dans les extrêmes. 
La montée des intégrismes chrétiens aux États-Unis, de 
l’islam, dont les factions fanatiques sont de plus en plus 
violentes, ainsi que du conservatisme juif en Israël, sont 
préoccupants. Chacun est libre de sa foi et à ce titre mérite 
le respect. Toutefois, les religions « du Livre » sont des 
vestiges déroutants dans le monde du XXI e siècle. Comme 
nous l’avons vu, les messages contradictoires qu’elles en- 
seignent conduisent à la division des peuples. Les Forces 
de l’Ombre ont toujours profité de ce vivier pour l’infecter 
par la confusion, l’intolérance, le fanatisme, voire la vio- 
lence ainsi que je l’ai dit dans un chapitre précédent. 

Bien entendu, je ne parle pas ici de la majeure partie des 
fidèles de quelque culte que se soit qui vivent leur croyance 
avec sincérité, mais de ceux qui suivent des courants dé- 
viés et qui « anthropomorphisent » un peu trop le dieu 
qu’ils adorent. C’est aussi pourquoi jadis, et encore main- 
tenant, les Forces Adverses s’infiltrent dans ces réseaux re- 
ligieux pour pousser à la haine et au communautarisme. 

Si Von rassemble les problèmes financiers causés par les 
banques , les problèmes climatiques , les mensonges politi- 
ques , les problèmes sociaux et les problèmes religieux, 
alors nous pouvons constater que le monde se dirige vers 
une crise majeure qui semble nous précipiter, comme dans 
le tourbillon d’un entonnoir, vers une issue inconnue . 

Si ces propos peuvent paraître alarmants, voire alar- 
mistes, ils essayent en tout cas d’être objectifs et d’offrir 
d’autres alternatives. 

Personne ne sait vraiment ce qui attend l’humanité. 
Pourtant, la Doctrine Hermétique est très claire à ce sujet : 

La dernière partie du Karma atlante doit être réglée 
maintenant et chaque être humain doit choisir son camp 
et exciper de sa bonne foi, comme ce fut le cas jadis en 
Atlantide . 


276 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Tout ceci se déroule à la façon d’un film. Le décor est 
planté, le scénario se joue, et les acteurs viennent peu à peu 
prendre leur place dans ce grand drame mondial. La ma- 
jeure partie des Atlantes qui ont vécu l’effondrement de leur 
continent se sont réincarnés de multiples fois, certes, depuis 
cet engloutissement mais, depuis le XVIII e siècle et surtout 
au XX e et XXI e siècles, ils sont présents sur Terre. Le rideau 
s’ouvre donc sur le dernier acte qui va maintenant se jouer. 
À titre individuel et collectif, le Karma doit s’accomplir car 
rien ne peut faire dévier cette Loi. 


m 


L’heure du choix 

L’humanité se trouve devant un choix, le même (à quel- 
ques détails près) que celui auquel chacun a dû faire face 
en Atlantide : 

■ soit suivre la Lumière de l’Esprit, 

■ soit se diriger vers les ténèbres de la matérialité. 

Cette présentation peut paraître très manichéenne, 
mais n’oublions pas que c’est l’homme qui entretient de- 
puis des millions d’années la notion de dualité. Et pour 
SORTIR de cette perception erronée, il doit faire l’effort de 
retrouver l’Unité en lui-même et de ne pas limiter son exis- 
tence à la dimension illusoire et éphémère de son ego. 
C'est en cela que « le choix atlante » est aujourd'hui en- 
core d'actualité . Les millénaires ne font rien à l’affaire, car 
le temps est Unité pour la Conscience Éveillée, et elle seule 
peut déterminer ce qui est bon pour son évolution. Ainsi 
donc, c’est en toute conscience que ce choix doit être fait, 
sans tiédeur, et sans états d’âme. 

Chacun doit comprendre qu’il s’agit là d’une guerre 
terrible qui est en train de se dérouler sur les Plans supé- 
rieurs et dont nous, humains, en sommes à la fois les 
agents et les otages. 


277 



LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE 


Cette guerre va s’amplifier de plus en plus car les For- 
ces Hostiles ne vont pas en rester là. Bien au contraire, el- 
les supposent que leur victoire est proche parce qu’elles 
sentent qu’une partie de l’humanité a déjà basculé dans 
leur camp ; beaucoup de personnes, en effet, ne se rendent 
même pas compte que leurs comportements, leurs pensées 
et leurs émotions servent ces courants déviants. Le 
manque d’altruisme que l’on constate quotidiennement, la 
soif de possession, l’attrait irrésistible pour le matéria- 
lisme et le consumérisme, sont des pièges dans lesquels 
tombent, chaque jour, des victimes volontaires. 

Répétons-le une fois de plus , le dernier acte se joue 
maintenant et chacun doit prendre ses responsabilités . 
Plus la décision est lente à venir, plus le choix sera difficile 
car l’immobilité amène la tiédeur et la tiédeur une certaine 
impotence. C’est là que naît la vulnérabilité comme pour 
une proie qui, incapable d’agir, se laisse happer par le pré- 
dateur. Le monde dans lequel nous vivons nous englue 
dans les plaisirs matériels, dans des illusions qui confinent 
notre nature à ce qu’elle a de plus instinctif. 

L’être humain n’est pas cela, il est avant tout une Na- 
ture Divine reliée à tout l’Univers visible et invisible. Profi- 
ter, en toute conscience, des plaisirs matériels et ce que 
nous offre la vie n’est pas une mauvaise chose dans la me- 
sure de l’équilibre et du partage et si le regard reste tou- 
jours tourné vers l’Intérieur. C’est ce Cap, ce Nord, qu’il 
ne faut jamais perdre et c’est justement là où réside l’enjeu 
du combat qui s’engage aujourd’hui. 

Il n’est pas question, dans cet ouvrage, de prôner un 
puritanisme et une morale surannée ou bien encore de prê- 
cher la négation de l’ego et le renoncement « aux bonnes 
choses de la vie ». Mais, pour qu’un équilibre soit vécu il 
faut, comme toujours, respecter les Lois. Aucun Sage n’a 
jamais dit que nous devons vivre dans l’abstinence la plus 
totale, privés de tout bien. Le Christ Lui-même et Le 
Bouddha n’ont pas interdit la possession matérielle. 

m 


278 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Le problème de l’attachement 

L’argent est une énergie, nous l’avons dit, et, en ce sens, 
il est ce que l’homme en fait. Ainsi, quand le Christ dit 
qu’il est « plus facile à un chameau de passer par le chas 
d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des 
deux », cela n’implique pas la nécessité d’un rejet des ri- 
chesses mais d’UN REJET DE L’ATTACHEMENT À CELLES-CI 
et surtout d’un REJET DE L’ASSERVISSEMENT D’AUTRUI que 
généralement leur possession induit ; ceci est très différent. 
Ainsi, pour illustrer ce propos, voyons-nous ce que dit 
l’épisode tiré de la vie du Bouddha à ce sujet : 

À une interrogation émise par une personne très aisée, 
le Bouddha répondit : 

« La béatitude d'une vie droite et juste peut 
être atteinte par tous ceux qui foulent le noble 
sentier occulte . Celui qui est attaché aux riches- 
ses ferait mieux de les abandonner plutôt que 
de les laisser empoisonner son cœur. Mais celui 
qui ne s'attache pas à elles et qui, possédant des 
biens, les utilise correctement est une bénédic- 
tion pour son prochain. ]e te dis donc ceci : 
reste dans ta position sociale et applique-toi 
avec diligence à tes entreprises. Ce n'est pas la 
vie, la richesse et le pouvoir qui rendent les 
hommes esclaves, mais leur attachement à la 
vie, à la richesse et au pouvoir. Le bhikshou 
[moine] qui se retire du monde pour mener une 
vie oisive n'en retire aucun profit. » 

La réponse est suffisamment claire et s’applique parti- 
culièrement à notre société. C’est donc cet attachement 
(par manque de conscience) à la matière qui nous conduit 
vers l’excès. Les Forces de l’Ombre savent très bien qu’ils 
ont là une manne sur laquelle elles ont posé leur emprise. 
Combien d’adolescents et d’adultes se jettent littéralement 
dans la drogue, l’alcool, la dépravation, pour répondre à 
une angoisse qui les tenaille car ils ont perdu tout espoir, 
face à la peur de l’avenir du fait de l’accaparement des ri- 
chesses par une minorité ? 


279 



LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE 


Ces maux conduisent à la violence et à la haine car il y 
a là un abandon de la nature spirituelle que chacun a en 
Soi. C’est sur ces êtres, qui sont nos frères en souffrance, 
que l’action de l’Ombre fait des ravages. Et si chacun ne 
prend pas la mesure de la situation, alors le drame sera en- 
core plus cruel dans l’avenir. 

Voilà pourquoi l'urgence d'un CHOIX est imminente 
car chaque Lumière gagnée est une espérance pour en voir 
d'autres briller. 

Notre raison, bien humaine, limitée à notre ego, ne 
nous permet pas de percevoir au-delà de notre environne- 
ment immédiat. Pour ceux qui ne sont pas ouverts à la 
Doctrine Hermétique, le monde et le cosmos sont un en- 
semble de corps systémiques, d’astres, de planètes, de né- 
buleuses et de galaxies. Mais, pour qui sait regarder à tra- 
vers la forme, l’Univers est un super monde qui VIT et qui 
abrite des Intelligences et des structures fabuleuses. 

m 


Les influences planétaires et les cycles 

La Tradition enseigne que chaque corps céleste n’est 
pas seulement l’apparence sphérique que nous pouvons 
observer. Il renferme — comme l’être humain - un corps 
éthérique, un corps psychique ou astral et une Entité spiri- 
tuelle ou Ame. Ainsi donc, les astres que nous voyons 
chaque jour et dont NOUS DEPENDONS vivent et nous in- 
fluencent dans une structure céleste que peu parviennent à 
comprendre. La vie de ces Intelligences échappe à notre 
entendement, ce qui ne nous empêche pas de subir en bien 
ou en mal leurs influences. De fait, l’Astrologie telle 
qu’elle est comprise aujourd’hui, n’est qu’un b.a.-ba qui 
n’envisage qu’un tout petit aspect de l’Astrologie fonda- 
mentale, mais celle-ci n’est accessible qu’à certains Initiés. 

Ainsi, notre Terre et nous-mêmes, baignons-nous dans 
des courants stellaires venus d’intelligences comme celle 
du Soleil, la Lune, Jupiter, Saturne et d’autres... qui nous 


280 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


influencent à chaque instant, même à des distances consi- 
dérables. C’est la communication entre ces Super-entités, 
le jeu de leurs actions, de leurs « amitiés » et « inimitiés » 
qui rejaillissent sur tout être vivant. 

Par ces attractions, le lecteur comprendra que s’impo- 
sent à nous des cycles particuliers dus à la rotation de ces as- 
tres qui ont une action définie sur les phénomènes naturels 
de la Terre mais aussi sur notre comportement individuel et 
collectif. C’est pour cela que l’on parle de précession des 
équinoxes, de cycle solaire, lunaire, etc. qui déterminent des 
influences particulières dans notre environnement et agis- 
sent ainsi par des événements récurrents. 

David Anrias 223 aborda de manière précise ces rapports 
entre les cycles cosmiques et l’être humain après différents 
Messages qu’il reçut des Adeptes de la Grande Loge. 
Ceux-ci lui transmirent des informations — connues autre- 
fois des Égyptiens qui héritèrent de l’Enseignement de 
l’Astrologue atlante, Asuramaya 224 — qui laissent entrevoir 
les fondements de l’Astrologie hermétique. Les cycles dont 
il parle dans ses ouvrages sont inexorables et très impor- 
tants pour notre monde car ils ont toujours été les vecteurs 
de notre évolution. Alexandre Moryason, dans la préface 
du livre d’Anrias, « Par le Regard des Maîtres », nous dit à 
propos de ces influences astrales : 

« Le cycle auquel se réfère David Anrias fait 
partie de l'Enseignement ésotérique de l'Égypte 
qui , tout comme l'Inde , le reçut des Atlantes. 

Cet Enseignement astrologique est accompagné 
de l'épithète « thébaïque » (de la ville de Thèbes 
dont le « calendrier » — qui fait état du symbo- 
lisme propre à chacun des 365 degrés du Zo- 
diaque — est mieux connu. [...] » 

« Ce Cycle est celui qui détermine une in- 
fluence planétaire (ou plutôt l'influence d'un 
Être manifesté dans l'espace du système solaire 
par un corps céleste) devant agir sur l'ensemble 

223. Voir la trilogie de David Anrias : Par le regard des Maîtres —Adeptes des 
Cinq Éléments — L'homme et le Zodiaque - Éd. Moryason, 2006. 

224. Enseignements sur ces Cycles connus de la Gnose alexandrine et possé- 
dés par les Confréries rosicruciennes des XVII e et XVIII e siècles. 


281 



LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE 


de la Terre et donc de l'humanité pendant une 
durée de 36 ans, c'est-à-dire le temps que cha- 
cune des Intelligences (ou Etre Spirituel) gouver- 
nant chaque Décan du Zodiaque — 36 en 
tout — agisse durant un parcours solaire du Zo- 
diaque — une année — le Soleil suscitant à son 
passage dans un Décan, l'activité de l'Intelli- 
gence concernée ; cette action décanaire s'éla- 
bore sous la grande influence de l'Être planétaire 
concerné par ce Cycle et sous l'influence an- 
nuelle d'un des 7 Êtres Planétaires ( manifestés 
par les 7 corps célestes) constituant notre Sys- 
tème (la Lune et le Soleil étant par conséquent 
inclus),.. [...]. Du fait que chaque Être planétaire 
— ou Être lié à un corps céleste puisque nous 
l'avons précisé, le Soleil et la Lune sont considé- 
rés comme tels — a un Cycle de 36 années, l'en- 
semble des 7 Cycles planétaires nécessite 252 an- 
nées, ce qui revient à dire que le même Cycle 
Planétaire redémarre tous les 252 ans. » 

Selon cet Enseignement, nous pouvons dire que nous 
sommes entrés dans le Cycle du Soleil le 20 mars 1981 à 
17h48 mn. Le Soleil est le symbole de rillumination et 
donc de la prospérité. C’est évidemment ce qui s’est passé 
depuis cette date jusqu’à nos jours, puisque de nombreu- 
ses choses ont été révélées en matière de progrès scientifi- 
ques et particulièrement médicaux, en informatique et 
dans bien d’autres domaines, ainsi que dans la divulgation 
de la Tradition Hermétique. 

Mais, précise l’auteur de cette Préface : 

« La « pression Solaire », par la descente de 
la Lumière qu'elle induit, provoque la mise à 
jour des Ténèbres planétaires, avec ce Mal mul- 
timillénaire qui semble s'exacerber de plus en 
plus et se généraliser, ceci se poursuivant jus- 
qu'au 20 mars 2017 à llhl6mn. » 

Effectivement, c’est durant cette période que tout ce 
qui est caché doit être révélé. C’est en cette période que les 


282 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Forces Noires de la planète vont donner les assauts les plus 
virulents qui vont « éclabousser » sur la Terre et ses habi- 
tants, car le combat se situe sur plusieurs Plans. Cette pé- 
riode, et la suivante, seront cruciales pour Vhumanité. 

Si l’on remonte le cours de l’Histoire, on verra que le 
Cycle du Soleil et ensuite le Cycle de Saturne ont apporté 
leur lot de souffrances et de crises. Le premier révèle, et fait 
apparaître, beautés et miasmes, alors que le second équi- 
libre par la Loi de Rétribution, donc du Karma. Pour tenter 
une comparaison d’ordre historique, notons que le dernier 
Cycle de Saturne a commencé en 1765. On sait ce qui se 
passa ensuite, avec la terrible année 1793 (année gouvernée 
par Saturne dans ce Cycle de Saturne !) et la Terreur. 

Nous allons effectivement vers des temps difficiles, sur- 
tout en raison du caractère mondialiste des systèmes poli- 
tiques dans lesquels nous vivons. Mais ce qui semble en- 
core plus préoccupant est de voir que ces Cycles ne sont 
pas les seules « alarmes » pour nous montrer l’urgence à 
transformer notre état d’esprit et notre nature profonde. 

D’autres signaux vont dans le même sens, comme si 
tout concordait pour agir en une seule et même période, 
comme si le scénario longtemps imaginé semble mainte- 
nant prêt à révéler le dernier acte de la pièce cosmique. 

C’est ce que nous allons voir maintenant. 


283 



Chapitre 3 


LE GRAND CHOIX 


Le problème de l’ego 

T out AU LONG DE CE LIVRE, les notions de res- 
ponsabilité et de maturité spirituelle ont été 
abordées de manière récurrente, car elles sont 
réellement difficiles à atteindre. Il n’est pas question de 
contester l’aptitude de l’être humain à développer un cer- 
tain sens moral ni à affronter du mieux qu’il peut les 
épreuves de la vie. Il s’agit plutôt de savoir si chacun 
d’entre nous peut assumer sa véritable place dans ce 
monde et dans l’univers. Bien évidemment, il faut des vies 
et des vies d’évolution intérieure pour parvenir à une prise 
de conscience globale. 

Nous nous croyons responsables parce que nous avons 
une vie sociale, familiale, professionnelle et que nous de- 
vons, du mieux possible, mener une existence conforme à 
des préceptes, des lois, des règles imposées par nous-mê- 
mes et par l’ensemble de la société. Mais au-delà de ces 
convenances bien humaines, sommes-nous vraiment cons- 
cients de notre vie et des conséquences de nos actes ? Assu- 
rément non. Et c’est là qu’interviennent à la fois la notion 
de libre arbitre et la notion de liberté. 

L’être humain déteste la contrainte et c’est bien normal, 
car chacun souhaite vivre heureux et bénéficier de ce qui 
peut lui apporter confort et bien-être. Mais, si l’on regarde 
d’un peu plus près, on s’aperçoit très vite que, pris par 
notre personnalité et toutes ses limitations, nous ne cher- 
chons qu’à satisfaire nos instincts et à obtenir, de manière 
compulsive, notre « bonheur » ici-bas. 

C’est parce que nous avons cette attitude — bien légi- 
time en un certain sens — que nous vivons essentiellement 
dans un monde illusoire (celui de l’ego) à tendance stricte- 


284 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


ment matérialiste. Là se trouve, peut-être, l’origine de tous 
nos problèmes car nous sommes prisonniers d’un univers 
confiné, inclus dans une perception horizontale dont les 
seuls repères sont les bornes de la raison. 

Ce monde, ainsi défini, n’ouvre la voie qu’à notre seule 
personnalité animale, grâce à laquelle nous nous dépla- 
çons dans le temps et dans l’espace pour vivre de multiples 
expériences. Ce véhicule est donc composé de notre corps, 
nos sens, notre psychisme, notre intellect et notre raison. 
L’animal humain se trouve donc bien démuni, dans cet 
univers chaotique, avec si peu d’armes à sa disposition. 

Il doit donc se protéger et lutter sans cesse pour rester 
en vie. À cette fin, un signal d’alerte l’interpelle dès qu’un 
danger apparaît. C’est l’instinct de conservation qui, par 
conséquent, fait apparaître la peur. Celle-ci peut prendre 
de multiples formes et engendre toujours la souffrance. 
C’est à partir d’elle que naît une grande partie du tour- 
ment de l’être humain. 


m 


La prison de l’illusion 

Ce tableau est simpliste certes, mais il présente le lot 
commun de toute l’humanité enfermée dans un monde 
d’illusion, duquel ni la raison ni les émotions ne peuvent 
nous détacher. De tous les points de l’horizon vers lesquels 
nous orientons notre regard, nous apercevons toujours les 
mêmes constantes, les mêmes caractéristiques. En fait, 
nous voyons que nous sommes enfermés dans un monde 
conditionné où règne la dualité tant nous sommes limités 
et vulnérables. C’est en fait cette perception horizontale de 
la vie, ainsi que notre nature, qui nous empêche d’accéder 
à plus de liberté, en d’autres termes, à plus de sérénité. 

Dans ce bourbier, nous avançons tels des aveugles. Nous 
croyons voir et nous ne voyons pas et c’est parce que nous 
sommes confrontés à ce « piège » que des Forces contraires à 
l’évolution mettent tout en œuvre pour nous engluer et nous 


285 



LE GRAND CHOIX 


perdre davantage. Plus l’humanité, dans son ensemble, essaie 
de s’en sortir, plus des groupes agiront pour éteindre les 
lueurs d’espoir. Plus des Êtres de grande évolution enverront 
des Messages pour nous diriger vers une autre forme de vie, 
plus les autres , les « intrus », mettront tout en œuvre pour 
nous séduire avec les chants de sirènes qui appellent à la sa- 
tisfaction personnelle, au profit, aux plaisirs extrêmes des 
sens, à la possession, aux paradis artificiels. 

Le problème est que de plus en plus de personnes tom- 
bent dans ce piège et se perdent dans le stress et l’angoisse 
du lendemain... Cela conduit inévitablement à l’agressivi- 
té, à la violence et au désespoir. C’est justement sur ces ins- 
tincts et ces malaises que jouent les Forces Noires pour di- 
minuer l’humanité et la réduire à sa nature primaire. Le 
tableau semble bien sombre, pourtant depuis toujours des 
voix se sont élevées pour proposer une autre choix mais el- 
les ont eu très peu d’écoute. 

Si nous sommes enfermés dans ce monde horizontal il 
faut, comme en toute circonstance, essayer d’en sortir « par 
le HAUT ». C’est en ce sens que de Grandes Âmes ont tou- 
jours prôné l’élévation de la conscience car l’homme est 
créé pour être l’égal des Dieux. C’est donc cet Axe Vertical 
qui fait de nous des Consciences Divines. La porte de sortie 
est cette échelle qui nous permet, à chaque barreau franchi, 
de nous détacher un peu plus de la prison de ce monde et 
d’accéder à des niveaux de conscience supérieurs. 

Compte tenu des évènements que va rencontrer le 
monde, un choix s'impose à nous, comme ce fut le cas dans 
la lointaine Atlantide : devons-nous nous diriger vers la Lu- 
mière ou nous laisser ballotter comme des pantins, pour 
profiter d'un monde matérialiste fait de plaisirs et d'excès ? 

Chacun doit être à même de répondre à cette question 
car le temps est venu maintenant de diriger notre regard 
vers la Réalité intérieure. La société dans laquelle nous vi- 
vons nous enlise dans la tiédeur ; la prise de conscience 
doit donc être effective. Souvenons-nous du « choix 
atlante » : ceux qui n'ont pas suivi la Lumière ont été ba- 
layés par la vie elle-même . 


286 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÈTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Le même choix se présente aujourd’hui car les mêmes 
personnages sont en place et les Forces qui arrivent de l’es- 
pace auront des incidences importantes sur notre planète 
et nous-mêmes. 


m 


La Troisième Guerre Mondiale ? 

Si l’on rajoute à cette configuration politico-religieuse 
de la planète les crises boursières, les problèmes sociaux, 
l’appauvrissement de plus en plus important des pays du 
Tiers monde et l’action belligérante des États-Unis sur le 
reste du monde, on peut se demander si la Troisième 
Guerre Mondiale ne va pas éclater. Étonnamment, les 
Maîtres de Sagesse savent que nous sommes, depuis quel- 
ques années, dans les prémisses de ce Troisième conflit. 

En d’autres termes, on peut dire qu’il a déjà commencé. 
Les Fils de Bélial, nous l’avons vu, ont posé leurs pions sur 
l’échiquier de la politique et de la finance mondiale, mais on 
peut dire aussi que la contamination a gagné tous les do- 
maines. La religion reste un problème majeur et elle peut 
être le détonateur d’une crise beaucoup plus grande encore. 
Les Maîtres nous ont avertis, il y plus d’un siècle, de ce 
fléau. Le Grand Adepte Koot Houmi, disait en 1888 225 : 

« Je vais citer la plus grande cause , la cause 
principale de presque les deux tiers des maux 
accablant l'humanité depuis que cette cause est 
devenue une puissance. C'est la religion , sous 
quelque forme et dans quelque nation que ce 
soit. C'est la caste sacerdotale , le clergé et les 
églises ; c'est dans ces illusions , tenues par 
l'homme pour sacrées, qu'il doit rechercher la 
source de cette multitude de maux qui est le 
grand fléau de l'humanité et qui risque de 
l'écraser. L'ignorance a créé les Dieux et la ruse 
en a profité. Voyez l'Inde, voyez la Chrétienté et 

225. Lettres des Mahatmas - Éd. Adyar - Lettre N° X - pages 67-68. 


287 



LE GRAND CHOIX 


l'Islam , le Judaïsme et le Fétichisme . C’es£ P/ra- 
posture des prêtres qui a rendu ces Dieux si ter- 
ribles pour l'homme ; c'est la religion qui fait de 
lui un bigot égoïste , un fanatique haïssant , 
dehors de sa secte , towte l'humanité , s< 2 «s /e 
rendre pour cela meilleur ni plus moral . » 

« C’es£ /# croyance en Dieu et en des Dieux 
qui rend les deux tiers de l'humanité esclaves 
d'une poignée de ceux qui les trompent en pré- 
tendant vouloir les sauver. L'homme n'est-il pas 
toujours prêt à commettre le mal sous toutes ses 
formes quand on lui dit que son Dieu ou ses 
Dieux exigent le crime — victime volontaire 
d'un Dieu illusoire , esclave abject de ses minis- 
tres rusés ?[...] Pendant deux mille ans, l'Inde a 
gémi sous le fardeau de la caste, les brahmanes 
seuls vivant dans l'abondance, et aujourd'hui 
les fidèles du Christ et ceux de Mahomet s'en- 
trecoupent la gorge, au nom et pour la plus 
grande gloire de leurs mythes respectifs. Ne 
l'oubliez pas, la somme de la misère humaine ne 
diminuera pas avant le jour où la meilleure 
partie de l'humanité détruira, au nom de la Vé- 
rité, de la moralité et de la charité universelle, 
les autels de ses faux dieux. » 

On ne saurait mieux dire ! Pourtant, cet avertissement 
est passé inaperçu et le monde a continué dans ses errances 
égoïstes. Le silence assourdissant de l’Église catholique 
durant la Seconde Guerre Mondiale et ses actions bancai- 
res opaques et douteuses sont bien éloignés des principes 
de charité. Un autre Adepte, Djwhal Khul, transmit les pa- 
roles suivantes à Alice A. Bailey, Elles furent prononcées 
en 1946 et font froid dans le dos tant elles sont d’actualité. 
Il dit ceci en parlant des religions 226 : 

« Que le judaïsme orthodoxe et les autres 
croyances comprennent qu'il n'existe aucun dé- 
sir de leur imposer le christianisme (dans le sens 

226. Extériorisation de ta Hiérarchie par Alice. A. Bailey - Éd. Lucis Trust. 


288 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


habituel du terme), mais que tous devraient se 
diriger vers une synthèse aimante et éliminer 
leurs antagonismes et rivalités mutuelles est 
d'une urgence égale ; cette déclaration inclut 
aussi les croyances chrétiennes . » 

« Que le Vatican cesse ses combinaisons po- 
litiques, son exploitation des masses et son in- 
sistance sur l'ignorance, est aussi important ; 
que les multiples divisions des églises protestan- 
tes se ressoudent est impératif . Si rien de tout 
cela ne se produit, l'humanité va vers une 
guerre religieuse qui fera ressembler la dernière 
guerre à un jeu d'enfants ; les antagonismes et 
les haines vont affecter des populations entiè- 
res, et les politiciens de toutes nations, profite- 
ront de la situation pour déclencher une guerre 
qui pourrait bien être la fin de l'humanité . Il n'y 
a pas de haines plus grandes et plus profondes 
que celles qui sont entretenues par la religion. » 

Ces deux textes, écrits par deux Adeptes à quelque 
soixante ans d’intervalle, nous mettent réellement en 
garde, face à la menace fanatique des religions. On s’aper- 
çoit aujourd’hui qu’aucun effort n’est consenti et que cha- 
cun reste figé dans le pré carré de son culte. Le Maître Dja- 
wal Khoul (D.K.) nous précise bien que si rien ne change 
alors les politiciens en profiteront pour engager une guerre 
qui pourrait annoncer la fin de l’humanité ! 

Si l’on considère que les dirigeants politiques, en cette 
deuxième décennie du XXI e siècle, semblent de plus en 
plus dépassés par une crise mondiale qui court plus vite 
que l’actualité elle-même, alors le risque devient grand. 
Comme nous l’avons vu, nous sommes dans le Cycle du 
Soleil pour encore quelques années et cette période est 
celle où tout doit se révéler le bon comme le mauvais. No- 
tons que si le Soleil révèle de belles choses, il est aussi celui 
dont la chaleur envenime et fait ressortir les miasmes. 

Visiblement nous sommes dans une époque où tout 
peut arriver et si tel est le cas, il doit y avoir d’autres si- 
gnaux qui viennent corroborer ces informations issues de 


289 



LE GRAND CHOIX 


la Grande Loge Blanche planétaire. Y-a-t-il quelque indice 
qui permettrait de nous rapprocher d’une date plus précise 
sur ce bouleversement mondial ? 

m 


Le communautarisme religieux 

Une analyse sommaire de l’état du monde actuel per- 
met rationnellement de formuler quelques appréciations. 
Raisonnablement on peut constater que de nombreuses 
structures (politiques, sociales, familiales, religieuses, 
voire morales) chancellent et ne répondent plus à l’attente 
de l’humanité en général. Beaucoup veulent encore y 
croire mais il semble qu’il y ait comme un anachronisme 
dans ce qui est proposé. 

Les préoccupations quotidiennes génèrent un malaise 
ambiant pour ne pas dire un mal-être. L’humanité attend 
maintenant autre chose et cherche des réponses aux ques- 
tions fondamentales. Les politiques ont échoué et ne veu- 
lent pas avouer leur impuissance devant une misère qui 
grandit. Aussi, nombreux sont ceux qui se réfugient dans 
un communautarisme inquiétant et attendent des religions 
un ultime message salvateur. Cette position fait le jeu des in- 
tégrismes, guidés par des courants déviationnistes qui fon- 
dent leur programme sur des poudrières idéologiques. 

Les croyants les plus tièdes restent sur une réserve tolé- 
rante, les autres comme toujours, sont persuadés de déte- 
nir la vérité ultime et se radicalisent de plus en plus. Même 
s’ils sont une minorité, ils agissent, et l’on peut voir leur 
détermination militante, partout sur la planète. Il n’est pas 
seulement question ici des religions judéo-chrétiennes car 
l’Inde n’est pas épargnée par l’intégrisme hindou de plus 
en plus actif. 

Le problème est que ces foyers attirent un grand nombre 
de fidèles en raison d’une paupérisation grandissante des 
populations. Le plus inquiétant est que de plus en plus de 
pays infléchissent leur politique, devant l’insistance des 


290 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


courants religieux. Aux États-Unis, les candidats aux élec- 
tions présidentielles doivent concéder beaucoup de deman- 
des, s’ils veulent avoir le soutien des électeurs évangélistes. 

En Israël, l’étau se resserre sur les laïcs, souvent la cible 
de fondamentalistes israélites 227 . En Inde, les éléments ra- 
dicaux de l’hindouisme s’opposent de plus en plus aux au- 
tres religions. L’islam n’est pas exempt de ces travers, si 
l’on en juge par les multiples pressions exercées dans tous 
les pays musulmans et même ailleurs par des imams dési- 
reux de faire valoir la charia. Que penser de tout cela ? 

La première question qui surgit à l’esprit est de savoir 
ce qui se passerait si, comme cela semble se profiler, cer- 
tains grands pays du monde plaçaient à leur tête des repré- 
sentants fanatisés de ces religions. Délire ? Les faits sem- 
blent démontrer le contraire quand on voit de quelles 
manières sournoises, et avec le temps, les fanatiques de 
tout poil gagnent, pas à pas, du terrain. 


227. À ce sujet, notons un fait troublant. Il y a quelques années, en 2005, le 
Chef du gouvernement israélien, Ariel Sharon, avait décidé d'être très 
ferme face à la politique palestinienne. Sous la pression des États-Unis, 
il fut contraint de changer son programme, en assouplissant ses inten- 
tions, à l'égard de la Palestine. Cette position n'eut pas l'heur de plaire à 
tout le monde puisque, le journal télévisé d'Antenne 2, montra un 
groupe de rabbins israéliens à Jérusalem, réunis de nuit, avant une céré- 
monie qu'ils allaient effectuer. Ils déclarèrent, à peu près en ces termes, 
face aux caméras : « Nous sommes ici pour agir contre Ariel Sharon qui 
a trahi notre pays. Le rituel que nous allons faire maintenant , vise à l'éli- 
miner de la scène politique afin qu'on n'entende plus jamais parler de 
lui. » Il est certain que cette annonce du groupe de vieux rabbins a dû 
faire sourire plus d'un téléspectateur. Pourtant, quelques semaines plus 
tard, A. Sharon fut atteint d'une attaque cérébrale qui le plongea dans un 
coma, duquel il n'est toujours pas encore sorti, en 2012 ! N'oublions pas 
que la Magie peut être employée positivement ou négativement. Il sem- 
blerait que, dans ce cas, les rabbins eurent raison de l'homme politique 
par des rituels négatifs très puissants. 


291 



Chapitre 4 


LES PROPHÉTIES DES 
« DERNIERS TEMPS » 

Est-ce à dire 

QUE NOUS ALLONS VIVRE LA FIN DU MONDE ? 

C E N’EST PAS CE QUE DIT la Doctrine Hermé- 
tique. Est-ce que nous allons vivre alors la fin 
d’un monde ? Cette dernière hypothèse 
semble la plus probable. On peut alors se poser une autre 
question : de quelle manière ce bouleversement va-t-il se 
produire ? Je ne suis pas prophète et donc pas en mesure 
d’annoncer une quelconque prévision. 

Toutefois, il se passe beaucoup de choses depuis près 
d’un siècle et, depuis plus longtemps encore, de Grands 
Adeptes nous ont averti de possibles périls pour l’humani- 
té. Sommes-nous sur le point de les affronter ? 

Tout au long de cet ouvrage, un lien a été tissé entre les 
erreurs commises à l’époque antédiluvienne de l’Atlantide, 
et notre histoire contemporaine. La Doctrine Hermétique 
nous offre des clés de compréhension qui nous conduisent 
à considérer la relation entre cette ancienne civilisation et 
la nôtre. Mais plus que cela, elle nous enseigne que ces an- 
ciens Atlantes se sont réincarnés de multiples fois, comme 
nous l’avons dit, mais qu’ils sont aujourd’hui encore ici : 
NOUS SOMMES ces Atlantes. Bien entendu, et puisque tel 
est le cas, ce Karma négatif que nous tramons depuis cette 
époque multimillénaire, doit finir maintenant. C’est pour- 
quoi, dans ce scénario, nous pouvons dire qu’actuelle- 
ment, au moment du CHOIX, de nombreux problèmes de- 
vraient surgir. 

Il faut préciser que Karma n'est pas le fléau de Dieu et 
n’agit pas comme une punition qui vient du fond de l’es- 
pace et du temps, pour sévir ! Karma est la Loi de Rétribu- 
tion et celle-ci intervient toujours dans le respect des cycles 


292 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


et des conditions naturelles et spirituelles de la planète. De 
nos jours, beaucoup d’évènements se produisent donc et 
semblent s’accélérer. 

Ainsi a-t-on parlé de la fin du monde de l’an mil, de la 
date de 1999 donnée par Nostradamus et qui a fait couler 
beaucoup d’encre, de la fin du monde de l’an 2000, de la 
Prophétie Maya de 2012, etc. Nous allons y revenir, mais 
quoi qu’il en soit, après une analyse sommaire de la situa- 
tion du monde actuel, on s’aperçoit très vite que nos socié- 
tés ne peuvent continuer à se développer de manière aussi 
chaotique et artificielle. Même si beaucoup de personnes 
subissent passivement les problèmes et l’ambiance quoti- 
diens, d’autres se rendent bien compte qu’à la façon d’un 
jeu de hasard, rien ne va plus. 

Pourtant, le hasard, qui n’est qu’un mot porté sur des 
Causes inconnues, n’est pas de mise dans le contexte mon- 
dial actuel car tout ce que nous vivons et allons vivre ré- 
pond à des règles précises qui s’exercent sur la planète, le 
système solaire et une grande partie du cosmos. Les Grecs 
avaient bien illustré ce phénomène dans leur mythologie 
en soulignant que lorsque les Dieux se fâchent, la Terre 
tremble et la mer se déchaîne. Cette allégorie montre bien 
à quel point nous sommes soumis à des forces qui dépas- 
sent notre entendement. 

Nous sommes tous, en Occident, au Moyen-Orient et en 
Asie, des Atlantes réincarnés. Que ce fût dans une des quel- 
conques branches ou familles de cette Quatrième 
Race-Mère, notre Âme, notre véritable Être, a pris un corps 
physique de multiples fois. Karma a programmé mainte- 
nant ce rendez-vous depuis longtemps 228 . De fait, il semble- 
rait logique d’adhérer à l’idée d’un bouleversement immi- 
nent à l’échelle mondiale. Mais quelle en serait sa nature ? 

m 

228. Pour illustrer cet aspect du « rendez-vous karmique », Ramakhrisna 
nous dit : « Çakyamuni le Solitaire, dit Siddharta Gautama le Sage, dit le 
Bouddha, se saisit d'un morceau de craie rouge, traça un cercle et dit : 
Quand des hommes, même s'ils l'ignorent, doivent se retrouver un jour, 
tout peut arriver à chacun d'entre eux et ils peuvent suivre des chemins 
divergents. Mais au jour dit, inéluctablement, ils seront réunis dans le 
cercle rouge ». Cette pensée inspira le cinéaste Jean-Pierre Melville qui 
s'en servit de carton d'ouverture pour son film Le cercle rouge. 


293 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


La Prophétie des Papes 

En 1595, Arnold de Wyon, un moine bénédictin, fit pu- 
blier à Venise un gros ouvrage, Lignum vitae, Ornamentum 
et decus Ecclesiae 229 dont une des cinq parties contient la 
fameuse Prophétie des Papes . Ce livre est attribué à Saint 
Malachie d’Armagh, évêque d’Irlande (1094-1148) qui 
l’aurait écrit plus de quatre cents ans auparavant. Pourtant, 
aucun des contemporains dudit Malachie (pas même Saint 
Bernard de Clairvaux qui était un ami proche) ne font men- 
tion, dans leurs écrits, de son « don de voyance ». 

En est-il vraiment l’auteur ? Peu importe au fond, car 
nous savons que l’Histoire présente souvent des personna- 
ges singuliers qui se sont toujours distingués par leur dis- 
crétion et qui ont apporté à des moments particuliers des 
documents importants. Est-ce le cas concernant ces pro- 
phéties papales ? Quoi qu'il en soit , malgré Vire des dé 
tracteurs , le document existe bien et reste troublant. Cent 
douze devises, très courtes, caractérisent chacune le ponti- 
ficat de chaque pape, depuis Célestin II ( ?-l 145), jusqu’au 
dernier pape de l’Église catholique. 

Dernier pape ? Quel est-il ? Voyons plutôt. 

On ne saura jamais comment cette Prophétie fut écrite 
mais il n’en demeure pas moins que les faits sont surpre- 
nants. Prenons ce qui est dit sur les trois derniers papes car 
énoncer toute la liste ne présenterait pas grand intérêt. 

■ Le 108 e pape fut Paul VI, qui régna de 1963 à 1978. 
Sa devise, Flos florum , ou « La fleur des fleurs », se 
vérifia sur son blason papal formé de trois fleurs de 
lys. La « fleur des fleurs » signifie donc que le per- 
sonnage est désigné par ces armoiries et de fait, cel- 
les-ci offrent une explication à la prophétie. Les de- 
vises de Malachie ne cherchent pas tant à présenter 
des visions précises sur la vie des pontifes, qu’à don- 
ner des repères dans le temps, comme pour les situer 
« photographiquement » dans le cadre de leur ponti- 
ficat et de leur époque. 

229. « Arbre de Vie, ornement et gloire de l'Église ». 


294 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


■ Le 109 e pape fut Jean-Paul I er qui régna du 26 août 
1978 au 28 septembre 1978, soit 33 jours ! La devise 
attribuée était « De médiate luna » : « De la moitié 
de la Lune ». Lorsqu’il fut élu, on parla beaucoup de 
cette devise et d’aucuns y allait de leur interpréta- 
tion, disant que la Lune, la moitié de Lune, est le 
croissant et que par conséquent, il était possible que 
ce pape établisse des liens avec l’islam, etc. La vérité 
fut plus simple. En fait, ce pape mourut durant la 
Lune décroissante d’août à septembre 1978. À cette 
époque, beaucoup s’enflammèrent au sujet de cette 
prophétie car, après Jean-Paul I er , il ne restait plus, 
selon Malachie, que deux papes à venir. 

■ Le 11 0 e pape fut Jean-Paul II qui régna du 16 octobre 
1978 à sa mort en avril 2005. La devise attribuée était 
« De labore solis » : « Du travail du Soleil ». Son pon- 
tificat fut en tous points marqué par le Soleil. D’une 
part en raison de sa naissance (venant de Pologne, de 
l’Est, là où le Soleil se lève). De plus, c’est aussi sous 
son impulsion que la Pologne, avec la révolte sociale 
de Solidarnosk a donné le coup d’envoi à la métamor- 
phose des pays de l’Est, avec la chute de l’URSS, jus- 
qu’à la destruction du mur de Berlin en 1989. Cette 
vague déferlante a totalement changé la face du 
monde à cette époque, puisque la construction euro- 
péenne s’est alors activée. Si Von ajoute à cela que dès 
1981 a commencé le Cycle du Soleil (dont nous avons 
parlé dans le chapitre précédent) avec ses bienfaits, 
mais aussi la révélation des ténèbres (comme ce fut le 
cas puisque la mondialisation asservissante et la 
mainmise totale des banques se sont effectuées depuis 
lors) alors nous avons un aperçu qui montre combien 
ce symbole à marqué le pontificat de Jean-Paul II et 
les bouleversements qui l’accompagnèrent. 

■ Le 111 e et avant dernier pape est Benoît XVI qui a 
pris ses fonctions en 2005 et dont la devise est De glo- 
ria olivae , ou « De la gloire de V olive ». Que dire sans 
se perdre en de vagues abstractions ? Le cardinal Jo- 
seph Ratzinger fut élu pape (Benoît XVI) donc 


295 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


connut la gloire, quelques jours après la célébration 
de la fête des Rameaux. Mais ne faudrait-il pas y voir 
aussi les évènements survenus plus tard lors du Prin- 
temps arabe , dans les régions où pousse l’olivier ? 
Ainsi la « gloire de V olive ou de Y olivier », de la trans- 
formation de certains pays arabes, semblerait être 
l’indice qui révèle la « photo » temporelle pour dési- 
gner son pontificat. Selon la prophétie, ce pape serait 
le dernier à exercer une mission sans problème car 
c’est avec son successeur que devrait survenir la chute 
et la fin de l’Église de Rome. Ainsi, et par voie de 
conséquence, le monde devrait connaître durant cette 
période de nombreuses vicissitudes. En fait, comme 
pour toute prophétie de ce genre, la vérification se fait 
généralement après la mort du pontife, alors que de 
son vivant, tous les exégètes se perdent en conjectu- 
res. Une chose est sure, si ce pape est l’avant dernier 
(et pourquoi pas), alors le temps des troubles n’est 
pas si éloigné de nous. C’est juste après la mission de 
ce pape que le monde devrait connaître de doulou- 
reux évènements. 

Chaque lecteur pourra alors tirer ses propres conclu- 
sions, compte tenu de la prophétie concernant le 
pape suivant car ce qui est annoncé après lui n’est 
pas très réjouissant. 

■ Le 112 e et dernier pape est : 

« [...] Petrus Romanus (Pierre le Romain). 

Dans la dernière persécution de YÉglise Chré- 
tienne siégera Pierre le Romain qui fera paître 
ses brebis à travers de nombreuses tribulations. 
Celles-ci terminées , la cité aux sept collines sera 
détruite et un Juge redoutable jugera son 
peuple. » 

Ce pape ( François ) assistera à la persécution de l’Église 
et à de nombreuses « tribulations ». Apparemment, ce 
temps semble très proche si l’on en croit l’augure et, au re- 
gard de ce que disent les Maîtres, nous sommes dans la pé- 
riode où un effondrement complet risque de se produire. 


296 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


La cité aux sept collines est, bien sûr, Rome et l’on voit que 
contrairement aux autres papes, le dernier n’a pas de de- 
vise à proprement parler. Seul est mentionné son nom pro- 
phétique, Pierre le Romain , comme si la boucle se refer- 
mait entre le premier pape, Pierre l’Apôtre 230 , de l’époque 
christique 231 et ce Petrus Romanus qui devrait être l’ul- 
time représentant de l’Eglise, d’après le prophète irlandais. 
De terribles bouleversements devraient alors se produire 
durant cette période, pour voir s’effondrer ainsi, les fonde- 
ments d’une religion vieille de près de deux mille ans ! 

La prophétie de Malachie commence en 1144 avec 
Célestin II (dont la devise était Ex Castro Tiberis) et se 
poursuit jusqu’à l’avènement du dernier pape Petrus Ro- 
manus. Ce qui est tout d’abord surprenant à la lecture de 
la longue liste prophétique, est que les papes sont toujours 
présentés par des formules latines mais jamais par un pré- 
nom unique. Or le seul pape qui ne bénéficie pas d’une de- 
vise sibylline est le dernier, Petrus Romanus, comme pour 
nous signaler que son nom est un indice en lui-même, une 
« photo » qui nous renseigne sur son pontificat. 

230. [N.d.É.] Pierre ne fut jamais « le premier évêque de Rome » (et ne mit ja- 
mais le pied dans cette ville, selon le mythe forgé plus tard par l'Église ca- 
tholique) mais Lin us. Justin Martyr (vers 60-165 ap. J.-C.), grand 
champion du Christianisme et voulant réunir jusqu'aux plus infimes preu- 
ves de la naissance de cette religion, ignore totalement dans ses écrits 
l'existence même de Pierre ! Ce n'est qu'à partir d 'Irénée, évêque de Lyon 
(177-202), qui arrangea de façon partisane et totalement subjective l'His- 
toire du Christianisme naissant, qu'apparaît le nom de Pierre. Eusèbe de 
Césarée (265-339), grand fabulateur à la solde de Constantin le Grand, 
suivit la légende de « Pierre, premier évêque » de Rome, autrement dit 
« premier pape ». C'est Linus qui fut ce « premier évêque » dès 69 ; si 
Pierre l'avait été avant lui, cela aurait dû être en 64 (comme le précise la 
fable des Pères de l'Église) ; or, en 64, Pierre vivait paisiblement à Baby- 
lone d'où il écrivit des lettres destinées aux chrétiens vivant à Rome. 

231 . Si l'on porte crédit à cette prophétie, il y aurait un parallèle à faire entre le 
premier pape, « symboliquement » (car voir note précédente) Pierre 
l'apôtre, au sujet duquel Jésus dit : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâ- 
tirai ce que j'appelle mon église » (Mathieu chap.16 v. 17-1 8), donc la 
pierre de construction, et le dernier pape, François, auquel la prophétie 
donne ë rom de Pierre le Romain, œlui qji symboliserait la pierre que 
l'on détruit. Nous aurions ainsi un pont entre le commencement et la fin 
du catholicisme, de l'Occident, ou tout au moins la fin d'une ère. Il faut 
rajouter que le nom Pierre le Romain peut désigner aussi les origines du 
pape François de nationalité argentine mais d'ascendance italienne par 
ses parents, donc Romain au sens initial du terme, comme si l'on voulait 
bien nous montrer qu'il est italien de souche. En effet, l'Italie en tant 
qu'État constitué n'existait pas à l'époque de la rédaction de la pro- 
phétie. C'est pourquoi le nom de Rome était utilisé. 


297 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


Le pape François se dit être très proche de Saint François 
d’Assise, personnage qui, en son temps, était un vivant 
exemple christique tant par ses actions que par la profondeur 
de sa foi. Or, le pape a choisi de porter son prénom et celui-ci 
donne, peut-être, une piste à suivre vers la ville d’Assise pour 
tenter de trouver les clefs qui expliquent l’énigme de Petrus 
Romanus. C’est donc dans l’église de cette charmante petite 
ville du centre de l’Italie où figurent des fresques peintes par 
Giotto, le grand artiste de la pré-Renaissance, qu’il nous faut 
maintenant poser notre regard. 

Dans cette abbaye ce peintre, ami de Dante Alighieri 232 , 
a réalisé des fresques représentant les principaux évène- 
ments de la vie de Saint François à l’instar d’un album 
d’images devant lequel les fidèles peuvent prier. Toutes ces 
scènes décrivent des instants particuliers de son existence 
mais l’une d’entre elles ne peut laisser indifférent. Il s'agit 
de celle qui représente le songe du pape Innocent III 
(1160-1216) contemporain de Saint François. En 1210 , ce 
pontife voit en rêve François d’Assise qui tente de soutenir 
la basilique Saint Jean de Latran qui s’écroule. 

Un rêve comme un autre ? Cela pourrait bien être le cas 
si en regardant de plus près le symbolisme, on y remar- 
quait un intéressant message que l’actuel pape François, 
ne peut ignorer. 

La peinture met en scène Innocent III, couché sur son 
lit, rêvant de Saint François devant la Basilique de Latran. 
Il faut savoir que cet édifice n’est pas une banale abbaye. 
Bien au contraire, il est très important pour la chrétienté 

232. Dante Alighieri (1265-1321) né à Florence, est un des plus grands poètes 
auteur, entre autres, de la Divine comédie et de la Vita Nova, 
chefs-d'œuvre de la littérature italienne. Giotto était l'ami de Dante, et ce 
dernier le mentionne d'ailleurs dans le Purgatoire chant XI, ainsi que 
Boccace dans son Decameron. Il faut savoir que ces deux écrivains, et 
bien d'autres artistes par la suite (Cavalcanti, Michel-Ange, Giordano 
Bruno...), étaient membres de l'Ordre occulte des Fidèles d' Amour et de 
la Fede Santa, dont Dante occupait la charge de Grand Maître secret. 
C'est pourquoi on ne peut s'empêcher de penser à l'affiliation de Giotto 
et de Cimabue, son maître en peinture, à cette même fraternité tradition- 
nelle, compte tenu des liens étroits avec Dante. Je n'en donnerai pour 
exemple que la fresque peinte par Giotto, ou ses suiveurs, dans la cha- 
pelle du Caste/lo de/Barge/lo, où l'on voit Dante tenant dans sa main une 
grenade, symbole initiatique. Cela nous permet d'émettre l'hypothèse 
qu'en peignant les fresques d'Assise Giotto avait probablement 
connaissance de la prophétie. Soulignons, par ailleurs, que Malachie 
était l'ami de Bernard de Claivaux, fondateur de l'Ordre du Temple. 


298 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


puisque ce fut le premier bâtiment religieux construit à 
Rome en 320 de notre ère et dont le nom usuel est la Basi- 
lique du Saint-Sauveur. Mais ce qui est plus extraordinaire 
encore est que la dite Basilique est, depuis toujours, placée 
sous la seule autorité de l’évêque de Rome qui n’est 
autre... que le pape lui-même. 

Que faut-il en conclure et comment, dans ce rêve, ne 
pas y voir un signe ou plus précisément un message qui 
nous dit que Saint François représente symboliquement 
l’image du futur pape François de notre époque — donc 
des derniers temps de l'Église — qui tentera par tous les 
moyens de soutenir le catholicisme (symbolisé par la ba- 
silique de Latran) mais qui serait aussi le témoin de son 
effondrement, voire de l'effondrement des critères asser- 
vissants l'être humain sur lesquels se fonde aujourd'hui 
l'Occident ? Cela rejoint les Prophéties Mariales, dont 
celle de Fatima, que nous allons exposer maintenant. 

m 


Les prophéties Mariales 

En 1917, dans le village de Fatima au Portugal, trois 
jeunes bergers (deux fillettes et un garçon) voient soudain 
la Vierge leur apparaître dans une magnifique lumière 
pour leur confier un Message. Ils voient, écoutent et gar- 
dent tout en mémoire. La Vierge leur demande de le trans- 
mettre aux Autorités ecclésiastiques pour qu'il soit divul- 
gué à tous. 

De nombreux papes se sont succédé depuis l’Appari- 
tion mais aucun d’eux n’a voulu prendre la responsabilité 
de révéler le Message dans son intégralité. Les deux pre- 
mières parties ont été dévoilées et correspondent à des évè- 
nements qui se sont réellement pas’sés dans le courant du 
XX e siècle dont notamment le tragique épisode de la 
Deuxième Guerre Mondiale. Mais le troisième secret n’a 
toujours pas été divulgué... 

Des indiscrétions venant des cardinaux proches du Vati- 
can ont laissé supposer qu’il revêt une importance toute 


299 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


particulière. Jean-Paul II, sous la pression, décida en 2000 
de le « dévoiler », pour mettre fin à toutes les rumeurs. Le 
résultat fut navrant et la « révélation » laconique et plate. 
On comprit alors que le secret était encore bien gardé et que 
l’Autorité ecclésiastique restait sur ses positions après nous 
avoir livré un faux secret ampoulé, à la mode vaticane. 

On sait aujourd’hui qu’aucun des papes n’a respecté la 
volonté de la Vierge Qui voulait que Ses paroles soient 
connues de tous. Pourquoi donc ce silence papal qui de- 
meure encore ? 

Pourtant, certaines Autorités religieuses, informées de 
la dernière partie du Message, se sont à la fois trahies lors 
d’interviews ou, ne pouvant supporter un secret aussi 
lourd, ont lâché quelques éléments qui ont permis de lever 
une petite partie du mystère. Selon les déclarations sibylli- 
nes qui suivent, ce Troisième secret divulgue des évène- 
ments tragiques pour l'humanité tout entière. 

Un prêtre, le père Malachie Martin, collaborateur di- 
rect de papes Jean XXIII 233 et Paul VI puis de Jean Paul II, 
connaissait le secret de Fatima car Jean XXIII le lui donna 
à lire un matin de février de 1960. 

Dans une interview radio par le journaliste américain 
Art Bell en 1997, le père Malachie Martin déclara 234 : 

« J'aurais aimé révéler le 3 e secret de Fati- 
ma , mais ce serait un tel choc chez les gens que 
les confessionnaux de toutes les églises, cathé- 
drales et basiliques seraient pleins à craquer 
même le samedi soir. » 

À ce témoignage s’ajoute celui du cardinal Ottavioni 
qui, avec le pape et le cardinal Capovilla — secrétaire per- 
sonnel de celui-ci — ouvrit l’enveloppe précieuse conte- 
nant ce secret. Le cardinal Ottavioni avoua ceci sept ans 
après cette découverte (en 1967) : 

« Le secret de Fatima doit être enterré dans 
l'endroit le plus caché, le plus profond, le plus 
obscur et le plus inaccessible du monde ». 

233. C'est le pape Jean XXIII qui ouvrit le « troisième secret » en février 1 960. 

234. Lire « Notre-Dame de l'Apocalypse » de Pierre Jovanovic - Éd. Le Jardin 

des Livres. 


300 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Lucie, une des trois enfants qui reçut la Révélation, 
parle des tribulations des derniers temps et dit voir : 

« un pape qui marche dans une ville en 
ruine , jonchée de cadavres », 

Ce qui se rapproche de très près de la Prophétie des Papes. 

Mais ceci est « peu de chose » si Ton en croit les personnes 
qui connaissaient le Message et qui ont parlé comme M. Mar- 
tin, annonçant de terribles fléaux dans un avenir très proche. 

Le pape Jean-Paul II lui-même, dans une interview ac- 
cordée au magazine, Die Stimme des Glaubens de no- 
vembre 1981 dit à ce sujet : 

« Nous devons être prêts à subir de grandes 
épreuves dans un avenir pas trop éloigné ; des 
épreuves qui requerront de nous de donner 
peut-être même nos vies et un don total de soi 
au Christ et pour le Christ. Par vos prières et les 
miennes, il est possible d'alléger ces tribulations 
mais il n'est plus possible de les éviter. » 

Le pape ne pouvait tenir ces informations prophétiques 
que de la connaissance précise de la Révélation de Fatima. 
On devine alors pourquoi il choisit, comme ses prédéces- 
seurs, de garder le silence. 

Mais d’autres Apparitions mariales, comme celle de la 
Salette, ont été aussi des avertissements cruciaux pour le 
monde. Qui en a vraiment tenu compte ? Certains diront 
peut-être qu’il s’agit là d’histoires très chrétiennes, 
puisque la Vierge Marie fait partie de la patrologie des 
saints catholiques et qu’aucune autre religion n’est en me- 
sure de croire une telle Apparition. 

Au sens religieux, on peut tenir compte de cet argu- 
ment mais dès que l’on essaie de considérer les choses avec 
les éléments fournis par la Doctrine Hermétique, on 
s’aperçoit de l’universalité de ce que représente la Vierge 
Marie. L’Église catholique a, du reste, repris ce symbo- 
lisme sans en comprendre la véritable signification. De- 
puis la plus haute antiquité, la Mère du Monde était vé- 
nérée universellement. 

m 


301 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


« La Mère du Monde » 

L’Espace Fondamental 
Aset de Sirius — Notre Logos Planétaire 

En effet et en premier lieu, Elle est la Mère du monde, 
connue chez les Égyptiens sous le nom d’Aset, Isis ou bien 
encore Astarté. Quel que soit le nom qu’on lui donne, Elle 
est la Mère de tous , la Racine de toute chose , et n'appartient 
à aucun culte, ni religion particuliers. Dans ce sens premier, 
Elle est ce que les Bouddhistes appellent « L’Espace Fonda- 
mental » ou « la Base Primordiale ». En deuxième lieu, Elle 
représente cette Grande Entité de Sirius, gouvernant la 
Constellation du Grand Chien, à Laquelle est lié notre Lo- 
gos Solaire et son système, le nôtre. C’est Alexandre Mo- 
ryason qui en donne la meilleure explication 235 : 

« La Grande Entité dont dépend notam- 
ment notre Logos Solaire est Celle Qui régit ce 
qui se manifeste physiquement par la Constella- 
tion de Sirius. Elle avait pour nom en égyptien 
Aset que les Grecs ont hellénisé en Isis — le Lo- 
gos de Sirius. La représentation symbolique et 
magique d' Aset était, et est encore, une jeune 
femme, très belle, vêtue d'une robe blanche et 
recouverte d'un manteau bleu, voilant la tête ; 

Elle tient dans Ses bras, au niveau du cœur, un 
enfant. » 

« Cette image est très connue ; elle est celle 
par laquelle le Christianisme représente la 
Vierge Marie. Aset canalise l'Aspect Féminin ou 
Magnétique de l'Intelligence Universelle pétris- 
sant la Substance Cosmique. Elle nourrit notre 
Système Solaire et, en conséquence, nourrit 
chacun de nous. Les Textes des Pyramides ap- 
pellent Aset « la Grande Pourvoyeuse » car Elle 
pourvoit à la Vie de notre Système. Symboli- 
quement « Elle donne la Vie à Son Fils Hôr 

235. La Lumière sur le Royaume - p 132-133d'A. Moryason-Éd. Moryason. 


302 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


(Horus) » ; la Vierge tient Son Enfant dans Ses 
bras... C'est pourquoi il est dit dans la Tradition 
Esotérique que , si l'Espace Eternel de la 
N on- Manifestation est la Mère Absolue , la Pre- 
mière Mère manifestée est Binah Universelle ; la 
Deuxième Mère, plus proche de nous est 
Asetjîsis, « la Splendeur de Sirius », Celle Qui 
nourrit notre Système. » 


On pourrait ajouter qu’Elle représente aussi et enfin 
notre Logos Planétaire, de polarité féminine 236 , le véri- 
table « Dieu » de notre Monde, en Qui nous avons la vie 
et l'être. Ceci explique que la Mère Divine est appelée « la 
Mère du Monde », c’est-à-dire de « notre » Monde. C’est 
Elle (notre Logos Planétaire donc) que Nicolas Roërich 237 
a représentée dans une de ses célèbres peintures. 


Mais on peut dire aussi qu’Aset est notre Mère à tous, 
car Elle surveille et protège particulièrement notre Sys- 
tème solaire et donc notre Terre. De Sirius, des courants 
d’énergie affluent directement via Son fils Le Logos solaire 
(notre étoile, Horus), et de là sur la planète Vénus (sœur de 
la Terre), puis de Vénus sur notre planète. Nous sommes 
donc indéfectiblement liés à la constellation du Grand 
Chien (qui représente Isis dans la mythologie égyptienne) 
tout autant qu’à la constellation d’Orion (qui définit Osi- 
ris, époux d’Isis, dans la même mythologie), depuis la nuit 
des temps 238 , et protégés par les Êtres hautement évolués 
de cette portion de l’espace 239 . Voilà pourquoi tous les 
peuples antiques accordaient une si grande importance à 
Celle qui, sous la dénomination de « Mère du Monde », 

236. Voir les révélations du Maître tibétain Djwal Kool dans les écrits d'A.A. Bailey. 

237. Nicolas Roërich (1874-1947) : peintre russe et disciple, tout comme son 
épouse Helena, du Maître Morya. Celle-ci fut en contact avec ce Grand 
Adepte et écrivit ce qu'il lui dit dans la série des ouvrages réunis sous le 
titre d'Agni Yoga : plusieurs titres, de fait, sont inclus dans cette dénomi- 
nation générique. (Voir « Association Agni Yoga » - Yves Chaumette à 
Yerres - Essonne - France.) 

238. Voir à ce sujet : « Thot-Hermès - Les origines secrètes de /' humanité » de 
Guillaume Delaage - Éd. Moryason. 

239. C'est pourquoi, à leur initiative, les Hauts Initiés de Vénus décidèrent 
d'enclencher le processus d'évolution avancée de l'être humain, il y a de 
cela 18 millions d'années. 


303 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


représentait de multiples États de l'Être Universel. Elle 
n’est liée, en aucune façon, à quelque religion que ce soit. 

Les catholiques, par un « escamotage » symbolique, 
l’ont associée à la mère de Jésus. Marie était, certes, une 
Initiée essénienne de haut rang mais on ne peut en aucun 
cas la confondre avec Aset dont l’Enfant est le Christ so- 
laire, lié à notre Système, et encore moins à l’Espace Uni- 
versel Absolu. Dans les interactions entre les super mon- 
des stellaires, il est difficile de saisir que ces Êtres sont 
d’une évolution si grande que celle-ci paraît inimaginable 
à notre entendement. Pourtant Ils ont, malgré les distances 
qui les séparent entre eux, des relations que l’on pourrait 
qualifier d’amitié ou d’inimitié. 

Ainsi donc, Aset depuis le monde lointain de Sirius, 
veille sur son Enfant, Horus notre Dieu. Car c’est bien ainsi 
que nous le fait entendre la Doctrine Hermétique. Horus, 
notre Logos solaire, est venu, via un être splendide, le 
Christ, adombrer le corps de l’Initié Jésus 240 . Aset veille, par 
conséquent, sur l’humanité entière, via notre Logos Plané- 
taire et la Mère de notre Monde : ce sont Ses Interventions 
(celles de notre Logos) qui nous viennent depuis plus d’un 
siècle et il semble clairement qu’il y ait urgence à réagir ; Ses 
Messages sont tous très alarmants et insistent sur le néces- 
saire changement de comportement des êtres humains en 
général. 

C’est le manque de bonté, d’altruisme, de générosité, 
mais aussi la déconsidération et l’abandon du Christ dans 
nos sociétés modernes, sur lequel nous sommes mis en 
garde 241 . 

La Mère du Monde, notre Logos, se manifeste dans des 
moments critiques de notre Histoire. Ses différentes pro- 
phéties augurent des calamités pour la planète. Nous pou- 
vons éviter le pire si nous suivons les conseils donnés par la 
Hiérarchie planétaire. Mais voilà, il semble qu’une grande 
partie de l’humanité refuse ces avertissements et s’enferme 

240. Voir La Lumière sur le Royaume d'A. Moryason - Éd. Moryason. 

241 . Ce qui est curieux est que l'Église s'est tellement identifiée à l'image du 
Christ ou plutôt se l'est appropriée que l'on ne peut désormais parler de 
l'Église sans l'associer au Christ. Pourtant, comme nous l'avons vu, en 
insistant bien sur ce point, Le Christ a vraiment très peu de choses en 
commun avec le christianisme. Son Message s'adressait au monde en- 
tier et ne visait aucunement la création d'une religion. 


304 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


dans des croyances et des positions matérialistes qui nous 
conduisent au chaos. 

Pourtant, au-delà de la suffisance du petit ego humain, 
au-delà des contingences socioculturelles étroites, dans 
lesquelles s’enferment nos différentes civilisations, se 
poursuivent des Plans cosmiques sur lesquels nous de- 
vrions porter la plus grande attention. L’homme n’est pas 
le propriétaire de la Terre et ce n’est pas parce que son 
manque de conscience le conduit vers l’erreur et l’igno- 
rance que l’expression des Lois universelles s’arrêtera 
d’agir pour autant. En d’autres termes, cela induit que 
nous DEVONS suivre ces Lois et aller dans leur sens, 
comme le fait la Nature tout entière. 

Si nous essayons de résister, nous nous plaçons dans la 
situation du nageur qui, pris dans un torrent rapide, essaie 
de remonter à contre-courant. Il en est de même pour nous 
tous, le Flux est trop puissant car il répond à des Structu- 
res, Lois et Principes universels, qui nous appellent à l’har- 
monie, à l’évolution. Si nous choisissons de conserver illu- 
soirement notre pré carré, alors la Force qui s’approche 
de la Terre, nous balayera comme un fétu de paille. 

Nous sommes avertis depuis longtemps, et il faut main- 
tenant apporter quelques explications à ce sujet. 

Ü3 


Les perturbations cosmiques 

Les plus grands astrophysiciens de la planète ne 
connaissent quasiment rien de la réalité de l’univers dans 
sa forme visible, imaginons alors l’étendue de notre igno- 
rance concernant la partie multidimensionnelle de ce 
même univers. La Doctrine Hermétique nous enseigne que 
TOUT est vivant dans le cosmos et que les planètes, les So- 
leils et les galaxies sont des Entités conscientes dont on ne 
perçoit que la partie apparente qui les constitue. 

Ces super mondes ont entre eux des « objectifs » à at- 
teindre, tout autant qu’une vie propre de laquelle nous ne 
sommes pas exclus, en tant qu’êtres humains. Dans cette 


305 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


évolution, dans ces Plans, nous devons, à notre niveau, si- 
non nous harmoniser, du moins aller dans le sens de ce 
Dessein universel. Malheureusement, la voie dans laquelle 
beaucoup s’engagent suit le chemin inverse. 

Une fois de plus, cela est dû au travail persistant des For- 
ces Noires qui s’emploient à pousser l’humanité dans le 
chaos qui est leur lieu d’élection. Ainsi donc, des Forces ou 
des Feux puissants venant de l’espace concourent à l’har- 
monie universelle tout autant qu’à l’évolution des mondes. 
Notre Logos Solaire traverse actuellement une étape très 
importante dans Sa progression. De fait, cette transforma- 
tion — invisible à nos yeux - va provoquer une mutation 
dans Sa structure même et l’humanité n’est pas exclue de cet 
ensemble solaire auquel nous sommes intrinsèquement liés. 

Lorsqu’une conscience humaine évolue, elle s’harmo- 
nise avec des courants subtils invisibles qui affectent ses 
relations avec son environnement familial, culturel et so- 
cial. On dit que la personne en question a changé et, au 
fond, elle seule sait que son esprit va vers des perceptions 
supérieures. Toute proportion gardée, et bien que la com- 
paraison soit absurde, c’est un peu ce qui se passe actuelle- 
ment pour notre Logos Solaire Qui Se dirige vers une étape 
évolutive supérieure. 

Des Flux d’énergie traversent donc l’espace, depuis des 
mondes lointains, pour se diriger vers notre système so- 
laire 242 . Pour cette raison, et pour d’autres, l’humanité 
s’apprête à recevoir ces Feux, destinés à notre Logos mais 
qui nous touchent également, car nous vivons au sein 
même de Son environnement, nous faisons partie de Lui. 

Depuis très longtemps, les avertissements sont répétés 
par les Maîtres, qui se sont efforcés de nous alerter, à la 
fois contre le comportement égoïste d’une grande partie de 
l’humanité mais aussi de l’ignorance et du mépris des Lois 
universelles. Ce manque de connaissance lié au rationa- 
lisme excessif finit par conduire au reniement de la Réalité 
intérieure, du Christ en soi, et cela n’est pas rien. 

fl 


242. Voir Monde de Feu de la Collection Agni Yoga. 


306 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


L’Évangile prophétique... de Mathieu ? 

Le Texte de Luc... 

L’Église a caché et falsifié beaucoup de choses. Elle s'est 
approprié le Christ, comme si Sa dimension ne se confinait 
qu’au christianisme déformé et corrompu que nous connais- 
sons. Paul, l’Initié, ne voulait pas d’une religion ainsi faite et 
voyait dans le Christ la connaissance profonde du Soi. Bien 
avant le choix arbitraire des Évangiles dits « canoniques », 
les écrits de l’Apôtre Mathieu étaient considérés comme les 
plus prophétiques, contrairement à l’Évangile de Jean (au- 
thentique Kabbaliste) qui raconte dans son Apocalypse des 
faits plutôt inspirés du Livre d'Enoch que des prophéties 
pour le futur. Mais cet apôtre n'a pas écrit l'Évangile , — pas 
plus que l'Apocalypse semble-t-il — qui porte son nom . 
C'est sans doute un Platonicien ou un Gnostique apparte- 
nant à l'École Néoplatonicienne qui en fut le rédacteur , 243 

Jérôme (347- 420), considéré comme le Père de l’Église, 
était aussi un activiste fanatique. C’est, à son initiative, ain- 
si qu’à d’autres comme lui, que l’Église a occulté bien des 
textes. Pourtant, c’est aussi grâce à ses recherches que nous 
pouvons mieux comprendre comment les choses se sont, en 
partie, passées. Il nous dit qu’il a découvert dans la biblio- 
thèque de Césarée l’authentique et original Évangile (en hé- 
breu avec des ajouts chaldéens) de Mathieu, écrit de sa 
propre main. Il dit encore qu’il ne voulut pas de ce texte hé- 
breu (considéré comme hérétique puisque écrit dans cette 
langue) et qu’il le traduisit en Grec pour former, avec les au- 
tres, la version de la Bible dite Vulgate. 

« Il m'a été permis par les Nazaréens , qui se 
servaient de cet évangile à Beroea de Syrie , de le 
traduire de l'Hébreu en Grec, et que la plupart 
des gens appellent l'authentique évangile de 
Mathieu ». 244 

Lorsque l’on sait comment l’Église a falsifié tous les 
textes, il est permis de s’interroger sur la véracité des allé- 
gations de Jérôme... Dans cette perspective, il est plus pro- 

243. Voir La Doctrine Secrète - vol. V. p. 140 - note 2. 

244. De viris i/lustribus, chap. III - par Jérôme. 


307 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


bable qu’un texte prophétique existait, manié et livré au 
public à la sauce christianisante. Si réellement Jérôme a 
bénéficié de cette transmission des Nazaréens on peut pen- 
ser que celle-ci devait avoir tout de même un fond authen- 
tique, en raison de la qualité initiatique du groupe qui lui 
en fit don. 

Jérôme transforma beaucoup d'autres textes dont celui 
de Job afin d'imposer le dogme chrétien. Pour lui, ce que 
Mathieu écrit est incompréhensible, trop occulte, voire pro- 
phétique, et c’est pour cette raison qu’il décide d’en faire une 
traduction grecque pour l’interpréter à sa manière . On peut 
imaginer la différence qui dut exister entre ce que nous 
connaissons aujourd’hui et l’original qu’il dit avoir décou- 
vert. Il cite les Paroles que le Christ aurait prononcées : 

« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de 
même à l'avènement du Fils de l'homme. Car ; 
dans les jours qui précédèrent le déluge , les 
hommes mangeaient et buvaient, se mariaient 
et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé 
entra dans l'arche ; et ils ne se doutèrent de rien, 
jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât 
tous : il en sera de même à l'avènement du Fils 
de l'homme. Alors, de deux hommes qui seront 
dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé ; 
de deux femmes qui moudront à la meule, l'une 
sera prise et l'autre laissée. Veillez donc, 
puisque vous ne savez pas quel jour votre Sei- 
gneur viendra. Sachez-le bien, si le maître de la 
maison savait à quelle heure de la nuit le voleur 
doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer 
sa maison. C'est pourquoi, vous aussi, te- 
nez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à 
l'heure où vous n'y penserez pas 245 . » 

Ce discours eschatologique dans sa totalité (versets 4 à 
51) a du moins le mérite de nous révéler que déjà au début 
de notre ère circulait une Prophétie sur la « Fin des 
Temps », mise, après coup dans la bouche du Christ, mais 

245. Mathieu chap.24 v.26 à 44 - Les caractères en gras sont voulus par l'au- 
teur du présent livre. 


308 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


en étant tout à fait cohérente avec les autres Prophéties. Elle 
nous permet donc d’établir des recoupements intéressants : 

■ Tout d’abord, il est fait explicitement référence à 
l’Atlantide avec le symbolisme de Noé et le texte 
nous dit que l’humanité sera confrontée à la même 
situation. 

■ Puis vient le passage le plus étrange : 

« Alors , de deux hommes qui seront 
dans un champ > l’un sera pris et l’autre lais- 
sé ; de deux femmes qui moudront à la 
meule , l’une sera prise et l’autre laissée. » 

Que veut-on nous signifier par là ? 

Comment, de deux personnes se trouvant côte à côte 
ainsi qu’il est précisé, l’une sera tuée et l’autre épargnée ? 
Quel est ce phénomène très insolite qui va « choisir » en 
quelque sorte la personne qui doit survivre et celle qui doit 
disparaître ? 

En fait, les choses ne doivent pas être vues spécifique- 
ment sous cet angle. Ce n’est pas une malédiction ou un 
fléau qui attaque l’une et sauve l’autre. Il ne s’agit pas 
d’une punition car cette notion surannée n’a aucune exis- 
tence dans l’univers. Il s’agit, encore une fois, de l’applica- 
tion des Lois Universelles et cela implique que : 

■ soit l’on chemine avec la Loi 

■ soit l’on s’en détourne. 

Cette dernière prédiction conduit indubitablement à 
supposer que l’humanité devra affronter des difficultés 
énormes dont la cause reste indéchiffrable par la logique 
humaine qui se base sur les données ou éléments existant 
sur Terre. Ce sont les Maîtres de Sagesse qui nous appor- 
tent encore la Lumière sur ce passage très étrange de ce 
texte. Bien entendu, Ils ne font aucun commentaire à ce su- 
jet mais ce qui va suivre semble limpide. 

Le Maître Morya, Membre de la Hiérarchie Planétaire, 
S’est manifesté à quelques reprises par l’intermédiaire de 
quelques-uns de Ses disciples 246 . 

246. Ces contacts ne peuvent se faire que par la Volonté exclusive des Maî- 
tres, et les disciples sont soigneusement choisis par Eux, en fonction de 


309 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


L’un d’entre eux, Helena Roerich, nous livre ce Mes- 
sage du Maître : 

« Urusvati. Il est temps de dire que tel est le 
nom que Nous avons donné à l'étoile qui ap- 
proche irrésistiblement la Terre. Depuis très 
longtemps , elle a été le symbole de la Mère du 
Monde , et l'Époque de la Mère du Monde doit 
commencer au temps de l'approche sans précé- 
dent de Son étoile vers la terre. La Grande 
Époque commence , car la compréhension de 
l'Esprit est liée avec la Mère du Monde. » 

« Même pour ceux qui connaissent la date , il 
est merveilleux de voir l'approche physique de 
ce qui est prédestiné. L'approche de cette très 
grande Époque est importante ; elle changera 
substantiellement la vie de la Terre. Une 
Grande Époque » ! 

« Je me réjouis grandement en voyant com- 
ment les nouveaux rayons percent l'épaisseur 
de la Terre. Même, si au début, ils sont difficiles 
à supporter, leur émanation induit de nouveaux 
éléments si nécessaires pour l'impulsion. De 
nouveaux rayons atteignent la Terre pour la 
première fois depuis sa formation. » 

« Le réveil féminin est commencé, une nou- 
velle onde a atteint la Terre et de nouveaux 
foyers se sont allumés ; car la substance des 
rayons pénètre profondément. Ressentir l'ap- 
proche de la Nouvelle Époque est joyeux ». 247 

Compte tenu de ce qui vient d’être dit, les Maîtres sa- 
vent très bien que quelque chose est en train de se pro- 
duire dans l'espace, un quelque chose qui échappe totale- 
ment à nos astrophysiciens, car ces évènements cosmiques 

la Mission assignée, mais surtout de leur évolution personnelle. Ces 
Transmissions ne doivent pas être assimilées avec les « channels » en 
vogue à notre époque, qui ne sont que l'expression d'un spiritisme mo- 
derne dangereux pour l'évolution d'un être. Voir à ce sujet l'article de 
l'auteur : « Channeling et illusions du Nouvel Age » sur www.guil- 
laume-delaage.com 

247. Les Feuilles du Jardin de Morya - Helena Roerich, T2, paragraphe 138 - 
Éd. Agni Yoga. 


310 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


ne sont pas de nature matérielle, il s’agit de rayons invisi- 
bles qui viennent de l’espace et, contrairement à toute at- 
tente, ces rayons sont bienfaiteurs, tout autant qu’annon- 
ciateurs d’une plus grande Lumière de Conscience. 

On nous met en garde, toutefois, contre leurs puissants 
effets qui sont « difficiles à supporter ». Alors, on peut se po- 
ser la question suivante : l’humanité résistera-t-elle à cette ra- 
diation invisible ? La réponse est donnée dans le texte attri- 
bué à Mathieu : « De deux hommes qui seront dans un 
champ, l'un sera pris et Vautre laissé ; de deux femmes qui 
moudront à la meule, Vune sera prise et Vautre laissée ». 

Il est patent que ceux qui survivront à cette extraordi- 
naire énergie sont ceux qui ont depuis longtemps opté 
pour la Bonne Loi , telle que celle-ci est exprimée par la 
Doctrine Hermétique, c’est-à-dire ceux dont Vévolution 
de conscience peut « supporter » cette Énergie évolutive 
venue de Vespace. Ceci redit, en termes plus précis : « ceux 
qui ont suffisamment d’Akasha — ou Énergie Divine — 
dans le sang » (Énergie qui se conquiert petit à petit, de vie 
en vie, par l’évolution de la conscience vers l’Esprit Divin). 

Terminons par cette phrase extraite de l’Évangile de 
Luc (21-25) : 

« Les nations sur la Terre seront dans Van- 
goisse, inquiètes du fracas des flots et de la mer. 

Des hommes défailliront de frayeur dans Vat- 
tente de ce qui menace le monde habité, car les 
puissances des cieux seront ébranlées ». 248 


Urusvati approche 

Nicholas Roerich, disciple du Maître Morya, par ail- 
leurs époux d’Helena, rencontra au début du XX e siècle de 
nombreux moines initiés dans les hauts plateaux du Tibet. 
Alors qu’il conversait avec l’un d’eux au sujet de la mysté- 
rieuse cité de Shamballa, un moine lui dit ceci 249 : 

248. C'est nous qui soulignons. 

249. « Shambha/a » par N. Roerich - Éd. du Troisième Millénaire. 


311 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


« Une grande époque approche . Le Régent 
du Monde est prêt à combattre. Plusieurs cho- 
ses sont manifestées . Le feu cosmique approche 
à nouveau de la terre . Les planètes manifestent 
la nouvelle ère. Mais plusieurs cataclysmes se 
produiront avant la nouvelle ère de prospérité. 
L'humanité sera à nouveau éprouvée pour voir 
si l'esprit a suffisamment progressé. Le feu sou- 
terrain cherche maintenant le contact avec l'élé- 
ment de feu de l'Akasha. Si toutes les Forces du 
Bien ne combinent pas leur pouvoir ; les plus 
grands cataclysmes sont inévitables. » 

Les Sages confirment donc qu’une énergie fulgurante 
vient de l’espace et c’est Helena Roerich qui nous apporte 
une précision supplémentaire. En effet, dans son journal, 
compilé en partie dans son ouvrage Au seuil d'un monde 
nouveau 250 , elle relate un message transmis par son 
Instructeur où il est dit : 

« ... Il a été constaté qu'il y a une véritable 
planète qui arrive à grande vitesse derrière Vé- 
nus. Ce n'est pas encore clair si cette planète 
pousse l'Étoile du Matin où est attirée par elle ». 

Dans son ouvrage Shambhala 251 , Nicholas Roerich 
nous dit qu’Urusvati : 

« ... est un nom qui signifie Étoile du Matin ». 

Par conséquent, cette planète dont il est question serait 
Vénus elle-même ou est liée étroitement à Vénus 252 . 

Comme nous l’avons vu, nous vivons actuellement une 
période de purification nécessaire. De l’espace, cette pla- 

250. Au seuil d'un monde nouveau p. 86 d'H. Roerich - Éd. du Troisième Millénaire. 

251. Shambhala par N. Roerich - Éd. du Troisième Millénaire. 

252. Vénus est aussi appelée l'étoile du Berger, Celui-ci étant, bien entendu le 
Christ, le Porteur de Lumière, (Lux -lumière- et Fero -porter- en Latin). 
Que d'impostures, que de dégradations et d'utilisations maléfiques 
n'a-t-on commises, par ignorance, avec ce nom qui représente la lumi- 
neuse beauté du Christ dont la planète est bien Vénus. C'est de là qu'il 
vint, Lui aussi, avec d'autres Êtres d'une évolution immense il y a très 
longtemps. Le lecteur notera, dans la légende qui entoure la Naissance 
de Jésus, l'importance de l'étoile dite du Berger, qui souligne à la fois le 
vrai lieu de résidence du Christ Qui va adombrer l'Initié Jésus mais aussi 
la place de cette planète, pour l'évolution de la Terre. 


312 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 



Le Pentagramme de Vénus 

Les positions successives de 
Vénus dans le ciel, à chaque 
période synodique (temps mis 
par Vénus pour revenir à la 
même configuration 
Terre- Vénus-Soleil, c’est-à-dire 
à la même place dans le ciel 
par rapport au Soleil, vu de la 
Terre), dessinent 
approximativement un 
pentagramme sur un cycle 
total de 8 ans (soit cinq 
périodes synodique s de Vénus). 


nète ou celle qui se cache derrière Vénus, va nous apporter 
plus de Lumière, c’est-à-dire une plus grande conscience. 
Puisque Vénus reçoit la grande énergie de Sirius, par Aset 
la Mère du monde, on peut penser qu’Urusvati joue aussi 
ce rôle important, à moins qu'Urusvati désigne tout sim- 
plement Vénus, dans sa forme spirituelle. 

Les Feux de l’espace — qui n’ont pas nécessairement l’as- 
pect « feu » que nous connaissons sur Terre mais qui sont 
avant tout « électricité » et celle-ci devant être considérée 
sous une forme de plus en plus subtile au point de n’être 
qu’une « vibration » — sont (invisiblement pour les hu- 
mains) reliés à certaines planètes. L’ensemble de notre sys- 
tème solaire est prêt à absorber cette force extraordinaire. 

Ainsi, les Feux qui arrivent vers la Terre ne se déplace- 
ront-ils qu'en fonction du réajustement cosmique par l'ali- 
gnement des planètes, ce qui provoquera certainement de 
nombreux désordres géophysiques. Le Feu venant de l’es- 
pace, une planète ou autre phénomène choquant pour les 
terriens ?... Ceci nous ramène aussi au 3 e Secret délivré par 
la Vierge à Fatima et à la Prophétie Isaïe : 

« L'Éternel et les instruments de son indi- 
gnation viennent d'un pays lointain du plus 
profond des deux pour détruire tout le pays... 
car les étoiles des deux et leurs constellations ne 
feront pas briller leur lumière ; le Soleil sera 
obscur à son lever et la Lune ne fera pas luire sa 
clarté... » 253 
253. Isaïe, chapitre 13. 


313 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


Cette influence était bien connue dans l’Antiquité puis- 
qu’on disait que c’était les Dieux Kabires qui étaient res- 
ponsables des saisons, des cycles et, par conséquent, des 
dommages subis par la Terre. Or, il se trouve que Vénus, 
pour les Chaldéens et les Égyptiens, était la « Mère des Ka- 
bires ». Il y a donc un lien évident entre cette planète et les 
événements cycliques. 

Bérose , prêtre babylonien du IV e siècle av. J.-C., ensei- 
gnait , par le zodiaque , l'art de prophétiser les cataclysmes 
futurs . Or, l’on constate, nous dit H. P. Blavatsky 254 , que 
les époques qu’il fixe concernant les déluges correspon- 
dent à celles qui sont indiquées dans un ancien papyrus 
égyptien. Une semblable catastrophe se produirait à 
chaque renouvellement du Cycle de l* Année Sidérale de 
25 868 ans. Il se trouve qu’actuellement, nous sommes à la 
fin du Cycle de Précession des Équinoxes et que nous nous 
apprêtions à entrer dans l’ère du Verseau. Si la Mère des 
Kabires , donc Vénus 255 , est en phase d’émettre cette 
énergie cosmique et si par ailleurs l’entrée dans l’ère du 
Verseau favorise ces mouvements astronomiques, nous 
avons alors tous les repères qui incitent à aller dans le sens 
des prophéties que nous venons d’examiner. 

C’est encore le Maître Morya Qui dit à Helena Roerich : 

« Vous pouvez prévoir divers facteurs, mais 
nul ne peut savoir à l'avance le moment et la fa- 
çon dont viendra le Messager. Par leurs critères 
conventionnels, les hommes entravent les mani- 
festations transcendantes. Ne pensez pas que ce 
mot soit désuet, car à présent plus que jamais, la 
radiation de l'esprit est niée. Sans Soleil pour- 
tant, ni le Macrocosme ni le microcosme ne 
peuvent exister ; » 

« Vous savez que le mouvement des Astres ne 
pourrait être plus propice. Il faut attendre des siè- 
cles pour de semblables conjonctions, mais à pré- 
sent seules quelques années, et non des siècles, 
suffisent à déterminer les nouvelles lignes frontiè- 

254. La Doctrine Secrète - Éd. Adyar, 

255. Sachant que ces Dieux sont à l'origine des bouleversements terrestres... 


314 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


res pour l'humanité . Feu de gens perçoivent ces 
structures Cosmiques ; les rares êtres à les perce- 
voir doivent d'autant plus comprendre les événe- 
ments frappants indiqués par les Astres . » 256 

En comparant ces différents textes et messages, nous 
comprenons qu’un phénomène de grande ampleur est en 
train de se produire et c’est sans doute pour cette raison 
que les Forces de l’Ombre se déchaînent actuellement. 

Ce scénario était, depuis longtemps, prévu par la 
Grande Loge Blanche mais nous n’avions jamais été aussi 
près de l’événement. On parle aussi d’un changement de 
Cycle au 21 décembre 2012 (calendrier Maya). 

Faut-il conclure que ce Cycle sera funeste ou bien celui 
d’une période nouvelle pour l’humanité ? 

m 



L'une des représentations du CALENDRIER MAYA, sculpté sur une dalle de 
3,65 m, se trouve au Museo Nacional de Antropologia à Mexico au Mexique 


256. « Monde de Feu » - H. Roerich - Éd. Agni Yoga. 


315 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


La Prophétie Maya 

Décompte selon le Calendrier Maya 

Depuis quelques années, cette date — 21 décembre 
2012 — est arrêtée comme étant fatidique pour l’humani- 
té. La Prophétie en question décrit, en fait, Cinq Ages (ou 
« Soleils » selon la dénomination des Mayas) ainsi que la 
façon dont la Terre fut bouleversée au terme de chacun de 
quatre d’entre eux et de la façon terrible dont se termine le 
dernier. 

Nous pouvons synthétiser ainsi ce qu’il en est : 

■ Chaque Âge compte 5 125,36 années 257 ; 

■ Le Cinquième et dernier Âge a commencé le 12 août 
3114 av. J.-C. ; 

■ Où çn sommes-nous au regard de ce 5 e Cycle ou Âge ? 

> Puisque le Cinquième Âge a commencé en -3114 
et qu’il dure 5126 années, combien d’années 
couvre-t-il à partir de l’An Zéro (0 ■=> Naissance 
du Christ) ? 

> Une simple soustraction le montre : 5 126 années 
(durée de l’Âge) - 31 14 (années écoulées avant Jé- 
sus-Christ) = 2012. 

> Si l’on compte en jours, selon l’équivalence des Ca- 
lendriers (maya et grégorien), on obtient comme 
jour et mois de cette année 2012 : le 21 décembre. 

Il nous faut tenir compte, néanmoins dans ces calculs des 
décimales à soustraire ce qui donne une date — ou époque - 
approximative de la fin de ce 5 e Âge au cours de 2012. 

Les Mayas, par une longue tradition ancestrale, déte- 
naient certains secrets. Ils savaient fort bien quel cata- 
clysme avait frappé la Terre... Don Alejandro Oxlaj , Trei- 
zième Grand Prêtre de sa Lignée, Chef du Conseil des 

257. Ce chiffre a été porté à 5 126 et tient compte dans le décompte final des 

décimales à soustraire. 


316 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Aînés Mayas précise, en 2007, dans un discours qu’il a 
prononcé à l’Université de Pittsburgh : 

« Le temps est venu de se rappeler que nos 
Ancêtres sont venus des Constellations . Ils sont 
venus initier et transmettre leurs connaissances 
aux anciens Mayas qui sont les descendants ac- 
tuels des Atlantes .... » 

L’Année galactique dite « Année platonicienne » 

Notre système solaire fait le tour de la Galaxie en 
25 630 années, ce qui correspond à 5 Cycles (ou Âges) de 
5126 années chacun (5 x 5 126 = 25 630). 

Or, nous venons de le voir, c’est bien le 5 e Cycle de ce 
tour galactique qui s’achève fin 2012 ; c’est donc la fin 
d’une « Grande Année » ou Année Sidérale dite « Année 
platonicienne ». 

Je ne résiste pas, en conséquence, à vous offrir la cita- 
tion suivante de H.P. Blavatsky, ô combien pertinente, par 
ces « temps présents » et bien révélatrice du grand change- 
ment devant survenir sur notre Terre. 

Dans une note de la page 164 du Vol. II de la « La Doc- 
trine Secrète » H.P. Blavatsky précise 258 : 

« Ils (les Puissants) apparaissent au com- 
mencement des Cycles (de 4 320 000 années) et 
aussi au commencement de chaque Année Sidé- 
rale de 25 868 ans. 259 C'est de là que les Kabeiri 
ou Kabarim tirèrent leur nom en Cbaldée, car il 
signifie « les Mesures du Ciel », des mots Kob 
« mesure de » et Urim « les deux ». 

N’oublions pas que les Kabires, selon l’Enseignement 
Ésotérique, sont responsables de tout ce qui survient sur 
Terre (saisons, cycles et donc des dommages et cataclys- 

258. Note 305. 

259. La différence de 238 années entre le total donné par H. R Blavatsky et le 
décompte du Calendrier Maya réside dans le fait que le décompte du 
temps « a toujours été voilé dans la divulgation » des Enseignements 
Traditionnels. (Précisé par H. R Blavatsky tout au long de son œuvre. 


317 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


mes) et que Vénus était considérée par les Chaldéens et les 
Égyptiens comme leur « Mère ». 

Nous voyons donc que le lien existant entre : 

■ Les propos tenus par Don Alejander Oklaj, précé- 
demment cités ( « Nos Ancêtres sont venus des Cons- 
tellations ») ; 

■ Vénus (et les êtres évolués, sans corps visible pour 
nous, qui y vivent), liée à des Constellations (Sirius 
et Pléiades) 260 et « Mère des Kabires » ; nous pour- 
rions dire « plate-forme de l'activité des Kabires » ; 

■ L’action des Kabires à la fin d’une Année Sidérale et 
au commencement d’une autre (« La Doctrine Se- 
crète » précitée) ; 

■ Le décompte du Calendrier Maya qui amène la fin 
de cette Année Sidérale à décembre 2012. 

Par conséquent, l’Année Sidérale s’achevant en 2012, 
eu égard à l’intervention cyclique sur Terre des Kabires 
(liés aux Constellations précitées et à Vénus) et enfin 
compte tenu de ce que l’action de Ceux-Ci peut engendrer 
sur notre planète, nous pouvons dire que des remises à 
l'ordre risquent d’être faites à l’humanité à partir de 2013 
de manière plus ou moins « difficile »..., et ceci, afin de 
permettre l’avènement d’une nouvelle forme de société, 
une société fondée sur l’amour et l’harmonie entre les êtres 
et entre ceux-ci et la nature. 

Les Forces Divines contribuant à ces remises en ordre 
ont déjà commencé leur activité il y a plus d’un an 261 , elles 
révèlent intensément, par cette « descente », le Mal à cause 
duquel presque toute l’humanité hurle aujourd’hui ; cette 
descente ira en s’intensifiant de plus en plus à compter du 
21 décembre 2012 pour provoquer un paroxysme de ce 
Mal (qui pourra se manifester de multiples façons dans les 
prochaines années). 

Notons, pour conclure, que l’addition des deux dates 
qui suivent est bien « curieuse » : 

260. Toujours selon l'Enseignement de la Doctrine Hermétique. 

261 . Ce livre est écrit en été 2012. Forces agissantes depuis l'équinoxe 2010. 


318 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


11 - 09 - 01 (l’effondrement des tours jumelles à New York) 
10 - 03 - 1 1 ( tsunami au Japon-Centrale de Fukushima) 

21 - 12 - 12 
Signe ou coïncidence ? 


m 


Ce qu’en pensent les Scientifiques... 

Parmi plusieurs savants nous citons les propos du Doc- 
teur Boers. 

Le Dr. Dieter Broers , biophysicien, a effectué des re- 
cherches sur les fréquences et les thérapies régulatrices à 
l’Université de Berlin en 1992. Ses travaux ont été à l’ori- 
gine de brevets internationaux. Depuis 1997, il est Direc- 
teur de la Biophysique à V International Council for Scien- 
tific Development (ICSD) et membre du Committee for 
International Research Centres (États-Unis). Voilà ce qu’il 
dit en janvier 2009 lors d’une interview pour un journal 
allemand Hôrzu à propos de la Prophétie des Mayas et 
changements attendus pour 2012 : 

« Le peuple centr américain des Mayas nous a 
légué à ce sujet l'information que cette « Époque 
finale » des temps serait conduite par « une vo- 
lonté cosmique ». Une sorte de rayon de syn- 
chronisation serait dirigé (en provenance du 
centre de notre Voie Lactée) vers notre terre per- 
mettant un réalignement de notre humanité. » 

« Les Mayas ont été capables , à l'aide de leurs 
connaissances astronomiques extrêmement avan- 
cées , de dater pratiquement tous les événements 
d'importance. Leurs calculs immortalisés dans le 
« Tzolkin », le calendrier Maya, indiquent pour 
2012 un dernier processus fondamental de trans- 
formation. Les Mayas l'ont décrit comme « as- 
cension dans la 5 e dimension ». » 


319 



LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS » 


« En observant le cours de notre crise mon- 
diale actuelle , qui semble se diriger vers un final 
monumental ', on pourrait croire à la pertinence 
de leur prophétie . » 262 

— Question du journaliste d'Hôrzu : 

« En plus du champ magnétique terrestre et 
du rayonnement électromagnétique solaire , 
existe-t-il d'autres sources qui nous influen- 
cent ? » 

— Réponse du Docteur Boers : 

« Oui. Des rayons que Von est capable de 
mesurer depuis environ 15 ans seulement. » 

« La NASA parle d'événements sensationnels 
qui semblent pratiquement identiques aux in- 
formations transmises par les Mayas. » 

« Le rayon de synchronisation mentionné 
par les Mayas semble maintenant être reconnu 
par les astrophysiciens. Ils rapportent que du 
centre de notre galaxie , un rayonnement éner- 
gétique, inconcevable auparavant, semble éclai- 
rer la terre « comme un phare venant du plus 
profond de l'espace ». 263 Durant les années pas- 
sées, le rayonnement s'est amplifié de plusieurs 
centaines de pourcents. » 

« Ayant étudié depuis près de 30 ans ces thé- 
matiques, je puis confirmer que nous assistons à 
des changements qui auraient été inconcevables 
auparavant et qui s'adressent en premier lieu à 
notre état de conscience. » 264 


262. C'est nous qui soulignons. 

263. Idem. 

264. Idem. 


320 



Conclusion 


L’heure du choix 

L e vieux et immense continent ATLANTE est 
désormais englouti depuis des milliers d’années 
et son dernier grand vestige, Poséidonis, dort 
également depuis 11 5 7 7 265 ans sous les eaux atlantiques. 
Il ressurgira vraisemblablement dans mille ans, à une 
époque où la surface de la Terre prendra un nouveau vi- 
sage, avec les contours d’une géographie différente. Si ce 
temps est encore lointain avant la venue de la Sixième 
Race, l’Histoire Atlante n’en est pas moins bien présente 
pour nous, comme un livre dont les dernières pages ne 
sont pas achevées. 

Le lecteur a bien compris que le présent ouvrage a tenté 
de tisser un fil d’Ariane entre cette histoire antédiluvienne 
et notre XXI e siècle car, effectivement, le dernier volet 
n’est pas encore clos. La mémoire humaine est si séquen- 
tielle qu’elle ne parvient que difficilement à organiser une 
continuité. Nous ne voyons que des images éparses au lieu 
d’en saisir l’ensemble, comme lors de la projection d’un 
film. C’est un peu de cette façon que nous appréhendons 
l’Histoire. En fait, nous avons vécu une multitude de vies 
au cours desquelles notre conscience a perçu d’innombra- 
bles expériences, mais le Léthé, ce fleuve d’oubli de la my- 
thologie grecque, a fait son œuvre et nos souvenirs se sont 
perdus dans ses eaux tumultueuses. 

Pourtant, de l’Atlantide à nous il n’y a aucun vide, au- 
cun temps et aucun espace, juste un prolongement que 
notre ego ne peut comprendre. C’est pourquoi toutes les 
pages qui précèdent n’ont eu pour objectif que de tracer ce 
lien pour le rendre plus assimilable à notre raison. 

265. Décompte jusqu'à 2013 inclus. 


321 



CONCLUSION 


Oui, l’Atlantide est notre Histoire et la Doctrine Her- 
métique nous a été donnée pour que nous puissions mieux 
la comprendre car les temps sont venus. Cette saga belli- 
queuse, merveilleuse et violente nous a conduits au point 
où nous en sommes aujourd’hui et il est maintenant temps 
d’agir avant la venue d’évènements plus douloureux. 

Ce que l’Atlantide subit en plusieurs phases d’englou- 
tissement, dont la dernière, Poséidonis en -9546 av. J.-C., 
fut racontée par les prêtres de Sais à Solon 266 , peut nous 
advenir... et nous avons aussi compris qu’elle disparut... 

« [...] ivre non pas tant de ses eaux que de ses 
crimes, de ses ignominies et de sa perdition qui 
furent une insulte jamais égalée faite à la face du 
Ciel » 267 

Nous ne résistons pas à la tentation de publier ici la ci- 
tation d’un inconnu, un de nos contemporains : 

« En tout cas je trouve amusant de s’intéres- 
ser à V Atlandide de nos jours quand notre civili- 
sation elle-même va sans doute subir des événe- 
ments aussi violents que ceux qu’ont connus les 
hommes d’il y a une dizaine de milliers d’an- 
nées. » 268 

Les Atlantes sont aujourd’hui parmi nous car nous som- 
mes ces Atlantes et l’acte final se joue maintenant. Som- 
mes-nous donc revenus, dans un autre corps, dans une 
autre vie, pour à nouveau choisir la matérialité et le som- 
meil de la conscience et donc pour êtres détruits comme 
nous le fûmes ? 

Nous avons également étudié le « Mal » qui ravagea ce 
continent pendant des millénaires et le dilemme devant le- 
quel les Atlantes furent placés (choix entre deux voies, re- 
montée de la conscience vers l’Esprit Divin ou enlisement 
dans la Matière). Nous avons saisi que le Karma qui frap- 

266. Récit de Platon dans Le Timée et Le Critias. Cf. en fin d'ouvrage des extraits. 

267. A. Moryason. Cf. site 

268. Posté par un internaute au pseudonyme de Castelcerf le 25 sept 2005 sur : 

http : //forums, futura-sciences. com/threadedpost364965. htm!#post364965 


322 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


pa depuis lors l’humanité jusqu’à nos jours nous place au- 
jourd’hui devant ce même choix... 

Une chose donc est certaine : nous ne pouvons plus 
vivre dans ces conditions inhumaines, au sens le plus litté- 
ral du terme. Nous nous sommes enfermés, durant des gé- 
nérations, dans une nasse qui nous incite à croire que ce 
monde d’illusion est la seule réalité pour l’humanité. On 
voit à quel point cette croyance est en train d’échouer. 

Mais le plus difficile à comprendre est qu’au regard des 
souffrances endurées, il n’y a aucune prise de conscience 
globale réelle pour se diriger vers plus de spiritualité. L’en- 
jeu est délicat et puisque tous les acteurs se retrouvent sur la 
même scène il faut que, cette fois-ci, le choix soit définitif. 

Deux camps apparaissent déjà et chacun devra choisir, 
comme il vient d’être dit. Nous sommes dans une situation 
identique à celle dans laquelle se trouvèrent les Atlantes 
d’alors à la différence que, maintenant, tout doit être 
consommé. 

En effet, le flux d’énergie qui avance vers la Terre nous 
laisse augurer une grande évolution pour l’humanité mais 
ceux qui ne seront pas prêts seront balayés, ne pourront 
plus se réincarner sur Terre et devront poursuivre leur évo- 
lution « ailleurs », dans un autre système de vie correspon- 
dant à leur degré d’évolution peu élevé. « Pas prêts » n'im- 
plique pas une grande majorité des êtres humains , pleins 
de bonne volonté et rendus impuissants à agir ; mais ceux 
qui s'adonnent délibérément au mal. 

Pour employer une image simpliste, on pourrait com- 
parer notre planète à un organisme qui lutte avec des cellu- 
les malades avant une régénération complète. Notre Logos 
Planétaire est en pleine mutation et l’Energie Lumineuse 
qui arrive, sera trop puissante pour ceux qui n’auront ni 
préparé, ni purifié leur structure intérieure. 

Actuellement peu de personnes peuvent réellement 
comprendre ce changement et les bienfaits qu’il peut ap- 
porter aux êtres humains. Nous sommes tellement habi- 
tués à ce monde de matière dense qu’il est quasi impossible 
pour certains de percevoir une meilleure perspective. De 
nos jours, l’argent semble le seul vecteur pour être heureux 


323 



CONCLUSION 


ici-bas, car aucune autre alternative n’est offerte. Le bon- 
heur est souvent l’image du luxe, des biens qui permettent 
d’obtenir la satisfaction de tous nos désirs ou tout simple- 
ment de profiter de la vie. Mais de quelle façon ? 

Pour les personnes qui ne veulent pas se poser de ques- 
tions, cette satisfaction est le summum bonum terrestre. 
Mais cette illusion mensongère n’est qu’une réponse aux 
sens et à l’objectivité de notre mental, si l’on ne cherche 
pas à aller plus loin. 

Une personne qui ne sait pas lire pourra se contenter de 
sa condition, mais ne saisira jamais l’avantage qu’elle au- 
rait à découvrir les immenses richesses que procure la lec- 
ture. Il en est de même pour celui qui s’attache à ce monde 
et à ses plaisirs ; il lui sera alors difficile d’entendre la spiri- 
tualité. En d’autres termes, on ne peut comprendre ce que 
l’on ne connaît pas, si l’on ne fait pas l’effort de tourner le 
regard vers d’autres horizons. 

Ainsi que nous l’avons vu dans cet ouvrage, beaucoup 
imaginent que l’Amour spirituel est lié à la perception sen- 
suelle et ne peuvent concevoir qu’il se situe bien au-delà 
des sens et qu’il est inaccessible par l’émotion. Alors quel 
est-il ? Il est un état, un feu vivant qui transcende toute 
émotion. 

Ainsi donc, pourquoi laisser ce monde et ses plaisirs, 
pour un « espace inconnu » qu’on ne distingue même 
pas et dont on ne sait rien ? À ce stade seule l’expérience 
peut répondre à de pareilles interrogations : 

■ Soit le questionneur décide de rester dans un univers 
de désirs, 

■ Soit il perçoit au fond de lui un appel qui l’enjoint à 
prendre un chemin différent. 

C’est en ce sens que le choix doit s’effectuer MAINTENANT. 

Notre petit ego est le piège par excellence et ces millé- 
naires de souffrance doivent être pris en compte pour ne 
pas tomber à nouveau dans les ténèbres de l’ignorance qui, 
cette fois, seront fatales. Je ne vais pas répéter ce que j’ai 
exprimé à maintes reprises dans ce livre, mais c’est au- 


324 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


jourd’hui qu’une porte va s’ouvrir pour le plus grand bé- 
néfice de l’humanité et de notre planète. Ce qui vient est 
une aubaine pour l’homme et, comme les Maîtres de Sa- 
gesse, nous devons nous réjouir de ces temps nouveaux : 

■ Oui, par ailleurs, des temps difficiles se dessinent 
aussi à l’horizon et notre vie va être bouleversée 
dans bien des domaines. 

■ Oui, la souffrance va encore être présente, oui Kar- 
ma va encore faire son œuvre pour épuiser la négati- 
vité ambiante. 

■ Mais après, beaucoup de choses vont changer et la 
vie apparaîtra plus claire. 

Certains sujets n’ont volontairement pas été abordés 
dans ce livre. Il aurait pu être question de la venue du 
Messie et de l’ouverture des Temples de Sagesse , dans les- 
quels la Doctrine Hermétique sera à nouveau enseignée. Il 
aurait pu être aussi question du nouvel élan de fraternité 
qui s’établira entre les hommes, de l’Aide des Adeptes et 
d’une société plus juste et plus saine. 

Ce monde doit changer et tel qu’il est, il touche à sa fin. 
Chacun, athée, croyant, ou chercheur spirituel, sait au 
fond de lui, que nous ne pouvons plus avancer sur cette 
voie. Notre humanité a perdu ses repères et l’homme est 
devenu un animal sauvage qui vit sur ses instincts dans 
l’angoisse d’un monde qui l’oppresse, un monde qu’il ne 
connaît plus. 

Un flux d'énergie arrive et va tout balayer ; un flux 
silencieux auquel résisteront celles et ceux qui seront 
préparés. 

Mais de quelle nature est cette préparation ? 

Y-a-t-il une manière d’être « sauvé » ? 

Le lecteur a saisi l’urgence de réagir face à ce « Mal » 
endémique que les humains affrontent depuis trop long- 
temps. L’ignorance de l’Ego divin au fond de chaque être 
est la principale souffrance et le véritable enjeu. 

Nous ne sommes pas ce que nous croyons être, nous ne 
sommes pas ce corps, pas plus que ces émotions et ces pen- 


325 



CONCLUSION 


sées compulsives qui nous assaillent sans cesse. Cette bulle 
que nous créons par notre attachement à ce monde, nous 
aimante à cet agrégat qu’est notre personnalité. 

En d’autres termes, nous sommes enfermés dans notre 
propre illusion. Nous vivons dans ce mirage qui embrume 
notre aura. Nous sommes enfermés comme dans une 
sphère sur les parois de laquelle nous projetterions à la fois 
nos pensées et émotions, mais aussi nos fantasmes, notre 
éducation, les fausses conceptions que nous avons im- 
plantée en nous-mêmes et que d’autres nous ont transmi- 
ses. Bref, une sphère dans laquelle nous sommes confinés 
au sein de ce monde qui nous fait réagir dans le grand bal 
de l’illusion et du mirage. Et nous y croyons... 

Nous y croyons, car nous collons à elle ou plutôt nous 
sommes aimantés à d’autres sphères dans lesquelles vit tout 
un chacun. Mais pourtant la Réalité est ailleurs et en même 
temps immanente à cette illusion (présente « derrière » ou 
en sous-trame...), et cette densité nous accroche tellement à 
ce monde clos que rien d’autre n’existe à nos yeux. 

Prenons l’exemple d’un univers fictif à deux dimen- 
sions, la longueur et la largeur. Imaginons que certaines 
personnes, connaissant la troisième dimension (la hau- 
teur), essaient de « faire vivre » mentalement à ces habi- 
tants, cette nouvelle perception qu’ils ignorent, La tenta- 
tive sera difficile, car comment concevoir ce qui n’est pas 
perceptible ? Les êtres humains sont un peu dans ce cas, ils 
sont conditionnés par leur ego et se bloquent dans la sen- 
sation. Comment faire alors ? La solution est de tenter 
d’ouvrir une nouvelle porte et celle-ci est en nous même. 

Pour cela il faut nous désidentifier de notre ego donc de 
notre personnalité mortelle, celle à laquelle nous adhérons 
abusivement, pour nous identifier à ce que nous sommes 
vraiment. Le Chemin de l’ouverture de la conscience se 
situe dans cette perspective, car nous devons ne plus faire 
« un » avec le mirage des sens et de l’illusion du mental, 
appelé maya , pour mieux nous identifier à la Réalité 
qu’est notre Ego divin. C’est en ce sens que la purification 


326 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


intervient, c’est aussi en ce sens que nous nous sauvons 
nous-mêmes. C’est notre salut. 

Tant que nous « collerons » à ce monde nous y serons 
enlisés, tant que nous croirons à ce monde nous y serons 
enfermés, tant que nous nous verrons comme un corps et 
une personnalité limités, nous serons prisonniers d’un fan- 
tasme et tant que nous estimerons que nos pensées et que 
nos émotions sont nous-mêmes, nous serons enfermés 
dans un rêve cauchemardesque. Non, nous ne sommes pas 
cet artefact, nous sommes une conscience qui doit s’expri- 
mer pleinement. C’est là le but de l’Initiation. 

Alors, devant ce tableau préoccupant, quelle est la 
porte de sortie ? Celle-ci est orientée vers le haut, et ce n’est 
ni à gauche ni à droite qu’il faut regarder mais vers le 
« Ciel », c'est-à-dire en nous-mêmes, en essayant d'être 
conscients de ce que l'on fait. 

Ce travail est celui des personnes de Bonne volonté qui 
agissent dans l’esprit d’altruismee: car c’est en aidant que 
l’on se libère puisque le service désintéressé a le pouvoir 
d’ Amour et l’Amour nous détache de notre condition li- 
mitée. Tenter d’aimer chaque être humain en toute cons- 
cience sans chercher de rétribution est une porte vers la li- 
bération. Œuvrer sans se soucier des fruits de l'œuvre, 
comme il est dit dans le Karma Yoga. 

Mais à cela il faut ajouter le travail personnel, c’est-à-dire 
la recherche profonde. De fait, un formidable cadeau a été 
offert à l’humanité depuis plus d’un siècle : 

■ Tout d’abord l’Enseignement théorique transmis par 
H. P. Blavatsky . Cet Enseignement a déblayé, comme 
un vent frais, toute la poussière d’un ésotérisme 
glauque qui existait depuis tant de siècles quand la 
Tradition s’était occultée. 

■ Puis vint un autre disciple, guidé par les Maîtres de Sa- 
gesse (Maître D.K.) : A. A Bailey. Ces Enseignements 
sont précieux car ils permettent d’ouvrir la conscience. 

■ Puis, selon le précepte de Tsong Kapa, au dernier 
quart du siècle dernier (le XX e siècle) des moyens 
d’ordre pratique furent donnés à l’humanité pour 


327 



CONCLUSION 


avancer concrètement sur le Chemin de l’Esprit : Le 
Grand Adepte Franz Bardon qui offrit toute la 
partie pratique de l’Enseignement 269 , qui était soi- 
gneusement gardée secrète depuis des millénaires . 270 

Bien sûr, je présente là des outils précieux et puissants 
sur lesquels chacun devrait se pencher car le temps est 
maintenant à l’action. Mais si, en toute sincérité, des cher- 
cheurs travaillent dans d’autres domaines, pour le bien et 
pour leur amélioration personnelle, ils exerceront aussi 
cette purification. 

Depuis trop longtemps nous sommes sous le joug de 
forces nocives qui veulent nous conduire vers une servilité 
qui ne veut pas dire son nom. Seule la conscience libère, 
mais dans ce monde halluciné, tout est fait pour anesthé- 
sier nos facultés spirituelles afin d’obstruer le passage vers 
l’Ego divin. Il est grand temps de réagir et de changer de 
cap. « La vie n'est pas une fête foraine » comme le disait le 
Grand Adepte Franz Bardon. Nous sommes ici pour ap- 
prendre et nous élever. Nous sommes ici pour libérer 
l’homme véritable qui est enfermé dans cet automate de 
chair qui, comme par un tour de passe-passe, a pris le pou- 
voir. Ce véhicule doit-il régner en maître ? 

Cette illusion fut savamment orchestrée par les Forces 
Noires qui cherchent à se servir de nous comme des pou- 
lets dans un poulailler, selon les termes de Don Juan dans 
Le voyage définitif de Carlos Castaneda. Ces entités mé- 
phitiques s’abreuvent de la substance et de l’énergie des 
êtres humains. Allons-nous encore longtemps faire leur 
jeu et tomber dans le piège de séduction qu’ils nous ten- 
dent depuis des millions d’années ? 

269. « Le Chemin de ta véritable Initiation Magique », « La Clé de la Véritable 
Kabbale », « La Pratique de la Magie Évocatoire », « Frabato le Magi- 
cien », « Paroles de Maître Arion ». 

270. C'est Alexandre Moryason qui réactualisa certains rituels de purifica- 
tion, indispensables à cette dédensification dont je parlais plus haut et 
en divulgua d'autre, inconnus à ce jour : Rituel d'Aset (Appel à la Mère 
de Sirius et aussi à la Mère Universelle, l'Espace Infini) ; Rituel des Cano- 
pes ; Rituel de la Bonne Mort. Voir « La Lumière sur le Royaume ou Pra- 
tique de la Magie Sacrée au quotidien ». 


328 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


Les êtres humains ont eu le temps de la réflexion, le 
temps de comprendre. Maintenant l’enjeu est différent car 
le dernier acte se joue et le rideau va tomber. L’humanité 
n’est pas ce que les Forces obscures cherchent à en faire ; 
l’humanité est divine et doit sortir coûte que coûte de cette 
ornière avant d’être emportée, non par des eaux déchaî- 
nées, mais par le torrent de l’Évolution. 

En guise de conclusion, je laisse la parole à celui dont le 
travail est inlassablement tourné vers autrui, au service des 
Maîtres, et qui a clos ainsi la Préface qu’il a bien voulu 
faire à ce livre : 

« De fait, l'issue salvatrice est bien là, mais l'humanité est 
tellement enlisée dans la densité de ce monde qu'il 
lui est très difficile de percevoir la Lumière . 
Pourtant, c'est MAINTENANT que ce CHOIX 
doit se faire et chacun doit savoir pour 
quel camp il se bat afin d'éviter 
de commettre l'irréparable : 
l'engagement sur le che- 
min qui mène à la 
perte de son 
ÂME ». 


Pour joindre Guillaume DELAAGE 
Adresse de son site : www.guillaume-delaage.com 
Courriel : gdelaage@hotmail.com 


329 



Ceux et celles , parmi mes lecteurs , que cet 
ouvrage a convaincus de la nécessité de partici- 
per à l'éviction du Mal de notre planète, je re- 
commande la récitation quotidienne, matin ou 
soir ou bien les deux à la fois, de cette Grande 
Invocation qua délivrée à l'humanité le Maître 
tibétain Djwal Kool . 271 


271. Voir les ouvrages d'A.A. Bailey-Éd. Lucis. 




LA GRANDE INVOCATION 


Du point de Lumière dans la Pensée de Dieu, 
Que la Lumière afflue dans la pensée des hommes, 
Que la Lumière descende sur Terre. 

Du point d’Amour dans le Cœur de Dieu 
Que l’Amour afflue dans le cœur des hommes, 
Puisse le Christ revenir sur Terre. 

Du centre où la Volonté de Dieu est connue, 
Que le dessein guide le faible vouloir des hommes, 
Le dessein que les Maîtres connaissent et servent. 

Du centre que nous appelons la race des hommes, 
Que le Plan d’Amour et de Lumière s’épanouisse, 
Et puisse-t-il sceller la porte de la demeure du mal. 


Que Lumière, Amour et Puissance 
restaurent le Plan sur Terre 





PRESENTATIONS DE L’EDITEUR 


I - L’Atlante se montre... 

Découvertes récentes 

1 - Les Açores 

Pour la Doctrine Hermétique , les Açores 
sont les vestiges de Poséidonis, la « dernière 
Atlantide », celle que décrivit Platon et qui 
sombra , toujours selon les précisions de cette 
Doctrine , en 9564 av. ].-C. 

Les îles des Açores (portugaises) s’élèvent sur les pentes 
orientales de la dorsale médio-atlantique, une longue 
chaîne de montagnes sous-marines qui forme un arc de 
16 000 kilomètres allant de l’océan Arctique à la pointe 
méridionale de l’Afrique. Cette chaîne sous-marine est en- 
tourée de plaines qui s’étendent sur les fonds marins jus- 
qu’aux côtes des continents. 

Le fond marin entourant les Açores est recouvert d’un 
type de lave appelé tachylite qui ne peut se vitrifier qu’à 
une pression atmosphérique normale mais jamais sous 
Veau 171 . La tachylite se désintégrant dans l’eau de mer en 
moins de 15 000 ans, on en déduit facilement que le fond 
de l’Atlantique — à cet endroit — a été recouvert de cou- 
lées de laves alors qu’il était encore émergé... il y a donc 
moins de 15 000 ans (période suffisante pour envisager 
l'engloutissement final de Poséidonis il y a 11 577 ans, en 
9564 av. J.-C., comme l'affirme la Tradition). 

272. [N.d.É.] La lave formée par les volcans sous-marins est différente : au 
contact de l'eau de mer, une enveloppe solide se forme autour du mag- 
ma, formant d'énormes boules vitrifiées en forme de coussins appelés 
pillow lavas (de l'anglais : pillow/oreiller et lava/lave). 


333 



PRÉSENTATIONS DE L’ÉDITEUR 


Sir C. Wyville Thomson décrit ainsi une étroite bande 
de terre s’étirant de Faial à Monte da Guia, appelée 
« Monte Quemada » (« la montagne brûlée ») : 

« le terrain est formé en partie de tuf stratifié 
de couleur brun chocolat et en partie de mor- 
ceaux de lave noire poreuse ayant tous un 
grand trou au centre et qui ont dû être projetés 
par des éruptions volcaniques , tels des feux 
d'artifice , à une certaine période antérieure à 
l'histoire des Açores , mais assez récente dans la 
formation géologique de l'île. » 

Le même auteur décrit aussi les murailles immenses fai- 
tes de roc noir volcanique qu’on rencontre dans l’île. 

Des sources d’eau chaude jaillissante sont nombreuses 
aux Açores. Or ce phénomène se produit dans les régions 
sujettes à des convulsions volcaniques. Platon parlant de 
Poséidonis décrit les sources jaillissantes... 

Les sondages océaniques du Challenger 273 présentent 
les caractéristiques du paysage sous-marin : une plaine du 
côté nord, une montagne s’écoulant à pic. Or, le philo- 
sophe grec nous dit : 

« Tout le pays était assez élevé et à pic du côté 
de la mer ; mais immédiatement au-delà, il y avait 
une plaine enveloppant la cité, entourée 
elle-même de montagnes s'inclinant vers la mer ». 

En 1949, le National Géographie a rendu compte 
d’une expédition maritime qui effectua des sondages 
acoustiques dans cette zone. Ceux-ci montrèrent que des 
sédiments étaient déposés sur des centaines de mètres 
d’épaisseur sur les contreforts de cette chaîne sous-marine. 

Les chercheurs étaient sûrs qu’en poursuivant leur in- 
vestigation plus profondément dans l’Océan, les couches 
de sédiments seraient encore plus abondantes et épaisses 
puisque le fond de l’Atlantique n’avait pas connu, selon 
eux, de bouleversements depuis une éternité... En réalité, 

273. (N.d.É.) L'expédition du Challenger fut la première grande campagne 
océanographique mondiale. Elle fut réalisée par une équipe de scientifi- 
ques à bord de la corvette britannique HMS Challenger entre dé- 
cembre 1872 et mai 1876. 


334 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


ces couches n’étaient pas plus abondantes que celles qui 
sont déposées sur la dorsale médio-atlantique, relative- 
ment récente. En effet, nulle part, la profondeur des sédi- 
ments ne dépassait 30 mètres et, à certains endroits, il n’y 
avait pas de sédiments du tout. 

La seule conclusion qui s'imposa scientifiquement à 
eux fut qu'à une époque récente, pouvant être définie à 
près de 12 000 ans, le fond de l'Atlantique, à cet endroit-ci, 
se trouvait au-dessus de la surface actuelle de l'Océan . 

Notons enfin que la carte dessinée par les Aztèques sur 
le manuscrit ( Codex Boturini) décrivant la pérégrination 
de leurs ancêtres depuis une grande île, située à l’est dans 
l’océan et appelée Aztlan 274 , ressemble étrangement à la 
« dernière Atlantide », Poséidonis (cf. Histoire de l'Atlan- 
tide et de la Lémurie perdue de W.S. Elliot), dont l’englou- 
tissement a été rapporté par Platon. La montagne, située 
au nord-est de cette île (voir la carte dans le livre de W.S. 
Elliot) est située... à l’emplacement de l’actuel Mont Pico, 
aux Açores... Dans le Codex Boturini, les Aztèques se ré- 
fèrent à leur Atlepetl d’origine, ou leur État d’origine : 
atl «=> eau et petl «=> montagne, un lieu où s’élève une mon- 
tagne entourée d’eau. 


2 - Bimini 

Four la Doctrine Hermétique, Bimini se 
situe dans « la Grande Atlantide », celle d'avant 
le cataclysme de 869 000 au . /.-C. 275 

En septembre 1968, le professeur Manson Valentine et 
son équipe, délégués par le Musée des Sciences de Miami 
en Floride, découvrirent au nord-ouest de Bimini, petite île 
des Bahamas des constructions cyclopéennes immergées à 
près de 6 mètres sous la surface de l’Océan. 

Fin de l’année 1971 les chercheurs trouvèrent qu’il 
s’agissait d’une gigantesque structure de la forme d’un 
grand U ressemblant à un port dont la jetée courbée mesu- 

274. [N.d É.] Notons que du mot Aztlan à celui de Atlan (le « Z » disparaissant 
dans la prononciation) nous rapproche étrangement du mot « Atlante ». 

275. [N.d É.] Voir cartes en fin d'ouvrage. 


335 



PRÉSENTATIONS DE L’ÉDITEUR 


rait plus de 600 m de long sur 10 m de large et formée de 
blocs de pierre dont la constitution ne présentait aucune 
ressemblance avec les formations naturelles qu’ils sur- 
plombaient. Ces blocs étaient régulièrement alignés, par- 
faitement à l’équerre dans leurs trois axes et assemblés par 
une sorte de ciment. Certains d’entre eux avaient presque 
5 mètres de côté et leur épaisseur variait entre 50 et 150 
cm, ce qui parfois correspondait à une masse d‘environ 5 
tonnes par bloc. 

On découvrit par la suite, et encore aux alentours de 
Bimini, d’autres constructions de formes linéaires, rectan- 
gulaires, polygonales et même pyramidales. Des études de 
datation au carbone 14 estimèrent que pour une profon- 
deur de 6 mètres , ces constructions devaient être à la sur- 
face de Veau il y a environ 12 000 ans, ce qui signifie 
qu'elles avaient dû être édifiées avant cette époque-là. 

Cette découverte fut vite étouffée ... 

Quelques revues sérieuses en ont cependant fait état : 
Science et Vie n° 640 de janvier 1971, Science et Avenir n° 
286, 291, et surtout 298 de décembre 1971, enfin le livre 
de Pierre Carnac : « U Histoire commence à Bimini 276 ». 

Notons que le 14 août 1926, soit 42 ans plus tôt, dans 
une « lecture » faite sous hypnose contrôlée et référencée 
sous le n° 996-1, le grand médium Edgar Cayce révélait 
que sur le plateau de Bimini avait existé jadis une magni- 
fique civilisation 277 . En 1933 il révéla aussi que : 

« des vestiges des temples de Poséidia, por- 
tion engloutie de V Atlantide, allaient ressurgir 
de la vase des fonds sous-marins près de Vile de 
Bimini au large de la Floride et probablement 
vers les années 1968 ou 1969 ». 

Selon l’encyclopédie La Mer, , n° 16 d’avril 1972, le géo- 
logue soviétique N. Zirov a retiré du mont sous-marin ap- 
pelé Atlantis, une tonne de disques calcaires de 15 cm de 
diamètre sur 4 cm d’épaisseur, lisses sur une face et rugueux 

276. Éd. Robert Laffont, 1973. 

277. Voir les remarquables ouvrages : « Les mystères de l'Atlantide revi- 
sitée » de E.E. Cayce - Éd. Mortagne,1994 et « L'univers d'Edgar Cayce » 

de D.K. de Bizemont n°2786 - Éd. de poche J'ai Lu New Age. 


336 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


sur l’autre. Une expertise montre qu'il y a 12 000 ans , ces 
disques se trouvaient à l'air libre. 

Voici enfin le Communiqué de Presse du 6 juillet 1997 
(source : Aaron du Val, président de la Société d’Égypto- 
logie, Miami, Floride) : 

« Les ruines de temples datées de 12 000 ans 
ont été trouvées près de Bimini, Bahamas. 
L'analyse préliminaire a indiqué que les structu- 
res originelles , bien que d'une taille plus réduite 
que celle de la grande pyramide de Gizeh, sem- 
blent avoir été plus anciennes. On a mesuré des 
pierres du revêtement qui épousent le même 
angle unique que celui de la Grande Pyramide. 

Les ruines sont mégalithiques et soutiennent 
une ressemblance remarquable avec les sites an- 
tiques de l'Égypte . Les prétendus « blocs modé- 
lisés » trouvés dans les carrières d'Assouan et 
également sur la Grande Pyramide elle-même 
apparaissent comme des cure-dents en regard 
de ceux trouvés sur les temples mégalithiques 
de Bimini. D'autres caractéristiques concor- 
dent étroitement avec les caractéristiques des si- 
tes mégalithiques trouvés au Pérou , au Yuca- 
tan, en Irlande et en Scandinavie. » 


3 - L’Archipel de Spartel 

Jacques Collina-Girard — Docteur en Géologie du 
Quaternaire et Préhistoire et Maître de Conférences aux 
Universités d’Aix-Marseille et de Bordeaux, Chargé de Re- 
cherches au C.N.R.S. — présente, avec tout le sérieux de 
ses compétences incontestables, comme un vestige de 
l'Atlantide un archipel, englouti il y a 12 000 ans environ 
et situé au Nord du Cap Spartel, entre la Péninsule Ibé- 
rique et le Maroc. Son ouvrage, L'Atlantide retrouvée ? : 
Enquête scientifique autour d'un mythe , fait état de ses 
conclusions qui coïncident avec les affirmations de la Tra- 
dition Ésotérique. 


337 



PRÉSENTATIONS DE L’ÉDITEUR 


Dominique Commelin — Bibliothécaire du LAMPEA 
et spécialiste de la céramique néolithique du Sahara, Cher- 
cheur au C.N.R.S. — situe l’Atlantique, tout comme Pla- 
ton le dit au IV e siècle av. J.-C., « au-delà des Colonnes 
d’Hercules », dans la « Mer Atlantique », en précisant 
« Cette Atlantide géologique a été engloutie 9 600 ans av . 
J.-C. La catastrophe a été associée à un séisme et à un tsu- 
nami contemporains d 3 une accélération de la remontée de 
la mer liée au réchauffement climatique post-glaciaire ». 
Cette date — 9 600 ans av.J.-C. — correspond, à 36 ans 
près, à celle qui est donnée en toute précision, par la Tradi- 
tion Ésotérique : 9 564 ans av.J.-C. 

4 - Yonaguni, monde antédiluvien du Pacifique 

Sud de l’île de Yonaguni — située dans l’archipel de 
Ryu Kyu, à l’ouest du Japon — une structure mégalithique 
dont la forme se rapproche des pyramides à degrés amé- 
rindiennes ou des ziggourats de Babylone. Cette décou- 
verte, pour le moins déconcertante, se vit opposé pendant 
dix ans le silence des médias et de la Science. 

Le monument principal de cet ensemble sous-marin est 
constitué de terrasses planes reliées par des escaliers cyclo- 
péens aux parois lisses dans un volume de 180 mètres de 
longueur sur 25 mètres de hauteur ! Toutefois, les multi- 
ples plongées révélaient des escaliers aux marches de 20 
centimètres de hauteur, toutes identiques, une route pavée 
longée d’un muret de pierres parfaitement assemblées 
dans le plan vertical, une arche, une sculpture massive res- 
semblant à une tête humaine et des pétroglyphes évoquant 

<*q ©î^Aoffl^^eea 

© VT® 

& k A & 

© K o V m è> © A o tf & 


Groupes de 
hiéroglyphes 
découverts 
dans les ruines 
sous-marines 


338 




En 1985, Kihachiro Aratake, un 
organisateur de plongées touristiques, 
entend parler d'un haut-fond 
poissonneux connu des pêcheurs locaux 
dont les légendes évoquent aussi un 
palais englouti. Kihachiro Aratake 
découvre alors les plateformes de grès, 
qu'il interprète comme une structure 
mégalithique dont la forme se 
rapproche des pyramides amérindiennes 
ou des ziggourats de Babylone. 


images du site 
archéologique 
sous-marin de 
Yonaguni 
prise par le 
D r Masaaki 
KIMURA 


YONAGUNI 


Monde 
antédiluvien 
du Pacifique 
qui remontrait, 
au minimum, à 
10 000 ans 





Photo du haut : 


Terrasses et 
marches du site 
de Sacsayhuaman 
à deux kilomètres 
de la ville de 
Cuzco au milieu 
des Andes 
Péruviennes . 


Photo du bas : 


Terrasses et 
marches sur la 
face sud du 
monument 
principal de 
Yonaguni au 
large du Japon 


Docteur MASAAKI KlMURA 


•J.ifC 


LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


une proto-écriture. Ce ne pouvait être une construction 
érigée par les caprices multimillénaires de la nature ! 

En 1995, Masaaki Kimura 278 , Professeur à l’Université 
d’Okinawa, constitua un groupe de plongée regroupant 
divers spécialistes, archéologues, géologues, préhistoriens 
et visita le site englouti. Ces spécialistes — qui ne sem- 
blaient pas être de doux rêveurs ou des farceurs mytho- 
manes — conclurent que cet ensemble était le résultat de 
l'activité humaine . 

En effet, les multiples vestiges mégalithiques retrouvés 
sur plusieurs îles de l’Océan Pacifique, dont la mystérieuse 
ville mégalithique de Nan Madol en Micronésie ainsi que les 
foyers datés de 12 000 ans aux Tonga, accréditent l’hypo- 
thèse de l’existence d’une Civilisation transpacifique ayant 
de multiples ramifications et florissant bien avant l’appari- 
tion des Maoris qui en seraient les lointains héritiers. 

Nous sommes en présence de ce que la Tradition Ésoté- 
rique appelait la Civilisation Mûenne, du mot « Mû », 
vaste continent s’étendant dans l’Océan Pacifique et com- 
prenant notamment une partie de l’actuelle Australie. Mû 
s’engloutit dans l’Océan Pacifique suite à de gigantesques 
secousses volcaniques, séismes et tsunami de toutes sortes, 
alors que le continent Atlante émergeait lentement dans 
les eaux de l’Ouest... 


Q 


278. Le Docteur en Géologie Marine, Masaaki Kimura, est diplômé de Y Uni- 
versité de Tokyo, Département des Sciences. Il a travaillé à l'Océan Re- 
search Institute à l'université de Tokyo, au Geological Survey du Japon, 
à TAgency of Industrial Science et à la Technology of the Ministry of 
International Trade b Industry au Japon, et à Lamont-Doherty Earth 
Observatory à la Columbia University. Pionnier dans l'étude de la géo- 
logie marine japonaise, il est également expert en séismologie. C'est en 
1988 qu'il découvre, lors d'une expédition sous-marine sur les côtes 
d'Okinawa, d'immenses vestiges s'apparentant selon lui au continent 
perdu de Mû, ainsi que des ossements de gros mammifères terrestres. 
Dès 1992 il s'intéressa au monument de Yonaguni. 


341 



PRÉSENTATIONS DE L’ÉDITEUR 


II - Les Manuscrits aztèques et mayas 

1 - Ce qu’ils sont 

Les « Manuscrits mayas » sont les textes qui échappè- 
rent à la destruction massive des archives mayas que fit 
l’Évêque Diego de Landa en juillet 1562. C’est le francis- 
cain français, Jacques de Testera, qui arrêta, dans le Yuc- 
catan, le saccage de tous les documents. 

Ce méfait tendait à détruire leur contenu qui offrait des 
révélations historiques par trop dérangeantes pour le Dogme 
Catholique sur lequel se fondait la Civilisation Européenne. 

Ils se présentent comme des assemblages de feuilles ou 
de cahiers rédigés, avant l’arrivée des Espagnols au XVI e 
siècle, en écriture maya, par des scribes autochtones. 

Ces révélations contenues dans ces textes n’étaient au- 
tres que l’affirmation de : 

■ L’existence d’un grand continent s’étendant entre 
l’Afrique/PEurope et les Amériques, au sein de 
l’Océan Atlantique, continent dénommé « Aztlan » 
— selon la mémoire des narrateurs et scribes des 
Manuscrits ; 

■ La splendeur de la civilisation qui se développa sur 
ce continent ; 

■ L’engloutissement de ce celui-ci (de Poséidonis, en 
fait en 9564 av. J.-C.). 

Parmi ces ravages figurait le Teo Amoxtli , sorte de 
bible, citée par l’écrivain Ixtlilxchitl , qui parle du roi Hue- 
matzin , roi toltèque, astrologue et sage qui l’écrivit, disant 
« choses diverses de Dieu, livre de Dieu ». 

Les archives de hiéroglyphes qui étaient tenues à Tez- 
cuco furent brûlées sur ordre du premier évêque de Mexi- 
co. Ce qui en réchappa sont ce que l’on appelle le Manus- 
crit Troano et le Manuscrit Velletri (cf. infra). 

Cet assemblage de feuilles ou cahiers a été appelé « co- 
dex » par les Européens ; il est divisé en plusieurs lots qui 


342 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


reçoivent chacun — généralement — le nom de la ville 
dans laquelle ils sont conservés : 

> Codex Boturini (Codex Boturinianus) ; 

> Codex de Dresde (Codex Dredensis)-(Éd. Fôster- 
mann 1880) est considéré comme plus connu ; 

> Codex de Grolier, (authenticité contestée) ; 

> Codex de Madrid (Codex Tro-cortesianus ); 

> Codex de Paris (Codex Peresianus) ; 

> Codex de Rome (Codex Vaticanus) ; 

> Codex de Mexico (Codex Chimalpopoca ) ; 

> Codex Borgianus (de la famille Borgia) ; 

> Codex d’Oxford ; 

> Codex de Liverpool ; 

> Codex de Bologne. 

2 - Les principaux Manuscrits 

■ Le Manuscrit Velletri : ce Manuscrit est un rescapé 
du Teo Amoxtli et tire son nom de la ville de Velletri 
en Italie où il se trouvait au XVIII e siècle. Il fait 
partie du Codex Borgianus, Codex appartenant de- 
puis le XVI e siècle à la famille Borgia et retraçant des 
rites religieux des Aztèques. 

■ Manuscrit Troano ou Codex Tro-cortesiano (Codex 
de Madrid), rédigé entre le XII e et XVI e siècle dans le 
Yucatan, également issu du Teo Amoxtli . Séparé en 
deux au XIX e siècle par un collectionneur qui voulait 
le vendre à la fois au British Muséum et à la Biblio- 
thèque Impériale de Paris, il se présente donc divisé : 

> le Codex Troano, 70 pages ; 

> le Codex Cortesianus (car il aurait appartenu au 
Conquistador Hernan Cortès), 42 pages. 

En 1888, le Musée des Amériques à Madrid réussit à 
réunir ces deux parties. C’est dans le « Manuscrit Troano » 
ou « Codex Troano » (dont une copie est conservée au Bri- 


343 



PRÉSENTATIONS DE L’ÉDITEUR 


tish Muséum) que l’on trouve la description de l’agonie de 
l’Atlantide (Poséidonis) et de sa submersion effroyable. 

■ Manuscrit Azcatitlan ou Codex Azcatitlan : Manus- 
crit aztèque comportant 3 parties dont la première 
traite de l’Histoire des Aztèques depuis leur départ 
d’Aztlan. (Azcatitlan est un dérivatif de Aztlan). 

■ Codex Boturini : il décrit la pérégrination des ancê- 
tres des Aztèques depuis une île, appelée Aztlan , 
située dans l’océan loin à l’Est, qu’ils considéraient 
être leur « Altepetl » d’origine, c’est-à-dire leur État. 
« Atl » = eau et « petl » = montagne. La « Montagne 
d’eau ». Le dessin présenté dans ce manuscrit repré- 
sente une immense île ayant un peu au nord une 
grande montagne. La carte de « la dernière Atlan- 
tide », Poséidonis (cf. Historié de l'Atlantide et de la 
Lémurie perdue de W.S. Elliott) reproduit ce dessin 
qui ressemble étrangement à celui qui figure sur le 
manuscrit aztèque. 

■ Codex Telleriano-Remensis fait partie du Codex de 
Paris (Codex Peresensis) : un des rares manuscrits 
peints aztèques ayant survécu à la colonisation espa- 
gnole des Amériques. Il contient un calendrier rituel 
des fêtes fixes, un tonalamatl et des annales histori- 
ques de l'Empire Aztèque. On y trouve notamment 
la fête de Atemotzli célébrée en commémoration de 
l'écoulement des « eaux diluviennes »... Il a été peint 
par des tlacuiloque , indigènes du Mexique au XVI e 
siècle, et annoté par au moins un auteur ayant vécu 
au Mexique. 

C’est pourquoi on a toujours supposé qu’il avait été 
réalisé là-bas avant d’être imprimé sur papier en Europe. Il 
a ensuite été importé en Espagne, où semble avoir été réa- 
lisée sa reliure. Ce Codex est conservé à la Bibliothèque 
Nationale de France , à Paris. 

■ Codex Chimalpopoca, dont « L'Histoire des Soleils » 
est la troisième partie, est un manuscrit très impor- 
tant relatif à l’Histoire des peuples mexicains avant la 
Conquête espagnole. Traduit du Navatl en partie en 
1892 et finalement en 1943, il comprend, outre l’His- 


344 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


toire précitée, les Annales de Cuauhtitlan (écrites 
entre 1563 et 1570 par un auteur anonyme) et le Ré- 
cit relatif aux Dieux et aux Rites écrit par Ponce de 
Léon. Ce Codex est au Musée National de Mexico. 



Planche XX du Codex Troano 


345 



PRÉSENTATIONS DE L’ÉDITEUR 


3 - La Dynastie Aztèque 

JUSQU’À SA CHUTE LE 28 FÉVRIER 1525 

Succession des « Huey Tlatoani Aztecatl » 

Huey signifie en nahuatl « grand » et Tlatoani « celui qui 
parle ». Titre équivalent à celui de « roi » ou « empereur » 

■ TENOCH « Ensemble de pierres » (1299-1366) 

Chef aztèque qui initia la lignée des Empereurs 
(Huey Tlatoani AztecatlJ 

■ ACAMAPICHTLI « Celui qui empoigne le bâton » (1307-1396) 

1 er Huey Tlatoani Aztecatl 

■ HUITZILIHUITL « Plume de colibri » (1379-1417) 

2‘ Huey Tlatoani Aztecatl 

■ CHIMALPOPOCA « Bouclier fumant » (1397-1427) 

3 e Huey Tlatoani Aztecatl 

■ IZCÔATL « Serpent d’obsidienne » (1381-1440) 

4 e Huey Tlatoani Aztecatl 

■ Moctecuhzoma Ilhuicamina 
« Celui qui lance la flèche au ciel » (1398-1469) 

5 e Huey Tlatoani Aztecatl 

■ AXAYÂCATL « Visage d’eau » 

(1445-1481) 

6 e Huey Tlatoani Aztecatl 

■ Tizoc Chalchuihtlatona 
« Jambe malade » (1436-1487) 

7 e Huey Tlatoani Aztecatl 

■ AHUIZOTL « Loutre » (1486-1502) 

8 e Huey Tlatoani Aztecatl 

■ MOCTECUHZOMA XOCOYOTZIN 
« Le jeune Seigneur » ( 1466-1520 ) 

9 e Huey Tlatoani Aztecatl 

■ CUITLÂHUAC « Algue de mer » (1476-1520) 

10 e Huey Tlatoani Aztecatl 

■ CUAUHTÉMOC « Aigle descendant » 

( 1496-1525 ) 

1 1 e Huey Tlatoani Aztecatl 

De nos jours à Mexico, au bout de 
l’Avenue des Insurgés, se dresse la 
statue de CUAUHTÉMOC, dernier 
Huey Tlatoani Aztecatl ... 



346 


LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÈTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


III - Quelques définitions importantes 

L’ARITHMÉTIQUE MAYA était basée sur le système vi- 
gésimal (base de 20). Les nombres de 1 à 19 s’écrivaient se- 
lon un système additif à l’aide de traits horizontaux valant 
5 et de points valant 1, tel que l’explique l’auteur. Au-des- 
sus de 19, les mayas écrivaient ces nombres en les superpo- 
sant verticalement par puissances de 20 croissantes. Le 
premier niveau étant pour les nombres de 0 à 19. Celui du 
deuxième niveau était multiplié par 20, le nombre du troi- 
sième par 400 (20x20), celui du quatrième par 1600 
(20x20x20) et ainsi de suite. Le système maya possédait en 
outre une notation pour le zéro — positionné dans ces ni- 
veaux — en forme de coquillage ou de main fermée. 

ARYEN (du sanskrit « arya » formé sur la racine 
indo-européenne *ar- qui signifie « lumière » ; les Aryas, 
étymologiquement, sont donc les « fils de la lumière » et 
par extension de sens « nobles », « fidèles ») : peuple issu, 
selon la Tradition Ésotérique, de migrations atlantes qui 
commencèrent lentement dès 800 000 av. J.-C. à s’installer 
dans une contrée au nord-ouest du Pakistan actuel, ap- 
pelée « Bactriane » ou « pays d’Oddyana ». Ce peuple 
s’installa peu à peu sur tout le plateau persan et dans le 
Deccan indien. A partir du Ile millénaire av. J.-C. des grou- 
pes émigrèrent vers l’Ouest, vers l’Europe actuelle et don- 
nèrent naissance au courant racial dit « indo-européen » 
(les Doriens, les Achéens, en Grèce, les Italiotes dans la Pé- 
ninsule italienne, d’autres vers la Scandinavie en passant 
par la Russie) ainsi qu’aux diverses langues d’origine 
« indo-européenne ». Du point de vue de la Tradition Éso- 
térique, les Aryens constituent la Cinquième Race, alors 
que les Atlantes font partie de la Quatrième Race. 

AZTÈQUE : désigne l’Empire et le peuple demeurant 
dans le Mexique actuel. Ce mot provient de « Aztlan », 
pays que les Aztèques désignaient comme étant leur lieu 
d’origine et qui veut dire en nawatl (leur langue) « Terre 
Blanche ». 


347 



PRÉSENTATIONS DE L’ÉDITEUR 


ÏNCA : civilisation précolombienne du groupe andin 
qui naquit dans le bassin de Cuzco dans l’actuel Pérou. 
Elle s’étendit le long de l’océan Pacifique, de la Cordillère 
des Andes, de la Colombie, l’Argentine, le Chili, l’Équa- 
teur et la Bolivie. 

LIVRE D’ÉNOCH est un écrit attribué à Énoch, considé- 
ré comme l’arrière-grand-père de Noé. Sa composition est 
estimée au II e siècle av. J.-C. Il a été connu par l’Épître de 
Jude (verset 15) qui cite une prophétie que l’auteur at- 
tribue à Énoch. Il prophétise sur « la fin des temps et donc 
du Jugement » (« temps » qui s’apparentent curieusement 
aux nôtres...) et traite notamment de la malédiction que 
Dieu envoya sur certains Anges qui se rebellèrent en s’ac- 
couplant aux filles des hommes. 

Ce fait est d’ailleurs décrit dans les Tablettes Sumérien- 
nes (3000 av. J.-C.). Le contenu de ce livre renvoie à un 
sens caché, à des « mystères » ou à des révélations que 
l’Église a jugées dérangeantes. Ceci explique sa mise à 
l’écart des Textes Canoniques en 364 lors du Concile de 
Laodicée et sa lecture interdite un siècle plus tard. Il fait 
partie, toutefois, du Canon de l’Ancien Testament de 
l’Église Éthiopienne Orthodoxe et c’est donc d’Éthiopie 
que James Bruce rapporta en 1773 en Europe trois exem- 
plaires en éthiopien de la seule version intégrale connue à 
ce jour, traduite du grec entre le IV e et VI e siècle. 

La version originale en araméen était considérée 
comme perdue jusqu’à ce qu’on en retrouve, en 1976, des 
fragments à Qumrân, parmi les Manuscrits de la Mer 
Morte. Le Livre d’Énoch a été édité en français par R. Laf- 
font en 1975. 

MAYA : civilisation précolombienne, incluse dans celles 
qui ont trait aux Aztèques et aux Incas. La civilisation 
maya occupait le sud du Mexique actuel, le Bélize, le Gua- 
temala, l’Honduras et le Salvador. 

POPOL-VUH ou Pop Wuh (littéralement Livre du Con- 
seil ou Livre de la Communauté) est le document le plus im- 
portant dont nous disposons sur les Mythes de la Civilisa- 


348 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


tion Maya. Il est écrit en Quiché , langue d’une des 
nombreuses ethnies maya. Le manuscrit, rédigé par un reli- 
gieux maya entre 1554 et 1558, fut découvert au début du 
XVIII e siècle et est à présent conservé à la Newberry Library 
de Chicago (U.S. A.). Le contenu, remontant à la période 
précolombienne, relate l’origine du monde et offre des res- 
semblances avec le récit de la Bible ; il y est notamment fait 
mention d’un Déluge Universel que les Dieux déclenchèrent 
sur Terre pour punir les hommes de leurs crimes. 

PURANA (en sanskrit : « vieux », « ancien »). Nom 
donné à un ensemble de textes indiens, écrits entre l’an 
400 et l’an 1000 de notre ère, qui forment un recueil histo- 
rique voilé par le récit à caractère mythologique et reli- 
gieux (la Création de l’Univers, les Créations secondaires, 
les légendes, les généalogies royales et enfin la création des 
êtres humains). 

Ces textes sont classés en 1 8 Purana majeurs (Mahapu- 
rana) et 18 Puranas mineures (Upapurana). Parmi les Pu- 
ranas majeures, les plus célèbres sont la Bhagavata Purana 
et la Vishnou Purana. Parmi les Puranas mineures, la plus 
fondamentale est la Kali Purana et est dédiée à la Mère Pri- 
mordiale, l’Aspect Féminin du Divin (représentée en Shi- 
va, Principe Masculin) ; un amalgame fut fait avec des rites 
de magie noire exigeant des sacrifices humains de façon à 
ternir sinon à créer chez le peuple l’horreur envers le Prin- 
cipe Féminin. 

VÉDA (en sanskrit : » vision », « connaissance ») : en 
Inde, connaissance révélée, transmise oralement de brah- 
mane à brahmane et fondant la Métaphysique « vé- 
dique ». Cette Tradition fut couchée par écrit entre 1800 
et 1500 av. J.-C. Les trois premiers recueils de textes sont 
le Rig-Véda , le Sama-Véda et le Ayur-Véda. Il existe un 
quatrième recueil nommé Atharva-Véda (livre de magie 
blanche et noire). 

RlG-VÉDA : L’une des quatre grandes Divisions des 
Écritures Sacrées de la Spiritualité de l’Inde, appelées 
« Veda » (« science », « savoir »). Chacune de ces Divi- 


349 



PRÉSENTATIONS DE L’ÉDITEUR 


sions comprend des parties en vers (nommés Samhitas), 
des traités rituels, des commentaires exégétiques, des li- 
vres de sagesse, etc. Le Rig-Veda (Rgveda) est une de ces 
Divisions et apparaît comme le cœur de la Révélation Vé- 
dique. Il est difficile à dater car il a été rédigé en un sans- 
krit très archaïque que la Linguistique situe au début du 
II e millénaire av. J.-C. bien que certaines strophes puissent 
avoir été composées bien avant, tandis que beaucoup 
d’autres datent du I er millénaire av. J.-C. La compilation 
définitive semble s’être faite vers l’an 1000 av. J.-C., car le 
Canon était déjà clos au moment de l’apparition du 
Bouddhisme. 

VRIL : Sir Edward Bulwer-Lytton (1803-1873) n’inven- 
ta pas cette force qu’il dénomma dans ses romans, « vril » : 
il faisait simplement référence au Feu inhérent à toute la 
Matière, aussi bien invisible (celle qui tisse nos corps sub- 
tils, éthérique, astrale et mentale) que visible (celle que nous 
touchons et dont notre corps physique est fait), appelé aussi 
« Feu par Friction » dont le centre d’alimentation, en ce qui 
concerne tout ce qui vit sur Terre, est dans le noyau aussi 
bien physique qu’éthérique de notre planète. 

C’est la « force dense par excellence », donnant la 
« puissance des puissances », la Kundalini des Hindous, 
dont une des expressions électromagnétiques est la force 
sexuelle ; l’Asie la désigne sous le nom symbolique de 
« dragon », dont la manifestation la plus immédiate est 
l’énergie (multiforme) du tellurisme. La Baguette Magique 
permet de capter et de travailler avec ce Feu. Le culte de la 
Vierge Noire est lié à ce Feu Matériel (dense et subtil, vi- 
sible et invisible). 


Q 


350 



LE CHOIX ATLANTE - LES ORIGINES SECRÉTES DU MAL PLANÉTAIRE ACTUEL 


IV - Une lecture indispensable... 

1 - L’Atlantide 

■ La Doctrine Secrète 

d’Helena Petrovna Blavatsky - parcourir les 6 volumes, 
mais plus particulièrement le Vol. III (Ed. Adyar) : 

> Stance XI : Shloka 43 à 46 : Civilisation et des- 
truction de la Quatrième Race -pages 396 à 439. 

> Stance XII : Récit d’un témoin oculaire du grand en- 
gloutissement de 869 000 ans av. J.-C . - page 527. 

■ Atlantide, Monde antédiluvien 
d’Ignatius Donnelly (trad. française de 2010) 

m Histoire de l Atlantide et de la Lémurie perdue 
de Walter Scott-Elliot - (Éd. Moryason). 

m Le Livre de l’Atlantide 
de Michel Manzi - (Éd. Moryason). 

m La Vérité sur l’Atlantide 
de René Maurice Gatte fossé - (Éd. Moryason). 

• Un Continent disparu : l’Atlantide, sixième 

PARTIE DU MONDE de Roger Dévigne - (Éd. Moryason). 


2 - Mal Cosmique et mal planétaire 

■ Un Traité sur le Feu Cosmique 
d’Alice A. Bailey - (Éd. Lucis Trust) : 

> La source du Mal Cosmique - pages 989 à 993. 

> Le rapport entre Mahat et le Mal Cosmique - pa- 
ges 1123 à 1126. 

m L’EXTÉRIORISATION DE LA HIÉRARCHIE 
d’Alice A. Bailey -(Ed. Lucis Trust) : 

> L’action de la Hiérarchie par rapport au Mal Cos- 
mique - pages 688 à 690. 


351 



PRÉSENTATIONS DE L’ÉDITEUR 


■ Traité sur les i Rayons » - vol 5 
d'Alice A. Bailey -(Ed. Lucis Trust) : 

> La juste compréhension du Mal Cosmique - pa- 
ges 201 à 202 . 

> La fermeture partielle de la porte de la demeure 
du mal - pages 606 à 609. 


352 



SOMMAIRE 


Remerciements 7 

PRÉFACE 9 

PROLOGUE 17 

PREMIÈRE PARTIE 

LA TRADITION ÉSOTÉRIQUE 
ET LA PRÉHISTOIRE 

CHAPITRE 1 - IL N’Y A PAS DE RELIGION 

SUPÉRIEURE À LA VÉRITÉ 27 

— Religions, Mouvement Ésotériques 

et la Doctrine Hermétique 27 

• Parcours historique et géographique 

de la Tradition hermétique 27 

• Monothéisme et Tradition Hermétique 29 

. La « séparativité » 32 

. La Loi du Karma et la dette karmique de l’humanité. . . 34 

— « LA SAGESSE DIVINE » OU « THÉOSOPHIA » 36 

. Helena Petrovna Blavatsky et Henry Steel Olcott 36 

• Ammonios Saccas - Alexandrie ( ? - 245) 39 

. Hypatie d’Alexandrie (vers 370 - 415) 41 

. Loges Secrètes et Enseignement parcellisé 42 

. Le Comte de Saint- Germain 
et Alexandre de Cagliostro 43 

. Les Adeptes ou Maîtres de Sagesse et la Théosophie. ... 45 

. Être Théosophe aujourd’hui 47 

• Shamballa, Cité réelle mais invisible 49 


353 



. « La Doctrine Secrète » : 

révélation des Annales planétaires — notre passé 51 

• La fin de notre civilisation 53 

CHAPITRE 2 - IL Y A 5 MILLIONS D’ANNÉES 54 

— L’évolution de notre Terre 

et ses sept Grandes Races 54 

. La Loi du Septénaire, 

fondement de l’Univers « manifesté » 54 

• Les Races-Racines et leurs familles raciales 55 

• La Race Atlantéenne et les Terres Atlantes 56 

— L’Atlantide et son engloutissement 57 

. Grande Atlantide et Poséidonis 57 

. La Grande Atlantide avant Poséidonis 58 

. La Science face aux engloutissements 58 

— Les cataclysmes cycliques 59 

• Les différents engloutissements 59 

. Notre sort à venir 63 

— La Race Atlantéenne : les Atlantes 64 

. Leur environnement 64 

• Leur taille 64 

. Leur conscience 65 

• Leur santé 65 

• La grandeur de leur civilisation 66 

. Leurs capacités psychiques 68 

• La Force du Vril 68 

• Leur splendeur 

« aux temps où la Terre était encore bénie . . . » 70 

— L’Atlantide face à nos sociétés contemporaines : un enjeu. 72 

CHAPITRE 3 - L’ATLANTIDE AU TEMPS DE SA GLOIRE 74 

— Les Lémuriens 75 

• Les Dynasties Divines et le don du « mental » 75 

• Les « dépourvus du mental » 76 


354 



. Le retrait des « Dieux » 76 

— Les Lémuro- Atlantes : l’ère des géants 77 

— La Quatrième Race, la Race Atlantéenne 78 

• Ses sept branches ou familles 78 

• Les trois premières sous-races atlantéennes 79 

CHAPITRE 4 - L'ATLANTIDE DE L’ÂGE D’OR 82 

— Tlavatlis et Toltèques 82 

. Leur magnificence 82 

• Leur Spiritualité et leur état de conscience 84 

• Leurs pouvoirs psychiques 84 

• Leurs réalisations 85 

— La matière ou l’esprit : la prise de conscience 86 

. Les polarités opposées ; la dualité 86 

. La Libération : aller vers l’Esprit 87 

— La falsification de l’Histoire de l’humanité 88 

CHAPITRE 5 - L’ATLANTIDE 

AVANT LA CATASTROPHE ULTIME 90 

— Le mal germe en terre atlante : 

Naissance des « deux chemins » 90 

— Les Touraniens 91 

— Résurgence d’un « Mal ancien » 93 

• Le mal venant de l’espace 93 

. Matérialité et cruauté 96 

— Les premiers Sémites 98 

— Naissance de la Cinquième Race 

ou Race Aryenne 99 

— Une dégradation inévitable 101 

— Création du « noyau » aryen 105 

• Les Deux Sentiers 106 

• La Grande Guerre 108 

— Le retrait des Maîtres de Sagesse 109 


355 



. Un retrait progressif 109 

. La Loi du Karma 110 

• La Connaissance Occulte fut ôtée à l’humanité 111 

• Division de l’humanité en « deux camps » 112 

— Les Aryens 114 

• Les connaissances et la technologie des Aryens 114 

• Les « Serpents de Sagesse » 116 

. Une Histoire oubliée et divulguée aujourd’hui 116 

— Les sombres Rakshasas et les êtres hybrides 117 

• Sri Lanka et ses géants 117 

. Le singe descend de l’homme 118 

— Les prémisses du conflit 120 

. Un choix crucial pour l’humanité 120 

. Le début de la Grande Guerre 121 

CHAPITRE 6 - GUERRE DES FILS DE L’UN 

CONTRE LES FILS DE BÉLIAL 123 

— Le Grand Déluge (869 000 ans av. J.-C.) 123 

. Un combat titanesque 123 

— Ram ou Rama 124 

. Un Adepte de Lumière 124 

. Ram et son allié Hanuman 125 

— Un combat planétaire impitoyable 126 

• Risque de la planète par l’usage 

d’une magie destructrice 126 

. Des armes de destruction massive 127 

• Un conflit qui s’enlise 128 

— L’intervention des Maîtres de Sagesse 129 

— Le départ des Aryens 132 

— Le Grand Déluge 134 

. Bouleversements géologiques et climatiques 134 

. Sa place dans la mémoire collective 136 

— Les mythes et les légendes : 

un récit historique 138 


356 



CHAPITRE 7 - LA DÉCOUVERTE D’UN NOUVEAU MONDE .139 

— Après le grand cataclysme 139 

— Les Aryas, rescapés du cataclysme 141 

— Les vestiges laissés par les Aryens 143 

— Une mixité de peuples 146 

— La « théorie » des Annunakis 148 

— Des vérités cachées sous des allégories 151 

CHAPITRE 8 - POSÉÏDONIS 154 

— L’Égypte, terre d’élection 154 

— La première Dynastie Divine 155 

— La deuxième Dynastie Divine 156 

— La troisième Dynastie Divine et les pyramides 157 

— Edgar Cayce et les « choses » 159 

— Les dernières familles raciales atlantes 161 

— Poséïdonis, dernier bastion atlante 162 

— Les peuples amérindiens 

héritiers de l’Atlantide 163 

— Le retour du « mal » atlante 164 

— La fin de Poséïdonis 165 

CHAPITRE 9 - LA DISPERSION DES PEUPLES 167 

— L’extinction des Dynasties Divines 167 

— Les peuples africains 169 

— L’Inde, berceau des « nouvelles » civilisations 170 

— La réorganisation des Forces de l’Ombre 172 


a 


357 



DEUXIÈME PARTIE 

KARMA ATLANTE ET RELIGIONS 

CHAPITRE 1 - LE MENSONGE DES RELIGIONS 177 

— Comparaison des systèmes religieux 177 

— La dualité divise les peuples 179 

— Le problème de l’ego 181 

— Cultes solaires et cultes lunaires 184 

— La déviation des Lois universelles : vampiriser le sang.. 185 

— Les religions monothéistes 187 

— Des temps d’obscurantisme 189 

— Le dieu Sin 191 

— Le légendaire Abraham 193 

CHAPITRE 2 - LA VÉRITABLE HISTOIRE DE L’EXODE 196 

— Des révélations archéologiques 196 

— Le peuple juif 197 

— Moïse 200 

— Moïse a-t-il existé ? 202 

— Le peuple élu 204 

— Asarsiph l’Initié 206 

— Jéhovah- Yaweh 208 

• Jéhovah, Nom Divin, 

donné par ignorance à une entité lunaire 208 

. Le Pacte du peuple Isriar avec l’entité lunaire 

ou « l’ Ancienne Alliance » par le sang 210 

. Le Christ ou « la Nouvelle Alliance » par l’Esprit 211 

— David restaure le culte de l’entité lunaire 213 

— La captivité de Babylone 215 

— La falsification des textes 217 

— Les deux dernières religions du Livre 219 


358 



CHAPITRE 3 - LES FORCES SOMBRES 

AU CŒUR DES RELIGIONS 222 

— Le désir atlante 222 

— Les conséquences du comportement atlante 223 

— L’action du Christ 225 

— Les querelles des Apôtres 227 

— Un empire pour l’Église 229 

— L’incohérence des religions 231 

— Comment s’infiltrent les Forces Noires 234 

• Les groupes maléfiques 234 

• Le XVIII e siècle et la Révolution Française 235 

. Napoléon 1 er 238 

• Le XIX e siècle et la Révélation 
de la Doctrine Hermétique 

et de l’existence des « Maîtres de Sagesse 279 » 238 

. Le XX e siècle et Franz Bardon. L’essor du monde 239 

m 


279. Pour rappel : appelés en Orient « Bouddhas et Bodhisattvas ». 


359 



TROISIÈME PARTIE 


LE MAL PLANÉTAIRE 
ET LE CHOIX DE « LA FIN DES TEMPS » 


CHAPITRE 1 - LE DERNIER KARMA ATLANTE 

ET LA « FIN DES TEMPS » 243 

— L’ère industrielle 

et le pouvoir de l’argent 243 

— Les Forces de l’Ombre ou Forces Noires 244 

— Les Groupes Noirs et leur impact 245 

— La puissance des émotions 247 

— Le fonctionnement des Groupes Noirs 249 

— Un plan structuré 250 

— Un travail invisible 252 

— Edward Mandell House 252 

— L’argent 255 

. Mainmise et pouvoir 255 

. Le piège 257 

— L’axe horizontal 259 

CHAPITRE 2 - LE DERNIER ACTE DE LA TRAGÉDIE 
PLANÉTAIRE MULTIMILLÉNAIRE... 

DES HOMMES SANS ÂME 261 

— L’activité multimillénaire 

des Forces Noires sur Terre 261 

— Les Forces Noires 

et la Deuxième Guerre Mondiale 262 

. Hitler et la Loge de Tuhlé 262 

. L’Antéchrist 264 

— Une manipulation à grande échelle 266 

— Hitler et « le Karma atlante » 267 

— Anéantir l’Europe ? 269 

— Le pouvoir de la haute finance 271 


360 



— Le profit avant la planète 273 

— Vers des bouleversements socio-religieux 275 

— L’heure du choix 277 

— Le problème de l’attachement 279 

— Les influences planétaires et les cycles 280 

CHAPITRE 3 - LE GRAND CHOIX 284 

— Le problème de l’ego 284 

— La prison de l’illusion 285 

— La Troisième Guerre Mondiale ? 287 

— Le communautarisme religieux 290 

CHAPITRE 4 - LES PROPHÉTIES DES « DERNIERS TEMPS »... 292 

— Est-ce à dire 

que nous allons vivre la fin du monde ? 292 

— La Prophétie des Papes 294 

— Les prophéties Mariales 299 

— « La Mère du Monde » 302 

. L’Espace Fondamental 

Aset de Sirius — Notre Logos Planétaire 302 

— Les perturbations cosmiques 305 

— L’Évangile prophétique... de Mathieu ? 

Le Texte de Luc 307 

— Urusvati approche 311 

— La Prophétie Maya 316 

• Décompte selon le Calendrier Maya 316 

. L’Année galactique dite « Année platonicienne » 317 

— Ce qu’en pensent les Scientifiques 319 

Conclusion 321 

— L’heure du choix 321 

— La Grande Invocation 331 


361 



PRÉSENTATIONS DE L’ÉDITEUR 333 

— I - L’Atlante se montre... 

Découvertes récentes 333 

• 1 - Les Açores 333 

. 2 - Bimini 335 

• 3 - L’Archipel de Spartel 337 

• 4 - Yonaguni, monde antédiluvien du Pacifique 338 

— II - Les Manuscrits aztèques et mayas 342 

. 1 - Ce qu’ils sont 342 

. 2 - Les principaux Manuscrits 343 

. 3 - La Dynastie Aztèque 

jusqu’à sa chute le 28 février 1525 346 

. Succession des « Huey Tlatoani Aztecatl » 346 

— III - Quelques définitions importantes 347 

— IV - Une lecture indispensable 351 

• 1 - L’Atlantide 351 

. 2 - Mal Cosmique et mal planétaire 351 


362 



NOS AUTRES ÉDITIONS 


MAGIE DIVINE et DÉVELOPPEMENT PERSONNEL 


La Lumière sur le Royaume 

ou Pratique de la Magie sacrée au quotidien 

d’Alexandre Moryason 

Relié avec tranchefile et signet — 523 pages — Illustré — 15 x 21 cm 

Authentique « Manuel » de Magie Divine, cet ouvrage a été vendu à plus de 
85.000 exemplaires en 19 ans. C’est un « best-seller » qui dépoussière 
complètement cette Science Sacrée qu’est la Magie. Il offre un cours solide et 
sérieux sur le Cheminement de la Tradition occidentale depuis la nuit des 
temps jusqu’à nous, une leçon sur la Magie égyptienne et des « lumières » 
jetées sur ce que représente l’Immensité du Christ. Il divulgue, de plus une 
Pratique saine, sûre, efficace et tendant à véritablement changer 
— matériellement, psychologiquement et mentalement — la vie en orientant 
celle-ci définitivement vers l’Esprit Divin. Nombreux Rituels de Purification 
quotidienne de notre structure par trop « humaine » ; contact avec la Mère 
Divine ; Rituels du Feu permettant d’améliorer l’existence sur Terre. La Paix 
Profonde et le Cheminement vers la Divinité Intérieure de chacun est le fruit 
du travail proposé. 

CD AUDIO DE PRONONCIATION DES NOMS DlVINS 

contenus dans le livre « La Lumière sur le Royaume » d’Alexandre 
Moryason 

Un outil très utile à la pratique des Rituels contenus dans le livre « La Lumière 
sur le Royaume » : sur une musique inspirante, les Noms de Pouvoir que sont 
les Noms Divins seront mieux prononcés et émettront ainsi la vibration 
requise à une bonne mise en place rituelle. 


Calendrier des Lunes pour les Rituels du Feu 

contenus dans le livre « La Lumière sur le Royaume » d’Alexandre 
Moryason 

Broché — 28 pages — 10,5 x 15 cm — 20 gr 

Ce fascicule donne pour une période de 8 ans, les dates exactes pour commencer 
chaque Rituel du Feu contenu dans « La Lumière sur le Royaume ». 

Le Chemin de la Véritable Initiation Magique 

de Franz Bardon — Traduit et annoté par Alexandre Moryason 
Relié avec tranchefile — 463 pages — 13,5 x 20,5 cm 

En Dix Étapes sont offertes la Théorie et la Pratique de la Science Magique 
par excellence. Une explication claire et des exercices inédits permettant de 
comprendre et de maîtriser les mondes invisibles qui nous environnent en 
abordant simultanément la maîtrise de nous-mêmes. Écrit par une des plus 
Grands Adeptes, cet ouvrage est une authentique Initiation sur ce Chemin si 
difficile qu’est l’Évolution spirituelle. 


363 



La Clé de la Véritable Kabbale 

de Franz Bardon — Traduit et annoté par Alexandre Moryason 
Relié avec tranchefile — 254 pages — 13,5 x 20,5 cm 

Pour la première fois dans la Littérature ésotérique sont divulguées les Règles 
du « Son », c’est-à-dire du Verbe Créateur. Ces Règles gouvernent 
l’élaboration des « Mots de Pouvoir » agissant aussi bien sur le plan matériel 
que sur les plans subtils et qui constituent la « Véritable Kabbale », Science de 
la Création. Ce livre permet d’acquérir, selon l’application des Lois Divines, le 
Pouvoir véritable en soi et autour de soi. 


La Pratique de la Magie Évocatoire 

de Franz Bardon — Traduit et annoté par Alexandre Moryason 
Relié avec tranchefile — 496 pages — 155 pages illustrées — 13,5 x 
20,5 cm 

Ce livre présente la Théorie de l’Évocation magique : ce que celle-ci est en 
réalité, ce qui se passe au cours de pareille Cérémonie, ce que l’on peut ou non 
demander. La Pratique offerte est, quant à elle, unique en son genre, car aucun 
ouvrage ne divulgue de tels secrets, notamment sur les compétences et les 
Sceaux — nécessaires à l’Évocation — relatifs aux Intelligences ou Entités 
célestes régissant les Sphères incluses dans notre Système Solaire. Un grand 
Enseignement sur la Philosophie Occulte et sa pratique (la Magie Sacrée) 
ainsi que la solution à de nombreux problèmes humains peuvent être obtenus 
de ces grands Êtres à condition de savoir comment les contacter. C’est ce que 
cet excellent ouvrage permet. Nombreuses illustrations, en couleur et noir et 
blanc, relatives aux Sceaux des Intelligences gouvernant les Sphères de notre 
Système Solaire. 


Frabato le Magicien 

de Franz Bardon — Traduit et annoté par Alexandre Moryason 
Broché — 178 p. — 6 planches et illustrations — 21x13 cm 

Écrit sous une forme romancée, ce livre présente un pan de la vie de l’illustre 
Adepte, Franz Bardon. Une révélation sur ce que sont les Loges Noires et 
comment elles opèrent en secret depuis longtemps, aussi bien sur les plans 
politique et économique que sur les plans subtils, afin d’asservir le genre 
humain. Indispensable pour comprendre le contexte véritable de l’Histoire de 
notre planète. 


Souvenirs de Franz Bardon 

de Lumir Bardon et Dr. K 

Traduit et annoté par Alexandre Moryason 

Broché — 120 pages — Illustré — 12,5 x 20 cm 

Un petit livre émouvant sur la vie de Franz Bardon, telle que l’ont connue le 
fils de celui-ci et un de ses disciples. Il éclaire sur certains des « mystères » qui 
planent sur sa naissance et sur les hautes capacités spirituelles de ce Grand 
Mage. 


364 



PAROLES de Maître Arion suivi du Livre D’Or de la Sagesse 
Recueil de Dieter Rüggeberg — Traduit et annoté par Alexandre 
Moryason 

Broché — 200 pages — 20 x 13 cm 

Paroles de Maître Marion : ces Enseignements originaux et complémentaires 
à ceux délivrés dans les trois principaux ouvrages de Franz Bardon — «Le 
Chemin de la Véritable Initiation Magique », « La Pratique de la Magie 
Évocatoire » et « La Clé de la Véritable Kabbale » — proviennent de notes 
prises, à Prague au début des années 1950, par un groupe de ses élèves. C’est 
donc une Connaissance, tant théorique que pratique, qui est présentée ici 
sous forme de Questions et de Réponses ; elle sera sans aucun doute une 
source d’encouragement et d’inspiration très enrichissante pour ceux et celles 
qui étudient et mettent en pratique les écrits fondamentaux du Maître. 

Le Livre d’Or de la Sagesse - Fragments : ce livre devait traiter de manière 
exhaustive du « fonctionnement » du Quaternaire dans tous ses aspects : celui 
du Microcosme ou « Petit Quaternaire » dans les Mondes Mental, Astral et 
Physique individuels ; et celui du Macrocosme ou « Grand Quaternaire » qui 
représente l’Univers créé dans lequel, tout ce qui existe est revêtu d’une forme, 
d’un corps, aussi subtile que soit sa Substance. Aussi, cet ouvrage 
concerne-t-il plus particulièrement les Lois Universelles régissant la 
Substance qui tisse ces corps multiples et notamment nos corps, corps 
physique inclus. Nous pouvons donc comprendre pourquoi cet ouvrage 
devait traiter d’Alchimie, Art relatif au travail sur et avec la Substance, selon 
ces Saintes Lois. Toutefois nous n’en avons que des « fragments » (très 
précieux) car les bandes enregistrées furent réquisitionnées lorsque Franz 
Bardon fut arrêté en 1958. On pense qu’elles ont été détruites par la police. 

Manuel Pratique pour l’Étude des Œuvres de Franz 
Bardon 

de Rawn Clark — Traduction française de Josuah Lockenpar Hut- 
chinson 

de l'ouvrage de Rawn Clark « A Bardon Companion » 

Broché — 368 pages — 12,5 x 20 cm 

Cet ouvrage est né de la demande pressante faite à l’auteur de publier les 
réponses pertinentes et éclairées qu’il apporta au fil des mois sur un forum 
internet consacré à l’Œuvre de Franz Bardon. Bien que réticent — « car ne 
trouvant rien à ajouter » — Rawn Clark réorganisa les questions les plus 
fréquemment posées en y accolant ses réponses et commentaires. Il nous fait 
part de son expérience personnelle quant à la pratique des écrits du Grand 
Théurge — Franz Bardon — et nous offre, par cela même, des clés et un fil 
d’Ariane pour se lancer dans une aventure spirituelle unique. Ce livre a déjà 
connu un immense succès aux États Unis et qui nous arrive aujourd’hui en 
langue française grâce à la traduction de Josuah Hutchinson. Puisse-t-il être pour 
vous un vrai « Compagnon » pour votre travail théurgique et l’étude des 
ouvrages de Franz Bardon... 

SEPT Lettres pour le développement secret des Pouvoirs de l’Âme 
de Georg Lomer — Traduit et annoté par Alexandre Moryason 
Broché — 248 pages — illustré — 20 x 13 cm 

Un ouvrage sur le Cheminement Spirituel Individuel. Il offre un Enseignement 
précieux et rigoureux sur le développement supérieur de l’Esprit et des 
pouvoirs mystérieux de l’Âme que l’on peut tous exprimer ici-bas. 


365 



Éminemment pratique, ce livre est élaboré de manière à ce que tout débutant 
puisse commencer et progresser seul sur ce Chemin, en Sept Étapes bien 
structurées, sans l’aide d’un Maître, en faisant des exercices d’une rare 
pertinence dans ce domaine ; quant à l’étudiant avancé en Hermétisme, il 
trouvera beaucoup de chaînons manquants à son travail et sera surpris de la 
qualité et de l’efficacité de ce qui y est divulgué. Ces « Lettres » promulguent, 
sans aucun doute, avec les ouvrages de Franz Bardon et « La Lumière sur le 
Royaume » d’Alexandre Moryason, les meilleurs exercices pour atteindre une 
plus haute Connaissance et la Sagesse. 


STRUCTURE HUMAINE ET VOYANCE 

Manuel pratique de Voyance 

ET DE DÉVELOPPEMENT DES FACULTÉS OCCULTES. RlTES ÉVOCATOIRES 

d’Emmanuel Orlandi di Casamozza 
Broché — 458 pages — Illustré — 15 x 21 cm 

Un livre unique en son genre qui explique clairement et exhaustivement ce 
que sont les Plans invisibles dans lesquels nous vivons et que nous essayons de 
capter par voyance ou clairaudience, ce qu’est « techniquement » le 
phénomène de captation extra sensorielle et comment développer ces facultés 
endormies chez l’être humain. À cette fin des exercices d’une grande pédagogie 
sont offerts avec des tableaux récapitulatifs et des rites purificateurs. 


LE COURANT THÉOSOPHIQUE 

HELENA PETROVNA BLAVATSKY ou la Réponse du Sphinx 
de Noël Richard-Nafarre (Prologue d'Alexandre Moryason) 
Broché — 672 pages — abondamment illustré — 15x24 cm 

La vie et l’oeuvre de celle qui révéla les liens les plus authentiques unissant la 
Sagesse Antique aux Philosophies orientales... La biographie la plus documentée 
en langue française écrite par un historien, notes et archives à l’appui. Un 
document solide pour aborder ensuite l’étude de la Théosophie, cette « Sagesse 
Divine » exhumée et dévoilée par cette grande Initiée russe du siècle dernier. 

Magiciens et Illuminés 

de Maurice Magre — abondamment annoté par Alexandre Moryason 
Broché — 238 pages — 20 x 13 cm 

L'Histoire nous a rapporté de manière tronquée ou sciemment déformée la vie 
de ces « Messagers de la Lumière », marquée de merveilleux mais de douleur 
aussi : qui était vraiment Apollonius de Tyane ? Quel mystère cache le nom de 
« Christian Rosencreuz » ? Nicolas Flamel a-t-il réellement élaboré la « pierre 
philosophale » ? Quel fut le secret des Templiers ? Et quelle fut la mission 
secrète du Comte de Saint Germain et celle d Alexandre de Cagliostro dans ce 
XVIII e siècle bruissant d'une légèreté qui finit dans l'horreur ? Helena Petrovna 
Blavatsky a-t-elle véritablement été contact avec les « Frères de Lumière » qui 
guident l'Humanité question Maurice Magre nous fait découvrir des Figures 
brillantes de la Tradition Ésotérique Occidentale dont l'humanité, c'est-à-dire 
la fragilité et les interrogations liées à la condition humaine, ont été 
généralement voilées pour ne laisser paraître, selon le discours adopté, que la 
déchéance ou la grandeur de leur existence. 


366 



La Clef des Choses Cachées 

de Maurice Magre — abondamment annoté par Alexandre Moryason 
Broché — 214 pages — 20 x 13 cm 

Maurice Magre, à défaut de nous livrer la Clef universelle des Mystères, nous 
offre à travers un cheminement empreint de sensibilité, de noblesse d’âme et de 
compréhension, circonscrit par un esprit réaliste, une vaste réflexion pour 
notre Quête intérieure. Que de choses ont été délibérément cachées pour 
préserver des secrets dangereux, ou pour maintenir l’Humanité dans une 
ignorance favorable aux pouvoirs établis !... Les Druides furent-ils ces 
sacrificateurs d’enfants et de soldats vaincus, tel que le rapporte Jules César ? 
Pourquoi les Cathares furent-ils exterminés avec un acharnement inouï ? Le 
Sang du Christ a-t-il été versé dans une Coupe sacrée pour circuler discrètement 
dans le silence de quelques forteresses ? Les Bohémiens quittèrent-ils le 
Rajasthan pour accomplir une mission séculaire en Europe ? Quel mystère 
voile la personnalité respective de Bouddha et Jésus ? 

Les Interventions Surnaturelles 

de Maurice Magre — abondamment annoté par Alexandre Moryason 
Broché — 244 pages — 20 x 13 cm 

Nous croyons peut-être que notre monde terrestre est le seul à exister ; 
pourtant des brèches se forment dans notre matérialité quotidienne, à 
certains points inconnus de l’Espace et du Temps, pour laisser fuser des 
énergies troublantes... celles de « bonnes » et de « mauvaises » étoiles, celle 
d’êtres subtils, tels des Anges ou des Dévas, celle encore de Maîtres Spirituels 
ou de Guides de l’Humanité, enfin, celle, indéfinissable, qui est attribuée à la 
« Divine Providence »... Un vaste panorama de ce naturel que l’on nomme 
surnaturel quand ses causes sont imparfaitement connues. Une narration 
prenante, fondée sur des faits réels et précis, qui nous transporte au sein de ce 
qui reste encore pour nous des « mystères »... 

Pourquoi je suis Bouddhiste 

de Maurice Magre 

Broché — 128 pages — 20 x 13 cm 

Une démarche spirituelle est souvent abordée par un événement précis qui 
marque le tournant de l'existence et apporte alors une saveur inconnue jusqu'à 
cette expérience. C'est ce que vécut Maurice Magre qui, d'une vie 
papillonnante de salon en salon, parmi les rires satinés de jolies femmes, sentit 
toutes ses assises religieuses et philosophiques basculer en découvrant la santé 
fondamentale de l'Âme et de l'Esprit, cette Raison au dessus de toutes les 
raisons qui permet de penser le Bouddhisme, non pas comme une religion ou 
une philosophie parmi tant d'autres, mais comme l’outil de la Guérison de la 
nature humaine. Par des mots à la fois pudiques et poignants, l'auteur nous 
conduit au cœur de nos propres interrogations et nous incite donc à une 
réflexion sur le sens réel et profond de la Vie. 

Par le Regard des Maîtres 

de David Anrias — Traduit et annoté par Alexandre Moryason 
Broché — 118 pages — 20 x 13 cm 

Voici le Message et le portrait, réalisé par l’auteur, de dix Maîtres de Sagesse 
— ces Adeptes de la Lumière qui constituent « la Grande Loge Blanche » — 
Qui ont bien voulu s’adresser de la sorte à l’Humanité... 


367 



Adeptes des Cinq Éléments : 

Un regard occulte sur les problèmes passés et futurs 
de David Anrias — Traduit et annoté par Alexandre Moryason 
Broché — 96 pages — 20 x 13 cm 

Le Travail Immense des Maîtres de la Sagesse est décrit ici afin que nous 
comprenions l’avenir qui se prépare pour nous dans l’Ère du Verseau et qui 
verra surgir de grandes et belles Civilisations après l’effacement — que nous 
vivons actuellement — de celle qui fut pendant des siècles la nôtre (l’Ère des 
Poissons) 

L'Homme et le Zodiaque 

de David Anrias — Traduit et annoté par Alexandre Moryason 
Broché — 202 pages — 20 x 13 cm 

Voici un excellent Cours d 'Astrologie qui dépasse les données habituellement 
divulguées dans ce domaine et livre un enseignement inédit sur la Destinée et des 
« clés » pour détecter « la charge karmique » telle que la dessine un Thème natal 

Thot Hermès - Les Origines Secrètes de l’Humanité 

de Guillaume Delaage 

Broché — 288 pages — 20 x 13 cm 

Cet ouvrage, abondamment documenté, nous amène à reconsidérer nos origines 
et à conforter, de ce fait, la quête d’un bonheur authentique. Il nous incite à 
appréhender l’existence d’autres êtres, « bons » ou « mauvais » vivant dans 
l’Espace qui, bien que la plupart d’entre nous l’ignorent, influencent encore le 
cours des événements de notre planète... 

En effet, chacun de nous porte dans son inconscient le « souvenir » enfoui 
d’une époque très lointaine où le bonheur sur Terre ne se mesurait pas à l’aune 
des biens matériels possédés mais à la Paix de l’Âme. Celle-ci était conquise par 
son union constante avec des Êtres à la Conscience très élevée, vivant dans les 
mondes spirituels et appartenant à d’autres espaces interstellaires ; c’était 
l’union avec « les Dieux »... Parmi ces Dieux se détachait un Être 
emblématique de toute Science et de grande Sagesse parce qu’il était considéré 
comme l’Instructeur de notre Planète : le célèbre Dieu Thot des Égyptiens, qui 
transmit une Connaissance qui devint secrète et qui fonde la « Doctrine 
Hermétique », « l’Ésotérisme », « les Sciences Occultes ». Cette Doctrine recèle 
les clefs de notre bonheur ici-bas.. 

Le Choix Atlante 

L’Origine Secrète du mal planétaire actuel 

de Guillaume Delaage 

Broché — 377 pages — 20 x 13 cm 

Dans des éléments enfouis, « cachés » - et donc dits « secrets »- de l’Histoire des 
Atlantes réside, pour l’humanité du XXI' siècle, non pas un intérêt intellectuel 
mais un véritable « plan de survie »... C’est avec une grande érudition et une 
simplicité percutante que Guillaume Delaage révèle les enjeux actuels dus à « ce 
Mal Planétaire » qui enserre, tel le serpent néfaste des mythologies, notre 
monde. Ce « mal ancien », inoculé sur Terre aux temps de l’Atlantide et « venu 
de l’espace » pour nous détruire, est magistralement expliqué dans cet ouvrage. 
Il se manifeste, depuis des millénaires et de façon plus intense ces dernières 
décennies, par l’intention volontaire de soumettre les êtres à un esclavage 
irrémédiable en leur supprimant les ressources financières, en valorisant des 


368 



instincts les plus violents et destructeurs et en favorisant un abêtissement 
graduel qui permet de ne plus penser et donc de rester passif face à ce système 
aliénant menant, à terme, à la perte de notre humanité, c’est-à-dire de notre 
Âme. C’est ce but auquel tendent ceux qui le servent et que l’on nomme « les 
Fils de Bélial »... Il s’agit bien de la survie de notre dignité humaine et 
spirituelle. Nous sommes, par conséquent, tous concernés. 


L'ATLANTIDE ET LES CONTINENTS DISPARUS 


Le Livre de l'Atlantide 

de Michel Manzi — abondamment annoté par Alexandre Moryason 
Broché — 120 pages — 20 x 13 cm 

Dans la première année du siècle dernier paraissait un livre qui émerveilla le 
public tant le tableau qu'il faisait de l'Àtlantide, de ses mœurs et de ses 
habitants, était saisissant de vie. Fondé sur des références historiques précises 
mais aussi sur des connaissances qui ne pouvaient être que le fruit d'une 
Quête Occulte, cet ouvrage ouvrit à son époque, tout comme il le fait encore 
dès la lecture de ses premières pages, la perception d'un monde étrange à 
jamais perdu mais qui se met à résonner en nous parce que nous portons 
inscrit dans notre inconscient ce passé qui fut tant décisif pour notre 
évolution sur cette Terre. 


L’Histoire de l’Atlantide 

de Walter Scott-Elliot — abondamment annoté par Alexandre Moryason 
Broché — 152 pages — 6 grandes cartes colorisées — 20 x 13 cm 

Préfacé par A. P. Sinnett, le fameux destinataire des « Lettres des Mahatmas » 
(les Instructeurs des Enseignements Théosophiques), ce livre parut en 1924 
alors que le débat sur l'existence de l'Atlantide avait été relancé en 1 882 par le 
célèbre ouvrage de Ignatius Donnelly, « Atlantis, the Antediluvian world » et 
par la publication de cartes dans « L Univers secret de Mû » du Colonel James 
Churchward. Si l'auteur puise également ses références dans l'Histoire 
antique, il s'attache surtout à divulguer un Savoir resté secret jusqu'à cette 
époque. Théosophe et ayant eu accès, sur ce sujet, à des documents que, 
comparativement, la « Doctrine Secrète » d'H.P. Blavatsky ne fait que 
survoler, il offre une présentation exceptionnelle du continent englouti. 


La Vérité sur l’Atlantide 

de R.-M. Gattefosse — abondamment annoté par Alexandre Moryason 
Broché — 120 pages — 20 x 13 cm 

S'appuyant sur une documentation historique exhaustive et solide, l'auteur 
nous montre que non seulement le Prêtre de Sais qui, vers l’an 600 environ av. 
J.C, instruisit Solon (lequel rapporta ces faits relatifs à l'Atlantide au 
grand-père de Platon), avait raison mais aussi que les recherches ultérieures 
d'historiens et de savants sur ce continent disparu sont fondées. La 
connaissance de ces références est fort utile à qui passionne ce sujet. 


369 



Un Continent disparu 
l’Atlantide, sixième partie du Monde 

de Roger Devigne 

Broché — 198 pages — 20 x 13 cm 

Voici un des ouvrages des plus importants qui marqua les années d’avant la 
dernière guerre mondiale (1939-1945) : les recherches de l’auteur sur les 
découvertes et constats des scientifiques de son époque révèlent toute la 
véracité concernant l’existence d’un vaste continent au sein de l’Océan 
Atlantique qui y sombra voici près de 12 000 ans av. J.-C. Cette tragédie fut 
rapportée par la suite par les Prêtres-Historiens de Babylone et d’Égypte ainsi 
que par toutes les Traditions qui se référent toujours à un grand Déluge lequel 
aurait détruit les Origines Cultuelles et Culturelles de notre Monde. 

Kobor Tigan't — Chronique des Géants 

de Christia Sylf 

Broché — 376 pages — 20 x 13 cm 

Kobor Tigan't la Magnifique... telle fut, il y a trente mille ans, cette Citée aux 
cinq degrés montant vers des sommets mystérieux. Opulente et langoureuse, 
elle rayonnait isolée dans une étendue immense et depuis des temps 
incommensurables. Dans un Matriarcat très évocateur, Abîm, la Reine 
Sombre, gouverne les forces souterraines qui soutiennent le Royaume tandis 
qu'Opak, la Reine-Génitrice, perpétue la race en exerçant sa terrible 
séduction sur tous les mâles qu'elle choisit et desquels elle attend un prochain 
enfantement. Dans chaque catégorie de cette société antédiluvienne, les femmes 
choisissent les hommes et pratiquent la polyandrie ; toute la vie s’écoule dans 
une suavité qui frise l'indolence tant l'ennui est prégnant et la richesse, par sa 
présence, est un obstacle à toute forme de lutte stimulatrice pour la survie. 
Mais la race de Kobor Tigan't est à son déclin... Dans la solitude qui est la 
sienne, la Magnifique ne peut perdurer sans l'intervention de populations 
nouvelles, de forces régénérantes ; seule la Princesse Ta, celle qui n'aime qu’un 
seul homme, To, et qui se distingue pare cela même de toutes les femmes de la 
Cité, peut éloigner cette mort lente avec le secours inattendu du Bel Être qui 
vient d'ailleurs. Roman étrange ! Extraordinaire description d'un monde 
perdu et comparable à nul autre ! 

Le règne de Ta — Chronique des Géants 

de Christia Sylf 

Broché — 448 pages — 20 x 13 cm 

Kobor Tigan’t a survécu. Abim la Sombre et Opak la Génitrice ne régnent 
plus mais c’est Ta, la douce et Blanche Ta, qui, avec fermeté et héroïsme, tient 
les rênes du pouvoir dans l’atmosphère languide que génèrent les T’Lo... Ces 
êtres, mi-sauriens et mi-humains, par une sensualité extrême et un érotisme à 
fleur de peau, entraînent tous les habitants dans la moiteur du plaisir qu’ils 
dispensent. Règne difficile et sacrificiel que celui de la Blanche Ta car la mort 
a ravi l’homme qu’elle aimait ! Cependant, les temps ont changé et il semble 
nécessaire de s’appuyer sur le concours des hommes pour assurer la survie de 
la race. Le Matriarcat touche à sa fin et nous entrons dans une charnière du 
temps où ce dernier, en voie de disparition, cède la place au pouvoir masculin. 
Mais alors que tout semble basculer dans une incertitude croissante, une 
Formation de Cristal, invisible pour tous et seul perceptible par Ta, reste en 
permanence auprès de celle-ci. Est-ce un nouveau Pouvoir qui aidera la Cité 
Magnifique à perdurer ou bien console-t-elle simplement la Reine solitaire ? 
La dernière conteuse, quant à elle, Ata-Réé, garde les yeux perdus dans une 


370 



vision inquiétante : un déluge menace la Cité au Cinq Etages, déluge qui 
résonne en prémonition de celui qui engloutira le futur continent à naître, 
l’Atlantide — la Grande... 


Markosamo le Sage — Chronique d'Atlantide 

de Christia Sylf 

Broché — 492 pages — 20 x 13 cm 

C’était il y a vingt mille ans, dans la splendeur de jardins suspendus et de 
maisons recouvertes de lamelles d’or que, sur le Royaume aux milles canaux, 
régnait Markosamo le Sage... Immense continent trônant dans le vaste 
Océan, l’Atlantide s’étire, rayonnante et puissante, au fait de sa Civilisation. 
Roota est son autre nom et son Empereur veille comme un père bienveillant 
sur ses richesses, ses connaissances techniques qui permettent à tous de voler 
dans des aéronefs, de se parler à distance tout en se voyant dans une sorte 
d’écran, de naviguer dans le fond des mers et de vieillir sainement grâce à une 
médecine très performante. Cette maîtrise du monde matériel et le confort 
que celui-ci apporte à tous enlisent, cependant, les âmes dans la facilité et le 
plaisir. Le Ciel aux Constellations amies est oublié et le ravage des passions se 
met à harceler les reins des meilleurs. C’est alors que Markosamo, s’éloignant 
de la Cité Heureuse pour recevoir l’Initiation sur le Mont Kiblo qui fera de lui 
un « Maha » — un « Grand Être de Sagesse » — se voit submergé par le 
souvenir d’une existence antérieure, vécue dans une contrée archaïque ...: 
Kobor Tigan’t, la Magnifique, la Cité aux Cinq Etages, Kobor à la Reine 
Blanche. ..Il comprend que ceux qui l’entourent à présent ont partagé cette vie 
lointaine et que tous se retrouvent en terre d’Atlantide pour poursuivre ce 
destin que tisse Kébélé, le Gardien du Temps... tous se retrouvent, soutenus 
par les Êtres de Cristal, pour accomplir une tâche immense : sauver le 
Royaume des hommes mauvais, guidés par Abim Nazar, disciple des rebelles 
Kalamiens qui sacrifient aux dieux du Sang et scandent leurs rites d’orgies 
immondes. Ces temps atlantes sont aujourd’hui les nôtres... c’est pourquoi ce 
récit à tant de pertinence... 


La Reine au Cœur puissant 
Chronique archaïque chinoise 
de Christia Sylf 

Broché — 360 pages — 20 x 13 cm 

Dans la Chine oubliée des deux milliers d'années qui précèdent la naissance 
du Christ, règne Li-Tchong, au Cœur Puissant, Souveraine à la force 
téméraire. Elle doit défendre son Royaume, le Chan-Si, mais surtout réussir à 
amener l'harmonie et l'amour entre tous les membres de sa famille spirituelle 
: tous ces êtres qui l'entourent et qu'elle a connus de nombreuses fois, dans ses 
vies passées, sur la lointaine Kobor Tigan't, puis dans l'Atlantide la Grande ; 
tous ces êtres qui, avec des noms différents — Abim, To, Markosamo, Opak... 
— et des rôles différents, sont revenus, incarnés auprès d'elle. Selon le cours 
qu'a donné le fil secret du Maître Intemporel qui veille toujours, Kébélé — 
devenu le Mage Houa-Jen — , chacun aura alors soit à affronter les autres ou à 
les aider, soit à les haïr ou à les aimer, conformément aux actions qu'ils auront 
accomplies dans ces vies passées. Et ainsi se clôt un cycle de vies, boucle 
infime parmi des milliers de boucles que tissent le Temps et l'Espace pour 
nous enserrer dans la nécessité d'évoluer en Conscience et en Vérité. 


371 



LES MYSTÈRES DE L'UNIVERS 

Collection Robert Charroux 

Une réédition exceptionnelle en 6 volumes : 

■ 2694 pages... 

■ 2153 notes... 

■ 34 8 illustrations... 

Histoire inconnue des Hommes depuis cent mille ans 

Broché — abondamment illustré — 448 pages — 20 x 13 cm 

Le Livre des Secrets trahis 

Broché — abondamment illustré — 412 pages — 20 x 13 cm 

Le Livre des Maîtres du Monde 

Broché — abondamment illustré — 374 pages — 20 x 13 cm 

Le Livre du Mystérieux Inconnu 

Broché — abondamment illustré — 462 pages — 20 x 13 cm 

Le Livre des Mondes oubliés 

Broché — abondamment illustré — 513 pages — 20 x 13 cm 

Le Livre du Passé mystérieux 

Broché — abondamment illustré — 484 pages — 20 x 13 cm 

« L’homme d’aujourd’hui n’a rien inventé », dit Robert Charroux. « Tout a 
déjà été vécu, expérimenté, subi, par des Ancêtres Supérieurs : les hommes ont 
construit jadis des fusées sidérales ; ils ont voyagé dans le Cosmos ; ils ont 
connu les ondes hertziennes, les moteurs à réaction, les moteurs ions solaires, 
l’énergie atomique ; ils ont irradié notre globe et détérioré l’espèce humaine. 
Mais les derniers survivants de cette humanité supérieure, avant de 
disparaître ou de sombrer dans l’inconscient — avant de devenir ce que nous 
appelons « les hommes préhistoriques » — ont légué à leurs descendants un 
Message les mettant en garde contre les conséquences de leurs propres 
découvertes. » 

Ce n’est là que le cadre général des ouvrages écrits par Robert Charroux il y a 
presque 50 ans, ouvrages dont les sommaires seraient affolants et incroyables 
si l’auteur n’appuyait chaque assertion par des indices qui donnent à réfléchir, 
des preuves, des photos, si chaque hypothèse n’était valorisée par un faisceau 
convergent de faits ou de déductions scientifiquement vérifiables. 

Cette œuvre apparaît ainsi comme la plus extraordinaire et la mieux documentée 
jamais réalisée sur de tels sujets par un écrivain. Si elle étonne d’abord, elle 
convainc au fil des pages où s’accumulent les documents et entraîne le lecteur 
fasciné de la « primhistoire » — que vécurent nos ancêtres lointains — aux 
temps fantastiques de demain qu’élaborent en secret ceux qui ont en charge 
notre Humanité... 


372 



Du même auteur 



THOT-HERMLS 

Les Onjgnes becrètes 



Cet ouvrage, abondamment 
documenté, nous amène à 
reconsidérer nos origines et à 
conforter, de ce fait, la quête d'un 
bonheur authentique. Il nous incite à 
appréhender l’existence d’autres 
êtres, « bons » ou « mauvais » vivant 
dans l’Espace qui, bien que la plupart 
d’entre nous l’ignorent, influencent 
encore le cours des événements de 
notre planète... 

En effet, chacun de nous porte 
dans son inconscient le « souvenir » 
enfoui d’une époque très lointaine où 
le bonheur sur Terre ne se mesurait 
pas à l’aune des biens matériels 
possédés mais à la Paix de l’Âme. 
Celle-ci était conquise par son union 
constante avec des Êtres à la 
Conscience très élevée, vivant dans les 
mondes spirituels et appartenant à 
d’autres espaces interstellaires ; 
c’était l’union avec « les Dieux »... 
Parmi ces Dieux se détachait un Être 
emblématique de toute Science et de 
grande Sagesse parce qu’il était 
considéré comme l’Instructeur de 
notre Planète : le célèbre Dieu Thot 
des Égyptiens, qui transmit une 
Connaissance qui devint secrète et qui 
fonde la « Doctrine Hermétique », 
« l’Ésotérisme », « les Sciences 
Occultes ». Cette Doctrine recèle les 
clefs de notre bonheur ici-bas.. 





ALEXANDRE MORYASON ÉDITEUR 

BOtTE POSTALE 175 F92406 - COURBEVOIE CEDEX (FRANCE)